Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Faisons connaissance (PV Jason)

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MessageSujet: Faisons connaissance (PV Jason)   Sam 7 Mai - 20:52

Le contrat. Mais qu’est-ce que j’avais fait ? Pourquoi est-ce que j’avais accepté ce contrat de mariage ?! Devant mon miroir, arrangeant une dernière fois ma tenue, je me traitais pour la énième fois d’idiote. Si j’avais accepté, il était évident que c’était parce que ce contrat me promettait un retour à ma vie d’avant ; à la vie de luxe que j’avais perdu lorsque mon père s’était fait virer de son boulot par ce même homme que j’avais accepté d’épouser. Le pire aussi dans cette histoire, c’était que je ne le connaissais pas. Je ne l’avais jamais vu. Je ne savais même pas à quoi il ressemblait… Et si… Et s’il était laid ? Mon dieu ! Comment est-ce que j’allais pouvoir m’en débarrasser par la suite ? Un mariage c’était jusqu’à ce que la mort nous sépare, non ? Devrais-je devenir une meurtrière pour m’en débarrasser ? Je passais une main dans mes cheveux et réfléchis pendant quelques instants. Peut-être que je pourrais négocier une modification du contrat en stipulant que j’acceptais le mariage pendant cinq ans ? Il faudrait que je vois ça ! Cinq ans marié avec la beauté que j’étais, ça devrait suffire non ?

Une fois que je me jugeais prête, je me rendis dans le salon afin de connaître l’avis de mon père. Celui-ci approuva ma tenue avec quelques applaudissements. Je lui offris un sourire ravi et ravalait ma remarque comme quoi les vêtements que je portais était de la saison précédente et que par conséquent, elle n’avait absolument plus rien d’originale. Mon père n’était pas responsable de notre manque d’argent. Il avait essayé de nous maintenir un maximum la tête hors de l’eau mais quand l’argent avait commencé à manquer, il avait fallu se rendre à l’évidence que le niveau de vie allait baisser. Mais je comptais bien changer cela en subtilisant toutes les richesses de cet homme que j’avais accepté d’épouser. Officiellement, pour mon père, je venais de rencontrer quelqu’un avec qui j’envisageai quelque chose de sérieux. Il était hors de question que mon père apprenne que j’avais accepté un contrat de mariage pour rehausser notre niveau de vie. S’il l’apprenait, il allait refuser ce mariage. Il préférerait vivre pauvre toute sa vie que me savoir enchaîner à un homme que je n’aimais pas.

Après avoir déposé un baiser sur sa joue, je quittais le misérable appartement où nous logions, faute de mieux, et me retrouvais dans les rues de Brooklyn. N’ayant pas les moyens de me payer un taxi, je pris la décision de me rendre à notre lieu de rendez-vous à pieds. Et qui disait à pieds disait en métro et en bus. Je cherchais sur mon smartphone ce qui était le plus rapide et l’empruntais. Une fois devant le restaurant, je poussais la porte de celui-ci et pénétrais à l’intérieur. Je ne connaissais pas cet établissement, aussi allais-je découvrir celui-ci également. Que de découverte aujourd’hui ! Je m’annonçais auprès du serveur et celui-ci m’emmena à une table encore non occupée. J’en déduisis que j’étais la première de nous deux à être arrivée. Tant mieux. Je n’aimais pas les mauvaises surprises. Quoi qu’arriver seconde m’aurait permise de faire demi-tour et m’éclipser ni vu, ni connu. Sauf que… Sauf que j’avais besoin de ce mariage pour l’argent qu’on m’en offrait ! Pour me laisser passer la bague au doigt, j’allais toucher une coquette somme d’argent. Je ne pouvais pas dire non ! Mon père méritait mieux que cet appartement miteux ! Il était hors de question qu’il passe un nouvel hiver là-dedans. L’isolation était pitoyable et il avait passé l’hiver à être malade.

Un serveur vint vers moi et me demanda si je désirais boire quelque chose en attendant. J’acceptais et commandais un mojito. J’adorais cette boisson ! Je l’avais découverte pendant un voyage à Cuba et depuis, je ne pouvais plus m’en passer. Je patientais quelques instants avant qu’on ne m’apporte ma commande. Machinalement, je posais mon menton dans ma main en attendant que monsieur le futur marié n’apparaisse. À croire qu’il aimait se faire appeler Désiré parce que moi, j’étais arrivée pile à l’heure ! Je détestais les gens en retard, mais que pouvais-je dire ? C’était lui le riche et moi la pauvre, je n’étais pas en marge de négocier, ni de râler.
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Lun 1 Aoû - 23:27

Devant mon miroir, je rajustais le col de ma chemise. Je passais la main dans mes cheveux, puis sur ma barbe. Je n’étais pas stressé, contrairement à ce que l’on pourrait croire. J’étais serein. J’avais l’habitude de signer des gros contrats. Même si, celui-là était particulier… J’avais décidé de me marier. Oui, l’éternel célibataire que je suis voulais une femme. Mais pas n’importe laquelle. Je voulais Eléa Lancaster. Cette jeune femme était la fille d’un des employés que j’avais jugé comme étant bon pour la retraite après de nombreuses années de bons et loyaux services. Depuis, elle n’avait cessé d’essayer de me rencontrer. Ma secrétaire s’occupait de la congédier en lui faisant croire que je n’étais jamais disponible pour la recevoir. Pourtant, un jour, je ne finis par la croiser. Nous ne connaissions pas nos identités respectives. Après son départ, je demandais à ma secrétaire qui elle était. Et c’est ce jour que je sus qui était Eléa Lancaster. C’est aussi à partir de ce jour-là que je décidais que je devais avoir cette femme. C’était mon objectif ! J’en avais parlé à ma secrétaire et elle m’avait prévenu… Cette femme n’était pas seulement un contrat à signer. Ce que je lui demandais ce n’était pas de me céder tout ou une partie de son entreprise. Et puis bien sûr, j’eu droit à l’habituel discours selon lequel le mariage n’est pas une chose à prendre à la légère, c’est un engagement sérieux qui dure toute une vie… Vu le taux de divorce dans le pays, je n’y croyais pas une seule seconde. Mais bien sûr, je ne laissais rien paraître.
Donc étant un homme déterminé, j’avais proposé un contrat de mariage à la belle Eléa. Et elle avait accepté sans même m’avoir vu une seule fois. Je dois avouer que j’avais espéré que l’appât du gain serait plus fort que son bon sens. Et il faut croire que j’avais eu bien raison. C’est donc ainsi que je lui proposai de me retrouver dans un restaurant français dans Manhattan. J’aimais beaucoup ce restaurant. Non seulement j’y avais conclus de nombreuses affaires mais j’adorais leur vin. Je me regardais une nouvelle fois dans le miroir. Parfait.

Une fois dehors, je me dirigeais vers ma Mercedes. Contrairement à mon père, j’aimais conduire. Mon besoin de tout contrôler était plus fort que tout. Et puis comment apprécier une voiture luxueuse si ce n’était pas derrière le volant ? Je la fis vrombir, juste pour le plaisir. J’aimais la faire rugir. Puis je me mis en route pour le restaurant. Bien sûr, je trouvais quelques embouteillages mais bien heureusement, j’avais pensé à sortir plus tôt de chez moi. Bon, je serais en retard de quelques minutes mais c’était mieux que quelques heures.
J’arrivais devant le restaurant. Le voiturier vint vers moi. Je lui donnais mes clés en le remerciant. J’entrais rapidement dans le restaurant. Je fus accueilli par un serveur qui m’accompagna à ma table. Et je la vis… Elle était aussi belle que la première fois que je l’avais aperçu… Si ce n’était pas plus encore. Une fois devant elle, je contournais la table. Je pris sa main et y déposai mes lèvres délicatement.

« Mademoiselle Lancaster, veuillez m’excuser pour ce retard. Je vous promets de me faire pardonner comme il se devra. »

Avais-je oublié de préciser que j’étais un pur gentleman ? En tout cas, je l’étais quand la situation se présentait. Et en l’occurrence, je ne pouvais pas faire autrement avec cette femme.
Je m’assis alors face à elle et je pus avoir tout le loisir de pouvoir admirer son visage.
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mer 31 Aoû - 10:28

J’allais me retrouver mariée sans jamais l’avoir réellement souhaité et à présent, il était trop tard pour reculer. J’avais accepté un contrat de mariage et je ne pouvais plus me défiler. Je ne l’avais pas encore lu dans sa totalité, mais j’avais déjà relevé des points que je souhaitais changer. Si ce Jason Rothschild souhaitait réellement se marier avec moi pour une raison qui m’était inconnue, il serait bien contraint d’accepter mes changements afin que nous tombions sur un commun accord. Enfin bon ce n’était pas pour ça que j’étais assise à cette table de restaurant. En fait, je n’avais jamais rencontré mon nouveau « fiancé » si on pouvait le qualifier ainsi et c’était pour ça que j’étais là.

Du genre ponctuel, j’étais arrivée avec deux minutes d’avance mais monsieur semblait être du genre à arriver quand bon lui semblait. Attendez qu’il arrive, il ne me connaissait pas encore, mais il n’allait pas tarder à l’apprendre. Je fulminais légèrement tout en commandant un verre de Mojito. Dans un restaurant comme celui-là, c’était un peu mal vu de prendre cette boisson tout en sachant qu’on servirait plus facilement un chardonnay. Mais je m’en fichais complètement du regard que m’avait lancé le serveur. Je voulais un Mojito. Certes, j’étais une fille de bonne famille jusqu’à ce que mon père se fasse virer par le nouveau directeur qui n’était nul autre que celui qui allait me passer la bague au doigt.

Tout en laissant mes ongles tapoter sur la table, au plus grand damne de ceux qui étaient assis à la table d’à coté, j’attendais. Il avait la chance d’avoir l’argent qui serait nécessaire à ma remonté sociale celui-là sinon, il y aurait belle lurette que j’aurais quitté les lieux. J’avais déjà terminé mon Mojito et j’espérais que je n’aurais pas besoin d’en commander un deuxième avant qu’il n’arrive. Le menton toujours callé dans le creux de ma main, j’attendais tout en jouant avec ma paille. Je triturais les quelques feuilles de menthe qu’il restait dans mon verre. Je venais de prendre la décision d’appeler le serveur pour lui demander un deuxième verre avec un peu plus de rhum pour m’offrir un peu plus de courage mais je n’en eus pas le temps car un homme se planta à ma table. Je relevais les yeux pour découvrir un… beau gosse !!

Ca ne pouvait pas être lui, c’était impossible ! Sérieusement, qu’est-ce qu’un mec comme lui élabore des contrats de mariage alors qu’il peut avoir n’importe quelle fille à ses pies ?! Quelque chose m’échappait, comme cette main qui soutenait toujours ma tête avant qu’il ne la saisisse pour y déposer un baiser. Je regardais sans rien laisser paraître. Moi-même je ne savais pas trop quoi penser. J’avais envie de lui claquer dans les dents qu’il était en retard, mais il me devança en s’excusant. Mouais… Il avait de la chance d’avoir de l’argent parce que sinon… Enfin bon. Il s’installa face à moi avant que je ne puisse répondre. Décidemment cet homme aimait me prendre de cours et moi je détestais ça.

« Payez le restaurant et peut-être que j’accepterai de vous pardonner à moitié pour m’avoir faite attendre autant de temps car moi, contrairement à vous, j’étais à l’heure. »

C’était tout moi ça. Je crachais souvent mon venin. Mais que voulez-vous ? J’étais ainsi faite. Et je n’aimais pas qu’on me fasse patienter longtemps, surtout quand je faisais un effort considérable pour être à l’heure. Comprenez qu’à présent que j’avais changé de classe sociale, je ne passais plus autant de temps dans la salle de bains, ni à faire des essayages. J’étais contrainte de porter les vêtements de la saison dernière, faute de ne plus pouvoir faire de shopping en bon et dû forme. Je replaçais une mèche de cheveux derrière mon oreille et enchaînais.

« Très bien, Monsieur Rothschild, jouons carte sur table, voulez-vous ? Pourquoi est-ce que vous avez refusé de me recevoir quand j’en ai exprimé le désir ? »

C’était une question à laquelle je souhaitais ardemment avoir une réponse. Je m’étais faite poliment rembarrée à chaque fois que j’avais essayé d’obtenir un rendez-vous avec lui et brusquement, du jour au lendemain, j’avais reçu un courrier m’offrant un contrat de mariage. En plus de ça, je m’en fichais complètement d’apparaître comme une fille malpolie, ou bien mal élevée. C’était de sa faute si aujourd’hui je me retrouvais parmi les pauvres.
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Ven 16 Déc - 21:45

Coincé dans les embouteillages, je me mis à penser à ce rendez-vous que j’avais organisé pour enfin rencontrer ma future épouse. Je ne l’avais vu qu’une seule fois et pourtant, la jeune femme m’avait marqué. Je ne saurais pas l’expliquer mais elle m’attirait comme personne. Je la voulais pour moi. Il fallait l’avouer mais si je me rendais à une réception à son bras, tous les regards seraient tournés vers nous. Mais il n’y avait pas que cela. Au-delà de l’aspect physique et du contrat que nous avions, Elea possédait un charme envoûtant. Et puis, j’étais curieux de savoir quel genre de femme elle était… Après tout, je prenais le risque de me retrouver marié à une femme sans cervelle, incapable de se servir de ses dix doigts et sans aucun caractère…

J’arrivais au restaurant. J’avais réservé une table donc il n’était pas difficile pour moi de savoir où se trouvait ma ‘’promise’’. Une fois face à elle, je pris sa main et y déposais un baiser tout en m’excusant. Ce n’était pas dans mes habitudes d’être en retard. Je détestais ça, à vrai dire. Je trouvais ça très frustrant et puis, me préparer à la hâte… Non merci, sans façon.
Elea me montra très vite qu’elle avait du caractère et que, riche ou pas, je devais être à l’heure. Au moins, j’étais sûr d’une chose : elle n’était pas du genre à me manger dans la main sous prétexte que je lui proposais une jolie somme. Je riais doucement avant de lui répondre :

« Encore une fois, je suis désolé. Je suis quelqu’un de très ponctuel, habituellement. Mais, je suis tombé en plein embouteillage. Bien entendu, ça ne se reproduira plus. Et il va de soi que je payerais ce dîner. Après tout, vous êtes mon invitée et ma future épouse… »

Je l’avais invité, il était normal pour moi de payer. Et puis, ce n’était pas comme si l’argent me faisait défaut. De plus, je lui devais réparation, non ? J’avais licencié son père et l’avait forcé à une vie… Plus modeste, disons. Mais j’aimais sa franchise, au moins, elle ne tournait pas autour du pot. D’ailleurs, elle continua sur sa lancée en me demandant pourquoi j’avais refusé de la voir. En réalité, je n’avais rien décidé. Ma secrétaire avait des ordres stricts, tout personne n’ayant pas de rendez-vous ne pouvez me voir. Sinon, quelque chose me disait qu’Elea n’aurait pas était la seule à venir se plaindre du licenciement que j’avais effectué…

« Eh bien, pour commencer, appelez-moi Jason. Ensuite, ma secrétaire a des consignes simples, seules les personnes ayant un rendez-vous avec moi peuvent me voir. Pour obtenir un rendez-vous, il faudrait que vous soyez un de mes partenaires en affaires, un journaliste ou encore de ma famille… Donc, voilà pourquoi l’accès vous a été refusé. Mais à présent, vous n’aurez pas de besoin de rendez-vous. Melissa saura que vous pouvez venir me voir aussi souvent que vous le voudrez, ma chère… »


Tandis que je parlais, je fis appeler un serveur. Lorsqu’il s’approcha, je lui demandais une bouteille de vin blanc. Je vis le verre d’Elea. Je voulais que ce premier rendez-vous soit mémorable et lui donne un aperçu de la vie qu’elle allait mener. Oui, avec son père, Elea menait une belle vie. Mais je voulais lui faire connaître le luxe, le vrai. Celui qui faisait tourner la tête. Lui donner envie d’acheter une boutique juste parce qu’elle pourrait se le permettre. Voyager en jet privé. Faire fermer une boutique le temps d’y faire ses achats…
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mer 4 Jan - 15:38

Je détestais les gens en retard. Ces gens là ignoraient complètement à quel point ils faisaient perdre du temps à ceux qui les attendaient. Et mon temps, là, j’étais entrain de le perdre. J’étais assise seule à cette table de restaurant et les regards qui commençaient à se poser sur moi devenaient de plus en plus insistant. J’imaginais déjà ce que les gens étaient entrain de se dire : la pauvre fille venait de se prendre un lapin. Rothschild avait intérêt à ramener son cul très rapidement parce que sinon, c’était lui qui allait se manger le lapin de sa vie !

Mais je ne pouvais pas le « fuir » pour la simple et bonne raison que cette rencontre je l’attendais depuis des mois. Bien sur, quand je désirais le rencontrer, ce n’était nullement pour me marier avec, c’était pour avoir une explication sur le renvoie de mon père. Non parce que cet idiot nous avait mis sur la paille et je ne comptais pas en rester là. Quand enfin il apparut, j’oubliais l’espace de quelques instants les raisons de ma présence ici. Mon dieu, je ne m’attendais pas du tout ça. Je clignais plusieurs fois des paupières et me reconnectais à la réalité.

Lorsqu’il promit de se faire pardonner, je ne pus m’empêcher de lui répliquer qu’il n’avait qu’à payer le restaurant. Soyons honnête, je n’avais pas les moyens de me payer ne serait-ce qu’une entrée dans ce restaurant alors… Et puis, comme ça, il paierait aussi le verre que j’avais été contrainte de boire en attendant qu’il daigne arriver. J’haussais un sourcil lorsqu’il affirma être à l’heure habituellement. Ah oui ? Et bien en attendant, moi, je n’en avais pas vraiment eu la preuve alors je le mettais dans la catégorie des personnes en retard. Parce que ça se croyait riche, à la tête d’une entreprise, il pensait pouvoir arriver à l’heure qu’il voulait ? Ça n’allait pas se passer comme ça. Surtout si je devais finir avec la bague au doigt.

« Les embouteillages, hein ? » répondis-je.

C’était sans aucun doute l’excuse la plus bidon que j’avais pu entendre jusque là. Mais malgré ça, je continuais :

« La prochaine fois, déplacez-vous en métro ! »

Je bus une nouvelle gorgée de mon verre. Je préférais ne pas perdre de temps et entamais directement la raison pour laquelle j’avais accepté de venir ici, outre le fait de rencontrer mon fiancé puisque j’avais signé ce maudit contrat de mariage. Je m’adossais contre le dossier de ma chaise et croisais les bras sous ma poitrine tout en écoutant ce qu’il avait à répondre à ma question.

« Alors selon vous, je ne suis pas assez importante pour que vous me receviez dans votre bureau. Merci. Vous devez attirer foule de collaborateurs en procédant de cette façon. »

Oui, j’avais un égo surdimensionné, et j’étais extrêmement susceptible ! Mais ça, il finirait par l’apprendre à ses dépends parce que je ne comptais pas changer. Entre temps, le serveur était arrivé vers nous pour ramener une bouteille de vin blanc. Je lui tendis à nouveau mon verre pour qu’il me serve un nouveau verre. Cela ne serait que mon deuxième… ou troisième verre. Enfin peu importe, c’était de sa faute de toute manière si j’avais dû boire autant en l’attendant.

« Pourquoi ce contrat de mariage ? » demandai-je ensuite. « Je ne suis pas assez importante pour être reçue, mais je le suis pour qu’on me propose un contrat de mariage ? Où est la logique ? »

Personnellement, je n’en voyais absolument aucune.
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mar 21 Mar - 17:34

Très rapidement, je pus constater que non seulement la belle Eléa n’avait pas sa langue dans sa poche mais en plus, la jeune femme avait un caractère bien trempé. Je ne risquais pas de m’ennuyer avec elle. Pendant un instant, j’avais craint de me retrouver avec une femme molle, soumise à mes moindres désires car elle aurait peur de ne pas pouvoir dépenser ma fortune comme bon lui semblerait.

Je me touchais le menton, frottant ma barbe de plusieurs jours. Mon père ne cessait de me répéter que je devais être rasé de près. Je ressemblais plus à un acteur playboy qu’à un chef d’entreprise à la tête d’une fortune colossale. Mais je n’y prêtais guère attention. J’aimais mon look, je suivais souvent les tendances et la barbe de trois jours l’était.
Eléa, après que je l’eus ait expliqué les raisons de mon retard, me recommanda de prendre le métro la prochaine fois. J’eus un petit sourire.

« C’est une possibilité… Je n’ai jamais pris le métro. Accepteriez-vous de m’accompagner pour un premier voyage ? »

J’essayais de me montrer poli et courtois car je la sentais sur la défensive. Je comprenais pourquoi, elle avait dû ruminer sa colère durant un bon moment. Et à présent, le responsable de ses malheurs se trouvait enfin face à elle. J’allais subir une avalanche furieuse.
Eléa termina son verre puis me fit une remarque bien piquante sur le fait que je devais attirer les clients avec mes méthodes de travail. Et aussi incroyable que cela pouvait paraître, oui, j’en attirais. Le mystère attire l’être humain. Et puis, mon entreprise était connue comme étant l’une des meilleures.

« Je peux me permettre de ne recevoir que les personnes ayant rendez-vous, car ce sont soit mes collaborateurs, soit de potentiels collaborateurs. L’avantage d’avoir une entreprise fleurissante est que l’on peut être exigeant, les propositions ne manquent pas. »

Pendant que je lui répondais, le serveur revint avec la bouteille que j’avais demandé et me servit. Je le remerciais puis il s’occupa du verre vide de mon invitée… Qui semblait apprécier le mojito que l’on servait ici. J’en prenais note pour plus tard.
Soudain vint la question fatale, pourquoi ce contrat de mariage alors que je refusais de la voir ? Je m’étais préparé mentalement à cette question. Je savais qu’elle devrait arriver à un moment où à un autre. Je ne pouvais pas y échapper. Je bus une gorgée de vin, qui était par ailleurs excellent, avant de lui répondre :

« Eh bien, pour tout vous dire, je n’ai jamais su que vous veniez me voir. Je ne l’ai su que parce qu’un jour, je vous ai aperçu dans le couloir. J’ai alors demandé à Melissa votre identité, et c’est ainsi que j’ai eu vent de votre existence. Malheureusement, je ne peux pas me permettre d’entendre toutes les personnes que j’ai dû licencier. Sinon, je n’aurais plus le temps de gérer mon entreprise. Mais il se trouve qu’en entendant votre histoire, je me suis rendu compte de ce que j’avais fait… J’ai donc offert un généreux dédommagement à chaque personne licenciée. Mais pour vous, je me devais d’être plus généreux. Votre père a beaucoup donné à l’entreprise et vous m’avez ouvert les yeux… Aussi, j’ai convenu de ce petit arrangement entre nous. En m’épousant, je vous offre une vie de luxe. Vous aurez accès à ma fortune aussi longtemps que vous le souhaiterez… A vous de voir, si cela vous convient. »


Je terminais en buvant à nouveau un peu de vin. Je ne lui avais pas menti. J’avais une entreprise à faire tourner, je devais faire mes preuves auprès de mon père si je voulais pouvoir lui succéder à la tête de ses multinationales. Sauf que je n’avais pas le temps de recevoir ces personnes dont j’avais dû me séparer… Bon, le fait d’entendre l’histoire de la jeune femme à mes côtés, m’avait fait prendre conscience que j’avais détruit des carrières… Je n’étais pas quelqu’un de mauvais, au contraire, j’estimais avoir un bon fond. A défaut de recevoir ces personnes, j’avais décidé, qu’en plus des indemnités habituelles, de leur offrir une nouvelle indemnité qui leur permettrait de tenir quelques mois en attendant de pouvoir trouver à nouveau du travail.
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mar 4 Avr - 18:22

L’excuse des embouteillages, c’était l’excuse facile. D’accord, New-York n’était pas connu pour sa circulation des plus parfaites, mais si on prenait la peine de se renseigner sur la circulation et les bouchons, on arrivait à arriver plus ou moins à l’heure. Je n’étais pas la fille qui regardait à cinq minutes près, mais quand ça faisait une demi-heure qu’on me faisait attendre sans me prévenir je ne pouvais pas rester sans rien dire. Du coup, je lui suggérais de se déplacer en métro. Je levais les yeux au ciel quand il me proposa de l’accompagner pour son premier voyage.

« Vous êtes un grand garçon, vous savez lire : vous saurez vous débrouiller. Personne ne m’a tenu par la main la première fois que j’ai pris le métro. »

À cause de lui, j’en étais réduite à prendre le métro au jour d’aujourd’hui alors que jusqu’à ce qu’il vire mon père de son travail, j’avais de quoi me payer au pire des taxis et au mieux des chauffeurs particuliers. Là… j’avais à peine de quoi me payer des tickets de métro. C’était pour vous dire combien j’étais tombée bien bas. Mais contrairement à ce qu’on pouvait croire, on ne s’habituait pas à cette nouvelle vie.

Et ses méthodes de travail ? On n’en parle ? Je n’étais pas importante donc je n’avais absolument aucune raison d’être reçue par Sa Majesté. Je n’avais qu’un mot à dire : Bravo ! Je ne pouvais pas m’empêcher d’être acerbe dans mes propos. Très franchement, ses méthodes laissaient franchement à désirer. Même avoir un rendez-vous, je n’avais pas reçu à en avoir un parce que je n’étais pas un collaborateur comme il le disait si bien. Ce type m’énervait déjà alors qu’il n’était pas là que depuis 30 minutes. Et dire que nous allions surement être unis pour le pire et le meilleur… Le pire laissait à envisager !

Cependant, là n’était pas mon intérêt. Mon intérêt c’était de savoir pourquoi est-ce qu’il m’avait proposé ce contrat de mariage. Parce que très franchement son comportement était vraiment paradoxal. Je n’étais pas assez importante pour être reçue par Sa Majesté mais assez pour qu’on vienne me proposer un contrat de mariage. Pendant qu’il semblait réfléchir à ma question, je touillais mon mojito avec ma paille. J’attendais vraiment avec intérêt sa réponse aussi, quand il ouvrit la bouche, je restais suspendue à ses lèvres, attendant enfin la réponse que j’attendais.

Selon ses dires, il n’avait pas su mes nombreuses tentatives de visite. Je me retrouvais par la suite adossée au dossier de ma chaise, les bras croisés sous ma poitrine. Un dédommagement, hein ?

« Et alors quoi ? Vous souhaitez une médaille pour votre ‘bonne’ action ? Mon père ne retrouvera jamais de travail, vous en avez conscience de ça ? Il est trop vieux selon les dires des personnes auxquelles il a essayé de se faire embaucher. » Je marquais une pause avant de continuer : « Vous êtes bien conscient que si je me marie avec vous c’est pour assurer une vie confortable à mon père et rien de plus. »

Il était hors de question qu’on parle d’amour entre nous parce qu’il était plus qu’évident que je n’aimerai sans aucun doute jamais l’homme qui se trouvait assis en face de moi. Ma vie avait basculé dans le mauvais sens à cause de lui : il était donc hors de question que j’éprouve la moindre sympathie pour lui.

« Soit dit en passant, vous vous doutez bien que je n’ai rien dit à mon père sur ce contrat. Par conséquent, j’attend de vous de ne rien dire. Nous ferons donc semblant d’être un couple tout à fait normal. Je ne veux pas que mon père s’inquiète ou quoi que ce soit parce qu’il refusera, bien évidemment. »

Mon père et sa foutue fierté. Remarquez, les chiens ne font pas des chats…
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Sam 29 Juil - 15:47

Autant le dire, Eléa n’allait pas me faciliter la tâche. Je me doutais bien qu’elle allait me mener la vie dure, après tout, j’avais licencié son père, la privant de la vie de luxe et d’argent à laquelle elle avait toujours été habituée. Elle m’en voulait et allait me le faire payer. Soit, tant qu’elle acceptait mon arrangement, ça m’allait. Je la voulais comme épouse et je finirais par obtenir ce que je désirais. Comme toujours.

« Mais avec vous, le voyage n’en sera que plus agréable. » dis-je en buvant une nouvelle gorgée.

J’avais fini par m’expliquer sur les raisons qui m’avaient poussé à lui proposer cet arrangement peu commun. En temps normal, je n’avais pas à expliquer les raisons de mes agissements. Bien souvent, mes interlocuteurs voyaient que mes idées étaient assez bonnes pour qu’on me laisse agir. Mais aujourd’hui, je devais des explications à Eléa. Après tout, je n’avais jamais eu aucun contact avec elle et à présent, je voulais l’épouser. Ce devait être paradoxal pour la jeune femme qui me faisait face. Je lui fournis donc une explication.
En la voyant reculer tout en croisant les bras, je sentis venir une nouvelle attaque défensive. Je me retins de sourire. Eléa était bien décidée à me mener la vie dure, même si je savais qu’elle accepterait. Pour elle et son père, elle se marierait à un homme qu’elle détestait. Et j’acceptais volontiers.
Je posais mon verre et me rapprochais un peu d’Eléa tout en gardant une certaine distance avant de lui dire :

« Eléa, j’ai bien conscience que je ne peux pas effacer les erreurs que j’ai commise, mais je ne suis pas complètement fermé. J’apprends de mes erreurs et je tente de les réparer. Je ne demande pas une médaille, non. Ce que je veux, c’est que vous deveniez ma femme. Peu m’importe les raisons qui vous pousseront à accepter notre accord. Et bien entendu, je garderais le secret sur cet accord. »


Je ne me faisais aucune fausse idée, peut-être que la jeune femme ne m’apprécierait jamais, elle m’en voudrait toute sa vie de l’avoir ruiné pour ensuite venir lui demander sa main. Mais je la voulais tout de même. Je devais être légèrement, en réalité complètement, masochiste pour vouloir m’unir à une femme qui ne m’appréciait pas. Surtout que les termes du mariage restait « jusqu’à ce que la mort nous sépare » …
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Ven 8 Sep - 17:24

Comme si moi j’allais l’accompagner dans le métro ! Non mais elle était bien bonne celle-là ! Personne ne m’avait tenu la main la première fois que j’avais dû me mêler à ces gens de bas étage qui prenaient le métro au beau milieu de la crasse, la sueur et les mauvaises odeurs ! Donc si un jour il devait se déplacer dans les souterrains de New-York, ce ne serait surement pas en ma compagnie mais plutôt en compagnie de lui-même. Je n’étais pas une guide. Aussi, je lui fis remarquer qu’il était un grand garçon et surtout qu’il savait lire et qu’il saurait par conséquent se débrouiller. Je levais les yeux au ciel quand il m’affirma que le voyage serait plus agréable en ma compagnie. En aucun cas je souhaitais lui être agréable.

« Ben voyons » lâchais-je. « Vous en avez d’autres des petits numéros de drague pourris ? Autant que vous les sortiez tous maintenant comme ça on sera débarrassé. »

Des petits dragueurs à deux balles, j’en avais vu plein dans ma vie. Au début j’avais été assez bête et naïve pour tomber dans le panneau et j’avais souvent terminé avec le cœur brisé. C’était d’ailleurs comme ça que j’avais perdu ma virginité. Enfin bon, bref, passons. Ça c’était une autre histoire que je n’étais pas prête à raconter maintenant parce que c’était hors propos.

J’écoutais les excuses de Jason sur les raisons qui l’avaient poussé à licencier mon père ainsi que cet arrangement qu’il avait trouvé : c’est-à-dire m’épouser en échange d’argent. J’espérais lui faire bien comprendre que si j’acceptais ce contrat de mariage c’était uniquement pour assurer une belle vie à mon père qui ne retrouverait jamais de travail à cause de cette vague de licenciement que Monsieur avait provoqué en arrivant à la tête de l’entreprise. À croire que tous les « boss » étaient idiots au point de faire des vagues de licenciement à chaque fois qu’ils débarquaient quelques parts. Quant aux conséquences, ils s’en fichaient totalement ! Je me retins de reculer encore plus quand il se rapprocha, mais comme il resta à une distance relativement raisonnable, je n’en fis rien Je ne voulais pas qu’il pense qu’il m’impressionnait ou quoi que ce soit parce que ce n’était évidemment pas le cas. Un coup de talon bien placé, ça faisait reculer n’importe quelle armoire à glace.

« Au lieu de faire des erreurs, si vous étiez un peu plus humain de nature, vous auriez réfléchi aux conséquences de votre acte. Or, vous ne l’avez pas fait. Par conséquent, vous n’êtes qu’un petit patron qui ne sait pas quoi faire pour faire sa révolution comme s’il allait changer le monde. »

Avant que je ne travaille, je n’avais jamais réellement réfléchi à ce monde. Maintenant que j’étais une serveuse exploitée et sous-payée, je comprenais ce qu’il en était et je pouvais facilement dire que les patrons étaient tous les mêmes : ils pensaient à leurs intérêts avant ceux des autres. Je continuais de boire mon verre quand le serveur arriva avec des cartes qu’il nous distribua. J’ouvris aussitôt la mienne et fis en sorte de la lever suffisamment pour ne pas voir la tête de mon futur époux. Comme de par hasard, la carte que j’avais ne possédait pas de prix. Tant mieux, comme ça il ne pourrait pas dire que je faisais exprès de choisir le plat le plus cher. Après tout, il payait donc il prenait la responsabilité de payer.

Quand j’eus terminé de faire mon choix, je baissais à nouveau la carte et considérais quelques instants celui qui allait me servir de mari pendant le reste de ma vie. Physiquement, il n’était pas trop mal. Mais il y avait quelque chose en lui qui m’agaçait au plus haut point. Je le trouvais insupportable.

« Il faudrait que nous discutions de certaines clauses du contrat » fis-je. « Je veux bien en accepter une grande partie, mais il y a certaines choses que j’aimerais modifier. »
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Jeu 16 Nov - 22:41

Je n’avais jamais autant ramé de toute ma vie avec une femme. Avec le nom de famille que j’avais, je pouvais toutes les avoir à mes pieds, elles rampaient toutes. Je savais que toutes ces femmes ne voulaient que mon argent mais certaines étaient aussi attirées par mon physique, donc, là encore, je pouvais dire que je gagnais. Mais Elea ne se laissait pas faire. Quoi que je dise, quoi que je fasse, elle le retournait contre moi. Je m’enfonçais en fait. Sauf que je n’étais pas du genre à laisser tomber aussi facilement. Je voulais cette femme et je finirais par l’avoir. C’était une certitude !

« Et bien, je comptais vous faire le coup de l’ange tombé du ciel, mais je sens que vous ne serez pas réceptive… » dis-je en riant doucement.

J’essayais de jouer la carte de l’humour. Après tout, j’essayais de la séduire, de la courtiser mais elle ne voulait rien entendre. Autant essayer de la faire sourire, ce serait un bon début. Il faut dire que depuis qu’elle était arrivée, je ne l’avais pas vu sourire une seule fois. Tandis qu’elle parlait, je n’ouvris pas la bouche, me contentant d’hocher la tête. J’abandonnais l’idée de me défendre. Elea ne pouvait pas comprendre ma position. Etre à la tête d’une entreprise voulait dire prendre parfois des décisions plus ou moins contestables mais je ne pouvais pas rendre heureux tout le monde. C’était impossible. J’avais été contraint à ces licenciements pour apporter du neuf, oui, j’avais licencié de nombreuses personnes mais c’était la dure loi du travail… Je n’étais moi-même pas à l’abri de perdre mon emploi, même si je me savais à l’abri de la pauvreté.

« Vous devez avoir raison… Que faut-il que je fasse pour que vous me pardonniez ? »

J’étais prêt à faire ce qu’il fallait pour qu’elle accepte un minimum ma présence. Elle allait devenir ma femme, il fallait bien qu’elle apprenne à faire au moins semblant de me supporter en public. Alors si je devais la couvrir de cadeaux, racheter son ancienne maison, son ancienne voiture, l’emmener en voyage sur Mars, j’étais prêt à le faire. Si ça pouvait m’aider dans ma mission séduction… Bon sang, je n’arrivais pas à expliquer pourquoi elle m’attirait autant ! Je la voulais, c’était tout ce que je savais. Peut-être parce qu’elle incarnait mon idéal féminin. Une belle femme brune aux yeux clairs, un corps à se damner. Et sa voix… J’imaginais sa voix se faire plus douce, plus sensuelle.
En parlant de sa voix, Elea me disait qu’il fallait revoir quelques clauses du contrat. Je fis venir un serveur et lui demandais une bouteille de whisky. Je sentais que j’allais avoir besoin de quelque chose d’un peu plus fort.
Tandis que le serveur revenait avec ma bouteille et mon verre, j’attendis qu’il finisse de me servir pour demander enfin :

« Quelques clauses ? Lesquelles ? »

J’étais ouvert à toute suggestion mais Elea ne pouvait pas changer les clauses principales. Après tout, je mettais ma fortune à sa disposition si elle acceptait d’être ma femme…
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mer 13 Déc - 22:00

Si cet idiot pensait qu’il pourrait m’avoir avec quelques mots bien mielleux tout droit sorti d’un vieux livre de drague en dix leçons, il se mettait le doigt dans l’œil et profondément. Okay, il était pas mal dans son genre et peut-être que dans d’autres circonstances j’aurais pu être intéressée par lui, mais là étant donné la situation, je n’étais pas spécialement intéressée. Surtout que nous avions établi un contrat. Je n’avais pas l’impression qu’on me laissait réellement le choix et je détestais ça. Bien sûr, j’avais accepté ce mariage arrangé mais parce que la situation l’exigeait. Je devais mettre mon père en sécurité. C’était ma priorité numéro Un. En ce qui me concernait, on verra bien ce qu’il adviendra de moi. Je pouvais encore m’en sortir par moi-même alors que mon père n’avait plus que moi et puis nous n’avions pas le même âge non plus.

« Non ! Vous croyez ? » répliquai-je.

Très honnêtement, je ne pensais pas avoir été un jour aussi énervée après une personne. Pourtant, je n’étais pas du genre à juger sans réellement connaître, mais il y avait ce je ne sais quoi chez lui qui me le rendait insupportable. Il avait beau se défendre, cela ne changeait absolument rien à mon opinion sur lui. Pour moi, il avait pris des décisions sans forcément penser aux conséquences. Je voulais bien concevoir qu’il y avait toujours des moments où il y avait des vagues de licenciements qui tombaient, mais pourquoi faire partir les plus anciens tout en sachant que le monde d’aujourd’hui ne permettait pas aux « vieux » de retrouver du travail lorsqu’ils étaient licenciés ? Tout le monde savait que les gens préféraient embaucher des jeunes plutôt que les anciens. Malgré les arguments que Jason exposait, je trouvais toujours les mots pour le contrer. S’il espérait avoir raison, il me connaissait très mal parce que je n’avais pas ma langue dans la poche !

« Évidemment que j’ai raison » lançais-je. « Mis à part peut-être réfléchir à qui vous virez pour la prochaine vague de licenciement ? Réembaucher le pauvre homme que vous avez mis à la porte sans justification ? »

Quoi ? S’il me demandait ce qu’il pouvait faire pour se faire pardonner, autant réclamer que les choses reviennent à la normale, non ? Et qu’on ne vienne pas me dire que c’était impossible parce que j’allais péter un plomb ! Le serveur vint prendre notre commande et je signalais à mon futur époux qu’il était nécessaire de revoir les clauses de notre contrat. Suite à cela, il réclama une bouteille de whisky. Je fronçais les sourcils, mais je n’émis aucun son. Après tout, la soirée devait être aussi pénible pour lui que pour moi ; même si c’était lui qui avait souhaité cette union et non moi. Quand enfin il s’intéressa aux clauses que je souhaitais modifier.

« Pour commencer, et étant donné les circonstances de notre future union, je demande à ce que mon devoir physique d’épouse n’ait lieu qu’une fois par semaine. Jour à définir par la suite. En public, je serais l’épouse souhaitée et nous formerons un joyeux petit couple heureux, de ça vous n’aurez pas à vous en inquiétez. D'ailleurs, mon père ne devra pas être au courant de notre arrangement. Nous inventerons une jolie petite histoire bien mielleuse, pas trop compliqué et on s'y tiendra. »

Je tortillais une mèche de cheveux autour de mon index tout en ajoutant :

« Je souhaiterai également rajouter une clause sur le divorce. » Je fis une courte pause avant de continuer : « Je m’engage à respecter notre mariage pendant trois ans. Mais si ça ne va pas entre nous, que c’est insupportable ou quoi que ce soit, je n’ai guère envie d’être coincée avec vous jusqu’à ma mort et je suppose que vous ne souhaiteriez pas passer le restant de vos jours avec moi. »

Un vieil adage disait que l’amour pouvait venir après. C’était souvent ainsi que ça se passait, avant, lors des mariages arrangés. L’amour venait plus tard. On ne se mariait pas toujours par amour. Je croyais que cette époque était révolue, mais j’allais me retrouver la bague au doigt sans ressentir le moindre sentiment amoureux pour l’homme assis en face de moi.

« Si nous avons un enfant, je réclame sa garde exclusive. Nous nous partagerons les week-end et les vacances scolaires, mais que ce soit clair entre nous : ce qui sort de moi est à moi. C’est non négociable. »

Je fis une courte pause avant de demander :

« Vous voyez quelque chose à redire ? »
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mer 27 Déc - 15:10

Je devais avouer que j’étais supris. Elea était loin d’être une plante verte. Elle savait se faire entendre et respecter… J’adorais cela. J’avais l’habitude que tout me soit servi sur un plateau d’argent et pour une fois, on me tenait tête… C’était encore plus attirant !
Elea ne savait pas encore mais j’allais tout faire pour en faire ma femme et qu’elle le reste. Quitte à débourser plus d’argent. Après tout, je pouvais me le permettre. C’était pour ce la qu’elle était face à moi… J’étais réellement prêt à faire ce qu’il fallait pour obtenir sa main. Pour lui prouver ma bonne foi, je lui demandai que faire pour qu’elle me pardonne. La jolie jeune femme me répondit qu’en dehors de réfléchir avant de licencier une personne, je pourrais réembaucher son père. Je hochais la tête.

« J’appellerais mon directeur des ressources humaines pour qu’il lui réattribue son poste… »

Je n’avais qu’une parole. Si je promettais quelque chose, je m’y tenais. Je voulais me faire pardonner, sous-entendu, faire mon possible pour réaliser son souhait. J’avais la capacité de réembaucher mon futur beau-père, je le devais bien à Elea. Si ça pouvait faciliter nos rapports… Que voulez-vous, je suis un grand romantique…
Elea me fit part de ses attentes vis-à-vis de notre contrat de mariage. Je l’écoutais sans l’interrompre. Je ne lui dis pas, mais dans le fond, j’étais plutôt soulagé. Je m’attendais à des demandes complètement folles mais dans le fond, Elea voulait respecter notre contrat tout en se protégeant. Je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, elle ne me connaissait absolument pas. Elle n’allait pas rester auprès d’un homme qu’elle haïssait, même pour tout l’or du monde. Bien que l’idée que notre mariage ne durerait que trois ans ne me plaise pas, je me devais d’accepter. Elea représentait un nouveau challenge, notre mariage devait durer bien plus longtemps. Il ne devait pas connaître de fin. J’allaus tout faire pour que ma future femme le reste le plus longtemps possible…

« J’accepte vos conditions, très chère. Je devrais mettre mon avocat au courant afin qu’il remanie notre contrat. »

Je lui fis un petit signe de tête avant de boire une gorgée de mon whisky. J’avais demandé une bouteille de whisky en pensant que j’aurais besoin de quelque chose de plus fort. Mais heureusement, je n’aurais pas besoin de boire plus.

« Puis-je à présent vous tutoyer ? Nous allons bientôt être mariés, autant en prendre dès à présent l’habitude, tu ne penses pas ? »
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Jeu 25 Jan - 18:39

Dans le monde où j'avais grandi, il était demandé à une femme d'être aimable, souriante, posée, bonne mère de famille et surtout de ne jamais contredire la gente masculine. Autant dire tout de suite que j'avais dû louper un coche quelque part parce que je n'étais pas de ce genre-là. Je ne pouvais pas me taire quand j'avais affaire à une injustice. C'était plus fort que moi. Il était déjà arrivé que mon père doive intervenir pour me calmer, mais jamais je ne m'étais laissé impressionner par quiconque dans ce bas monde. Et ce n'était pas l'homme assis en face de moi qui allait changer ça. Peut-être que je ne changerai rien à la situation, mais en tout cas, la pension qu'il allait me verser tous les mois une fois qu'il m'aurait mis la bague au doigt servirait à assurer le bien-être de mon père jusqu'à la fin de ses jours, de ça, je m'en étais assurée.

En revanche, je devais bien avouer que je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte de lui rendre son poste quand je lui signifiais qu'à part réembaucher mon père, il n'y avait pas trente-six solutions possibles. D'ailleurs, la surprise devait bien se voir sur mon visage parce que je ne m'attendais pas à une telle chose. Mais est-ce que c'était réellement possible ? Il avait fait partie d'une vague de licenciement… Je réfléchis à toute vitesse, une fois l'effet de surprise passé, et hasardais :

" Est-ce vraiment aussi simple que cela ? Où est le piège ? "

J'étais de nature méfiante. Je ne donnais pas ma confiance facilement. Trop de trahison qui ont fait que. C'était pour cette raison que je ne laissais quasiment personne entrer dans ma vie. On m'avait fait le coup trop de fois pour que je fasse à nouveau confiance à quiconque. Et puis, mon père était la personne la plus importante à mes yeux, il était donc normal que je m'inquiète pour lui.

Outre ce fait, si j'étais là ce soir, c'était aussi pour discuter de certains points sur les clauses du contrat. J'attaquais en premier lieu avec mon devoir conjugal. Et je n'hésitais pas à préciser le côté physique de mon devoir. Une fois par semaine, jour à définir, me semblait être déjà " bien ". Après tout, avoir des relations sexuelles, ça ne se faisait pas comme ça. A l'époque, peut-être, mais sans motivation, ça s'appelait du viol. Il était évident qu'en public j'apparaîtrais comme l'épouse parfaite et qu'il fallait être pour ne pas ternir l'image de mon futur époux. Et pour ne pas inquiéter mon père, je demandais aussi à ce qu'on établisse une histoire qui tienne la route en excluant le contrat de mariage. Mon père n'accepterait jamais ça alors je préférais lui mentir pour qu'il me pense heureuse.

Je savais que les points qui allaient suivre seraient plus épineux. Alors j'essayais d'utiliser les mots les plus justes pour exprimer la clause du divorce qui n'apparaissait pas dans le contrat. Je ne voulais pas que notre vie devienne pénible au point qu'on soit coincé tous les deux dans notre vie. Jason m'écouta presque religieusement sur ce que j'avais à dire là-dessus. Il ne chercha pas à m'interrompre et honnêtement, c'était mieux ainsi. Je n'avais guère envie d'être coupée tant que les idées étaient dans ma tête et correctement ordonnées. Et enfin, je terminais avec le ou les potentiels enfants que nous pourrions avoir, tout en employant le mot au singulier puisque notre mariage serait contraint pendant trois ans. Et je n'étais pas une chatte à pouvoir mettre bas tous les deux mois.

Et encore une fois, Jason se trouva extrêmement conciliant car il accepta le tout sans émettre le moindre son. Que cherchait-il à me prouver ? Je trouvais ça extrêmement suspect. Surtout pour le côté " enfant ". Un homme comme lui est censé vouloir un héritier non ? L'avoir à ses côtés pour X ou Y raison. Et bien… peut-être qu'il n'en voulait tout simplement pas. Auquel cas, ça m'arrangeait pour le moment. Parce que dans les familles traditionnalistes, mariage rimait avec bébé dans l'année. D'ailleurs, j'ignorais totalement de quel type de famille il était issu…

" Je trouve que vous acceptez tout ceci assez rapidement. N'avez-vous donc pas la moindre protestation ? Non pas que je m'en plaigne, mais je trouve cela beaucoup trop étrange pour être vrai. "

Encore une fois, la suspicion était de mise, mais je n'y pouvais rien. Il allait falloir faire avec. Lorsqu'il suggéra que nous nous tutoyions, je hochais la tête. Oui, autant faire ça. Ça donnera déjà un peu plus de crédibilité à notre " couple ".

" Puisque vous le faites déjà, faisons-le. Plus nous serons crédibles aux yeux de mon père, moins il se posera de question sur un mariage soudain. "
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Mer 28 Fév - 23:07

Réintégrer le père de ma future femme n’était pas un problème. Après tout, je dirigeais cette entreprise, je pouvais faire à peu près tout ce qui me passait par l’esprit. Je savais que je pouvais le faire revenir dans l’entreprise en prétextant qu’il nous fallait un vétéran pour guider les plus jeunes. Son expérience pouvait être un véritable atout, sur le papier comme dans la réalité. Je savais pertinemment ce que je faisais. A sa question, je lui répondis d’un hochement de tête.

« Demandez et vous aurez, dans la mesure du possible. Vous êtes ma future femme, il est de mon devoir de vous rendre heureuse. Il n’y a aucun piège. »


Bien sûr, je ne pouvais pas lui donner l’impossible. Mais si je pouvais lui offrir ce qui la rendrait heureuse, alors je le ferais. Comme cet arrangement. Sincèrement, il ne me plaisait guère. Surtout la partie où je devais lui céder la garde de notre éventuel enfant. Tout ça ne me plaisait absolument pas mais, j’avais une idée en tête. J’avais trois ans pour faire de cette femme, une femme amoureuse et comblée. Si j’avais réussi à obtenir sa main grâce à l’argent, je savais que pour avoir son cœur, ce serait une autre affaire, bien plus compliquée que celle-ci. Mais je savais être aussi patient que déterminé. J’obtiendrais gain de cause, je n’acceptais jamais la défaite.

Elea était coriace en affaires, vraiment coriace. J’aurais pu essayer de la faire changer d’avis mais j’avais vite compris que cela ne serait qu’une perte de temps. La jeune femme n’était pas du genre à revoir ses demandes à la baisse, elle voulait ce qu’il y avait de mieux. Elle connaissait sa valeur et savait qu’elle pouvait exiger l’excellence. La seule façon pour moi d’obtenir ce que j’attendais était de l’avoir à l’usure. Il fallait que je la travaille et que je l’amène à changer d’avis de façon subtile. Pour commencer, elle devait apprécier ma compagnie, et bien que j’aie pu l’irriter par mon retard et le licenciement de son père, je savais qu’elle se plairait avec moi. Je savais que nous nous trouverions des points communs, des sujets de conversations. Et je comptais également sur le regard des gens. Avec Elea à mon bras, tous les regards seraient braqués sur nous. Nous formions un couple parfait. Elle était magnifique et j’étais bel homme. Nous aurions pu nous faire passer pour un couple hollywoodien !
Peut-être que cette admiration la pousserait à vouloir rester un peu plus longtemps. Et puis bien sûr, je voulais qu’elle tombe amoureuse. C’était le meilleur moyen pour qu’elle reste à mes côtés. Et j’avais trois ans devant moi pour atteindre cet objectif.

Je sortis de mes pensées pour lui répondre :

« Je pourrais tenter de vous convaincre que vos conditions ne sont pas les meilleures mais… Je pense que vous êtes bien trop futée pour tomber dans le panneau. Je pense que vous avez longuement réfléchi à la question et que rien ne vous fera changer d’avis alors pourquoi perdre notre temps en débat inutile ? »

J’avais été sincère avec elle. Après tout, je ne voyais pas l’intérêt de lui mentir que j’étais à 100% d’accord avec elle. J’admettais volontiers ne pas être enthousiaste à l’idée de devoir céder mais je n’avais pas vraiment le choix. Si je voulais parvenir à mes fins, je devais céder pour le moment.
Rapidement, je lui proposais que nous cessions de nous vouvoyer et que nous passions directement au tutoiement. Plus nous le ferions et plus nous serions habitués à le faire. Comme elle, je ne voulais pas que quiconque puisse émettre le moindre doute au sujet de notre mariage. Bien que je n’aie personne au-dessus de moi à qui rendre des comptes, je n’avais pas spécialement envie que l’on parle de ma future femme. Je savais comment certaines personnes pouvaient réagir en entendant notre contrat et je préférais éviter… Des désagréments.

« As-tu une idée de ce que l’on pourrait dire à ton père ? Après tout, tu vas te marier à son patron. Comment doit-on lui expliquer ? »

C’était la première fois que je songeais à ce point-ci, je convoitais la fille d’un de mes employés. Rien que pour cela son père risquait de me voir d’un très, très mauvais œil, ce que je pouvais comprendre. Il fallait donc que l’on monte un stratagème pour que son père ne se doute de rien…
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MessageSujet: Re: Faisons connaissance (PV Jason)   Sam 21 Avr - 20:07

La surprise était vraiment à son comble parce que je n’attendais pas à ce que mon nouveau « fiancé » accepte de reprendre dans son entreprise mon père. Était-ce si simple ? Où était le piège ? Il devait forcément y avoir une contrepartie. Comment allait-il bien pouvoir justifier cette réembauche alors que c’était lui qui l’avait licencié ? Non, sincèrement, où était le piège ? D’ailleurs, je cherchais à savoir où est-ce que celui-ci se trouvait, mais il m’assura que non, il n’y avait pas de piège et que dans l’optique où j’étais sa future épouse, je pouvais demander ce que je désirais. Mes yeux se plissèrent légèrement face à ces paroles-là.

« Je souhaite malgré tout m’assurer qu’à aucun moment de notre durée de mariage vous ne viendrez me claquer dans les dents que vous avez repris mon père afin que de pouvoir obtenir quelque chose de ma part. »

Oui, je voyais le mal partout. Et alors ? Ce monde n’était pas fait pour ceux qui croyaient aux fées et aux licornes. Et moi, il y avait bien longtemps que j’avais arrêté de croire aux contes de fées. Ça ne m’avait jamais servi et ça ne me servirait jamais. J’étais totalement lucide de la situation et j’avais lu dans les moindres détails le contrat de mariage qu’il m’avait fait parvenir lorsque j’avais accepté son marché. Il l’avait rédigé selon ses propres exigences, et je tenais à préserver mes avantages et ma propre liberté. M’unir via un contrat de mariage… pourquoi pas ? Mais j’avais aussi mes propres exigences et je ne tardais pas à les exprimer auprès de mon futur époux.

Il me laissa les exprimer d’un bout à l’autre sans m’interrompre et pour cela je l’en remerciais. D’un autre côté, s’il avait ouvert la bouche, je l’aurais gratifié d’un « je n’ai pas fini, merci » avant de continuer sur ma lancée. Ce qui continua de me surprendre, c’était qu’il accepte chacun de mes enfants et notamment cette partie où je lui annonçais que si nous avions un enfant (ou plusieurs allez savoir ! Mais dieu m’en préserve), je conserverai sa garde exclusive et le donnerai à son père un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Mais comme il n’exprimait aucun mécontentement, je m’attendais donc à voir notre contrat remanié, avec mes exigences inscrites et non modifiées ou sorties de leur contexte. Tant que je ne serais pas satisfaite, il était évident que je ne signerais pas ce document. Néanmoins, toujours sur mes gardes, je lui signifiais qu’il acceptait tout cela beaucoup trop facilement. Déjà la réembauche de mon père puis maintenant mes exigences de modification ? Jason me surprit à nouveau pour m’avoir cernée correctement. Non, je ne céderai pas d’un pouce. C’était évident.

« Vous avez raison. Je ne céderai pas sur ces points-là. Et vous pouvez vous estimer heureux, j’ai déjà pas mal vu à la baisse ce que je vous ai exposé. Tout d’abord, je souhaitais que mes devoirs physiques d’épouse n’aient lieu qu’une fois par mois, puis une fois tous les quinze jours. Finalement, je vous accorde une fois par semaine. Pour le divorce, j’avais songé à un an et demi. Mais je vous en accorde le double. Vous n’êtes pas si perdant que ça finalement. Pour mon père et l’enfant, c’est non négociable en revanche. »


Et j’étais également d’accord pour que nous commencions à nous tutoyer. Autant commencer maintenant à être familier entre nous pour être plus crédible aux yeux de mon père. Il se poserait déjà question sur mes fiançailles précipitées alors si nous n’étions pas crédibles, il n’accepterait jamais. D’ailleurs mon père faisait parti des exigences exprimées. Je ne voulais pas qu’il sache que si je me mariais, c’était pour qu’on puisse sortir de la misère dans laquelle celui qui était assis en face de moi nous avait mise.

« Je n’y ai pas réellement réfléchi… je pense qu’il faut qu’on réfléchisse tous les deux sur une histoire afin qu’on soit le plus crédible possible. Ce sera plus simple si on invente quelque chose ensemble. Peut-être une rencontre hasardeuse. Dans tous les cas, je veux quelque chose de simple et assez court, sans trop de détail afin qu’on évite de se trahir. »


Plus ou moins au même moment, le serveur revint vers nous afin de nous donner le menu afin que nous puissions choisir ce que nous désirions manger. Il repartit rapidement et j’ouvris le livret afin de regarder ce que la maison proposait. Aussi demandais-je :

« Tu es déjà venu manger ici ? »

S’il avait déjà mis les pieds dans cet établissement, peut-être pourrait-il me conseiller si jamais je ne trouvais rien qui m’inspirait…
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