Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Te fais pas de film ! [Blake]

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MessageSujet: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 14 Nov - 18:24

Dispute. Ce mot formait mon quotidien quand ma mère se trouvait à la maison. Elle croyait pouvoir régir ma vie comme elle l’entendait, elle me donnait des soi-disant ordres pour, disait-elle, mon bien, parce qu’il était important que je sois en mesure d’affronter mon futur, etc… Mais c’était des conneries ! Qu’est-ce qu’elle croyait ? Que tout ce que j’avais accompli jusqu’à présent c’était grâce à elle ? Elle se trompait. Tout ce que j’avais accompli, c’était à moi que je le devais et à personne d’autre. Celle qui m’avait mise au monde ne s’était jamais réellement occupée de moi, toujours partie à droite et à gauche pour l’entreprise. Celle que je pouvais à la rigueur considérer comme ma mère, c’était Sofia, ma gouvernante. C’était elle qui me faisait à manger, qui m’avait appris à marcher, qui avait calmé mes pleures, etc…

Enfin, une chose était sure, ma mère et moi, sous le même toit, ce n’était plus possible du tout. Pas quand elle se mettait à affirmer des choses complètement stupides ! De rage, je me précipitais dans ma chambre, claquant brusquement la porte. Une fois seule je poussais un hurlement de colère. Crier, c’était ce que je faisais souvent pour me calmer. Parfois c’était efficace, parfois, ça ne l’était pas du tout. Comme ce soir, par exemple… Je passais une main dans mes cheveux bruns et me tournais vers ma porte pour la fusiller du regard comme si elle était responsable de quoi que ce soit. Je croyais être tranquille une fois dans mon sanctuaire de luxe, mais non parce que ma mère se mit à tambouriner à ma porte comme si elle avait le diable à ses trousses. Ah non ! Je voulais bien être gentille mais de là à ce qu’elle vienne pour envahir MON territoire… Il n’en était pas question !

J’enfilais mon manteau. Si on ne pouvait plus être tranquillement chez soi… Nous étions de trop dans ce loft et puisque madame n’allait certainement pas déloger… J’attrapais mon sac et fourrais des vêtements propres à l’intérieur. Ils allaient être froissés, mais tant pis… Peut-être que là où j’irais, il y aurait une bonne et elle pourrait repasser. Voilà. Je serrais la mâchoire en entendant que ma mère continuait de tambouriner sur ma porte. Au bout d’un moment, elle allait la faire tomber cette porte ! Je pris une énorme inspiration et ouvris brusquement la porte, laissant ma mère le poing en l’air et contrite. Je la fusillais du regard et passais devant elle sans lui dire un seul mot. Chose qu’elle n’acceptait pas du tout parce qu’elle me suivit tout en m’ordonnant de l’écouter et que nous n’avions pas terminé notre conversation.

Je ne l’écoutais même plus. Je m’engouffrais dans l’ascenseur et appuyais comme une folle furieuse sur le bouton qui fermait les portes afin que ma mère n’ait pas le temps d’arriver de m’empêcher de partir. Il y avait toujours l’escalier de secours, mais descendez tout un étage en escarpin louboutin et vous comprendrez ! Quand ma mère arriva, il était trop tard pour qu’elle me bloque et un soupire de soulagement m’échappa. Je fermais les yeux pendant tout le long de la descente jusqu’au rez-de-chaussée. Ca faisait tellement de bien un peu de silence. Je laissais les secondes s’écouler. Mes paupières se rouvrirent quand j’entendis le son de l’ascenseur. Nous étions arrivés au rez-de-chaussée. Je traversais le hall et me figeais en voyant que la pluie tombait à verse. Et merde ! Forcément, c’était toujours pour moi ce genre de bêtise !

Je n’avais pas pris de parapluie, mon manteau n’avait pas de capuche et je ne pouvais pas prendre la limousine parce que ma mère allait ordonner au chauffeur de lui dire où j’étais partie. Je me retournais pour voir que l’ascenseur était entrain de remonter. Ma mère allait descendre… A tous les coups, c’était ça qui allait se passer ! Bon, et bien pas le choix… Je poussais la porte en verre de l’immeuble et me retrouvais dans la rue, sous la pluie. Mon brushing… je le pleurais déjà ! J’avançais aussi rapidement que mes talons me le permettaient, ainsi que la pluie. C’était tout un art de savoir se débrouiller dans ses conditions. Mais il fallait que je m’éloigne. Je n’avais pas envie que ma mère me trouve. Sauf qu’il y avait un problème. Un énorme problème : je ne savais pas où aller… Ma mère savait absolument où mes amies habitaient et à tous les coups, elle allait faire le tour pour me retrouver. Il fallait que j’aille là où personne ne savait que je serais…

Et la seule personne dont personne ne soupçonnerait que j’irais c’était chez… Donovan. Rien que d’y penser, j’en étais déjà dépitée. Mais je n’avais pas le choix… Affrontant la pluie glaciale je traversais une partie de Manhattan pour arriver en bas de l’immeuble où il vivait. J’étais trempée, j’étais congelée… Le portier m’ouvrit la porte et gagnais l’ascenseur après avoir demandé à quel étage il vivait. Quand l’ascenseur arriva à destination, je me dirigeais vers la porte et appuyais sur la sonnette. Je m’essuyais le bout du nez avec mon manteau, mais il était tellement trempé, lui aussi que du coup, ça ne servait à rien. Quand enfin, la porte s’ouvrit sur Donovan, je le regardais et osais pénétrer à l’intérieur de chez lui.

- C’est franchement pas ce que tu crois ! Alors ne pas te faire des fausses idées ! lançais-je en retirant mes escarpins trempés.

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Dylan Jodelle Townsend
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 18 Nov - 18:36

Je me levais... Entre deux sublimes blondes au teint halée et aux gros poumons comme on dit. Lorsque je bougeai un peu, la jeune femme à ma droite glissa sa main sur mon torse tandis que son ami toucha mon entrejambe avec sa cuisse... Elles étaient bel et bien réveillées... Un sourire provocateur vint sur mes lèvres tandis que mon deuxième cerveau se tenait prêt. C'était une journée qui commençait extrêmement bien !

Après une partie de jambes en l'air, je sortis de ma chambre et allais prendre une douche. L'une des jeunes femmes me rejoint sous la douche. Je vous épargne les détails mais sachez que j'ai passé plus de temps que prévu sous la douche. Une fois propre, j'allais dans ma chambre. J'enfilais une chemise noir et un jean noir. J'appelais alors le traiteur afin de me faire livrer un déjeuner copieux. Les deux jeunes femmes m'expliquèrent qu'elles allaient devoir me quitter.

- Quel dommage, moi qui pensais pouvoir manger sur l'une d'entre vous..., murmurai-je avec sensualité.

J'avais un appétit sexuel énorme. Qui ne savait pas ça ? Même mes géniteurs le savaient. C'était d'ailleurs, l'une des raisons qui m'avait poussé à quitter le domaine familiale... Mes parents vivaient dans une immense maison à Brooklyn. Alors forcément, je m'amusais à ramener mes nouvelles conquêtes ou à faire des fêtes toutes plus débauchées les unes que les autres. Mais ça ne convenait pas à mes chers géniteurs alors une fois que j'eus atteint mes dix-huit ans, je décidais d’élire domicile dans l'un appartement que mon père avait acheté. Et devinez quoi ? Ce fut la meilleure décision de ma vie. A présent, je pouvais vivre comme bon me semblait... Il faut dire que mes géniteurs et moi... Ce n'était pas l'amour fou, c'était même tout l'inverse. Ils n'étaient que mes géniteurs et je n'étais qu'un héritier à leur fortune. Rien de plus.

Enfin bref, alors que je discutais tranquillement avec les deux jeunes femmes, la sonnette retentit. Je me levais de mon canapé et me dirigeai vers la porte. Lorsque je tournais la clé, je m'attendais à voir le livreur mais en aucun cas... Dylan, ma demi-soeur ! Dylan, je l'avais bien fais chié. Disons que j'étais allé la voir et je m'étais amusé à la rendre hystérique... En fait, je ne m'étais pas attendu à me retrouver à une version de moi en escarpins ! Il faut dire que si les rôles avaient été inversés, j'aurais eu la même réaction que Dylan. Je l'aurais rembarré. Sauf que là, elle était devant moi, trempée jusqu'aux os. Je fronçais les sourcils.

- Et que dois-je croire, frangine ?

Elle avait beau être ma demi-soeur, je m'amusais à l'affubler de surnoms, tels que "frangine", "soeurette"... Je savais qu'elle allait m'envoyer balader en me rappelant que nous n'avions que le même géniteur mais comme j'étais un véritable chieur... Je m'écartais pour la laisser passer. Mes deux premières invitées vinrent nous rejoindre. Elle me regardèrent d'un air interrogateur.

- Mesdemoiselles, je suis désolé mais je vais devoir vous demander de me laisser. Je dois avoir une conversation avec ma chère petite soeur. Mais ne vous en faites pas, je vous appelle, très bientôt..., leur dis-je avec un sourire séduisant.

Les deux jeunes femmes me firent un sourire et s'en allèrent. Je refermais la porte d'entrée. Je me retrouvais donc seul avec Dylan...

- Donne ton manteau, je vais le mettre à sécher...

Ce n'était pas vrai... J'allais le laisser dans la salle de bains et ça serait Johanna, la domestique qui s'en occuperait. J'aimais beaucoup Johanna. Elle était comme une mère pour moi, elle me protégeait, me conseillait et parfois, elle m'engueulait... Surtout quand je ramenais des filles bourrées ou que je dépensais dans des bêtises.
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 5 Déc - 20:50

Honnêtement, jamais je n’aurais cru que j’irais un jour trouver refuge chez Donovan. Sincèrement, si on m’avait dit une heure plus tôt que je me rendrais à pieds, sous la tempête, chez cet emmerdeur, j’aurais ri et j’aurais affirmé que non. Maintenant, je riais moins. J’étais sous la pluie, essayant tant bien que mal de me protéger de la pluie. Quoi que c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Du coup, je me retrouvais très rapidement trempée comme une souche. Pfff tout ça à cause de qui ? De ma mère ! Si ce n’était pas malheureux ça ! Je la détestais ! Depuis que j’étais petite, elle me pourrissait la vie rien que par sa présence. C’était bien mieux quand elle partait je ne sais où pour son travail. Au moins, je vivais ! Je n’étais pas étouffée et critiquée à tout bout de champ !

En arrivant dans le hall où vivait Donovan, j’avais la désagréable sensation que j’allais regretter d’être venue. Mais en même temps, je ne pouvais pas aller ailleurs, puisque ma mère serait capable de se rendre chez chacune de mes amies pour me remettre la main dessus. Non, s’il y avait bien un endroit où elle ne viendrait me chercher, ce serait chez lui. Et puis, jamais elle ne ferait la liaison entre moi et la famille Donovan. Elle n’était pas censée savoir d’où venait le sperme qu’elle s’était faite inséminé pour tomber enceinte et avoir un enfant. Forcément, ma mère ne voulait jamais rien faire comme tout le monde. Elle n’avait pas le temps pour l’amour, que ce soit pour un homme ou pour son propre enfant. Elle était matérialiste, ni plus, ni moins !

Après m’être renseignée sur l’étage où vivait mon soi-disant frère, je m’y rendis. J’étais frigorifiée, j’étais trempée et j’étais sur les nerfs. Une fois devant la porte, je pris une grande inspiration avant d’appuyer sur la sonnette. J’avais déjà une furieuse envie de faire demi-tour. Mais encore une fois, pour aller où ? Je n’allais pas me promener dans tout New York sous cette pluie ! Quand il ouvrit enfin la porte, je vis bien à sa tête qu’il s’attendait à tout le monde, sauf à moi. Beh ouais ! Comme quoi… Je sentais déjà que ça allait me gonfler ! Du coup, avant qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, je lui signalais que ce n’était pas du tout ce qu’il croyait. Je n’étais pas spécialement prête à lui accorder le fait qu’on avait le même sang dans les veines. Enfin, « sang », c’était vite dit.

Je rentrais chez lui sans vraiment attendre une invitation. J’étais là, je n’allais pas faire demi-tour, même si j’en mourrais d’envie. Je lui jetais un regard noir. Je détestais les surnoms du type « frangine », « sœurette » et tout le bazar. Ca me sortait par les oreilles en fait. Toujours dans l’entrée, je me débarrassais de mon manteau quand je remarquais la présence de deux blondes qui me fixaient. Je levais les yeux au ciel et lâchais un soupire. Au moins, je n’étais pas tombée au « mauvais » moment, même si ça m’aurait fait énormément plaisir de le couper au beau milieu, juste histoire de voir la rage se dessiner sur son visage. Mais bon. Pendant que Monsieur demandait à ses coups d’un soir de dégager le plancher, je secouais mon manteau, mettant un peu d’eau partout, mais je m’en foutais. Je n’accordais absolument aucun regard pour deux blondes quand elles déguerpirent.

Me retrouvant ainsi seule avec Donovan, celui-ci me demanda mon manteau afin de le faire sécher. Ah ! Merveilleux ! Sans plus attendre, je le lui donnais.

- Attention, pas plus de trente degrés au séchage ! lâchais-je. Sinon, tu pourras revendre ton appartement pour m’en racheter un neuf !

Une fois débarrassée de mon manteau, je retirais mes escarpins. Bien évidemment, je perdis presque dix centimètres de hauteur, mais je n’allais pas rester les pieds trempés là-dedans, c’était le coup à me casser la cheville. Il était hors de question que j’ai une fragilité au niveau des chevilles ! Parce que même quand on se faisait soigner, on continuait à être susceptible de se tordre à nouveau la cheville et pour pas grand-chose.

- J’espère que je n’interrompais rien, fis-je narquoisement en relevant mes cheveux humides avec un élastique.

Même si j’avais une capuche, ils avaient un peu pris la pluie. Ils n’étaient pas trempés comme si je sortais de la douche, c’était déjà ça !

- T’as à manger ? J’ai faim !

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Dylan Jodelle Townsend
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Dim 28 Déc - 20:26

D'après certaines femmes, les plus rageuses, j'étais un pervers traumatisé par le manque d'affection d'une mère absente et froide... Non, j'étais un homme qui aimait les femmes. Surtout les blondes... Elles avaient un effet dévastateur sur moi. Mais les brunes et les rousses aussi étaient belles. Les brunes étaient de sacrées coquines dominatrices tandis que les rousses avaient un grain de folie qui mettait du piment dans nos galipettes... Enfin, je ne généralise pas, c'est que j'ai pût constater durant mon expérience de tombeur. Enfin bref, je pris congé de mes charmantes demoiselles tandis que ma petite soeur foutait de l'eau partout dans mon appart.

- Dis donc, tu pourrais pas avoir au moins la gentillesse de secouer tes puces dans la salle de bains., dis-je en prenant son manteau.

Je la provoquais mais c'était un jeu pour moi. Je la faisais sortir de ses gonds pour lui prouver que nous nous ressemblions plus qu'elle ne voulait l'admettre. Elle me fit ses recommandations pour son manteau... J'y jetais un coup d'oeil, je la regardais puis haussais des épaules. Qu'est qui j'y connaissais à son charabia, je n'avais jamais lavé de vêtement de toute ma vie. J'allais le déposer dans la salle de bains. Johanna saurait quoi en faire, moi... Je risquerais d'y mettre le feu ! Lorsque je revins, Dylan avait perdu dix centimètres. Je l'observais avec un sourire narquois...

- Ca c'est donner le bâton pour se faire battre, frangine ! T'es réellement aussi petite que je le pensais...

Avec un soupir, j'allais dans la cuisine pour me servir un verre de whisky. Oui, l'heure n'avait pas d'importance pour mon verre. La petite naine me suivit jusque dans la cuisine tout en me demandant si je n'avais rien à manger.

- Dis moi, tu pense vraiment qu'il existe un frigo vide dans l'Uper East Side ? Prends ce qu'il te fera plaisir mais je te préviens, la salade et tout ce qui s'ensuit sont des aliments bannis. Avec moi, c'est chips et autres conneries du genre.

Je lui avais dis cela en regardant sa taille toute fine. Si elle était du genre à surveiller sa ligne, Dylan risquait d'avoir une raison de me détester. Je n'étais pas du genre à manger équilibré. D'ailleurs, je n'avais pas d'heure fixe pour manger. Tant que j'avais faim, je mangeais sans me poser de questions. Je pris ma bouteille et mon verre avant de demander à Dylan :

- Alors, dis moi, soeurette, qu'est qui t'amène chez moi ? Je te manque à ce point ? Lui dis-je ironiquement en buvant mon verre de whisky.
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 9 Jan - 20:23

Contrairement à ce qu’on pouvait penser, je n’étais pas venue ici pour faire amie-ami avec Blake, ni pour avoir une quelconque relation frère et sœur avec lui. Je ne l’aimais pas particulièrement, avouons-le. Soyons honnête, il me tapait sur le système ! Je supportais à peine sa présence et pourtant, j’étais chez lui. Il fallait croire que j’étais tombée sur le coin de la tête… Enfin bon. Pendant que monsieur virait ses petites distractions de la nuit, je retirais mon manteau et le secouais légèrement pour qu’il sèche un peu plus rapidement.

- Je te signale que je ne sais pas où elle est ta salle de bain ! Pour l’instant, je ne connais que l’entrée, vois-tu ?

Par contre, je sautais sur l’occasion quand il me proposa de sécher mon manteau. Je lui fis toutes mes recommandations parce que je tenais à conserver mon manteau en bon état. Et j’étais sérieuse quand je disais qu’il coutait cher. Vous me voyez, moi porter des vêtements bons marchés ? Soyons sérieux deux minutes : même pas en rêve ! Pendant que Blake était parti faire ce qu’il avait à faire avec mon manteau, je retirais mes escarpins qui étaient plus que mouillés. C’était dangereux de marcher avec ça parce que c’était ainsi qu’on se cassait une cheville. Et qui disait cheville cassée, disait fragilité une fois guéri. Et ça, c’était impensable ! Je ne marchais que très rarement avec des chaussures plates. Je ne me sentais pas du tout à l’aise. Par contre, à la maison, je m’en fichais. Je trainais en chaussons.

Je venais de les déposer dans un coin quand Blake revint. Je sentis qu’il m’observait et quand je le regardais en arquant un sourcil, je vis son petit sourire narquois qui me donnait envie de le frapper une nouvelle fois. Finalement, je levais les yeux au ciel une fois qu’il eut sorti sa petite remarque sur ma taille. Je complexais sur ma petitesse, c’était vrai. Mais du haut de mes 19 ans, j’avais appris à faire avec et à ne plus me vexer quand on me faisait une vanne de ce genre. Surtout que c’était vraiment petit de sa part. Mais vraiment très petit !

- Et toi t’es aussi bête que ce que je pensais ! répliquais-je.

Enfin, pour ne pas passer plus de temps là-dessus, je lui demandais s’il avait à manger. A cause de ma mère, je n’avais pas vraiment eu le temps de manger étant donné que depuis qu’elle avait mis les pieds au loft, c’était conflit sur conflit. Bref, passons ! Blake venait de se servir un verre de whisky et je ne pus m’empêcher d’avoir une grimace. Beurk ! Je me dirigeais vers le frigo et l’ouvris pour mettre mon nez dedans.

- Qu’est-ce que tu crois ? Que je ne mange jamais McDonald ou quoi ?

Je sortis quelques trucs du frigo que je callais sous mon bras puis ouvris quelques placards pour trouver un sachet de tagliatelles. Parfait ! Je déposais le tout sur le comptoir de la cuisine et continuais de farfouiller pour trouver une poêle et une casserole. Après avoir mis de l’eau dans cette dernière, j’allumais le gaz et mis l’eau à bouillir. Puis Blake me demanda la raison de ma présence ici.

- Je t’ai dit de ne pas te faire de fausses idées, lançais-je. Ne viens pas croire que je suis là pour notre lien soit disant fraternel.

Je doutais qu’il y ait cru, mais sait-on jamais ! Avec lui, mieux valait s’attendre à tout et à n’importe quoi. Je m’adossais au comptoir, attendant que l’eau boue et je continuais :

- Ma mère est rentrée et on s’est embrouillées. Du coup, j’ai préféré m’en aller et ici, c’est le seul endroit où elle ne pensera pas à venir me chercher, voilà tout. Je la connais, elle va faire tout le tour de Manhattan dans les endroits où je suis susceptible de me trouver. Manque de chance pour elle, j’ai un coup d’avance !

Une fois que l’eau fut à ébullition, je versais le sachet de tagliatelle et attrapais une spatule pour touiller. L’avantage avec ces pâtes là, c’était qu’elles ne mettaient jamais très longtemps à cuir. Fouillant à nouveau, je sortis un égouttoir.

- Au fait, j’espère que tu aimes les pâtes à la carbonara.

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Dim 8 Fév - 13:22

Soyons honnêtes, Dylan et moi, ce n'était pas le grand amour. C'était même tout le contraire. Nous étions comme chien et chat, je la provoquais, elle répondait, je l'enfonçais et elle explosait... Pendant ce temps là, je me frottais les mains en souriant, fier de ma connerie. Alors la voir me demandant l'asile, c'était un choc. Après tout, il ne viendrait pas à l'idée d'aller lui demander de l'aide.

- Mais tu vas sûrement chercher où se trouve cette salle de bains... Non ? Tu as l'air tellement décidé à t'incruster dans ma vie...

Après m'avoir fait toutes les recommandations concernant son manteau, recommandations que je n'avais pas écouté, je m'empressai d'aller le laisser dans la salle de bains avant de revenir vers Dylan. Ma jeune demi-soeur avait retiré ses talons aiguilles. Evidemment, elle me tendait le bâton pour se faire battre. Ne la ratant, je lui fis une remarque concernant sa taille. Et vraie harpie, elle ne se gêna pas pour répliquer. Elle ne comprenait pas qu'à mes yeux, c'était une sorte de jeu. Un peu comme lorsqu'on joue à chat.

Lorsqu'elle me demanda si j'avais de quoi manger, je l'invitais à se servir dans le frigo tout en la mettant en garde, je n'étais pas du genre à manger équilibré et tout ce qui s'en suivait. Elle répliqua, je souriais tout en buvant une gorgée de mon whisky. Pendant ce temps, elle se mit à se faire à manger, moi je lui demandais ce qui l'amenait chez moi, non sans la taquiner.

- Je vois que même avec ta mère, tu n'es pas du genre petite fille aimante...

Etait-ce un reproche ? Absolument pas. Mes géniteurs ne m'avaient vu que comme un héritier à qui léguer la fortune Donovan, je n'avais pas eu une enfance pleine de bisous et de câlins comme d'autres. Je n'avais pas eu de véritables liens avec mes géniteurs. Dylan se disputait avec sa mère. Moi, si mes parents ne me parlaient pas d'argent ou de l'entreprise, ils ne me parlaient pas du tout mais surtout, les émotions n'avaient pas leur place chez nous. Moi, je  criais, je cassais tout mais mes parents ne perdaient pas leur temps avec des futilités comme les sentiments de leur fils unique.

Je terminais mon verre alors qu'elle me parlait de pâtes carbonara. Je hochais la tête.

- Tant que c'est bon, moi, je prends !

Pendant qu'elle s'affairait en cuisine, je sortis la vaisselle et plaçais les assiettes et les couverts sur la table. Je posais ma bouteille de whisky, à croire qu'elle ne me quittait jamais celle-là, et une carafe d'eau.

- Alors, dis moi frangine, tu bois quoi ? Jus ? Soda ? Vin ? Whisky ? Vodka ? Vermont ?, lui demandai-je.

Bon, j'avais dans l'idée qu'elle ne voudrait pas de l'alcool. Je la voyais plutôt prendre un jus de fruits ou un soda. Mais ne dit-on pas que l'on ne doit pas se fier aux apparences. Lorsque Dylan eut choisit quoi boire, je posais la bouteille dur la table. Je me resservis un verre de whisky en attendant que Dylan finisse.
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 10 Mar - 19:46

Je n’étais pas chez moi, ici. Du coup, j’étais obligée de m’en remettre à Blake en ce qui concernait mon manteau, même si je devais bien avouer craindre pour la vie de celui-ci, si c’était lui qui s’en occupait. Mais bon, je n’avais pas le choix. A défaut de Sofia, quand elle était en congé, je mettais moi-même mes vêtements en machine parce que je savais les laver et ce qui était bon pour eux. Mais là… J’espérais qu’il avait quelqu’un pour s’en occuper parce que sinon, je risquais de le retrouver pour une taille de poupée. Je levais les yeux au ciel face à la remarque de mon soi-disant frère (ou demi-frère, appelez le comme vous voulez, je m’en fiche). Il était d’un ridicule quand il s’y mettait… Ca faisait peur à voir… Je lâchais un petit soupire.

- Ne me confonds pas avec toi, s’il te plait ! C’est toi qui tiens à t’incruster dans ma vie.

Il m’énervait ! Honnêtement, je regrettais sincèrement d’être venue jusqu’ici. Qu’est-ce qui m’avait pris ? Bon, d’accord, j’étais venue pour fuir ma mère parce que c’était bien le seul endroit où jamais elle ne viendrait me chercher. Mais quand même, je n’étais pas heureuse d’être là pour autant. Je préférerai être sur une île déserte sans téléphone portable, si je pouvais. Et encore… Même là, ma mère me retrouverait à coup sur. Les blagues sur ma taille, Blake semblait en avoir une collection étant donné qu’il ne résistait pas à me faire remarquer ma petitesse une fois mes pieds déchaussés. Loin de me laisser faire, je lui lâchais une réplique de mon cru. Content ou pas, je n’en avais rien à faire. Je n’allais certainement pas me laisser faire par ce grand benêt !

Décidée à ne pas faire le pied de gru dans l’entrée, je lui demandais s’il avait le frigo plein ou pas. Je commençais à avoir faim. Ma mère m’avait tellement énervée que je n’avais même pas eu le temps de manger un peu. Du coup, j’allais un peu me servir chez Blake, mais ce n’était pas pour un plat qu’il allait faire le trottoir. Alors que je fouillais un peu dans ses placards de cuisine pour trouver ce que je voulais, Blake eut la bonne idée de me demander la raison de ma visite. Pour le coup, je lui répondis très honnêtement que c’était à cause de ma mère. Elle et moi ne nous étions jamais réellement aimées. Si elle m’avait eu c’était uniquement pour avoir un héritier pour son entreprise, un peu comme les rois qui cherchaient à avoir un fils pour la succession. Et moi, je ne l’aimais pas parce qu’elle ne m’aimait pas. Elle ne s’était jamais sentie mère.

- Elle ne m’aime pas, je ne vois pas pourquoi je l’aimerai en retour.

Je me concentrais de nouveau sur le plat de pâtes à la carbonara que j’étais entrain de préparer. Je lui demandais s’il aimait ça. Enfin, qu’il aime ou pas, ça allait bientôt être prêt donc tant pis s’il n’aimait pas ça, je ne préparerai pas autre chose. Alors que je mélangeais la crème fraiche et les lardons avec les pâtes, je répliquais :

- C’est toujours bon !

Comme si je ne savais pas cuisiner ! Pfff ! C’était mal me connaître ! Mais je n’allais rien dire d’autre parce qu’il commençait à mettre la table. Attrapant une pince à pâtes je commençais à servir deux assiettes. Je remis mon nez dans le frigo et sortis deux œufs que je cassais et ne gardais que le jaune pour le rajouter par-dessus.

- Du Vermont ? Vraiment ? fis-je surprise. Moi qui croyais que chez toi, il n’y avait aucune distinction… Va pour un verre de Vermont.

J’allais jeter les coquilles d’œufs avant d’aller m’asseoir à table où se trouvait déjà Blake avec son verre de Whisky. Qu’est-ce que les hommes pouvaient bien trouver dans cette boisson ? A croire que c’était une norme de fabrique. Je suis un homme, je suis riche et bien je bois du whisky ! Du grand n’importe quoi, dans un sens ! je ne cherchais pas à comprendre. J’attrapais ma fourchette ainsi que mon couteau et commençais à mélanger le tout. J’avais l’impression que ça faisait une éternité que je n’en avais pas mangées. En fait, c’était même tout à fait possible.

- Alors, dis-moi, comment ça se fait que tu es déjà levé alors que je suis sure que tu as passé une nuit très occupée ?

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 30 Juin - 16:30

Honnêtement, je commençais à regretter de ne pas avoir de frères ni de soeurs plus jeunes que moi. J'adorais faire chier Dylan. Plus elle s'énervait, plus je m'amusais. Des fois, je me demandais même si elle ne le faisait pas exprès, si dans le fond, elle aussi ne s'amusait pas à ce petit jeu.C'était possible non ? Mais Dylanou était trop têtue et trop fière pour le reconnaître, si c'était le cas. Et puis, ça serait moins drôle si je savais qu'elle aimait quand je la taquinais. Je serais obligé de trouver un truc un peu plus... Chiant pour la demoiselle !

- Moi aussi je t'aime, Dylanou, lui balançais-je en lui collant un énorme bisou baveux sur la joue avant de m'en aller rapidement en riant.

Je savais déjà que je risquais de me manger une claque si je restais trop longtemps dans les parages. J'avais dépassé une limite, encore une fois. Contrairement à la fois où je lui avais tapoté la tête, c'était gentil hein ? Un bisou de la part de son grand frère adoré , tout le monde adore et encore plus venant de Blake Zachary Donovan !
Lorsque je revins, en étant sûr que la voie était libre... Des fois qu'elle se cacherait pas, une poêle à la main prête à m'assommer. Je lui demandais alors la raison de sa visite. Faut dire que je n'avais jamais cru qu'un jour je verrais Dylan sur le pas de ma porte réclamant l'asile. Lorsqu'elle m'expliqua, je constatais qu'elle avait les mêmes rapports avec sa mère que moi avec mes parents. Il n'y avait pas d'amour, pas d'attache. Seulement une question d'argent, d'héritage. J'approuvais sa réponse d'un signe de tête. Ce n'était certainement pas moi qui lui tiendrait un discours sur les valeurs traditionnelles de la famille. Je ne les connaissais pas ! Et puis franchement... Qui pouvait croire un seul instant que nos parents respectifs pouvaient ressentir une once d'amour pour leur progéniture ?

- T'as bien raison... Mais pourquoi tu ne te prends pas un appartement, tu aurais enfin la paix tous les jours. Moi, c'est ce que j'ai fais. Je ne supportais plus le paternel et ses remarques à la con, je suis parti dès que j'ai pût !

D'autres personnes auraient répondu "plus facile à dire qu'à faire.". Mais quand on vit dans l'Upper East Side, c'était aussi facile à dire qu'à faire. L'argent n'était en aucun cas un problème. Et heureusement sinon comment nous payerions nous nos appartements luxueux ? Enfin bref, je lui assurais que tant ce qu'elle préparait était bon à manger, moi, j'avalerais. J'étais un ventre sur pattes, ça personne ne pouvait le nier. Heureusement que je gardais toujours mon corps d'Apollon.

- J'attends de goûter pour en juger, soeurette.

Dylan s'affairait au dessus des assiettes tandis que je terminais de mettre la table. Je lui demandais alors ce qu'elle voulait boire, mademoiselle me fit une remarque insultante... Qu'il n'y aurait aucune distinction. Je levais les yeux au ciel en lui servant son verre que je posais sur la table. Si je n'avais pas été un gosse de riche, je pense que j'aurais pût faire carrière derrière un bar à préparer des cocktails. Certes, je ne buvais que du whisky mais il m'arrivait de me préparer d'excellents cocktails en tout genre.

- Tu m'insulte, jeune fille ! Sache pour ton information que tu as un grand frère qui possède un excellent bar, ainsi que d'excellents crus. Contrairement à ce que tu pense, j'ai des boissons en tout genre. Et je prépare d'excellents cocktails. Je t'en ferais goûter si ça te tente.

Tant qu'à faire, Dylan avait préparé le repas, je pouvais bien lui proposer un apéritif... Bon, il tombait après le déjeuner et bien tôt mais selon ma conception, ça restais l'apéritif ! Ne cherchez pas à me contredire, je déteste ça !
Donc, une fois face à mon assiette, je plantais ma fourchette dans les pâtes en souhaitant bon appétit à Dylan. Je mélangeais les pâtes à la sauce avant d'en goûter une bouchée. Je mâchais tout en m'avouant que c'était super bon. Comme quoi, toutes les filles habitant l'Upper East Side n'étaient pas que des filles à papa incapables de faire bouillir de l'eau.

- C'est excellent, lui dis-je après avoir avalé. Moi qui pensais que tu risquais de m'empoisonner !, lui dis en souriant d'un air taquin.

Bah quoi, on ne change pas une équipe qui gagne. Je continuais donc de manger lorsqu'elle me demanda comment se faisait-il que je sois debout aussi tôt sachant que j'avais passé une nuit mouvementée. Et ça pour être mouvementée, elle l'avait été. Je terminais ma bouchée avant de lui dire :

- Disons que l'amusement n'était pas fini pour moi. Tu sais les hommes ont ce que l'on appelle familièrement la gaule du matin. Je comptais sur mes amies pour combler tout ça mais tu as ruiné tous mes plans. Je vais devoir me rattraper...
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Sam 11 Juil - 18:57

Je n’étais pas là pour le plaisir. Si j’étais là, c’était principalement à cause de ma mère parce que si elle n’était pas rentrée de son déplacement, je serais encore chez moi, tranquille, prenant le temps de me réveiller. Parce qu’avec elle, les réveils étaient en fanfare et je détestais ça. J’aimais prendre le temps de me réveiller, de m’habiller etc… Là, je m’étais habillée en catastrophe pour quitter au plus vite le loft. Bon, en catastrophe, certes, mais tout en conservant un minimum de la classe qui m’était due. Jamais vous ne verrez la grande Dylan mal habillée. Ce jour n’était pas arrivé et n’était pas prêt d’arriver ! Mais bon, aller chez Blake était probablement la meilleure chose qui me restait pour fuir ma génitrice puisqu’elle connaissait l’adresse de chacune de mes amies ou personne chez qui j’étais susceptible de trouver refuge. Chez Blake… Et bien jamais elle ne me trouverait. Même si c’était choisir la voie de la facilité…

Une grimace de dégout se dessina sur mes lèvres lorsqu’il déposa un bisou bien baveux sur ma joue. POUAH c’était répugnant ! Sans plus attendre, je me précipitais vers l’évier pour passer de l’eau sur ma joue et me désinfecter. Quelle idée saugrenue lui avait traversé l’esprit pour me faire un truc pareil ?! Heureusement pour lui qu’il avait eu la bonne idée de prendre la fuite parce qu’il serait resté à côté de moi, il se serait mangé un coup de spatule en bois. Une fois la joue séchée, je retournais à la préparation de mes pâtes à la carbonara sans demander mon reste. Par le coup, je me disais qu’il valait mieux ne pas relever parce que ça inciterait Blake à continuer. Continuant ma popote, toute seule, je ne m’attendais pas à le voir ressurgir après quelques minutes. Le calme fut bien court… Il me demanda le motif de ma petite visite et je ne lui cachais nullement que ce n’était pas par plaisir que j’étais là.

Je lui expliquais brièvement que je m’étais prise la tête avec ma mère qui avait le don de me faire sortir de mes gonds. Tout en mélangeant mes pâtes, Blake m’appuya dans ma fuite. Je me tournais légèrement vers lui en haussant un sourcil.

- Je ne peux pas, je ne suis pas majeure, tu te souviens ? Et puis, si je partais, je n’aurais pas un rond étant donné que l’argent que j’utilise vient des ressources de ma mère. Elle ferait bloquer toutes ses cartes de crédit pour être sure que je vive sous un pont.

J’étais son héritière et elle entendait bien sur que je me comporte comme tel. Auquel cas, elle serait encline à me déshériter complètement. Après tout, j’existais uniquement parce qu’il lui fallait un héritier et madame était beaucoup trop occupé pour envisager une relation amoureuse. Une perte de temps que l’amour. Enfin bon. Même si j’étais déjà bien partie pour faire des pâtes sauce carbonara, je demandais, par principe, à Blake s’il aimait ça. Sa réponse me fit lever les yeux au ciel. Beh voyons ! Des pâtes, c’était pâtes. Il n’y avait pas trente-six façons de préparer. Mais bon. S’il n’était pas content, il n’avait qu’à se débrouiller et commander un truc. Oui parce que Blake ne semblait pas du tout du genre à préparer lui-même sa nourriture. Moi non plus, autant l’avouer, c’était Sofia qui me mitonnait tous les plats que je mangeais, mais à force d’observer, j’apprenais. Généralement, je retenais du premier coup.

Une fois les pâtes prêtes, je servis deux plâtrées et me dirigeais vers la salle à manger où Blake avait mis la table. Bon, au moins, il n’avait pas été inutile et savait faire autre chose que de me planter des bisous baveux sur la joue. Alors que je m’installais, il me proposa différentes boissons. Je fus presque surprise qu’il me propose autant de choses. J’étais plutôt encline à croire qu’à part une bouteille de Coca-Cola et du Whisky, il n’avait rien d’autre dans ses placards. Mais je choisis de boire du vin.

- Pour que tu me fasses boire jusqu’à ce que je souffre d’un coma éthylique ?! Jamais de la vie, répliquais-je.

Nous n’étions pas encore assez proches pour tenter ce genre de choses. D’ailleurs, j’ignorais si nous le serions un jour parce que je n’étais pas vraiment encline à accepter un « grand frère » que je n’avais pas connu jusqu’à présent. Pour moi, j’étais fille unique parce que j’avais été élevée en tant que telle. Je n’avais jamais su prêter mes jouets et ça ne risquait pas vraiment de changer aujourd’hui. Une fois servie en boisson, je m’autorisais à manger. Blake fit de même après avoir bien prit le temps de tout mélanger. J’étais entrain de mâcher ma bouchée quand il me complimenta sur son assiette.

- Je crois que se serait plutôt moi qui devrais avoir peur que tu m’empoisonnes.

Personnellement, je n’étais pas prête à lâcher le morceau. Je n’avais toujours pas une haute estime de Blake étant donné qu’il me sortait par les yeux et n’avait absolument rien fait pour se faire « aimer » de moi dès le premier jour. Je continuais de manger tranquillement. Les silences à table, je ne supportais pas ça. Pour cette raison, je lui demandais la raison de sa levée matinale alors qu’il semblait avoir vécu une nuit mouvementée. Je grimaçais lorsqu’il évoqua le fait de se rattraper. Je n’osais même pas imaginer.

- Abstiens-toi le temps de mon petit séjour ici, je ne voudrais pas ressortir traumatiser par des façons peu orthodoxes ! Mais je suis sure que tu trouveras une fille prête à se déshabiller à n’importe quel moment ! D’ailleurs, il n’y en a pas une qui te fait craquer plus que les autres ?

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mer 17 Fév - 1:19

Dylan et moi ? C'était comme chien et chat. On passait notre temps à se disputer, se chamailler, s'insulter, se laisser des piques. Mais dans le fond... On se détestait vraiment. Bah oui, malgré le lien de sang qui nous liait, nous n'étions pas proches. Ok, nous ne nous connaissions pas avant cela mais malgré la connaissance de ce lien... Nous étions toujours en guerre. Sauf aujourd'hui, une trêve s'imposait vu que Dylan venait de me demander l'asile... Enfin, presque car je ne pouvais pas m'empêcher de l'énerver. Le gène du grand frère avait fini par s'imposer dans mon ADN !

Donc après l'avoir fait hurler une nouvelle fois, je revins afin de comprendre la raison de sa venue. Elle m'expliqua une dispute avec sa mère... Je souriais en baissant la tête. Ca ne m'étonnait absolument pas. C'était ce qui se passait bien souvent lorsqu'un héritier avait dans l'idée de remplacer le patron... Moi et mon père avions en plus de ça le même caractère de merde. Alors forcément, deux chefs de meute ne pouvaient cohabiter sous le même toit. Donc, j'avais fini par prendre un appartement. Ca avait tellement plus d'avantages d'être seul ! Dylan avait vu deux aperçus de cette magnifique liberté que j'avais.

" Je t'aurais bien conseillé de te faire émanciper... Mais comme tu l'as dis, tu seras obliger de dire adieu à l'argent de ta mère... Tu n'as même pas un compte ? Essaye de voir avec un avocat, je suis sûre que tu peux t'en débarrasser tout en gardant une main sur sa fortune..."


J'avais proposé diverses boissons, alcoolisées ou non. J'étais un bon vivant et puis, je ne buvais pas que de l'alcool, je n'étais pas encore alcoolique. Je pris donc une fausse mine outrée avant de lui répondre. Sa remarque me fit rire.

" Soeurette, jamais, je n'oserais te faire boire jusqu'à ce point... Tu as du sang Donovan donc je pense que tu as choppé le gène de la vengeance... Et on sait que les femmes sont bien plus sournoises que les hommes... "

Tout en souriant, je lui servis un verre de vin. Pourquoi ne lui fis-je pas un sermon sur les dangers de l'alcool ? Déjà parce que j'étais très mal placé et puis qui ne savait pas que dans les quartiers uppés de l'Upper East Side, on buvait à partir de 14 ans ? 13, si les parents étaient alcooliques. Mais oui, l'alcool chez nous n'était pas un problème pour s'en procurer. Et puis, Dylan se prenait pour une grande dame donc forcément, elle se tiendrait comme telle. Jamais une dame ne se soulerait !

" Tu ne me serais d'aucune utilité une fois morte. Non, vivante, tu es bien plus intéressante. "

Je pris un faux air mystérieux en haussant les sourcils, un sourire aux lèvres. Je n'avais aucun plan derrière la tête pour une fois. Mais je n'avais réellement aucune envie de l'empoisonner... Elle m'aurait crée plus de problèmes qu'autre chose une fois morte. Alors que nous mangions, Dylan me demandait de m'abstenir durant son séjour... C'est la meilleure ! Je m'étais barré de chez mon père pour m'amuser et voilà que son autre moitié de gène venait me dire ce que je devais faire. J'éclatais de rire !

" Ma chère petite soeur, je suis encore chez moi. Je ne t'ai pas invité, mais si cela ne te convient pas... Tu peux toujours rentrer chez toi ! "

Je levais les yeux au ciel... Cette petite avait beaucoup de culot ! Qui ça moi esquiver sa dernière question ? Pas du tout ! Seulement, ça ne la regardait pas ! Comme si j'allais lui parler de Snow... Pff, elle était trop jeune et trop innocente pour connaître tout ça !!
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mer 30 Mar - 10:16

Peut-être que je n’aurais pas dû venir ici. Sauf que je n’avais pas vraiment d’autres options parce que ma mère connaissait absolument tous les endroits où je pouvais trouver refuge, sauf celui-ci. Mais voilà, Blake n’allait plus se sentir pisser après ça, et cela m’énervait à l’avance. Je pouvais bien le supporter au moins quelques heures jusqu’à ce que je puisse aller quelque part où ma mère aurait déjà regardé. Elle était pire que le FBI quand elle voulait. Vivement le jour où je pourrais partir de là et vivre ma propre vie. En attendant, j’étais obligée d’enterrer la hache de guerre avec ce gugusse qui affirmait partout où il passait que nous étions frère et sœur. N’avait-il pas compris qu’être frère et sœur ce n’était pas seulement une histoire de sang ? La famille, c’était ce qu’on avait dans le cœur. Enfin, si c’était bien le cas, ma seule famille se résumerait à Sofia, ma nourrisse.

Me faire émanciper ? La bonne blague ! S’il croyait que je n’y avais pas encore pensé… J’avais déjà pensé à toutes les possibilités et l’émancipation est impossible car je n’aurais plus l’argent de ma mère dont je dépendais pour vivre. Elle serait capable de faire bloquer toutes ses cartes de crédit pour que je dorme sous un pont afin que je revienne en la suppliant à genoux. Elle était sadique, ma mère.

- Si, je dois en avoir un, répondis-je. Mais je n’y ai pas accès. Donc je vis avec l’argent de ma mère. Et même si je prenais un avocat, avec quoi je le paierai ? L’argent de ma mère, peut-être ? À moins que tu ne veuilles payer sans compter un quelconque remboursement de ma part.

Je refusais un quelconque cocktail proposé par Blake. Je n’étais plus une gamine qui ne consommait jamais d’alcool mais ma confiance en lui était limitée. J’acceptais néanmoins un verre de Vermont. Ce serait la seule chose que je boirais avant de passer à l’eau. Je haussais les épaules à sa réponse. C’était sa parole contre la mienne après tout, non ?

- Je t’accorde le fait que je suis très douée en vengeance, lâchais-je. Mais ça s’arrête là. Laisses tomber cette histoire de sang, de gène, etc. T’es toujours pas plus mon frère qu’hier.

Une fois à table, je commençais à manger le plat que j’avais préparé. Comme toujours, ce plat était celui que je réussissais le mieux. Peut-être parce que c’était le premier que j’avais appris à faire. Enfin toujours était-il que les pâtes carbonara étaient un de mes pêchés mignons. Je me régalais à chaque fois que j’en mangeais. D’ailleurs, ma tête d’extase devait être visible. Quand Blake daigna à son tour manger son assiette, la question d’empoisonnement fit surface. Comme quoi, il était sans doute aussi suspicieux que moi à son égard.

- Vivante ou pas, je ne te serais jamais d’aucune utilité puisqu’il n’y aura jamais rien entre toi et moi.

Je continuais donc de manger tout en essayant d’animer une quelconque conversation. Je commençais bien sur par le fait qu’il était debout à une heure plutôt matinale et la conversation dévia sur le sexe. Il fallait s’en douter quand on avait affaire à lui. Personnellement, c’était un spectacle que je me passerai de voir. D’ailleurs, je ne le lui cachais pas. Néanmoins, j’étais curieuse aussi. Comment un homme qui couchait avec autant de ces femmes pouvait ne pas avoir une préférée parmi toutes ? J’étais certaine qu’il y en avait une qu’il affectionnait plus que les autres mais ça… Encore fallait-il pouvoir le lui faire cracher. Je lui posais ouvertement la question et comme du par hasard, il esquiva la question. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres.

- Si tu me considères toujours comme ta « chère petite sœur » pourquoi devrais-je annoncer ma visite ? Je bus une gorgée de vin et tout en reposant mon verre, j’ajoutais : Mais tu éludes ma question. Dois-je en déduire qu’une femme se détache des autres ? Ne me dis pas que t’es timide à ce point !

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 15 Avr - 20:55

J’étais bien content d’être à ma place. Avec mes parents, nous n’avions pas de réel contact donc impossible que l’on se dispute. Je n’avais jamais vécu ce genre de situation. Les disputes, les réconciliations. La notion même de famille m’avait toujours échappé. Je ne savais pas ce que c’était que d’être membre d’une famille, une famille unie encore moins. Du coup, j’écoutais Dylan avec une certaine attention… D’une certaine façon, je l’enviais. Oh pas beaucoup mais quand même un peu. Dylan avait tout de même un rapport avec sa mère, aussi conflictuel soit-il. Moi, je n’avais rien avec mes parents. J’avais élevé par des gouvernantes qui se succédaient les unes aux autres. Alors forcément, je ne savais pas comment m’y prendre avec mes parents. A tel point qu’aujourd’hui, je vivais seul. Depuis que j’avais quitté la maison familiale, je ne voyais plus mes parents. Je ne cherchais pas à les voir et eux non plus… Sauf lorsqu’ils participaient à des dîners mondains où ma présence était demandée. Sinon, même leur téléphoner serait trop… D’ailleurs, je ne pense pas qu’ils répondraient. Enfin bref.

- J’ai beau être un homme incroyablement généreux, je ne suis pas pour autant le pigeon que tu plumeras ! Bon, tout ce que je peux te dire c’est : prends ton mal en patience soeurette. Tu finiras par t’en sortir par tes propres moyens.


J’étais dans le même cas qu’elle. Mon argent venant de mon père. Disons qu’il me versait chaque mois de l’argent de poche… Avec quatre ou cinq zéro, tout dépendait de son humeur. Mais n’allez pas croire que j’étais un idiot. Sur l’argent qu’il me donnait, une partie était faite pour mon amusement personnel, l’autre dormait gentiment dans un coffre ou sur un autre compte que j’avais fait à l’insu de mon père. C’était ça, en attendant de remplacer mon père à la tête de l’entreprise familiale. Et dire qu'il pensait que je n'étais un petit con fêtard qui ne pensait pas au lendemain... Il était bien loin de la vérité !

- C'est ce que tu te dis pour te réconforter...


Je riais. Elle n'admettait pas nos liens sûrement parce que j'avais mauvaise réputation. Déjà que le bruit courait déjà sur notre lien de parenté, alors si en plus, elle admettait enfin ce lien... Pour le moment, ce n'était qu'une rumeur que je "m'amusais' à faire circuler pour rendre folle ma chère demi-soeur.

- Si tu le dis...

Ce que Dylan ne savait pas, c'est que beaucoup pouvaient l'utiliser contre moi. Qui ? Des mecs trompés par leurs copines avec moi... On couche avec ma petite soeur, et on fait courir des bruits sur son innocence volée. Ou encore, on la fait boire puis on lui fait faire tout ce que l'on veut. Oui, entre nous, on était salauds.
Je savourais le plat fait par Dylan. Il était excellent... Bizarre, je ne la voyais tellement pas cuisiner. Pour moi, c'était une espèce de gamine pourrie gâtée pas foutu de tenir un balai... Après tout, j'étais à peu près comme ça...

- Voyons voir, t'auras beau être ma frangine, tu dois prévenir. Histoire de ne pas interrompre une partie de jambes en l'air torride !


Je continuais d'esquiver sa question concernant une certaine jeune femme qui aurait pût me taper dans l'oeil... Tout simplement parce que je ne voyais pas l'intérêt de lui en parler. Ca ne la regardait pas ! Je ne voulais pas qu'elle sache que ce soit à propos de Snow...
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 17 Mai - 19:10

S’émanciper, la belle affaire ! Ça me faciliterait la vie si c’était possible mais ma mère s’était arrangée pour que je vive à ses crochets et que je ne puisse pas avoir ma liberté tant qu’elle ne le déciderait pas. Et telle que je la connaissais, je ne l’obtiendrai pas tant qu’elle serait en vie. Elle tenait à moi parce que j’étais son héritière. Elle n’avait pas eu le temps de trouver un compagnon pour avoir un enfant alors elle avait fait appel à un donneur anonyme. J’étais un bébé éprouvette qui n’aurait jamais de frère et de sœur parce que ma mère n’avait jamais réellement désiré avoir un enfant. En fait, si elle m’avait eu c’était seulement pour que tout ce qu’elle avait ne retombe pas dans les mains de n’importe qui. Son empire me revenait. Et je ne disais pas non à ce qu’elle allait m’offrir mais pour ça, il faudrait que je passe par des années d’emprisonnement. Quelque part, je m’en fichais parce qu’elle n’était quasiment jamais là et que je la supportais que très rarement mais quand elle était là, elle le faisait savoir et nous nous disputions à chaque fois.

Je rappelais à Blake que je n’avais pas un sous si ça ne provenait pas du compte en banque de ma mère et que par conséquent, je ne pouvais pas payer un avocat pour me faire émanciper ni réclamer de l’argent ; à moins qu’il ne paye l’intégralité de mes dépenses sans attendre de ma part un quelconque remboursement. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres quand il refusa clair et net de payer. Puis je haussais les épaules face à son « conseil ». Il ne m’apprenait rien que je ne sache déjà.

- Magnifique lien ‘familial’, répondis-je.

Je laissais tomber. Et de toute façon, je ne comptais pas dessus non plus. Blake avait beau dire à tous ceux qui voulaient bien l’entendre que nous étions frère et sœur, il n’était pas capable d’avoir un lien fraternel. Un vrai frère aurait accepté sans rien dire (ou presque). Mais de toute manière, je ne voulais pas de lui comme frère donc la question ne se posait pas. Et je ne refusais pas mon potentiel lien avec lui pour me rassurer ou quoi. J’avais grandi sans lui jusqu’à présent et je m’étais faite de la même manière donc accepter un frère à l’âge de dix-neuf ans… Non, soyons sérieux ! Et puis, je n’avais pas de père non plus. Je n’en avais pas besoin non plus. Il n’était pas essentiel à ma vie. C’était enfant que j’aurais aimé pouvoir balancer à ma mère « et bah puisque c’est comme ça, je vais chez papa ! » mais ça ne s’était jamais fait et j’avais appris à vivre de cette façon.

- Quand tu auras fini de rire bêtement, tu apprendras que non, je ne dis pas ça pour me réconforter.

Un psychiatre dirait peut-être que j’étais dans le déni niveau lien fraternel, mais si son père avait donné son sperme à une banque, c’était bien pour ne pas avoir à s’occuper de moi, n’est-ce pas ? Il n’aurait même jamais dû savoir que j’existais. Mais j’ignore comment, il l’avait su et avait même un dossier sur moi. Qu’est-ce que je devais supposer ? Qu’un beau jour il allait frapper à ma porte pour me dire « coucou, je suis ton père » ? C’était d’un ennui mortel… Les gens ne savaient plus quoi faire maintenant. Oui, je disais haut et fort que Blake et moi n’avions absolument aucun lien de parenté et je l’assumais.

Tout en mangeant, je questionnais Blake sur ses nombreuses conquêtes et surtout, je voulais lui trouver un point faible. Parmi toutes celles qu’il sautait, il y en avait forcément une qui le faisait craquer, c’était sûr ! Mais laquelle ? Il esquivait ma question. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres. Il y en avait une ! J’en étais sûre ! Je terminais ma bouche avant d’entonner :

- Ouh le menteur, il est amoureux ! chantonnais-je. Il n’y en aurait pas, tu aurais répondu ! Tu éludes, il y en a une !

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Lun 1 Aoû - 23:30

Dans un sens, je comprenais la situation de Dylan. J’avais vécu la même chose avant de pouvoir enfin prendre un appartement. Bon, même si je n’avais plus mes parents sur le dos, ils n’en restaient pas moins envahissants. Il arrivait que mon père décide que je vienne à une réunion dans le seul but de me former. Et bien entendu, je n’avais pas mon mot à dire dans tout cela. Sinon, on me coupait les vivres momentanément, histoire de me rappeler que celui qui a l’argent commande. Mes parents n’étaient là que pour faire de moi l’héritier rêvé. Mais ils ne savaient pas à quel point leurs leçons avaient porté leurs fruits… Ils avaient tout fait pour faire de moi un petit prince pourri gâté et ils avaient réussi. J’étais méprisant et hautain. Plus arrogant, tu meurs et devinez quoi ? J’étais réellement fier de qui j’étais !

La remarque de ma chère jeune sœur sur notre lien familial me fit sourire mais je ne lui répondis pas. Je criais partout qu’elle était ma sœur cadette, je me faisais un plaisir fou à lui rappeler que nous partagions une moitié de gènes en commun… Mais je ne la considérais pas réellement comme ma sœur. Et elle devait s’en douter, sinon, elle ne me rejetterait pas avec autant d’aplomb. Ce n’était pas méchant mais nous n’avions pas grandi ensemble, je n’avais eu à lui céder mes jouets, ni à la protéger ou encore à me battre avec elle pour savoir qui pourrait s’asseoir sur le siège avant de la voiture. Moi, j’étais un chieur par excellence, je ne ratais jamais une bonne occasion de pourrir la vie d’une personne et pas de chance pour elle, Dylan était devenue ma cible favorite ! Un jour, je me lasserais et je trouverais une nouvelle personne à tyranniser, mais en attendant….
Bon, aujourd’hui, c’était une journée de trêve. J’accordais l’asile à la pauvre petite biche qu’était Dylan. Enfin, j’allais être moins chiant. Il faut dire que je m’étais réveillé d’excellente humeur.

Alors que nous continuons notre repas, Dylan décida d’aborder le sujet de ma vie amoureuse. Non mais sincèrement… Moi, raconter à Dylan que je couchais avec la première jolie paire de jambes ? Ou encore de Snow qui m’avait retourné complètement le cerveau ? Sûrement pas. D’autant plus qu’elle n’avait pas à savoir certains détails. Je ne savais pas ce qu’elle connaissait à la vie sexuelle et il était hors de question que je joue au prof d’éducation sexuelle. Donc oui, j’éludais sa question !
Je me servis un peu d’eau en prenant soin de l’ignorer complètement.

« Et sinon, dis-moi, tes cours se passent bien ? D’ailleurs, t’étudies quoi ?? »

Quoi ??? Je m’intéressais à la vie de ma petite sœur, ce n’est pas un crime, si ? Je bus une gorgée en tentant de me noyer dans le verre. Et surtout en priant pour qu’elle me lâche avec mes histoires. A croire que je cherchais à savoir avec qui elle fricotait !
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mer 31 Aoû - 10:29

Avoir un grand frère ne faisait pas parti de mes projets de vie. Néanmoins, il s’avérait être utile quand on en avait besoin. Je me doutais que Blake ne me fermerait pas la porte au nez. En même temps, je ne lui avais pas trop laissé le choix, j’étais rentrée chez lui sans attendre son autorisation. Mais s’il voulait réellement devenir le grand frère qu’il affirmait être, autant qu’il se rende utile. Si j’étais là, ce n’était pas pour un grand frère, c’était plus parce que je savais que ma mère ne viendrait pas ici pour me trouver. J’étais donc tranquille.

J’avais eu l’occasion de voir à quoi occupait Blake ses nuits, mais je n’en étais pas offusquée pour autant. Je lui avais peut-être brisé son délire d’un second round mais je m’en fichais. J’étais trempée alors le reste était le cadet de mes soucis. Habituellement, faire la guerre à Blake n’était pas un souci, mais il semblerait qu’aujourd’hui nous faisions une trêve. Pour le meilleur ou pour le pire, ça je n’en savais rien. En tout cas, j’étais la première étonnée de constater qu’on pouvait avoir une conversation relativement normale. Bien sur, on continuait à se balancer quelques piques parce que c’était beaucoup plus fort que nous. Mais bon, je partais du principe que nous avions une conversation polie.

Prendre un appartement afin d’être indépendante et ne plus rien devoir à personne n’était pas vraiment une option que je pouvais prendre en compte pour la simple et bonne raison que si je faisais ça, ma mère ferait tout pour me couper les vivres et me couper du monde de manière générale. Je devais devenir sa parfaite petite héritière, sinon à quoi bon m’avoir fabriqué ? Il fallait bien que je sois rentable auquel cas, il n’y aurait aucun intérêt. Enfin bon.

Encore une fois, je recalais Blake avec ses liens familiaux et pour une fois, il n’insista pas. A croire qu’il était malade. Peut-être que je devrais lui prendre sa température ? Bien que loin de moi l’idée de jouer les infirmières. Il avait des filles pour ça. J’étais certaine qu’il y en aurait une centaine qui accepterait de jouer ce rôle. Je changeais de conversation, déviant plutôt sur sa vie amoureuse. Malgré ce que j’avais vu, je n’avais pas besoin qu’il me répète le fait d’être célibataire et de n’avoir aucune attache pour les femmes, mais Blake était un homme et il y avait bien une femme parmi toute qui devait lui faire tourner un temps soit peut la tête. Et j’étais bien déterminée à découvrir laquelle.

Je lui posais donc des questions, mais il avait une fâcheuse manie à éluder ma question. Au final, il en vint à me demander comment se passaient mes cours. Comme si ma vie universitaire l’intéressait réellement. Je levais les yeux au ciel tout en terminant ma bouchée de pâtes. Je remarquais alors que j’avais fini mon assiette et j’allais me resservir une plâtrée. Je n’y pouvais rien si j’étais une grande amatrice de pâtes. A toutes les sauces ! J’étais fière quand je créais une nouvelle recette. J’étais certaine qu’au fond, je n’inventais rien, qu’il devait bien y avoir des gens qui avaient testé les recettes avant moi, mais peu importait. Du coin cuisine, je répondis :

- Ca se passe très bien, merci de t’en inquiéter. Et j’étudie la finance. C’est étonnant, n’est-ce pas ?

Je m’assis sur la chaise que j’occupais précédemment et me reconcentrais sur ce qui m’intéressait.

- Mais ne penses pas t’en tirer à bon compte. Je sais qu’il y a une fille qui te plait plus que les autres. Alors dis-moi tout ! Sinon, je ne te lâcherais pas les baskets et tu comprendras enfin ce que je ressens à chaque fois que tu te mets sur mon dos.

J’enfournais une nouvelle bouchée de pâtes tout en attendant la réponse de mon cher « frère ».

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 6 Jan - 16:08

Habituellement, j’adorais faire chier Dylan, c’était même mon passe-temps favori quand elle était dans les parages. Pour une fois, je n’essayais pas de la rendre folle de rage, elle aurait pu me remercier… Mais comme elle était de mauvaise foi… Bah quoi ? Elle avait déjà du mal à admettre un quelconque lien de parenté avec moi… Si j’étais à sa place, j’aurais été ravi de dire que j’étais mon frère. J’étais si génial. Les femmes ne rêvant pas de me mettre dans leur lit devaient rêver de m’avoir pour frère.

Enfin bon, je mangeais le plat de pâtes cuisiné par ma chère petite sœur. Et je deviens bien admettre que c’était tout bonnement délicieux. Oui, oui, j’adorais. Mais bien sûr, je ne lui ferais pas le plaisir de l’admettre. Elle avait bien du mal à admettre que j’étais le meilleur de tous les grands frères… Enfin bon, pour aujourd’hui, je la laissais relativement tranquille. Il ne fallait surtout pas qu’elle s’y habitue. Disons que Dylan m’avait pris de court en débarquant à l’improviste. Du coup, je ne m’étais pas vraiment préparé à faire chier qui que ce soit pour cette journée.

Malheureusement pour moi, Dylan était bien décidée à m’emmerder avec une idée saugrenue : savoir si une femme m’avait tapé dans l’œil. Il y en avait bien une… Snow… Je l’avais rencontré dans une boîte de strip-tease. J’aimais y aller pour me divertir ou me rincer l’œil, comme vous voudrez. Il était cependant plus rare que je reparte avec une des danseuses. Sauf que Snow… Merde, cette femme avait tout pour elle. Sa beauté, sa grâce, son sex-appeal ! Contrairement aux autres danseuses, elle n’avait pas besoin de se maquiller comme une voiture volée. Elle restait naturelle et son charme opérait. J’avais couché avec elle mais sincèrement, j’aurais voulu beaucoup plus qu’une nuit avec elle. Mais je savais qu’elle me repousserait. Aucune autre femme n’en serait capable, mais je savais que Snow n’hésiterait pas à m’envoyer balader.
Je commençais à rêvasser lorsque Dylan m’expliqua étudier la finance. Tiens donc… Je ne l’imaginais pas du tout étudier ce domaine !

« La finance ? Je te voyais plutôt dans le management. Une princesse tyrannique comme toi ne rêve pas d’avoir une armée à ses pieds ?? »
dis-je en terminant mon verre d’un trait.

Bon il y avait un trait de caractère que nous partagions. Dylan était aussi têtue que moi. Je savais bien qu’elle ne lâcherait pas l’affaire aussi facilement mais je tentais tout de même le coup. Je ne voulais pas parler de Snow. Après tout, ça ne regardait personne. Et même si je savais qu’elle n’hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution, je décidais de ne rien dire.

« Je préfère garder le silence et contacter mon avocat avant d’émettre la moindre affirmation. Tu auras beau clamer haut et fort que nous n’avons rien en commun, il reste que le sang Donovan coule dans tes veines… Je ne peux donc pas te faire confiance… »

Tout en lui parlant, je me levais en attrapant mon assiette. Je suivis son exemple et me servis une nouvelle fois des pâtes. J’adorais son plat mais si jamais elle me le demandait, je nierais tout en bloc.
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 7 Fév - 18:19

Je ne m’attendais pas spécialement à ce que Blake s’intéresse à ma vie. Après tout, nous n’avions pas grandi ensemble donc il n’avait aucune raison de me poser la moindre question sur les études que j’effectuais actuellement. Et pourtant, c’était précisément ce qu’il était entrain de faire à l’heure actuelle. Alors quoi ? Est-ce que cela voulait dire qu’on apprenait à se connaître avant de devenir deux frères et sœurs parfaitement normaux ? Oh que non ! Ce n’était pas parce que Blake essayait de tisser un quelconque lien avec moi et que je lui avais cuisiné des pâtes que cela faisait de nous une famille. Je n’étais pas une Donovan. Je n’étais pas née dans cet optique là. Mais je devais bien avouer que pour une fois, j’étais bien contente qu’on ne se tire pas trop dans les jambes. Au moins, ça me faisait une pause parce qu’à la longue, il était particulièrement pénible.

Puisqu’il posait des questions, j’en posais également. Notamment sur un sujet où je désirais connaître la réponse : est-ce qu’il y avait une fille qui lui plaisait plus que les autres. Blake n’avait pas un cœur de pierre, il était humain. Il y avait forcément une fille parmi tant d’autres qui devait retenir son attention. Et à la manière où il esquivait la réponse, il était bien évidant que oui. Mais ça, il fallait encore le lui faire avouer. Ça allait être difficile, mais j’étais du genre têtu comme fille alors je ne comptais pas lâcher le morceau aussi facilement. Pour esquiver ma question, Blake souhaita savoir ce que j’étudiais. Étant polie et courtoise, je lui répondis que je m’étais spécialisée dans la finance. Dans le but, bien évidemment, de prendre la succession de ma mère le jour de demain. Sauf qu’au jour d’aujourd’hui, je n’étais plus très sûre de ce que je désirais à ce propos. Ma relation avec ma mère était un tel chantier que j’avais bien envie de la laisser avec son entreprise. Elle serait bien capable de retourner à la banque de sperme pour se faire inséminer un autre bébé tel que je la connaissais… C’était sans aucun doute le plus triste dans l’histoire.

- Oh mais j’ai une armée à mes pieds, répondis-je. Et si je fais de la finance c’est juste parce que contrairement à ma mère, je ne me fis qu’à moi-même. J’ai pris une option management, comme ça, je serais prête sur les deux plans.

Même si je répondais bien volontiers à ses questions, il était bien sur évident que je n’oubliais pas une seule seconde que je n’avais pas obtenu de réponse à la mienne. Je lui avouais savoir parfaitement qu’il y avait une fille qui lui plaisait, sinon il n’esquiverait pas ma question, et le menaçais de m’avoir sur le dos s’il n’y répondait pas. Je levais les yeux au ciel quand il m’annonça ne parler qu’en présence de son avocat.

- Comme si j’étais du genre à aller trouver cette fille pour aller lui dire « Oh tu lui plais plus que les autres. Peut-être que tu as réussi à percer son cœur de pierre ? ». Ce n’est définitivement pas mon genre !

Je pris une nouvelle bouchée de pâtes. Je me régalais toujours quand je mangeais ce plat là. Je pouvais en manger sans me lasser. J’ignorais qui était l’idiot qui avait dit qu’à force de manger la même chose on finissait par se lasser, mais ce n’était pas vrai pour moi.

- Alors, cette fille, qui est-ce ? Une bonne bourgeoise, future femme entretenue par son époux ? Oh… non, non ! Les filles de bonnes familles ne sont sans aucun doute pas pour toi. Peut-être trop fade ou trop Marie couche toi là ? Quoi que je suis sûre que tu as couché avec certains nombres d’entre elle… Oh je sais ! Une fille qui n’a absolument rien à voir avec ton monde, histoire de faire criser papa et maman !

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Sam 29 Juil - 15:50

J’étais surpris de voir que je pouvais rester avec Dylan sans que l’on ne se cherche des poux. La hache de guerre semblait enterrée. Du moins, pour le moment, nous n’avions pas encore fumé le calumet de la paix. Et pour que cela arrive… Il fallait au moins une menace terroriste ! Mais pour le moment, tout se passait plutôt bien. Nous étions calmes et nous avions une discussion comme deux personnes civilisées. Je ne la provoquais pas, elle ne me giflait pas, tout allait donc pour le mieux.
J’en profitais alors pour en apprendre un peu plus sur ma jeune sœur, comme par exemple, quelles études faisait-elle. Après tout, je lui disais être son grand frère mais en réalité, je ne savais pas grand-chose d’elle. Ce que je savais de son caractère, je l’apprenais en l’emmerdant chaque jour. Mais, je ne savais rien de plus. Elle m’expliqua alors faire des études dans la finance avec une option management. Rien d’étonnant, je l’imaginais bien à la tête d’une entreprise qu’elle dirigerait d’une main de fer. C’était bien du Dylan tout craché !

« Je vois, c’est intelligent. Dans ce monde, tu ne peux pas te fier aux autres. C’est ce que le paternel m’a appris. Il a toujours des yeux derrière la tête, il fait toujours en sorte de tout savoir. Et si quelqu’un essaye de le doubler, il le pait très cher… Il aurait pu être un excellent parrain de la drogue ! » dis-je en mettant une nouvelle bouchée de pâtes dans ma bouche.

Et bien sûr, Dylan ne lâchait pas l’affaire. Elle voulait absolument savoir qui était la mystérieuse femme ayant volé mon cœur. Sauf que je n’avais pas l’intention d’en parler et encore moins avec elle. Pourquoi ? Premièrement parce que cette fille n’existait pas… Enfin si, Snow existait mais elle n’était qu’un coup d’un soir particulièrement attirant mais rien de plus… Non ?

« Je sais bien que tu n’iras pas lui parler mais toi, avec une information aussi délicate sur moi… C’est du suicide ! »

Dylan pourrait me faire chanter avec une histoire pareille… Ou me bassiner et se foutre de moi dans les couloirs de l’université. Non merci sans façon. Et afin d’éviter une nouvelle occasion pour elle de me répondre, je me levais immédiatement pour aller me resservir. Il faut dire que son plat était vraiment bon mais n’oublions pas notre inimitié ! Même sous la menace d’un revolver, je nierais avoir aimé son plat. Non, je dirais plutôt qu’avec la nuit que j’avais passé, j’étais tout simplement affamé. Je devais faire le plein d’énergie.

Une fois revenu à table, j’osais croire que ma chère petite sœur allait me laisser tranquille, sauf que non. Elle était bien décidée à savoir qui avait réussi à me faire tourner la tête. Elle se mit alors à faire des hypothèses sur qui pouvait bien être cette femme. Et le moins que l’on puisse dire, c’était que Dylan m’avait plutôt bien cerné. Les filles de bonnes familles, c’était amusant pour une nuit mais pas assez pour attirer mon attention. Snow avait tout ce que j’aimais et recherchais chez une femme. Alors forcément, elle avait toute mon attention… Revenant à notre conversation, je soupirais puis je finis par lui dire :

« C’est une stripteaseuse, contente Mademoiselle Je-fourre-mon-nez-partout ? »

Et sans attendre, je me remis à manger sans lever la tête. Si je croisais son regard, Dylan allait penser que je voulais en parler, sauf que non je ne voulais SURTOUT pas en parler !
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Ven 8 Sep - 19:34

Dans ce monde, j’avais rapidement appris à quel point il valait mieux faire confiance qu’à soi-même plutôt qu’aux autres. On ne savait jamais à quel moment quelqu’un pouvait vous trahir et en règle générale, la trahison était dure. Si je devais me lancer dans la gestion d’une entreprise mondiale comme ma mère l’attendait de moi, il fallait que je sois opérationnelle sur tous les côtés. Je ne pourrais jamais tout gérer, c’était impossible. Je serais obligée de confier certaines tâches à d’autres personnes que moi, mais je voulais être le genre de gérante qui s’y connaissait sur tous les domaines. Je ne voulais pas être quelqu’un qui ne comprenait rien à ce qu’on lui racontait et qui répondait : « Vas-y, je te fais confiance » et qui coulait l’entreprise par sa bêtise. C’était logique que Blake approuve mon idée. J’étais un génie en puissance.

- Peut-être que ton père te l’a appris. Mais contrairement à toi, je l’ai apprise de moi-même. Nul besoin qu’on m’apprenne les choses pour que je les comprenne. D’où mon formidable QI.

Pour le coup, il n’y avait aucune vantardise dans mes paroles : j’avais un QI supérieur à la moyenne. J’avais sauté deux classes au cours de mon enfance. C’était les deux seules fois où j’avais vu une once de fierté dans le regard de ma mère. À croire que le fait que je ne saute plus de classe n’était plus normal, à présent. Elle me traitait parfois comme une idiote alors que c’était tout l’inverse de ce que j’étais. Ses petits manèges, je les comprenais. Je comprenais absolument chaque point qu’elle abordait au téléphone avec ses coordinateurs et ses associés. Bien évidemment, c’était uniquement quand j’écoutais. La plupart du temps, je ne m’intéressais pas à elle. Elle ne s’occupait pas de moi alors pourquoi est-ce que j’en ferais de même ?

Enfin malgré cette petite conversation sur ma personne, je ne lâchais pas Blake sur la potentielle femme qui pouvait avoir attiré son attention. Je savais qu’il y en avait une, sinon, il n’esquiverait pas la question. Son attitude était nettement moins détachée et cela voulait tout dire. Je le rassurais également quant au fait que je n’irais pas lui parler. Déjà tel que je le connaissais, je savais qu’elle n’appartenait pas à la même classe sociale que nous. Ou tout du moins, ce n’était pas une gentille fille de bonne famille. Ces femmes-là n’intéressaient pas Blake, c’était sûr et certain. Mais qui sait ? Peut-être était-ce avec une femme comme ça qu’il aurait envie un jour de se poser ? Allez savoir, la vie était parfois très étrange. J’attendis qu’il revienne à table pour le bassiner avec ça. Il craquerait à un moment ou un autre. Ils craquaient toujours. J’étais trop têtue et trop chiante pour lâcher le morceau.

Au final j’eus ma réponse. Et sa réponse ne me choqua pas un seul instant. Au contraire. J’eus même un petit sourire triomphant parce que j’avais réussi. Je ne lui avais pas tiré de nom – ça je m’en foutais royalement – mais j’avais réussi à lui faire admettre qu’il y avait bien une nana dans le monde qui faisait battre son cœur de pierre.

- Une stripteaseuse, hein ? Pourquoi est-ce que cela ne m’étonne pas ! lâchais-je. Tu l’as rencontré comment ? Oh attend ! J’imagine déjà : tu l’as payé pour qu’elle te fasse un show et tes hormones n’ont pas résisté, avoue ?

Je pointais ma fourchette vers lui avec une lueur de défi dans le regard. Même s’il m’esquivait du regard, il ne pourrait pas le faire très longtemps. On n’échappait pas à Dylan Jodelle Townsend, c’était comme ça !

- Ça va être difficile de la présenter à papa et maman ! À moins qu’elle ne soit bonne menteuse et qu’elle s’invente un métier respectable et honorable. Tu ne penses pas ?

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mer 13 Déc - 15:35

En entendant parler Dylan, je ne pus retenir un ricanement. Désolé mais c’était plus fort que moi. Je prenais mon rôle de grand frère très au sérieux, il était donc de mon devoir de me moquer de ma sœur dès que l’occasion s’en présenter. En réalité, je ne doutais pas de son intelligence. Dylan avait l’air intelligente mais je ne pouvais pas le lui dire. Je n’étais pas son larbin pour lui cirer les pompes à longueur de journées. Non, moi j’étais là pour la faire enrager. Mais pour autant, je n’émis aucun commentaire. En dehors d’un sourire narquois et d’un regard moqueur à souhait.

La conversation avait rapidement dérivé sur ma vie amoureuse… Allez savoir comment nous en étions arrivés là. J’avais tenu bon jusque là mais j’avais fini par craquer et par parler de Snow. J’avais bien compris que tant que je ne lui dirais pas qui était la fameuse femme qui avait réussi à pénétrer dans le hall de mon cœur. Je n’étais pas du genre à raconter mes histoires de sexe. Et je n’avais pas de vie amoureuse. Avoir une petite amie qui m’appelait chaque jour, jouait les jalouses parce que j’avais osé regarder une autre femme, devoir faire semblant d’aimer sa nouvelle coiffure… Bref, rien que de penser à tout ça, j’avais envie de boire. Sauf que depuis quelques temps, une personne semblait envahir mes pensées : Snow. Je l’avais rencontré une nuit. Nous avions couché ensemble et il faut dire que ça avait été si intense… Elle m’avait marqué ! Mais de là à jouer un remake de Pretty Woman… Non, quand même pas… Quoi que…

« Je t’en ai assez dis ! Tu veux pas non plus savoir que je l’ai prise sur la même chaise et tu as posé ton derrière ? »

Je lui fis un petit sourire narquois, comme je savais si bien le faire. Non, je n’allais pas lui avouer qu’elle avait totalement raison. A croire qu’elle m’avait espionné… Ce qui, venant de cette chipie, ne m’aurait pas étonné. Dylan pouvait être diabolique quand elle s’y mettait. Alors à moins d’une preuve, je ne comptais absolument pas lui raconter comment notre rencontre s’était faite… Dylan était ma demi-sœur, pas ma meilleure amie !!

« Ooooh doucement, soeurette ! Qui te parle de présentations ?? Je ne suis pas en couple ! C’est simplement un charmant coup d’un soir qui a été… Plus marquant que ce que j’ai connu, mais rien de plus, rien de moins. Commence pas à t’imaginer n’importe quoi ! »

Dylan allait vite en besogne. Oui, cette fille me plaisait physiquement et sexuellement parlant mais ça s’arrêtait là. On avait simplement couché ensemble et basta ! Personne n’allait présenter personne, ne mettons pas la charrue avant les bœufs !!
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 26 Déc - 22:02

Même si j’étais présente en ce moment même chez Blake, ça ne voulait pas dire que je considérais avoir un quelconque lien familial avec lui. Il n’était pas mon frère et ne le serait jamais. Peut-être que le sang qui coulait dans nos veines était à moitié similaire, mais ça s’arrêtait là. Pour moi, je partais du principe qu’on choisissait sa famille, que c’était principalement le cœur plutôt que le sang qui faisait une famille. Et clairement, je pouvais l’affirmer : j’étais orpheline depuis toujours. Ma mère n’était ma mère que parce qu’elle m’avait mise au monde. À aucun moment nous n’étions proches Elle avait eu besoin d’un héritier : j’étais là pour ça. Ni plus, ni moins. C’était blessant de n’exister que pour ça, finalement. Mais je ne comptais pas la laisser s’en sortir à si bon compte.

Puisque j’étais venue chercher refuge chez Blake étant donné que c’était le seul endroit où ma mère ne viendrait jamais me chercher, il était aussi normal que je fasse la conversation à mon hôte. Et la conversation principale portait sur la vie amoureuse de Blake. Au début, il avait lutté mais finalement il avait parlé d’une certaine femme. Je savais bien qu’il y en avait forcément une qui s’était dénotée. Mais il fallait lui faire cracher l’information et j’étais bonne à ce petit jeu. En revanche, quand il mentionna le fait qu’ils aient… fait des choses sur la chaise sur laquelle j’étais assise me fit grimacer.

- Seigneur tout puissant… Tu es dégoutant !

Par mesure de précaution, dès que je rentrerai, mes vêtements iraient à laver et moi, sous la douche. Et en plus c’était une strip-teaseuse. Pourquoi est-ce que ça ne m’étonnait pas de lui ? D’ailleurs, je lui fis mention du fait qu’il pourrait difficilement la présenter à ses parents étant donné qu’elle ne rentrait surement pas dans les critères de sélection des Donovan.

- Oh moi je n’imagine rien, fis-je. C’est toi qui es mordu, pas moi ! Et n’essaie pas de nier la vérité : tu as eu un coup de cœur pour la donzelle. Avoue c’est parce qu’elle t’a montré ses nichons que tu as craqué ?

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mer 21 Fév - 22:51

J’adorais taquiner ma jeune sœur. Ce n’était pas ça mon rôle ? La rendre folle de rage juste pour mon propre plaisir ? Sauf qu’elle décida d’inverser les rôles. Elle commença à me poser des questions afin de savoir qui était la femme qui avait réussi à captiver mon attention. Je lui révélais simplement que Snow était strip-teaseuse, mais il était hors de question que je lui en dise plus. D’abord parce que je n’avais pas l’habitude de parler de moi et de ce que je pouvais ressentir et ensuite parce que Dylan était le genre de personne à qui l’on ne doit jamais confier ses faiblesses.
Qu’elle sache qu’une femme était dans mes pensées était bien suffisant. Et comme pour confirmer mes dires, je me mis à penser à Snow. Bon, je n’étais pas amoureux mais simplement intrigué. J’avais eu de nombreuses relations, parfois même avec des collègues de Snow, et aucune n’avait réussi à me combler aussi facilement. Alors forcément, je ne cessais de penser à ce qui s’était passé. J’essayais de trouver une raison logique à ce fait totalement inédit. Mais je ne trouvais pas… Ce qui me frustrait énormément, même si je ne montrais rien devant ma jeune sœur. Sauf que bien sûr, comme toutes les filles, il lui fallait des détails, savoir tout ce qui s’était passé… Ce que je refusais catégoriquement, à moins qu’elle veuille entendre le résumé détaillé de nos ébats. Quand elle me dit que j’étais dégoûtant, je ne pus m’empêcher de lui faire un énorme sourire satisfait.

« Tu es loin de la vérité, petite sœur. Je suis bien pire ! »

Ma stratégie ? La dégouter au maximum pour qu’elle ne veuille plus rien savoir. Je ne comptais m’épancher sur ce sujet. Ça ne la regardait absolument pas. Je ne lui posais pas des questions sur sa vie amoureuse, alors pourquoi devrait-elle en savoir sur la mienne ? Non merci.
Sauf qu’elle continuait en parlant de la magnifique poitrine de Snow… Tiens donc et si…

« Je t’avoue que quand j’ai vu sa poitrine… Le jeune et fringant soldat s’est mis au garde à vous pour la saluer ! Ses seins… Ils sont… Waouh… Rien que d’y penser… »

Je pris un air extasié, un sourire béat aux lèvres. Si elle voulait s’aventurer sur ce terrain-là, ce serait à ses risques et périls. Puisqu’elle voulait avoir plus de renseignements sur ma vie sexuelle, elle en aurait pour son compte. J’allais lui donner tous les détails de notre magnifique nuit !!
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 10 Avr - 17:28

Quelle idée avais-je eu de venir trouver refuge chez Blake ?! J’aurais mieux fait de me casser la cheville en marchant sous la pluie jusqu’ici. Je regrettais sincèrement par la conversation que nous étions en train d’avoir. Jamais nous ne pourrions avoir une relation normale. Il m’exaspérait énormément. Après tout, nous n’étions pas faits pour aimer et apprécier tout le monde. Et il semblerait que Blake et moi nous n’étions pas faits pour nous entendre. Mais j’étais chez lui parce que c’était le seul endroit où ma mère ne viendrait pas me chercher. Je n’avais pas envie de me retrouver en face d’elle dans l’immédiat. Une confrontation suffisait amplement pour le moment. J’avais déjà affronté bien pire avec elle, mais je n’avais pas la tête à ça pour l’instant. Tout ce que je désirais, c’était qu’on me laisse tranquille. Mais mon vœu était loin d’être exaucé avec Blake qui faisait exprès de m’embêter.

Mais j’étais déterminée à lui rendre la monnaie de sa pièce et il semblerait que j’avais trouvé une corde sensible : une femme. Une femme qui avait laissé un souvenir marquant dans l’esprit de Blake. Cette femme était strip-teaseuse. Alors il ne connaissait probablement pas son vrai prénom. Mais ce n’était pas le plus important. Et puis je ne voulais pas en savoir beaucoup plus en fait. Sauf que Blake étant ce qu’il était, il avait commencé à dire des choses dégoutantes : comme par exemple le fait qu’ils avaient peut-être fait des choses sur la chaise sur laquelle j’étais assise. J’aurais pu me lever en criant au scandale, mais étant donné la façon dont Blake annonçait ça, je savais que c’était faux. Mais par précaution je ferais laver et désinfecter mes vêtements. Juste au cas où.

- Tes penchants ne m’intéressent pas, répliquais-je.

Même s’il ne voulait pas l’avouer, j’étais sûre et certaine que Blake était mordu de la strip-teaseuse. Ça se voyait comme le nez au beau milieu de la figure. Je tournais même cela à la dérision en lui parlant de la poitrine de cette femme. Je ne la connaissais pas, mais j’imaginais assez facilement le genre femme qui plaisait à Blake. J’arquais un sourcil quand il fit semblant d’avouer.

- Mon pauvre garçon…

Je pris une nouvelle bouchée de mon plat de pâtes et lâchais un soupire d’exaspération. C’était désolant quand même dans arriver là.

- T’es devenu accro et tu ne le vois même pas.

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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Dim 1 Juil - 19:29

Dylan n’avait pas encore compris qu’en venant me demander l’asile, c’était à ses risques et périls. Après tout, quelle idée d’aller chez la personne qui passait son temps à pourrir ta vie ? Bien évidemment que j’allais profiter de cette occasion. Surtout qu’elle n’avait pas d’autres choix que de me supporter ! Sa mère devait vraiment être une teigne pour qu’elle vienne se refugier chez moi, dans mon antre !
Mais je devais avouer qu’elle n’était pas tellement de mauvaise compagnie. Je m’attendais à une princesse pourrie gâtée incapable de se servir de ses dix doigts et qui allait m’emmerder pour que je m’occupe d’elle… Mais pas du tout ! Bon, en dehors de ses questions gênantes, Dylan n’était pas aussi chiante que je l’aurais cru.

« Tu es sûre, soeurette ? Vu toutes tes questions, je pensais que tu voulais touuuut savoir de moi ! Y compris comment je prenais mon pied. »

Je continuais à manger mes pâtes tranquillement. Il ne fallait pas qu’elle pense que j’aimais son plat… Enfin, oui j’aimais son plat mais elle n’avait absolument pas besoin de le savoir. Un peu comme mon histoire avec Snow. Elle me plaisait, ça oui. Elle était totalement mon genre de femme mais ça n’allait pas au-delà du physique. Après tout, elle était strip-teaseuse, faire ami-ami avec les clients ne devaient pas faire partie de son contrat… Je n’étais même pas sûr qu’elle avait le droit de coucher avec les clients. Sexuellement parlant, la jeune femme était… Waouh incroyable ! Là, je ne parlais pas avec ma tête mais ma virilité. Et elle disait qu’elle en était folle, qu’elle recommencerait quand Snow voudrait.

« Tu dis des bêtises… Accro ? Moi ? Tu m’as bien regardé ! Je ne suis pas un petit puceau qui tombe amoureux de la première venue ! »

Je levais les yeux au ciel. Si Dylan pensait que j’étais accro, elle se trompait lourdement. Si j’étais accro, j’aurais sûrement demandé une nouvelle entrevue avec Snow. Sauf que je ne le faisais pas. D’ailleurs, je n’étais pas retourné au club depuis que j’y avais rencontré Snow.
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MessageSujet: Re: Te fais pas de film ! [Blake]   Mar 14 Aoû - 9:31

Contrairement à ce que l’on pouvait penser, la vie sexuelle de Blake ne m’intéressait pas le moindre du monde. Mais savoir qu’il n’était pas infaillible, ça… ça c’était quelque chose de très intéressant et que je ne risquais pas de laisser passer. Il semblerait bien qu’il y ait une personne dans ce bas monde qui pouvait être sa faiblesse et je comptais bien garder cette carte dans ma manche afin de pouvoir la sortir au bon moment. Sauf que Blake était assez pervers pour aller trop loin dans ses propos et forcément, il ne pouvait pas s’empêcher de donner des détails qui ne m’intéressaient absolument pas. Je levais les yeux au ciel face à sa réponses.

- Non, ça je m’en moque complétement de comment tu prends ton pied, répondis-je.

J’en avais entendu pas mal sur lui, il fallait bien l’avouer. Il avait une certaine réputation. Une réputation qui ne m’intéressait pas du tout étant donné que je ne prêtais pas attention aux personnes qui entraient dans la catégorie de « baiseur en série ». Pour moi, ces personnes-là ne valaient pas la peine d’être connue parce qu’elles n’iraient pas très loin dans la vie. De ça, j’en étais persuadée.

En l’écoutant parler, ça crevait les yeux qu’il avait flashé sur cette femme. Bon, d’après ce que je comprenais, elle avait un physique assez avantageux, et ça ne m’étonnait pas de lui non plus de sélectionner les femmes pour leur plastique et non pour ce qu’elles avaient dans le cerveau, mais quand il en parlait, il était évident qu’elle était plus qu’une femme de passage. Peut-être pas la femme de sa vie, mais tout du moins, elle avait attiré son attention et c’était évident que c’était quelque chose d’assez rare chez lui. Enfin, moi je disais ça mais en vrai, je n’en savais rien. Je connaissais Blake uniquement de réputation et c’était bien assez !

- Oui, je t’ai bien regardé. Et si tu regardais devant un miroir pendant que tu parles d’elle, tu te rendrais compte que y’a le petit quelque chose qui fait que t’es accro !

J’avais dit cela d’un air satisfaisant et surtout j’étais sûre de moi. Sauf que la personne assise en face de moi se voilait complètement la face ! Et c’était sans aucun doute le plus triste… C’était dommage ! Après, est-ce qu’il méritait vraiment une fille ? Je plaignais celle qui se ferait piéger !

- Tu as revu cette fille ? demandais-je en enfournant une dernière bouchée de pâtes dans ma bouche.

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