Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]

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MessageSujet: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mer 16 Oct - 20:26

L’Université était devenue mon territoire depuis que j’avais commencé à y étudier. J’avais quitté Los Angeles en étant la reine du lycée et je comptais bien garder cette couronne à New York. D’où la nécessité de faire de l’Université mon domaine. J’excellais dans cette matière et je n’avais aucun mal à rester au sommet. Celles qui prétendaient pouvoir prendre ma place déchantaient très rapidement face à ma force de caractère. Honnêtement, j’étais plus que fière de l’effet que je faisais sur les gens. J’inspirais le respect et c’était exactement ça qu’une reine devait inspirer. La crainte aussi. Je n’y pouvais rien, il fallait bien mener la vie dure à quelques uns pour pouvoir assurer ses arrières. Je n’éprouvais absolument aucun remord à agir de cette façon. Il fallait faire des sacrifices et j’étais prête à en faire plus d’un. Beaucoup s’étaient persuadés que je n’avais aucun cœur et jamais je ne l’avais démenti. Si ça pouvait leur faire plaisir…

Je préférais être seule plutôt que mal accompagnée. Des amis, je n’en avais pas. Enfin, pas vraiment… J’étais toujours en compagnie de deux filles : mes suivantes. Que serait une reine sans elle ? On avait toujours besoin des autres pour faire le sale boulot. Ce qu’il y avait de bien, c’était qu’elles ne râlaient jamais et obéissaient sans poser le moindre problème. Parfois, je devais leur rappeler certaines choses, mais une fois chose faite, tout allait comme sur des roulettes. Je n’avais besoin de personne pour me hisser au sommet. Et je ne laisserai jamais personne tenter de me dépasser. Et puis, je pouvais aussi dire que j’avais eu un excellent professeur en la personne de ma mère. Un vrai chacal ! Et pas humaine pour deux ronds. Etait-ce étonnant que je lui ressemble ? Caractériellement parlant, bien évidemment. Physiquement, je n’avais que ses yeux. J’étais aussi brune qu’elle était blonde. Je devais tenir de mon géniteur.

Ma matinée s’était écoulée dans un amphithéâtre à prendre ardemment des notes sur tout ce que le professeur disait. J’avais également cet objectif d’être la meilleure élève. Une reine ne pouvait pas être la dernière des idiotes. Ce n’était pas compatible ! Si beaucoup regardaient un film ou bien passaient leur temps sur les réseaux sociaux, moi, je prenais mes cours et ne regrettais jamais amèrement de ne pas avoir pris de notes. Apparaitre comme un cancre n’était jamais gratifiant parce que ça faisait rire cinq minutes et après, c’était laçant. Je rangeais mon macbook dans mon sac à main quand le cours se termina. Une fois que j’eus tout rangé dans mon sac, je quittais mon siège ainsi que l’amphithéâtre, suivie de mes deux éternelles suivantes. Dans les couloirs, tout le monde se poussait pour me laisser passer. Je marchais la tête haute, comme à mon habitude. Une Townsend ne regardait jamais par terre, sauf pour une bonne raison.

J’étais bien décidée à me rendre à mon cours suivant quand un : « Townsend ! » se fit entendre. Aussitôt, je me retournais pour voir qui osait m’interpeller comme ça au beau milieu des couloirs. Non mais sérieusement, est-ce que je ressemblais à un chien qu’on appelait pour attirer son attention ? J’étais un être humain ! Surtout que la personne qui venait de m’appeler n’était nulle autre qu’une espèce de potiche qui se croyait meilleure que moi. Elle n’avait toujours pas compris qu’elle ne m’arrivait même pas à la cheville ? Enfin, je lui passais un savon, encore une fois. De toute façon, je n’avais pas trop de mal parce qu’elle ne pouvait absolument rien contre moi. J’étais la reine !

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mar 12 Nov - 20:54

Je sortais de ma salle de cours. L'éco-gestion était une matière bien trop complexe mais nécessaire. Si je voulais un jour pouvoir prendre la tête de l'empire de mon paternel, je devais absolument lui prouver que j'étais son digne héritier mais surtout que je ne dilapiderais pas mon héritage. Et que je saurais faire fructifier son argent....
Mon sac en bandoulière sur l'épaule, je marchais dans le couloir. Honnêtement, j'écrasais tout ceux qui étaient sur mon passage et qui étaient assez bêtes pour rester sur mon chemin. J'en poussais certains, en réprimandaient vertement mais personne n'eut la bêtise de me contester. Après tout, je n'étais pas Blake Zachary Donovan pour rien !
J'avais fini mes cours et me préparais à rentrer très vite à la maison lorsque j'entendis une voix haut perchée appeler "Townsend". Je me retournais et vis une grande perruche s'avancer en s'imaginant que MA ville lui appartenait. Mais elle s'approchait de la fameuse Townsend et à ce moment là... Mon coeur s'arrêta... C'était donc elle ma demi-soeur... Mon père, dans un moment de folie sans doute, avait fait don de son sperme dans une banque. Il avait servi à une femme d'affaires qui avait donné naissance à une petite fille, Dylan. La même qui se tenait devant moi... Je l'observais et... J'en souris. Comme moi, elle semblait fière d'elle-même, hautaine... Du sang Donovan coulait dans ses veines, je ne pouvais pas en douter...
Sans attendre que l'autre espèce de pimbêche finisse de parler, je vins les interrompre :

« Salut, dis donc, tu n'aurais pas un chihuahua à aller chercher chez le toiletteur ? » lui dis-je d'un air méprisant.

Sans même attendre sa réponse, je lui tournais le dos et je regardais Dylan. Puis, je lui dis :


« Dis moi... Townsend, je pourrais te parlais une minute, s'il te plaît ? »

Je l'emmenais avec moi dans une salle. Il y avait un jeune au fond de la salle. Je lui lançais un regard furibond en lui faisant un signe de tête pour qu'il sorte. Rapidement, il déguerpit de la salle. Je refermais la salle derrière lui puis m'installais, adossé à une table. Je savais qu'elle devait être intriguée et je devais avouer que ça m'amuser.


« J'ai un truc à te dire, c'est assez bizarre à dire et je t'avoue que je ne sais pas par où commencer... »
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mer 20 Nov - 8:35

De plus en plus, je rencontrais des gens qui se prenaient pour les rois du monde. Ne comprenaient-ils pas qu’ils n’avaient rien de roi ? Ils étaient tous nettement inférieurs à moi et pourtant, ils continuaient d’être persuadés qu’ils étaient au sommet de l’échelle sociale alors qu’ils étaient tout en bas. Ils étaient presque même en-dessous des parasites ! Heureusement que les gens comme moi existaient pour relever le niveau parce que sinon, le monde serait bien triste et ce serait du grand n’importe quoi. Depuis quand les roturiers arrivaient à s’élever au-dessus des autres ? Bon d’accord, le prince William s’était marié avec Kate Middleton, une roturière. Mais une roturière avec autant d’argent que moi, donc cela voulait bien dire ce que ça voulait dire : l’argent nous permettait de nous élever tout en haut de l’échelle sociale. Personnellement, je n’en étais plus bien loin de ce point culminant. Un jour j’y arriverai ! Foi de Townsend !

Même si je veillais à ce que tout le monde reste à sa place et ne se dépasse pas, il y en avait certain qui continuait à ne pas écouter et à faire comme bon leur semblait. Ces gens-là, je n’avais absolument aucun remord à les descendre encore plus bas que terre. Il ne fallait pas abuser. Ils étaient tous sur mon territoire alors je n’allais certainement pas me laisser marcher dessus. Je marchais tranquillement dans les couloirs de l’Université pour me rendre à mon cours suivant quand on m’interpella de la façon la plus odieuse du monde. Qui osait m’appeler comme si j’étais son petit chien ? Bien évidemment, j’aurais dû m’en douter que seule cette potiche se croyait tout permis pour oser m’intercepter comme si j’étais n’importe qui. Je croisais les bras sous ma poitrine pour la regarder venir vers moi. Je la fusillais déjà du regard tandis qu’elle venait tout en essayant de me balancer des piques qui ne m’atteignaient même pas.

Elle n’eut pas le temps de terminer sa tirade quand un type que je n’avais jamais vu de ma vie jusqu’à présent s’incrusta à côté de moi, comme s’il voulait montrer qu’il était de mon côté. Je le regardais en arquant un sourcil tandis qu’il envoyait promener l’autre potiche avec une réplique, je devais bien l’avouer bien lancé. Puis il s’adressa à moi, me demandant s’il pouvait me parler. Je le regardais en arquant de nouveau un sourcil. Non mais qu’est-ce qu’il me voulait celui-là ? J’avais cours moi ! Enfin je n’avais pas vraiment trop le choix parce qu’il m’emmena dans une salle qui se trouvait pas très loin. Il me tapait déjà sur le système et cela s’accentua quand je vis la personne déjà présente dans la salle se carapater rien que par un regard. Non mais, qui était-il pour faire sa loi juste sous mes yeux ? Il n’avait pas l’air d’ignorer qui j’étais donc pourquoi est-ce qu’il s’éclatait à briser toutes mes règles ? Parce qu’il m’avait « aidé » face à l’autre cruche ?

- Et ben trouves vite parce que j’ai cours et t’es entrain de me faire perdre mon temps.

Oui, je n’étais pas aimable pour le coup, mais je n’étais pas là pour l’être. Je loupais un cours et Dylan Townsend n’en loupait jamais un à moins d’avoir 40°C de fièvre et clouée au lit. Déjà que je n’avais pas eu d’autres choix que de le suivre, si en plus il ne savait pas comment s’exprimer, je ne pouvais absolument rien pour ce pauvre garçon.

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mer 20 Nov - 13:12

Lorsque j’avais enfin Dylan sous mes yeux, j’avais mis un certain temps avant de l’aborder. J’étais du genre observateur et je dois dire que… Ce petit bout de femme était à la hauteur de mes attentes. Si elle n’était pas ma demi-sœur, j’en aurais fait ma future reine. Elle était fière, méprisante et surtout, elle savait où était sa place, c’est-à-dire au sommet. Du sang Donovan coulait dans ses veines, j’en aurais mis mes deux mains et même mes bijoux de famille à couper. Si je mets les bijoux de famille en jeu, c’est que j’en étais sûr à 1000%.

Lorsque j’envoyais balader l’autre potiche sans aucun scrupule. Puis sans lui accorder plus d’attention, je lui tournais le dos pour faire face à ma petite demi-sœur… D’ailleurs, elle l’était ! Je l’imaginais sans ses talons, et elle devait à peine m’arriver à l’épaule, si je n’exagérais rien. C’était une demi Donovan, on ne peut pas être aussi parfait que moi. Enfin bref, je lui demandais de me suivre, ce qu’elle fit malgré son étonnement. J’étais presque vexé qu’elle ne sache qui j’étais. New-York m’appartenait. Pas seulement l’université… Non, la ville tout entière était à mes pieds mais la jeune Townsend ne semblait pas savoir qui elle avait devant elle. Il fallait que je remette les pendules à l’heure !

Une fois dans la salle, je chassais le mec qui s’y était installé. Un regard et il s’éclipsa à la vitesse de la lumière. Quand je vous dis que New-York m’appartient, vous ne voulez pas me croire… Une fois qu’il déguerpit, je refermai la porte derrière lui. Nous étions seuls. Les bras croisés, je m’adossai au bureau avec nonchalance. Dylan me pressait pour savoir ce que je lui voulais bien. Je me contentais de sourire avec un sourcil arqué avec un air de défi.

« Townsend, tu ne sais pas encore où tu te trouves… Tu te trouves dans ma ville. New-York m’appartient, je dicte les règles. Voilà pourquoi ils s’écartent tous quand je passe… »

Je souriais encore. Là, je venais de donner une pichenette dans la couronne de Dylan donc l’empire allait contre attaquer mais avant qu’elle n’émette le moindre son, je l’interrompis en levant la main. Puis, j’enchaînais :

« Je ne suis pas là pour te rappeler à l’ordre mais pour bouleverser ta vie à jamais… Je sais que tu es un bébé éprouvette. Comment je le sais ? Disons que l’argent délie beaucoup de langues, encore plus que l’alcool. Mais ce n’est pas tout, je connais ton géniteur… Tout simplement parce que ton géniteur est mon père. »

Je me doutais qu’elle aurait du mal à me croire. J’ouvris mon sac et en sortis un dossier contenant tous les documents qui prouvaient mes dires. Je posais le dossier sur la table face à Dylan. Si elle était aussi curieuse de moi, Dylan le lirait du début à la fin.

« Garde le, moi, je n’en ai pas besoin, ça te concerne plus que moi. Mais je voulais que tu sache que tu as un demi-frère puissant. Si tu ne sais pas qui sont les Donovan de New-York, ouvre un journal… »
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Dim 24 Nov - 12:00

Aujourd’hui, les gens se croyaient réellement tout permis ! En plus de la potiche qui avait oublié où elle se trouvait dans le système social, j’avais maintenant affaire à un type qui se croyait être le roi du monde. Non, il ne pouvait y avoir qu’une seule place au sommet et c’était la mienne. Il n’y avait pas de couple royal dans mon esprit. C’était impossible. Et puis, il était hors de question que je partage le pouvoir. Je l’avais et je comptais bien le garder aussi longtemps que je respirerai. Cette université et cette ville était à moi, exactement comme Los Angeles l’avait été avant qu’on ne déménage pour venir vivre ici. Si je l’avais suivi dans cette salle de classe, ce n’était certainement pas pour le remercier de m’avoir aidé. En fait, je n’avais pas eu le choix et je détestais ça ! Je détestais qu’on ne me laisse pas le choix. J’étais la reine quoi !

Rien qu’à ses premières paroles, je savais qu’il allait me faire perdre mon temps. Pour cette raison, je lui demandais d’accélérer le mouvement et de commencer à dire quelque chose. J’avais cours moi, et je n’avais pas de temps à perdre avec un zigoto. Les bras croisés sous ma poitrine, j’attendais qu’il dise quelque chose tout en comptant tranquillement jusqu’à vingt. Si à ce nombre il n’avait toujours rien dit, je m’en irais, peu importait ce qu’il avait à me dire, de toute façon, je m’en fichais, ça ne pouvait pas être spécialement intéressant. Je le défiais du regard tout autant qu’il me défiait. Je détestais les types comme lui, ils avaient le don de m’énerver encore plus. Mon regard se noircit quand il commença à prétendre que New York était sa ville. Comment est-ce qu’il osait prétendre un truc pareil ?!

Je m’apprêtais à lui dire qu’il se trompait lourdement et que s’il voulait une ville bien à lui, il n’avait qu’à aller voir ailleurs, mais il m’empêcha de parler en levant la main. Mes poings se serrèrent si bien que je sentis mes ongles entrer légèrement dans ma peau. J’aurais pu avoir mal s’il ne venait pas de me balancer mon secret en pleine face, mais encore plus quand il m’avoua que son père était celui qui avait fourni ma mère pour me donner naissance. A nouveau tout s’enchaina car il me donna un dossier que je regardais avec une certaine crainte. Je n’avais jamais cherché à savoir d’où je venais. Je n’avais qu’une mère qui était à 99% du temps tout le temps absente. Je relevais la tête vers mon soi-disant frère ou demi-frère, comme vous voulez.

- Je n’ai pas de famille, balançais-je. Et encore moins de demi-frère, je n’ai pas besoin de toi, Donovan.

Contrairement à ce qu’il croyait, je connaissais sa famille, de réputation, mais je ne m’y étais jamais intéressée. Je m’en fichais de ceux qui étaient « au-dessus de moi » parce qu’à présent, c’était moi qui étais au-dessus de tous. Son petit rêve de possesseur de la ville était fini depuis bien longtemps, mais à ce que je pouvais voir, il s’accrochait à ce rêve comme une moule s’accrochait à son rocher. Pittoyable.

- Tu espérais quoi en me disant qu’on était peut-être de la même famille ? Que je saute dans tes bras en te disant que je suis contente d’avoir de la famille ? Je n’en ai nullement besoin, je peux me débrouiller toute seule. Je suis une Townsend, pas une Donovan.

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Lun 25 Nov - 9:24

S’il y avait bien une chose qui était clair dans mon esprit, c’était que New-York m’appartenait. J’y étais né et j’y avais grandi en me l’appropriant… Qu’elle soit ou non ma demi-sœur, Dylan n’allait pas me prendre ma couronne… Elle était bien trop petite pour l’atteindre. Je me devais de lui remettre les points sur i. Peut-être que parmi cette université, certains la craignaient mais en attendant dans cette ville, j’étais le plus crains après mon père. C’était la dure loi de New-York mais tôt ou tard, j’évincerais mon cher père. Il le savait, c’était ainsi qu’il m’avait conditionné. Et je savais qu’il en serait fier.

J’avais commencé par expliquer à Dylan qui gouvernait ici. Je le savais qu’elle ne se laisserait pas faire alors, je l’avais interrompu avant même qu’elle ne commence en levant la main. Comme prévu, elle ne pût commencer sa phrase. Avec un sourire victorieux, j’avais fini par lui dire la raison pour laquelle je l’avais amené dans cette salle. Oui, Townsend, tu es ma petite sœur, surprise ! Je dois avouer que je m’attendais à une grande effusion… Non pas qu’elle me tombe dans les bras, j’aurais trouvé ça passablement dégoûtant. Mais je pensais qu’elle aurait voulu en savoir plus, qu’elle aurait lu le fameux dossier qui nous liait. Au lieu de quoi, Dylan se contenta de me balancer qu’elle n’avait pas de famille et qu’elle n’avait pas besoin de moi. Je soupirai comme si j’étais fatigué. Elle enchaîna en me demandant si j’espérai qu’elle allait me sauter dessus, heureuse d’apprendre que nous étions de la même famille… Bon, continua son petit speech de Townsend fière de l’être.

Je l’observais, un sourcil arqué, un air moqueur sur le visage. Elle était marrante quand elle s’y mettait. Un vrai petit leader, si elle se lançait dans la politique, elle aurait ses chances. Une fois qu’elle eut fini, je l’observais sans lâcher mon sourire narquois. Je croisais les bras sur mon torse avant de lui dire :

« C’est bon, tu as fini ton discours ou tu as autre chose à rajouter ? Vas-y, je t’y autorise. »

Voyant qu’il n’y avait aucune réponse venant de sa part, je décroisais mes bras et me détachais du bureau. Je vins me planter devant elle. Je baissais légèrement la tête pour planter mon regard dans le sien avant de lui murmurer :

« Townsend, que tu le veuille ou non, tu as du sang Donovan. Mais il faut que tu sache une chose… Que tu sois ma demi-sœur ou non, ça ne changera rien à ma façon de penser. New-York m’appartient. Et toi et ton petit 1m30 les bras levés ne changeront rien à mon règne. Tu l’as bien vu… Je n’ai pas tant besoin de parler pour qu’on me laisse le champ libre…. »

Je plissais légèrement les yeux avant de m’écarter d’elle. Je lui laissais alors le dossier. A elle de voir ce qu’elle allait en faire. Il la concernait elle, pas moi. Je m’avançais vers la porte. Je posai la main sur la poignée lorsque je me tournai vers elle en lui disant :

« Bienvenue dans la famille Donovan, petite sœur, profite bien des avantages que cela implique. Tu n’auras qu’à leur dire que tu es ma sœur… Tu as des preuves de cela…» lui dis-je un sourire presque démoniaque sur le visage.

Puis, je sortis de la salle en riant. Je savais bien qu’elle allait me le faire payer. Mais je me rendis compte que la faire enrager aller être très divertissant. Et comme toujours, il fallait que je m’amuse. Une fois dans le couloir, je remis le col de ma veste avant de m’avancer sans un regard derrière moi. Mais mentalement, je comptais les secondes qui me séparaient de la tornade Townsend qui allait certainement venir s’abattre sur moi.
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Jeu 28 Nov - 16:27

Il m’énervait. Sérieusement, il m’énervait ! Il aurait de la chance s’il s’en sortait vivant. Non mais, pour qui se prenait-il ? Croyait-il réellement que j’allais lui laisser New York comme ça alors que cette ville me revenait de plein droit ? C’était ma ville ! J’avais planté mon drapeau comme Armstrong avait planté le sien sur la lune ! New York était à moi ! Qu’il s’appelle Donovan ou Dupont, ça ne changeait absolument rien. J’ETAIS la reine ! Personne d’autre ne pouvait se trouver au pouvoir. PERSONNE ! Pas même le gamin le plus riche du monde. Il faudrait me passer sur le corps pour ça. J’étais prête à me battre et utiliser tous les moyens en ma possession pour le lui faire comprendre.

Cependant, j’avouais ne pas m’attendre à ce qu’il m’annonce qu’il était mon frère, ou plutôt mon demi-frère puisqu’il était évident que nous ne provenions pas de la même mère. Son père était celui qui avait fourni la banque et c’était son flacon qu’on avait donné à ma mère, en tout anonymat, bien sur. Ma mère ignorait de qui je provenais. Mais si j’en croyais le dossier que j’avais sous les yeux, mon géniteur avait su que sa semence avait été donnée et il savait qui. Si Donovan avait réussi à savoir qui j’étais, cela voulait dire que Donovan père savait que j’existai. S’il avait souhaité me connaître, il serait venu de lui-même. Jamais il n’était venu donc c’était qu’il ne voulait pas me voir. Je ne comprenais pourquoi mon « demi-frère » avait pris la peine de m’apporter ce dossier. Je n’en avais pas besoin.

J’avais grandi dans l’idée de n’avoir jamais de père, d’être un bébé éprouvette. Et aujourd’hui, je n’en souffrais pas. Je n’avais jamais eu besoin de père, ce n’était pas aujourd’hui que j’allais en avoir besoin. Déjà que je n’éprouvais pas spécialement le besoin d’avoir une mère à mes côtés alors que j’en avais une (quasi inexistante, certes), alors qu’est-ce que je ferais de gens qui ne m’avaient jamais accordé la moindre attention ? Que ferais-je de gens que je ne connaissais pas ? De façon un peu sèche, je fis part de tout ça à Blake, lui expliquant que je n’avais pas besoin de lui. Je ne savais pas s’il s’attendait réellement à ce que je me mette dans tous mes états par cette nouvelle. Pour le moment, je ne le voyais pas du tout comme un potentiel demi-frère, mais plutôt comme un rival. Après tout, il s’était présenté comme tel.

Quand il me demanda de façon plus que narquoise si j’avais terminé mon petit discours, je levais le nez de façon dédaigneuse. Sérieusement, ce type ne méritait même pas que je réponde. D’ailleurs, je perdais mon temps avec lui et j’étais en retard en cours ! Une reine ne pouvait pas être en retard en cours. C’était impossible ! Tout comme une reine ne pouvait pas avoir une mauvaise note. Il en allait de ma réputation. J’allais sortir major de ma promotion, c’était obligé ! Il ne pouvait pas en être autrement de toute façon. Je refuserai que quelqu’un me passe devant. Pour mon « demi-frère », je n’avais pas trop à m’en faire, il était plus sur la fin de ses études qu’au début, du coup, je pouvais l’éliminer de l’équation.

Je le regardais venir vers moi, pour se planter face à moi. Je levais légèrement le nez pour le défier du regard. Il ne m’impressionnait pas, malgré le fait qu’il était nettement plus grand que moi. J’avais l’habitude qu’on me regarde de haut et croyez-moi, je le rendais plutôt bien, malgré ma taille. Il continuait de s’obstiner à dire que New York lui appartenait et je vis rouge quand il critiqua ma taille. Je détestais quand on le faisait, ça avait le don de me faire bouillir de rage. D’accord, je n’avais pas la taille d’un mannequin, d’accord, je portais exprès des talons pour me grandir, mais en aucun cas ça lui donnait le droit de faire une quelconque remarque. Je fulminais. Sérieusement, jamais je ne pourrais être sœur avec un type comme lui. Pour cette raison, les gens comme moi devaient être des enfants uniques. Deux héritiers, ce n’était pas possible.

J’étais une Townsend, c’était un Donovan. Nous n’avions absolument rien en commun et de toute façon, je ne voulais rien à voir avec lui. En plus de ça, il me plantait là, comme une malpropre, presque, tout en me souhaitant la bienvenue dans sa famille. Non, mais, il y avait quoi qu’il n’avait pas compris dans « je n’ai pas besoin de toi » ? Il m’énervait ! Je le détestais ! Si je pouvais l’enterrer à trente-six mètres sous terre, je le ferais. M’avait-il bien regardé ? Il savait qui j’étais tout autant que je savais qui il était. Ses paroles étaient inutiles. Quand il sortit de la salle, je le suivis. Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça. Je n’en avais pas fini avec lui. Jamais il ne me ferait plier ! Je ne me laisserai pas faire. Le trône était déjà à moi de toute façon.

- Je le répète encore une fois, puisqu’apparemment, l’information a du mal à monter à ton cerveau : je n’ai pas besoin de toi ! Je n’ai pas besoin de ton nom pour entrer où je veux. Ce que tu m’offres ne m’apporte absolument rien de plus que ce que j’ai déjà. Et au cas où tu ne l’aurais pas déjà remarqué, tu peux dire absolument tout ce que tu veux sur mon mètre SOIXANTE, j’ai réussi à arriver au sommet et je compte bien y rester.

Il ne me connaissait pas et se faisait une fausse image de moi. Je comptais bien rétablir les choses telles qu’elles étaient. Si un jeu comme Hunger Games existait, j’en sortirai sans aucun doute victorieuse. Je serais la grande gagnante de ce jeu parce que j’avais une réelle détermination. Moi, il avait fallu que je me fasse une place dans cette société, Blake l’avait depuis sa naissance. Qui avait plus de mérite à ce moment-là ? Celui qui se battait chaque jour que dieu faisait pour garder sa place ou celui qui ne glandait rien pour ce que lui offrait sa condition ? La réponse allait de soi ! Il n’y avait pas besoin d’avoir fait de hautes études pour répondre à cette évidence. Je n’hésitais pas à piétiner les gens pour y arriver et à être la pire des garces.

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Dim 19 Jan - 18:34

Dylan était impressionnante, malgré sa petite taille. Oui j'étais impressionnée. Elle ne l'admettait pas mais elle était une Donovan. Il n'y avait qu'à voir sa détermination, son dédain. J'avais presque l'impression de m'entendre parler. Comme quoi, les gènes Donovan avaient bien bossé. Je l'avais vu fulminer de rage. Si elle l'avait pu, elle m'aurait certainement tué, étranglé ou étouffé. En tout cas, elle me l'aurait fait payer. J'avais un don pour faire enrager le monde. C'était réellement un plaisir pour moi de la voir s'énerver autant.

Après lui avoir souhaité la bienvenue dans ma ville, je la plantais là. Je sortis de la salle sans même un regard en arrière. Dylan avait un caractère conquérant donc, selon mes calculs, elle ne pourrait pas me laisser partir en ayant l'avantage sur elle. Il fallait qu'elle gagne. C'était plus fort qu'elle. Rapidement, j'entendis le bruit de ses talons qui martelaient furieusement le sol. Je ralentissais sans qu'elle ne s'en aperçoive. Dylan vint devant moi en me sortant un de ces longs discours.
Je croisais les bras sur mon torse, un sourire narquois sur les lèvres. La fin me fit carrément éclater de rire... Elle avait fini par son mètre soixante... Evidemment, il fallait que je la titille :

« Dylan, tu pense que parce que tu effraie deux ou trois pétasses de cette université, tu es la reine... Sache que la ville m'appartient. Un coup de fil et j'obtiens ce que je veux. Tu en veux la preuve ? Le dossier qui nous lie était sensé être inaccessible... Et pour ce qui de ton mètre soixante... Enlève tes chaussures que l'on reconsidère la question... »

Dylan était mal tombée. Je n'admettais pas de perdre, je n'avais pas peur d'utiliser des coups bas, j'étais sans scrupules. J'étais un Donovan. Les Donovan savaient ce qu'ils voulaient et faisaient tout pour l'obtenir. Je voulais New-York et je l'avais eu. Dylan était arrivé sur mon territoire en pensant que la place était libre... Alors que je gouvernais depuis le sommet.

« Tu sais... C'est ma dernière année ici, ensuite, je rejoins le paternel. Contrairement à toi, je ne serais pas ici à décider qui doit porter quoi... Dylan, Dylan, nous ne jouons pas dans la même cour. J'ai des rendez-vous avec des hommes d'affaires, je conclus de nombreux deals et je m'en mets pleins les poches. Et je n'ai pas encore repris l'entreprise de notre cher paternel. »
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Ven 24 Jan - 22:09

Jamais encore dans ma vie je n’avais eu autant envie de frapper quelqu’un. S’il croyait vraiment que j’allais me rabaisser à lui et bien il se mettait le doigt dans l’œil parce que je ne comptais pas le laisser croire qu’il avait gagné. Je m’étais battue bec et ongles pour arriver au sommet et je comptais bien y rester. Peu importait si Monsieur se trouvait déjà au sommet par les moyens de son papa chéri qui avait dû lui tendre des billets vert toute sa vie durant. Je le considérais comme n’importe quel insecte qui s’était un jour dressé au travers de mon chemin. En clair, il n’était pas grand-chose et ne serait jamais rien d’autre de toute manière et ce, malgré tout ce qu’il pourrait dire.

Et s’il croyait qu’il se débarrasserait de moi de cette façon, il se mettait le doigt dans l’œil. Et encore moins me tourner le dos. C’était moi qui tournais le dos aux gens et pas l’inverse. Je comptais bien mettre les points sur les i. Je n’avais pas besoin de lui, ni de son nom, ni de quoi que ce soit venant de lui. Je pouvais me débrouiller toute seule, exactement comme je l’avais fait jusqu’à présent. Je m’étais toujours débrouillée seule. J’avais toujours été seule et je ne m’en portais pas plus mal. Je ne voulais pas de famille, je n’en avais pas besoin. Ma mère m’avait simplement mise au monde, elle ne s’était jamais occupée de moi. Si j’en étais là c’était par ma seule volonté. Ni plus, ni moins !

Je fulminai quand il se mit à rigoler. Quoi ? Je le faisais rire ? Si je pouvais le tuer, je l’aurais fait ! Techniquement, je pouvais, mais ça aurait été ternir ma réputation. Si j’atterrissais en prison qu’est-ce qu’on allait penser de moi, sérieusement ? Je faillis lui faire bouffer également ma paire de chaussures quand il douta de mon mètre soixante. Non mais sérieusement… Comment est-ce qu’un type aussi horripilant que lui pouvait exister !

- Tes dossiers, je m’en moque complètement. Cette ville, tu penses qu’elle t’appartient, mais elle n’appartient qu’au meilleur. Et je te prouverai que tu te feras dépasser sans avoir eu le temps de réagir !

La compétition allait être rude, j’en étais certaine. Mais il était hors de question que je me laisse doubler par un soit disant demi-frère que jamais je ne considérerai comme tel. D’accord, nous étions peut-être demi-frère sur le papier et si on faisait des analyses sanguines, mais peu importait. Pour moi, il n’était absolument rien d’autre qu’un autre insecte à écraser sur mon passage. Je levais les yeux au ciel pendant que monsieur clamait ses mérites. Je n’en avais strictement rien à faire de sa petite vie !

- Si tu espérais m’impressionner, c’est raté ! Ca me passe vraiment par-dessus la tête tout ça !

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Lun 3 Fév - 1:31

Pendant que Dylan parlait, je ne pus m'empêcher de sourire sachant très bien que ça l'agacerait très vite. Je voyais bien dans ses yeux qu'elle fulminait, elle devait se faire violence pour ne pas m'arracher les yeux. Finalement, je la laissais parler... En baillant ouvertement, lorsqu'elle eut fini son speech, je la regardais un moment avant de lui expliquer pourquoi je régnais en seigneur et maître sur cette ville. Elle ne semblait nullement impressionnée... Je pris alors un air faussement attristé avant de dire :

« Les enfants de nos jours... Ils pensent tout savoir... »


Je soupirai avant de lui tapoter la tête d'un air paternel et de lui tourner à nouveau le dos en éclatant de rire. Je m'en foutais royalement que l'on me regarde. Chacun d'entre eux savait que cette ville était mienne, sous mon contrôle donc j'y faisais absolument tout ce que je voulais, que cela plaise ou non... Je retournai à mon casier en sachant très bien que j'aurais Townsend sur les talons. Je décidai alors de lui faire face afin de l'énerver un peu plus.

« Ecoute petite, j'ai voulu faire preuve de charité en t'accordant ce que tous rêvent d'avoir à New-York... Une part de ma gloire. Si tu n'en veux pas, pas de problème. Refuser de l'aide venant de son supérieur est fortement déconseillé mais tout ne le monde n'est pas assez intelligent pour saisir une opportunité de briller un peu grâce à ma lumière... »

Plus d'une fois, on m'avait dit que je devais souffrir du complexe de Dieu... Soi-disant, je serais un homme orgueilleux, persuadé de posséder des pouvoirs inexistant et me rendant instable, ce qui était absurde... Etait-ce de ma faute si ce peuple avait besoin d'un guide aussi parfait que moi ?
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mer 5 Fév - 21:33

Ce type me sortait par les yeux. Je ne l’aimais vraiment pas du tout. Jamais il ne gagnerait ma sympathie, ça c’était clair et net. Bon, je voulais bien avouer que personne ne possédait ma sympathie puisque je n’avais absolument aucun ami. J’avais des suivantes. Elles n’étaient pas faites pour ça. Elles étaient faites pour m’assister tout en rêvant d’être moi, ni plus, ni moins. Mais lui, il allait me mettre des bâtons dans les roues et je n’aimais pas ça. Des gens qui avaient résisté, j’en avais eu plein qui s’étaient placés sur ma route, mais ils avaient tous dégagé très rapidement. Ce Donovan ne ferait pas exception. Foi de Townsend. On avait peut-être du sang en commun, je disais bien peut-être car personne ne pouvait vraiment prouver qu’il était bien mon demi-frère, mais ça ne faisait pas de lui un membre de ma famille. Ce dossier disait peut-être que son père avait été le donneur, mais qui me disait que ma mère avait réussi à tomber enceinte du premier coup ? Après tout, elle avait peut-être dû s’y reprendre à deux fois pour faire ça.

- Parce que toi, tu crois être un adulte ? Un petit fils à papa qui brille dans l’ombre de celui qui à l’argent ? Laisses-moi rire !

Contrairement à lui, je ne brillais pas dans l’ombre de ma mère. J’avais une mère, mais elle n’avait jamais été présente dans ma vie. Elle ne s’était pas occupée de moi. Alors contrairement à lui, peut-être que je n’avais pas eu tout dans la bouche au moindre claquement de doigts, mais je m’étais donnée les moyens de l’avoir. J’avais volé une des nombreuses cartes de crédit de ma mère pour m’offrir absolument tout ce que je possédais, mais ma réputation et mon élévation jusqu’au sommet, je l’avais fait toute seule. Je n’avais eu besoin de personne. Je frappais légèrement son bras quand il se mit à tapoter ma tête comme si j’étais un vulgaire toutou. Je refusais qu’il me touche !

- Je m’en fous de ta gloire. Quand est-ce que tu vas imprimer dans ta cervelle de piaf que je ne suis pas comme toi et je ne le serais jamais ? Ta charité, tu peux te la garder et l’offrir à des gens qui goberont chacune de tes paroles comme des mouches. Les gens comme toi finissent seul à un moment ou un autre.

Cette joute verbale commençait à faire poindre un mal de tête fulgurant. Je sentais qu’il allait être la cause d’une prochaine crise de nerf. Déjà que sa présence ne faisait que de me donner de l’urticaire… En plus de ça, tout le monde nous fixait comme si nous faisions parti d’un spectacle. Je lançais un regard noir à chacun d’entre eux avant de balancer :

- Quoi ? Vous voulez notre photo, peut-être ?!

J’en vis certains sursauter puis tout le monde retourna à ses occupations. Je fusillais Donovan du regard. Je savais bien que nous étions loin d’en avoir terminé lui et moi.

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Lun 10 Fév - 23:38

Dylan me provoquait tout autant que moi. La différence était que moi, j’arrivais à la faire sortir de ses gongs, tandis que moi, je gardais mon calme et même, je m’amusais comme un gamin devant un jeu vidéo. J’apprenais d’ailleurs, beaucoup de choses sur ma demi-sœur. Par exemple, qu’elle était susceptible lorsque l’on s’attaquait à sa taille. J’apprenais également qu’elle s’était bien débrouillée seule. C’est vrai que moi, j’étais arrivé au sommet grâce à mon père mais pas seulement… J’avais également dût me faire une place, jouer des coudes parmi tous les autres gosses de riches. Eh oui, tous les autres rêvaient d’être à ma place et ne rêvaient que d’une chose : me voir tomber de mon piédestal. Avoir des parents riches n’était pas un passeport pour la royauté… Willow Duchannes était un exemple… Je savais que son père présentait une émission et sa mère était une femme d’affaire, une collaboratrice de mon père. Pourtant, elle n’était pas comme sa sœur… J’avais couché avec sa grande sœur. Elle était ambitieuse, déterminée à toujours obtenir ce qu’elle voulait. Mais elle me racontait que sa sœur était tout son contraire…

« Townsend, sache une chose… Dans le monde où je vis, je n’ai pas acquis cette puissance grâce notre cher paternel. D’ailleurs, tu penses vraiment que ça l’intéresse de savoir qui gouverne cette université ? Petite sœur… Il a mieux à faire ! Non, ma couronne, cet empire, je l’ai obtenu en me battant, en écrasant tous les autres fils à papa et tous ces petits cons qui s’imaginaient pouvoir m’atteindre alors qu’ils n’arrivaient même pas à obtenir un job dans un fast-food du Queens ! »

Je me tournai dans l’intention de continuer mon chemin et retournai de nouveau vers elle et rajoutai : « Ah, l’argent, certes, notre père m’en a fourni une grosse partie mais sache que ce que j’obtiens aujourd’hui, je ne le dois qu’à mon travail dans son entreprise mais également dans mes propres projets… Tu devrais prendre exemple, petite sœur. » lui dis-je en lui pinçant le nez.

Dylan m’avait pourtant frappé lorsque je lui avais tapoté la tête. Pourtant, je continuais de l’embêter avec d’autres mimiques. Je savais qu’elle me supportait de moins en moins. J’allais en prendre pour mon grade mais que voulez-vous ? J’aimais jouer avec le feu et puis, Dylan était à moitié Donovan donc, il fallait bien que je lui fasse un petit bizutage !
Dylan me fit son petit speech sur le fait qu’elle n’avait pas besoin de ma gloire, qu’elle n’était et ne serait jamais comme moi, ce qui me fit beaucoup sourire car nous avions bien plus de points communs qu’elle ne voulait bien l’admettre… L’ambition, l’envie d’indépendance, ce désir de dominer… Et l’entêtement ! La preuve, elle ne m’avait pas lâché et moi non plus car notre but était le même : avoir le dernier mot. Mais elle termina par me dire que je finirais seul. Je la regardais, les yeux plissés. Je l’avais observé pendant quelques jours avant de venir lui parler, d’où le fait que je savais que nous avions de nombreux communs…

« Dylan… Tu me ressemble bien plus que tu ne le pense. Tu es ambitieuse et tout comme moi, tu ne te laisse pas faire, malgré ton 1m30 les bras levés. Je finirais aussi seul que toi, soeurette. Dis moi, à ton âge, les filles ont des meilleures amies, des petits amis… Qui est ta meilleure amie ? Comment s’appelle ton petit ami ? Et sois franche… Les petites idiotes qui sont à tes ordres ne sont pas plus tes amies que les petits cons qui me suivent en espérant arriver à ma cheville. Mais je ne serais pas si seule, maintenant que j’ai une petite sœur aussi solitaire que moi ! »

Je lui fis un sourire ironique avant de remarquer que l’on se donnait en spectacle. Je regardais autour de nous. Blake Donovan, le roi de l’université se disputait avec Dylan Townsend, la jeune femme en bonne voie pour être son héritière… J’allais les envoyer chier lorsqu’elle le fit à ma place. Et avec autant d’aplomb que moi ! Je regardais les récalcitrants, un sourcil haussé sans un mot. Dylan en avait assez fait. Puis, sentant son regard foudroyant, je reportai mon attention sur la jeune femme. J’haussai les épaules avec un air innocent sur le visage et lui dis :

« Je n’y suis pour rien, ces gens m’adorent ! »

Sauf que j’eus un petit sourire diabolique en coin. Dylan avait un demi-frère particulièrement chiant…
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Lun 17 Fév - 20:54

Il était évident que lui et moi, nous n’avions pas les mêmes valeurs. Nous n’étions pas faits pour nous entendre, même si nous avions potentiellement du sang en commun. Après tout, ce n’était pas parce qu’on faisait parti de la même « famille » qu’on était forcé de s’entendre. Combien de personnes d’une même famille se haïssaient exactement ? C’était impossible de savoir ! Entre les fausses ententes et les disputes de Thanksgiving… Ce qui était sur, c’était que lui et moi, même s’il s’était manifesté pour me dire qu’on avait un père en commun, on ne fêterait jamais rien ensemble. Pourquoi faire ? J’avais passé 19 ans de mon côté, un frère, je n’en avais pas besoin.

Ca me sortait par les yeux quand il disait « notre paternel ». JE N’AVAIS PAS DE PERE ! Qu’y avait-il de compliqué à piger un truc comme ça ?! Pour moi, ce n’était que mon géniteur, celui qui avait permis ma conception. Dans ma vie, je n’en avais pas besoin. J’étais parfaitement heureuse toute seule.

- Tu n’as encore rien compris ? Je m’en fous de ton père ! Il peut crever demain, ça me fera ni chaud, ni froid ! Alors arrête de tout remettre à lui parce que je n’en ai absolument rien à faire ! En plus, c’est la preuve même que sans lui, tu ne serais absolument rien, tu te retranches encore et encore derrière lui. Il ne me connait pas, je ne le connais pas et ça me va parfaitement. Ce qu’il pense de moi ? Ca me passe par-dessus la tête.

Non mais sérieux ! Ce type-là ne savait pas s’exprimer en son propre nom ! C’était hallucinant ! « Notre père par-ci, notre père par-là » blablabla ! Blake Donovan n’existait toujours pas. Ce n’était qu’un fils à papa de plus dans ce monde. Il n’était qu’une fourmi dans ce bas-monde, un être insignifiant ! Mais lui était persuadé que le jour où il mourrait, le monde cesserait de tourner ! C’était évident que non. Le monde continuerait, les quelques personnes qu’il connaissait le pleureront trente minutes, le temps de l’enterrement et après quoi ? Ils se diront « Ma foi, c’est un abruti de moins sur cette Terre ». Ainsi allait la vie. Il me faisait rire quand il parlait de travail dans l’entreprise de son père.

- On se demande encore ce que tu fous-là. Va travailler puisque tu t’éclates si bien là-bas. Au moins, tu cesseras de polluer l’air !

Je ne supportais pas quand il me touchait. Je l’avais déjà frappé quand il m’avait tapoté la tête, je venais de recommencer quand il s’était permis de me pincer le nez. Qu’est-ce qu’il croyait là ? Je n’étais pas sa sœur et encore moins sa copine ! Quoi ? Parce qu’il me parle depuis cinq minutes ça lui donnait le droit de faire une chose pareille ? Même ma mère ne m’avait jamais fait une chose pareille ! Donovan avait du mal à comprendre que je n’avais pas besoin de lui. Il croyait quoi ? Que débarquer après 19 ans ça me ferait me jeter à ses pieds en lui chantant un Alléluia ? Il pouvait se fourrer le doigt dans l’œil et très profondément en plus de ça.

Donovan continuait de me sortir par les yeux. Jamais je n’aurais cru que c’était capable de détester quelqu’un à ce point-là. Je ne lui ressemblais pas, c’était impossible que je lui ressemble. Lui et moi n’étions pas pareils ! Lui balancer qu’il terminerait seul dans tous les cas s’appliquait également à mon cas et ça, je ne pouvais pas le nier. Je n’avais pas un grand cercle d’ami, c’était vrai, mais je ne le niais pas. Mes suivantes savaient qu’elles n’étaient rien d’autre que ça et ne seraient jamais autre chose que des suivantes. J’avais été claire. Si elles ne pouvaient plus s’en contenter, elles pouvaient toujours partir, je trouverai toujours mieux qu’elles.

- Je ne l’ai jamais niée ! répliquais-je. Mieux vaut être seul que mal accompagné, comme qui dirait.

On nous regardait, on nous fixait, je détestais ça. Aussi, je leur demandais de s’en aller. Beaucoup obéirent et les récalcitrants furent convaincus par Donovan qui leur jeta un regard. Je le fixais d’un air satisfait. C’était une preuve que je savais me faire obéir, moi aussi. Un ricanement s’échappa de mes lèvres quand il reprit ses éternelles rêveries.

- Tu parles ! Ils pourraient te vomir sur les chaussures, ils le feraient dans la seconde !

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Jeu 13 Mar - 18:49

Je ne cessais de regarder ma petite sœur, enfin demi-sœur. J’essayais de me retrouver en elle, en dehors de notre caractère de merde. L’air de rien, Dylan était aussi dominatrice, fière et ambitieuse que moi. Je souriais d’un air malicieux tandis qu’elle me déblatérait son discours sur le fait que mon père n’était qu’un géniteur pour elle et rien d’autre… Je ne tentais même pas de la contredire, à quoi bon ? Nous étions aussi têtus l’un que l’autre.

« Oh, ne t’en fais pas, je vais bientôt reprendre l’entreprise de notre paternel… Tu pourras être ma secrétaire, si ça t’intéresse de surfer un peu sur ma vague de popularité. »

Je souriais encore plus. Je croisais les bras sur mon torse en la toisant, un sourire méprisant sur les lèvres. Je prenais mon air le plus hautain, juste pour provoquer sa colère. Ca m’amusait de voir ce petit bout de femme s’énerver alors j’en remettais une couche, encore et encore. Lorsqu’elle admit que j’avais raison, sans vraiment l’admettre, mon sourire s’élargit. Dylan le savait qu’elle finirait aussi seule que moi. Enfin pas vraiment, maintenant que j’avais trouvé ma demi-sœur, je n’allais pas la laisser s’en aller comme ça. Non, non, non, j’allais en faire une petite sœur heureuse d’avoir un grand frère aussi attentionné que moi !

Dylan semblait heureuse de son regard persuasif sauf que moi… Bah je levais les yeux au ciel. Si ça pouvait lui faire plaisir de croire qu’elle était une grande fille à cause d’un malheureux regard. A sa remarque, j’haussai les épaules avant de rétorquer :

« Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent. », dis-je avec un sourire.

Je n’avais pas besoin de leur pseudo-amour, non, je voulais que l’on me craigne, que l’on m’envie. Et ça, je l’avais. Bien sûr, il existait des gens qui me vouaient un culte, des femmes à mes pieds et qui tueraient pour avoir le privilège de passer une nuit avec moi. Mais avais-je besoin d’en parler à Dylan… Elle était moi, en plus jeune et en femme, elle savait ce que je vivais. Les gens qui vous adulent, ceux qui ont peur de vous ou ceux qui meurent d’envie d’être à votre place. Elle devait le vivre aussi…

« Tu sais, je ne te demande pas d’être heureuse, de me sauter dans les bras… Je te jetterais, les câlins et moi ça fait six… Non, je venais seulement de tenir au courant que tu étais en terre conquise depuis un sacré bout de temps et que malheureusement pour toi, cette terre m’appartient. Si tu ne veux pas te faire écraser… Ne reste pas trop longtemps en travers de mon chemin, soeurette… »

Je haussais les sourcils avec un sourire. Une nouvelle fois, je lui tapotai la tête, alors que je me doutais que j’allais m’en prendre une mais que voulez-vous, j’étais chiant comme mec. Et tenace !
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Lun 17 Mar - 10:54

Pouvait-on détester quelqu’un autant que ce que je ressentais en cet instant en regardant Donovan ? J’en doutais. Même Nathanaël ne me mettait pas autant en colère. J’avais trouvé pire que cet anglais immigré qui se croyait plus intelligent que tout le monde ! Surtout qu’il me fixait comme s’il m’analysait et je détestais ça. Je ne supportais pas de me sentir analyser. Pour le coup, j’avais réellement envie de lui coller mon poing dans son nez et de lui rabattre un peu son air narquois. Sauf que je doutais qu’il me laisse faire et je n’avais jamais collé mon poing dans le nez de quelqu’un. Je risquais de me faire mal aussi et de m’abimer un ongle. Cette manucure m’avait couté les yeux de la tête et du coup, je n’avais pas envie de retourner tout de suite chez elle, même si ce n’était pas une question d’argent. Rester des heures, assise sur une chaise sans rien faire n’était pas mon activité préférée.

Je l’envoyais promener, lui intimant de quitter l’Université et d’aller travailler, lui qui était tellement fier de l’entreprise familiale. Pourquoi continuait-il à étudier s’il avait une place toute prête qui n’attendait que lui. Enfin, je ne me faisais pas d’illusion, s’il croyait que son père allait gentiment lui laisser la place, toute chaude, il se trompait lourdement. Il allait être son secrétaire, s’il avait un peu de veine. Je levais les yeux au ciel. J’ai ma propre entreprise qui m’attendait, celle de ma mère toujours absente. D’ailleurs, il était hors de question que je fasse les mêmes erreurs qu’elle. Elle ne s’en rendait même pas compte, mais tant pis. Moi je voyais tout ça et il était hors de question que je fasse les mêmes. Ca la perdrait et ce jour-là, je ne serais pas là pour l’aider mais pour la jeter de son fauteuil en cuir et pour m’y installer à mon tour. Ce jour-là, il sera trop tard pour elle, elle pourrait gentiment prendre sa retraite.

- Engages plutôt une de tes jolies blondes que tu pourras te taper sur ton bureau à loisir !

Tout le monde savait que Donovan se tapait tout ce qui était blond. Du vrai blond ou pas, ce n’était pas mon problème, il faisait ce qu’il voulait de ce qu’il avait sous le pantalon, mais je refusais qu’il m’inclue dans ses petites combines. De toute façon, je refuserai absolument tout et n’importe quoi qui viendrait de lui. Enfin bon, de toute façon, je ne voulais rien à voir avec lui. Il pouvait croire que j’étais sa sœur autant qu’il voulait, ça ne changerait absolument rien à ce que moi je ressentais : ce n’était pas mon frère et ça ne le saurait jamais. Et même si on avait du sang en commun, ça ne tissait pas des liens pour autant. Au bout de 19 ans, c’était trop tard. Mais allez lui faire rentrer ça dans sa cervelle de piaf ! Parler avec lui, c’était comme parler avec un mur : c’était inutile.

Même si je ne le supportais pas, il était hors de question que je laisse Donovan avoir raison. Non, il serait trop heureux d’y arriver. Sauf que manque de chance, si on était réellement à moitié frère et sœur, il pouvait toujours s’accrocher pour que je laisse tomber parce qu’apparemment, et j’étais bien obligée de l’avouer, nous semblions beaucoup trop têtus pour nous laisser dominer. Ca promet d’être réellement explosif, voir même apocalyptique… Enfin, je ne me faisais aucune illusion sur le fait que tous les deux, nous serions éternellement seuls. Les gens avec du pouvoir avaient des gens autour d’eux, mais aucun n’était réellement rempli de bonnes attentions. Je n’avais jamais nié que je terminerai seule, mais qu’il ne se fasse pas d’illusion, lui aussi terminerait aussi seul que moi.

Ses réponses à tout me désespéraient et m’énervaient encore plus. Néanmoins, je ne répliquais pas. A quoi bon, de toute façon ? Il trouverait encore quelque chose à redire et je n’avais plus envie d’entendre le son de sa voix. Bref, de toute façon, je n’avais absolument aucune sympathie pour Donovan et je n’en aurais jamais. Il pouvait dire ce qui lui chantait, ça ne changerait rien du tout à ma vision des choses.

- De toute façon, même le jour de l’apocalypse, la dernière personne à qui je ferais un câlin, se serait toi, donc t’en fais pas, ce n’est pas moi qui te tendrais les bras. Et il ne me semble pas voir ton nom quelque part dans cette université, donc… la place est toujours à prendre !

J’aurais pu tourner les talons et m’en aller, si seulement Donovan m’avait laissé le temps. Non, il me tapota la tête et cette fois-ci, ma réaction fut immédiate, je lui collais une gifle. Je n’étais pas un chien dont on pouvait tapoter la tête à n’importe quel moment.

- Je t’interdis de me toucher ou de me traiter comme ton chien ! La prochaine fois, se sera la pointe de mes escarpins entre tes deux jambes, et je m’assurerai que tu pleureras la non-venue au monde de tes petits héritiers. Tout du moins, si tu es capable de procréer !

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Dim 22 Juin - 12:21

Je ne répondis plus rien. Je me mis les mains dans les poches en m'adossant au mur. Elle parlait mais je n'écoutais pas vraiment. J'observais la jeune femme face à moi. Je continuais de chercher la moindre fibre paternelle en elle, le moindre signe Donovan en elle. Elle était aussi têtue que moi, aussi ambitieuse. Et son haute estime d'elle-même était aussi imposante que la mienne. Dylan avait beau être petite, elle savait attirer toute l'attention sur sa petite taille. Oui, cette petite avait beaucoup de charisme. Aucun doute, du sang Donovan coulait dans ses veines.

Dylan mentionna mon amour pour les jolies blondes. Et oui, les blondes étaient mon point faible. Je les adorais, quand une blonde passait il était impossible que je ne la remarque pas ! Attention, seules les belles blondes étaient attirantes. Bien sur, j'aimais les autres femmes brunes, rousses etc. Mais ma préférence allait vers les blondes. Je n'y pouvais rien. J'adorais leurs boucles d'or et leurs cascades dorées. Au soleil, leurs chevelures semblaient briller de mille feux. Rien que d'y penser, je me dis que j'allais appeler une de ces blondes que j'aime tant ! Peut-être Grace sauf si j'appelais Ruby... Encore mieux, je pouvais les appeler toutes les deux !
Mes idées obscènes prenant le pas sur la conversation que j'avais Dylan, je ne l'écoutais même plus.

J'avais fini par émerger de mon monde de filles légères aux seins refaits. Et comme pour mettre fin à la conversation, j'avais tapoté la tête de Dylan. Cette dernière avait immédiatement répliqué en me donnant une gifle qui avait résonné dans le couloir. Tous les regards étaient braqués sur nous. La main sur ma joue, je regardais Dylan d'un air meurtrier. Heureusement, c'était une fille... Ça aurait été un homme... Je lui aurais certainement explosé le nez avec mon poing. Je la fusillai du regard... Je me décidais alors à faire fuir les curieux. Un regard démoniaque jeté à tous les fit fuir comme si le diable que j'étais s'était jeté à leurs trousses. Je me tournai vers Dylan...

- Tu vas me le payer...
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mar 1 Juil - 20:54

Je détestais qu’on me prenne pour une poire ou bien qu’on pense que je n’étais qu’une incapable. Non, j’avais absolument tout ce qu’il fallait pour réussir dans la vie. J’avais du mordant, énormément de mordant, et je le prouvais à Donovan. Il pouvait penser absolument tout ce qu’il voulait de moi, je n’en avais strictement rien à faire, je n’allais pas m’agenouiller sur son passage, ni même le considérer comme supérieur à moi. Il n’en était tout simplement pas question. Je m’étais battue pour en arriver là où j’en étais, ce n’était pas pour fuir la queue entre les jambes dès que quelqu’un viendrait revendiquer sa place sur le trône. J’avais déjà mes royales fesses de posées dessus, je ne comptais pas les délogées ! Que cela plaise ou pas à ce prétentieux de fils pourri gâté !

Je lui exposais toute ma vision des choses, histoire qu’il comprenne que je n’avais nullement besoin de lui dans ma vie. J’avais grandi sans famille jusqu’à présent et je ne m’en portais pas plus mal ! Je n’avais pas besoin de famille pour réussir. J’avais absolument tout ce qu’il fallait dans ma tête. C’était amplement suffisant. Mais ce Donovan avait du mal à comprendre que non, je n’avais pas besoin de lui pour réussir et que j’avais beaucoup plus d’ambition que de devenir secrétaire dans une grande entreprise. Pour ça, il pouvait se trouver une blonde en chaleur pour qu’il puisse se la faire dès qu’il en aurait envie sur son bureau. Moi, je serais à la tête d’une entreprise : l’entreprise où ma mère était actuellement en tête. Ma mère et moi, ce n’était pas une grande histoire d’amour. Elle n’avait jamais été là pour moi, mais d’une certaine façon, elle m’assurait un avenir dont je saurais prendre soin.

J’avais déballé absolument tout ce qu’il y avait à déballer et j’étais prête à mettre fin à cette ridicule discussion jusqu’à ce que Donovan ait un geste extrêmement déplacé à mon égard : il me tapota le sommet de la tête. Ni une, ni deux, je le giflais de presque toutes mes forces si bien que j’en eus mal à la main, mais je ne montrais rien. La claque avait résonné dans tous les couloirs si bien qu’à présent, tout le monde nous regardait. Pendant que Donovan se frottait la joue, je le menaçais, affirmant que s’il recommençait, il pourrait pleurer pour sa progéniture. Je n’étais pas un chien à qui on tapotait la tête. Et après, il venait m’affirmer qu’on avait le même sang ? On ne traitait pas comme ça les gens de sa famille, quand c’était le cas. Raison de plus pour moi de refuser d’avoir quelque chose à voir avec lui. Une fois ma tirade sortie, je le fusillais du regard. Il me regardait exactement de la même façon, mais je ne me dégonflais pas.

Lorsqu’il m’affirma que j’allais le payer, ma seule réaction fut d’arquer un sourcil. Sérieusement ? Il pensait que j’allais avoir peur ? Je croisais mes bras sous ma poitrine et restais plantée devant lui. Non mais vraiment ? Il croyait quoi ? Que j’allais m’enfuir en courant ? C’était très mal me connaître. Peut-être devrais-je lui signaler qu’avant de menacer les gens il valait mieux se renseigner sur eux avant ? Ca évitait les mauvaises surprises en général. S’il avait pris un peu plus le temps de me connaître avant de me balancer son dossier de paternité sous le nez, il aurait su que d’une, je ne voulais pas de lui, et de deux, qu’on ne me faisait pas peur aussi facilement. Il en fallait des tonnes et des tonnes pour ça.

- Oh mais fais donc ! Je meurs d’envie de voir ce que tu vas bien pouvoir inventer, Donochoupinet ! répliquais-je. Ou devrais-je t’appeler Blaky ? Blakounet ? Tu préfères lequel ? J’ai une petite préférence pour le deuxième, pas toi ?

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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Jeu 21 Aoû - 21:37

Dylan avait commis une erreur que je lui ferais payer en temps voulu. Sauf que pour l'instant, elle venait de me faire un coup bas. Vraiment bas. J'avais beau la mépriser, je ne pouvais pas répliquer coup pour coup... C'était juste impossible. Les femmes bénéficiaient de l'immunité sur ce point... Merde... J'eu alors la réaction la plus puérile qu'il soit... Je lui tirai une mèche de cheveux assez fort pour qu'elle ait mal physiquement mais pour que son ego en prenne un coup aussi.

- Dylanou craint elle des cheveux ? Je me demande bien... Au pire, je peux toujours faire ça...

Je la pinçais alors assez fort pour voir une rage folle mais aussi les larmes lui monter aux yeux. Un sourire sadique se dessina sur mon visage. Ok, je ne pouvais pas la frapper mais lui tirer les cheveux, la pincer, ce n'était pas pareil, non ? D'autant plus que bientôt, la nouvelle de notre lien de parenté s'ébruiterait donc tout ceux et toutes celles ayant vu cette scène se dirait que ce n'est qu'un grand frère embêtant sa petite soeur. Pas de quoi fouetter un chat. Mais la réalité était tout autre. Ne pouvant pas laisser son geste impuni, je m'étais senti obligé de répliquer d'une manière ou d'une autre. En plus, elle avait osé m'affubler de surnoms plus ridicules les uns que les autres. Bon, ça avait l'air plus que puéril. On devait avoir l'air de deux grands gamins refusant obstinément de grandir. Mais, je n'avais pas le choix. Elle pouvait me frapper, moi pas. Voilà l'une des raisons qui me pousse à croire en l'égalité des sexes. On pourrait avoir donner une bonne dérouillée à toutes ces femmes qui se permettent de nous frapper, sous prétexte qu'un homme ne peut pas lever la main sur elles... Je ne suis pas un macho, mais alors pas du tout... Bien au contraire...

Enfin bref, après avoir agi comme un enfant de cinq ans. Je me redressais fièrement, à croire que je venais d'inventer un remède miracle contre le sida, et dis alors à Dylan :

- Que tu le veuille ou non, tu as le même sang Donovan qui coule dans tes veines. T'en veux une preuve, soeurette ? T'as presque le même caractère merdique que moi et le vieux. En quelques minutes, je l'ai vu... T'es têtue comme une mule, prétentieuse comme pas deux et en plus t'as l'air bien vicelarde... En tout cas, assez pour faire des coups bas... Et je suis sûr que si je creuse un peu plus, je découvrirais bien plus encore !

Je lui fis un sourire. Non, pas un sourire franc et sincère, ni un sourire charmeur... Non plutôt le genre de sourire qui donne des envies de distribuer des paires de claques. Celui qu'on réserve pour faire chier son monde, celui qui nous donne un air de tête à claques. Oui, c'est celui là que j'offrais à Dylan. J'allais la rendre folle mais n'est-pas là le rôle d'un grand frère ? Et puis, j'avais tant d'années à rattraper. Pauvre Dylan, elle devait se sentir bien seule sans un grand frère à ses côtés. Heureusement que j'avais découvert la vérité. Maintenant, j'allais pouvoir l'aider à être moins seule et si par la même occasion, elle finissait en asile dans une cellule capitonnée avec un camisole... Et bien, c'est que j'aurais bel et bien réussi mon coup.
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ? I haven't family ! [pv Blake]   Mar 2 Sep - 10:13

Je ne voulais pas d’un frère, ni même d’une quelconque famille. Je n’en avais pas besoin. Ca faisait 19 ans que je vivais ainsi, ce n’était pas aujourd’hui que les choses allaient changer. Pourquoi changerait-elle d’ailleurs ? Certainement pas parce qu’un gugus était arrivé avec un dossier de donneur de sperme ! Je voulais mettre un terme le plus rapidement possible à cette conversation de sourd. Donovan et moi avions un avis différent sur la question et nous ne changerions pas de point de vue. Quand je commençais à lui attribuer des surnoms tous aussi ridicules les uns que les autres, je ne m’attendais pas à ce qu’il ait une réaction aussi puérile que celle de me tirer les cheveux comme un gamin le ferait à une petite fille. J’arquai un sourcil. Il était sérieux-là ?! Ou alors, il lui manquait des cases ! Je ne voyais pas ce que ça pouvait être. Et en plus de ça, il me rendit un de mes surnoms débiles. Mais quel manque d’imagination !

Je ne rechignais pas quand il me tira les chevaux, mais par contre, quand il me pinça… Je serrais les dents au départ, mais lorsqu’il commença à me faire réellement mal, je chassais sa main d’un grand coup. Il m’avait fait mal cet abruti ! J’allais avoir un bleu par sa faute. Il allait le payer très cher ! Extrêmement cher. Je le fusillais du regard. Si j’avais eu des balles à la place des yeux, il serait déjà mort depuis un petit moment et ça aurait libérer le monde de sa présence inutile dans ce bas monde. Encore une fois, il prit cet air suffisant. J’avais envie de lui lacérer le visage pour lui faire rembarrer cette expression. Il pouvait me dire autant de fois qu’il veut qu’on était de la même famille, je continuerai de le nier pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas de lui. Etait-ce donc trop compliqué à comprendre ?! Il semblerait qu’il était beaucoup trop têtu ou bien débile pour le comprendre ! Allez savoir !

- Dernière fois Donovan, je ne suis pas ta sœur, lâchais-je en détachant chaque mot, quelque fois que l’information entre un peu mieux dans sa cervelle de piaf !

Sur ces dernières paroles, je lui plantais le talon de mon escarpin dans le pied et après un magnifique demi-tour, je le laissais planté là sans attendre. Tout ce que j’espérais, c’était que je lui avais au moins fissuré un os, ce qui le ferait souffrir pendant un bon moment. M’éloignant à grand pas, je replaçais une mèche de cheveux. La guerre entre Donovan et moi était déclarée. Les gens allaient devoir commencer à se protéger pour survivre à la troisième guerre mondiale. Il était hors de question que ce Donovan marche sur mes plates bandes. C’était mon territoire ! Hors de question qu’il en soit autrement.

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