Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Sam 1 Mar - 18:06

Quand Eddy me préparait un coup foireux, je le sentais venir de très loin. Comment expliquer cela ? En fait, je ne pouvais pas l'expliquer. Par contre, lorsqu'il manipulait quelqu'un, je voyais bien qu'il était différent. Il souriait. Non, un sourire séducteur, le genre de sourire qui hypnotise. Et sa voix devenait soudain plus douce, parfois pleine d'émotion... Bref, Eddy était un beau, très beau, baratineur. Mais avec moi, ça ne prenait plus. J'avais appris à le voir venir... Autant qu'il arrivait à voir quand je tentais de le manipuler. Parfois, il se laissait faire, juste pour voir jusqu'où j'allais l'emmener mais parfois, il refusait carrément de se prêter au jeu... Comme la fois où j'avais essayé de lui faire dire oui pour un plan à trois. Si c'était une femme, Eddy aurait accepté sans hésitation... C'était le fantasme de beaucoup d'hommes, sauf qu'étant possessive, j'avais refusé. Non, moi, je voulais deux hommes à mes pieds, fous de désir pour moi... Sauf qu'il en était hors de question pour Eddy. J'avais beau tenter toutes les ruses et même de lui faire un magnifique strip-tease, mon beau brun au regard d'azur avait refusé... Et j'étais partie bouder dans ma chambre sans jamais avoir réussit à le faire céder !

Une fois que nos corps ne furent plus qu'un, une pensée vint s'installer dans mon esprit... La perfection existait. Nous étions la perfection incarnée. Ma peau métissée contre la blancheur de sa peau si douce. Nos lèvres qui se rejoignirent encore pour des baisers passionnés. Ses mains qui parcouraient chaque courbe de mon corps, me faisant frissonner. Devant Eddy, j'étais nue, et pas seulement physiquement... Eddy lisait en moi comme dans un livre ouvert. Ce livre, il l'avait lu et relu. Il en connaissait chaque mot... Je n'avais pas de secret pour cet homme. J'aurais dû être effrayée, moi qui voulait toujours paraître forte face à un homme... Et pourtant face à Eddy, je n'avais pas peur. Je le connaissais autant qu'il me connaissait. Je connaissais ses faiblesses comme ses forces. Je savais bien que tout comme moi, il cachait ce qu'il y avait de bon en lui pour que jamais personne n'ose essayer de l'écraser... Cependant, Eddy était encore plus fort que moi... Et c'était cette force qui m'attirait tant, je savais que je pouvais voir en lui, le roc qui me soutiendrait et me protégerait. Oui, nous étions le couple parfait.

La preuve étant qu'au lit, Eddy était le seul à me plonger dans cet extase qui me laissait tremblante, essoufflée mais surtout, comblée ! Alors que les mouvements de son bassin continuaient de me donner toujours plus de plaisir, j'avais approché son visage du mien. Mes gémissements furent étouffés par les baisers que je donnais à Eddy. Je l'embrassais comme si ma vie en dépendait. Soudain, je le sentis... J'approchais de l'orgasme, j'écartai à contre-coeur mes lèvres de celle de mon amant. Mes gémissements se firent bien plus forts et... Il envahit tout mon être. Mon corps fut secoué de spasmes tandis que je fermais les yeux savourant le plaisir qui vint s'insinuer dans chaque partie de mon corps comme un poison circulant dans mes veines. Un cri de jouissance s'échappa de mes lèvres.

Alors que je savourais mon propre plaisir, j'entendis le son le plus excitant de toute ma vie... Un gémissement qui s'échappait entre les lèvres d'Eddy. J'ouvris les yeux et le contemplai... Si beau, si viril... Mon Dieu, j'étais sous le charme de cet homme... Il était l'incarnation de la beauté masculine. Je me mordis la lèvre inférieure tandis qu'une de mes mains caressait son torse. Une fois qu'il revenait à la réalité, Eddy m'embrassa rapidement. Intérieurement, je souriais car je savais bien qu'il était à moi. Eddy venait de goûter à nouveau au plaisir de coucher avec moi... Et si je voyais juste, comme moi, il se rendrait compte du manque qui l'habitait. Il se laissa tomber à côté de moi. Ma poitrine se soulevait un peu plus rapidement que d'habitude. Je reprenais doucement mon souffle lorsqu'Eddy me demanda si j'étais sûre de mon choix... Je soupirai avant de rouler sur le côté pour le regarder.

« J'y ai pensé... Mais, je me plais beaucoup à New-York et j'aurais beaucoup d'opportunités... Enfin, quand le bébé sera né et que j'aurais repris le sport...»

Oui, je voulais toujours construire ma carrière de mannequin et être mère ne m'empêcherait absolument pas. Si Kimmora Lee arrivait à être business woman et mère, pourquoi pas moi ? Sans m'en rendre compte, j'avais posé la main sur mon ventre encore plat. Même si je n'osais pas le dire de vive voix, j'espérais que mon ventre devienne rond. J'étais pressée de le voir grossir... J'étais heureuse de devenir maman. Oui, oui moi Billie-Satheen Keringhton Sullivan, la diva qui passait son temps à faire la fête, à boire et se droguer était pressée de devenir une maman...
Sortant de mes pensées, je me rappelais de mon petit manège pour récupérer Eddy, je me relevais alors et ramassai la chemise d'Eddy et la mit tout en lui disant :

« Et puis, si je revenais, ça ferait mauvais genre... Etre enceinte du futur marié... Je me vois mal vivre tranquillement avec ta Jessica..., lui dis-je avec un ton méprisant.»

Ca ne le surprendrais pas, il le savait que je n'étais pas du genre à partager. Et enceinte ou non, je ne changerais pas cette habitude. Si je me retrouvais face à cette espèce de garce, je lui aurais dis exactement ce que je pensais à savoir qu'Eddy m'appartenait et qu'il valait mieux pour elle, qu'elle ne reste pas sur mon chemin à moins qu'elle ne soit maso au quel cas, je me ferais un plaisir sadique à la torturer... Autant physiquement que mentalement !
Je terminai de boutonner sa chemise. Je la laissais légèrement ouverte au niveau de ma poitrine et montrait à Eddy :

« Tes chemises me vont toujours aussi bien..., dis-je en terminant avec un sourire sexy. Tu reste dormir à la maison, hein ?»

Je lui fis les yeux doux en espérant qu'il cède à ce minuscule caprice. Au fond, il n'avait aucune raison de me résister... Dans la soirée, il se pourrait bien que je réveille à nouveau ses pulsions sexuelles. Et oui, les femmes enceintes ont un appétit sexuel encore plus énorme...

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Dim 9 Mar - 21:09

Indescriptible était le mot qui qualifiait avec exactitude ce que je ressentais quand j’étais avec Keri. Ca n’avait tout simplement pas de nom réel. Ma relation avec elle, depuis le début, avait été électrique et je savais que ça ne changerait jamais. Entre elle et moi, il y avait une sorte d’alchimie qui nous liait. Nous avions eu d’autres personnes dans nos vies, et pourtant, on finissait toujours par retomber dans les bras de l’un et de l’autre à un moment ou un autre. Même pour une nuit ou plusieurs d’affilées. C’était incompréhensible et pourtant c’était ‘nous’ ; les deux gamins de riches habitués à avoir tout ce qu’ils voulaient, rien qu’en ouvrant à peine la bouche. En même temps, dans les familles où on avait grandi, on n’avait pas vraiment eu trop de mal à devenir ce genre là. C’était même facile.

On se connaissait depuis longtemps, elle et moi. A l’époque, elle n’était qu’une gamine même pas majeure. On m’aurait tué si nos parents avaient su quel genre de relation on entretenait depuis la première fois qu’on s’était vu. Devant tout le monde, nous étions deux futurs héritiers bien éduqués, mais dans leur dos, nous étions aussi pourris l’un que l’autre. Chacun à notre façon, mais on se complétait. Peut-être même de trop… Aujourd’hui, Keri n’était plus une gamine, mais une adulte. Et enceinte, en plus de ça. De quoi faire devenir maboule n’importe quel homme avec ses hormones en ébullition. Encore pire qu’une femme durant sa mauvaise période du mois… En tout cas, une chose était sure, elle comme moi n’avions pas changé et nous n’avions quasiment plus aucun secret l’un pour l’autre.

Nous avions pleins de points en commun. Comme la manipulation. Cet art, nous l’exercions avec brio, chacun à sa manière. C’était comme un costume que nous enfilions pour aller à un bal costumé. Je savais qu’à ce bal, Keri me reconnaîtrait en un rien de temps, tout comme moi je la reconnaîtrais elle. Je savais quand elle devenait fausse et elle savait quand je le devenais à mon tour. Pourtant, on disait que lorsqu’on connaissait trop quelqu’un, on ne prenait plus de plaisir à fréquenter cette personne. Cette loi était totalement fausse ! Keri exercerait toujours quelque chose sur moi qui me mènerait irrémédiablement vers elle. C’était dangereux. Et comme toute chose dangereuse, on courrait dans cette direction. Nous, être humain, étions fait pour affronter le danger. Mon danger à moi s’appelait Billie-Satheen Keringhton Sullivan et je ne le fuyais pas.

Au contraire, je laissais l’extase s’installer en moi lorsque nos deux êtres ne firent plus qu’un. S’il avait été possible de se fondre complètement dans quelqu’un, nous l’aurions sans aucun doute déjà fait. Parfois, je me laissais presque dire que Keri et moi, nous avions été crée pour nous compléter, mais je me refusais ce genre de penser. Pourquoi ? Parce que Keri serait la seule à pouvoir me détruire complètement. Il suffirait de pas grand-chose en plus. Quoi ? Je n’en savais rien. Il y avait toujours cette part de moi qui lui serais inaccessible parce que si elle venait à y avoir accès, elle pourrait faire de moi son esclave éternel. Elle, me cachait-elle une part d’elle-même ? Possiblement. Je ne lui avais jamais posé la question et je doutais de le faire un jour. Je me contentais de ce que j’avais en ce moment même : la perfection de nos deux corps l’un dans l’autre.

Le plaisir que je ressentais auprès d’elle était tout aussi indescriptible que notre relation. Je me laissais emporter par les tourbillons de plaisir que son corps nu et offert m’offrait. J’en savourais la moindre goutte jusqu’à ce que l’orgasme me fauche et me fasse perdre, momentanément, la réalité des choses. Entendre et voir Keri succomber au sien avait fortement favorisé le mien et m’avait fait plonger quelques secondes après elle. Je restais en elle, le temps de reprendre pied à la réalité. Je sentais son regard posé sur moi et ça ne me gênait pas. J’avais eu tout le loisir de l’observer alors pourquoi est-ce que je ne lui rendrais pas la pareille ? Avant de me laisser tomber juste à côté d’elle, le souffle coupé, je l’embrassais. Une fois, sur le dos, j’eus le loisir d’observer le plafond et une petite réflexion naquit en moi. En fait, je m’étonnais juste de ne pas voir un portrait d’elle juste au dessus du lit, histoire que ce soit la dernière chose qu’elle voit avant de s’endormir.

J’ignorais pourquoi je lui demandais ensuite si elle était sure de ne pas vouloir revenir à Los Angeles avec moi, quand je repartirai une fois mon dossier clos et gagné. J’ignorais encore pour combien de temps j’en aurais avec cette histoire, mais il faudrait bien que je rentre à un moment ou un autre. J’entendis Keri soupirer à côté de moi. Je passais un bras sous ma tête quand elle se roula sur le côté afin de me faire plus ou moins face. Je me contentais de tourner la tête vers elle afin de rencontrer ses prunelles chocolatées. Qu’elle y ait pensé m’étonna, si bien que j’arquai un sourcil, mais ne fit aucun commentaire là-dessus. Selon elle, New York lui offrait les possibilités qu’elle souhaitait. Or, à Los Angeles, il y en avait aussi pas mal, quand on savait chercher. Mais si Keri voulait rester à New York, comment pourrais-je l’obliger à revenir dans notre ville natale ?

Je restais silencieux, réfléchissant à tout ça. Du coin de l’œil, je la vis poser sa main sur son ventre et encore une fois, je restais silencieux. Que pourrais-je dire ? Elle m’avait clairement fait comprendre qu’avec ou sans moi, cet enfant verrait le jour. Si je n’avais pas mon mot à dire là-dessus, même si elle affirmait que c’était moi le père, je pouvais quand même avoir le droit de dire si oui ou non je voulais cet enfant dans ma vie. Je respectais Keri. C’était une des seules femmes que je respectais réellement et je me voyais mal la laisser se débrouiller et lui tourner le dos comme une male propre. Oh je savais bien que financièrement parlant, un bébé, même deux ou trois, ne serait pas un problème pour elle, mais c’était sur un autre plan que je pensais. Je cogitais à plein régime, exactement comme je le faisais quand j’analysais mes documents pour mes différents cas judiciaire, quand Keri se leva tout en reprenant la parole. Ce fut mon tour de soupirer. Jessica, encore et toujours… Je me redressais sur mes avant-bras et répliquais :

- Tu sais bien que je m’en fous de ce que les autres pensent et que Jessica n’aurait pas lieu d’être. On m’obligerait plutôt à te passer la bague au doigt et me marier ne fait toujours pas parti de mes projets de vie.

Avoir un enfant non plus n’en faisait pas parti jusqu’à ce que j’apprenne que Keri était enceinte de moi. Ca, je ne pouvais pas le contrôler, mais le mariage ne pourrait jamais se faire sans mon consentement et je n’étais pas prêt de le donner. On m’avait fiancé à une femme sans me demander mon avis. Quand mes fiançailles avaient été annoncées par nos deux pères, à Jessica et à moi, j’étais tombé des nus parce que je n’étais absolument pas au courant. Ma mère m’avait supplié de ne pas faire un scandale public et bien évidemment, c’était impossible de se défaire de ces fiançailles maintenant. Je n’aurais jamais dû écouter ma mère ce soir-là. Puis, l’idée que de faire venir Keri une fois que sa grossesse se verrait, à Los Angeles, pour annoncer qu’elle était enceinte et que c’était de ma faute pourrait provoquer une rupture de fiançailles. Mais je me retrouverais encore une fois coincé parce que de laisser une femme enceinte, dans notre monde, c’était mal vu. On exigerait presque réparation, comme au Moyen-âge. Et puis, finalement, je ne pouvais pas me servir de Keri comme ça non plus.

Je la regardais entrain d’enfiler ma chemise qu’elle avait trouvé sur le sol. Elle ne croyait pas si bien dire quand elle affirmait que mes chemises lui allaient bien. Il n’y avait rien de plus sexy qu’une femme portant uniquement une chemise d’homme. Un franc sourire se dessina sur mes lèvres quand elle me ‘proposa’ de rester dormir. Ca n’avait rien d’une proposition, je le savais. Si je disais non, j’aurais le droit à des supplications et à toute une batterie de charme pour me faire craquer et dire oui. Je connaissais Keri comme ma propre poche là-dessus. Finalement, je m’assis et l’attrapais par la main pour la faire se pencher vers moi et déposais un nouveau baiser sur ses lèvres.

- Ai-je réellement le choix ? répondis-je.

Sans attendre de réponse, parce que je savais bien qu’elle me dirait que je n’avais pas le choix, j’attrapais mon boxer et mon pantalon que j’enfilais. Je laissais tomber la ceinture, laissant ainsi mon pantalon tomber sur mes hanches. Je me tournais vers Keri avec un sourire de dessiner sur les lèvres (encore).

- Que dirais-tu de manger un truc ? J’espère que t’as fait les courses, autre que pour le bébé, parce que je compte bien cuisiner. Alors si t’as rien, viens pas te plaindre si c’est dégueu !

Faisant comme si j’étais chez moi, je me dirigeais vers la cuisine et ouvris le frigo pour voir ce qu’il y avait de bon là-dedans.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Lun 10 Mar - 17:18

J'observai Eddy sans un mot, me contentant de lui caresser le torse. Contrairement à certains hommes, Eddy avait un torse sans aucun poil... Et j'adorais ça ! Pouvoir caresser son torse sans rencontre aucun obstacle. C'était juste parfait... Je sentais son coeur battre et étrangement, je me mis à penser que ce coeur qu'il cachait, battait peut-être pour moi. Je me mis à imaginer ce que serait ma vie avec Eddy...

Ce que j'allais vivre... Oh, je ne m'en faisais pas. Tout simplement parce que j'avais une nouvelle idée. Eddy allait rester avec moi, ici. Je savais comment faire. Ca commencerait cette nuit qu'il allait passer à la maison et puis petit à petit, je le ferais rester à la maison. Et avant même qu'il ne s'en rende compte, Eddy serait encore là pour voir les premiers pas de notre bébé. Je souriais intérieurement. Je l'aurais, Eddy serait à moi, rien qu'à moi et notre enfant.

Eddy me laissa parler, je lui expliquais alors pourquoi je ne retournais pas avec lui à L.A.. Et puis, Eddy aurait dût s'en douter, si je me retrouvais face à sa fiancée, je risquais de ne pas pouvoir jouer mon rôle de gentille héritière respectable... Il valait mieux que je reste loin de l'autre. Finalement, Eddy m'expliqua qu'il ne se voyait pas encore marié. Je fis un petit sourire malicieux... Il finirait marié... Mais à moi, rien qu'à moi ! D'ailleurs, il n'avait pas tort... Si mes parents l'apprenaient, ils voudraient absolument que mon amant me demande en mariage... Je n'y pensais plus... Mais il y avait une chose que je savais bien chez Eddy : on ne pouvait pas le forcer à faire quelque chose. Même si j'avais une certaine avance grâce à ma grossesse, ce n'était pas une excuse pour me voir la bague au doigt. Et puis, je ne voulais pas être mariée à lui par obligation mais parce qu'il se rendrait compte qu'il ne pouvait pas vivre sans moi !

Et comme pour mettre fin à cette conversation, je détournais la conversation en lui faisant remarquer que j'étais toujours aussi sexy dans sa chemise. Je lui proposai de dormir à la maison, mais bien sûr, c'était plus un ordre qu'une demande. Eddy le savait déjà... D'ailleurs, il me prit par la main et m'obligea à me pencher. Mon visage s'approcha du sien et nos lèvres se scellèrent à nouveau avant qu'il me demande s'il avait le choix. Je lui fis un sourire et passai ma main dans ses cheveux, les repoussant en arrière, comme il le faisait si bien... Eddy le savait, je ne comptais pas le laisser sans aller tranquillement. J'étais capable de lui en faire baver juste pour qu'il cède à mon caprice du moment. Mais heureusement, Eddy ne discuta pas, bien conscient de ne pas avoir réellement le choix.
Avant même que je n'ai le temps de répondre, Eddy se leva et se rhabilla rapidement avec ce que je lui avais laissé, à savoir son boxer et son pantalon... Qui lui tombait sur les hanches. Alors que je profitais de la vue que mon séduisant amant m'offrait, ce dernier se retourna afin de m'annoncer qu'il comptait cuisiner. Comme l'enfant pourrie gâtée que j'avais été, je tapais des mains afin de signifier ma joie de savoir qu'il cuisinerait pour moi. Au moins, il aurait assez d'expérience pour faire à manger à notre bébé !

« Je te laisse tout le loisir de fouiller dans la cuisine, j'avais fais les courses pour moi, il y a quelques jours. Je mange pour deux mais je te rassure, il doit y avoir encore d'autres trucs. »

Je suivais alors Eddy en prenant soin de rester derrière. A chacun son tour, il avait eu tout le loisir de mater mon derrière, je faisais pareil que lui. Dans la cuisine, je le laissais faire comme chez lui. Je pris un verre et me servis un grand verre de jus d'orange... Etant enceinte, je ne pouvais plus boire d'alcool donc on oublie les cocktails frais après une excellente partie de jambes en l'air. Le médecin m'avait même déconseillé le coca... Alors, je m'étais rabattue sur du jus d'orange... Attention, c'était du jus d'orange frais que je pressais moi-même... Comme quoi, j'avais beau être une diva, je savais me servir de mes dix doigts !

« Tu fais un truc bon hein sinon, on commande des pizzas, j'ai envie d'un truc épicé...» dis-je d'un air songeur.

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Jeu 13 Mar - 14:22

Pourquoi Keri ne voulait-elle pas rentrée à L.A ? J’en avais la réponse, même si je m’en doutais déjà. Elle était partie à New York pour les possibilités et aujourd’hui, pourquoi en partirait-elle si elle avait ce qu’elle voulait ? Il n’y avait que le fait qu’elle soit enceinte qui ralentissait un peu l’accomplissement de ces projets, mais je savais que ce que Keri voulait, Keri l’avait. C’était une théorie universelle qu’il était impossible de contrer. Depuis que je la connaissais, ce que Keri avait voulu, Keri l’avait obtenu et ce, sans forcément devoir lever le petit doigt. Donc je savais que c’était impossible de lui dire « non » sans en subir les conséquences et pour cette raison, j’acceptais directement de rester chez elle cette nuit.

Si j’avais refusé, elle aurait sorti le grand jeu, me forçant à rester avec elle. Quitte à me séquestrer, elle réussirait à me garder chez elle. J’avais déposé un baiser sur ses lèvres puis elle avait passé sa main dans mes cheveux, les poussant en arrière comme j’avais l’habitude de le faire. Puis je me rhabillais avec les vêtements qu’il me restait. Keri aillant le monopole de ma chemise, il ne restait plus que mon boxer et mon pantalon. J’avais encore la veste de mon costume quelque part dans ma voiture, mais je n’avais absolument rien que Keri n’ait déjà vu et inversement. Du coup, je n’éprouvais pas le besoin de me cacher. J’aurais pu rester en boxer, mais pour faire la cuisine, parce que j’avais envie de cuisiner, ce n’était pas top.

Quand j’annonçais à la jeune femme que je comptais faire la cuisine, elle se mit à taper dans ses mains comme une gamine de six ans à qui on venait de dire qu’on l’emmenait à Disneyland pour son anniversaire. Parfois, je n’arrivais pas à me défaire de l’image de Keri à l’âge de 16 ans, quand je l’avais connu. A l’époque, elle n’était plus vraiment une innocente, mais j’étais sans aucun doute l’homme avec lequel elle avait eu le plus de rapport sexuel. Quand je lui demandais si elle avait fait les courses, je m’attendais presque à une réponse négative, mais Keri était toujours surprenante. Elle m’offrait même le monopole de sa cuisine. Un demi-sourire se dessina sur mes lèvres, puis je me dirigeais vers sa cuisine pour mettre mon nez dans le frigo.

- Si t’as fait le plein, alors c’est parfait. Je pense pouvoir trouver un truc à mijoter.

Je m’étais découvert un don en cuisine, une fois. J’avais voulu essayer pour voir ce que ça donnerait et j’avais trouvé ça cool de cuisiner et d’avoir ce plaisir de manger ce que j’avais construit de mes mains. Jusqu’à présent, je ne me souvenais pas avoir fait de truc dégueulasse ou immangeable. Je sentis le regard de Keri derrière moi et je fis comme si de rien n’était. Moi, j’en avais profité un peu plus tôt dans la journée, pourquoi est-ce que je lui refuserais ? Puis, je n’avais pas honte de mon corps, donc… elle pouvait regarder autant qu’elle voulait, ce n’était pas moi qui allais trouver ça lassant ou bien faire le moindre commentaire. Je commençais à sortir quelques trucs du frigo quand Keri reprit la parole.

- Pourquoi est-ce que tu veux que je fasse un truc dégueulasse ? demandais-je. Pourquoi épicé ? C’est pas déconseillé normalement ?

Je demandais ça comme si j’étais un expert alors que pas du tout ! Je ne savais même pas ce qu’une femme pouvait ou pas manger lorsqu’elle était enceinte. Quoi ? J’étais un homme ! Je ne me sentais pas forcément concerné par ça, donc forcément, je n’avais pas non plus cherché à me renseigné. Puis, je n’avais pas prévu qu’on m’annonce la venue d’un futur Borden non plus, donc j’étais totalement excusable, non ?
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mar 15 Avr - 13:32

Los Angeles était ma ville natale... Du moins, de ce que je savais. Je m'étais faite adoptée alors que je n'avais que quelques jours. Enfin bref, L. A. était la ville qui m'avait vu grandir. Je l'adorais pour ses boutiques, ses fêtes... Mais aussi parce que mes parents y vivaient et que, même si je ne le disais pas souvent, j'aimais mes parents plus que tout. Pourtant, j'avais décidé de m'en aller. A l'époque, j'avais envie d'être indépendante et de gagner en maturité... Non, en réalité, je voulais surtout un appartement pour pouvoir boire, fumer et me droguer en faisant la fête sans que personne ne vienne me faire chier !

Lorsqu'Eddy m'annonça qu'il allait cuisiner, j'en fus tellement contente que j'eus une réaction typiquement Kerightonien : je tapais dans mes mains comme une gamine heureuse. Certaines de mes habitudes ne me quittaient pas. Eddy m'assura pouvoir cuisiner quelque chose comme j'avais fais les courses. Je le laissais faire puis m'asseyais sur le plan de travail en l'observant... Ou en matant. Il faut dire qu'un homme faisant la cuisine torse nu... Qu'est que c'était sexy !!
Eddy se mit à s'inquiéter de ce que je devrais manger ou non. Tiens, tiens comme ça, mon cher et tendre amant avait peur pour moi et le bébé... Je ne fis aucun commentaire là dessus mais je lui répondis tout de même :

« Mais noooon ! Tant que je n'abuse pas ! Et puis, au pire, le bébé aura le hoquet, terminai-je en pouffant. Non t'en fais pas, il n'aura pas ta grosse tête si je lui donne des choses épicées...»

Je pris un faux air innocent. Quiconque me connaissait savait qu'il y avait bien longtemps que j'avais perdu mon innocence il y avait bien longtemps ! Mais ça ne m'empêchait pas de continuer à jouer la comédie... D'autant plus qu'Eddy était très bien placé pour savoir que l'innocence était une chose quasi inexistante... Je n'espérais pas le bluffer, juste attirer une nouvelle fois son regard...

Pendant que mon beau brun cuisinait, je l'observais d'un oeil attentif. Disons que je voulais être sûre qu'il allait épicer son plat et non pas l'adoucir. Oui, je voulais un plat épicé. Mon ventre en avait décidé ainsi. Et s'il n'accédait pas à ma requête ?? Eh bien, je serais bien obligée de faire ma crise et ensuite, je commanderais un truc à manger... Ou j'irais m'acheter un seau au KFC. Eh oui, j'avais beau être une fille de riches, j'aimais la malbouffe.

Je descendis du plan de travail et m'approchai d'Eddy. Puis sans prévenir, je me collais à son dos, glissant mes bras autour de son torse musclé. Je posai ma tête contre son dos et fermai les yeux. J'avais des moments de tendresse... Même avec Eddy, car en dehors de nos merveilleuses parties de jambes en l'air, j'aimais Eddy. Je le savais, depuis le premier jour. Je ne lui avais jamais rien dis car j'attendais le bon moment mais maintenant que l'autre pétasse était arrivée, je devais changer de tactique.

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mar 15 Avr - 18:28

Toute ma vie s’était résumée à Los Angeles. J’avais fait des voyages par-ci, par-là, mais je m’étais bâti une carrière dans ma ville natale, j’y avais absolument tout. Donc j’étais mieux placé que quiconque pour comprendre que Keri ne voulait pas partir de New York, elle y avait fait sa vie, même si elle ne venait pas d’ici. Elle avait des projets. Qui étais-je pour lui faire changer d’avis ? Absolument personne. Surtout que personne n’arrivait à la faire changer d’avis ; quand elle avait une idée dans le crâne, elle ne l’avait pas ailleurs. Moi, contrairement à elle, j’étais là parce que ma cliente vivait ici. Elle vivait à Los Angeles avant de fuir avec ses trois enfants d’un mari et père violent. Mais elle m’avait appelé bien avant de quitter le domicile familial. A présent, c’était mon affaire et il était hors de question que je passe le flambeau à un avocat de New York. Je suivais le truc jusqu’au bout et je ne lâchais rien. Cette femme gagnerait son procès et son divorce, foi de Borden !

Cuisiner, ça n’avait jamais été ma tasse de thé jusqu’à ce que je découvre qu’en fait, j’étais plutôt doué avec une recette sous les yeux. Du coup, quand l’envie me prenait, je cuisinais. Peu importait l’heure de la journée. Bien souvent, il fallait bien le reconnaître, je cuisinais pendant la nuit, quand j’avais faim. Je trouvais ça marrant. Enfin bon, nous n’étions pas encore au beau milieu de la nuit, mais je devais bien avouer qu’avoir fait l’amour avec Keri m’avait donné faim, et j’étais certaine qu’elle aussi, sinon, elle ne m’aurait pas demandé d’éviter de lui cuisiner un truc dégueulasse. D’ailleurs, je n’avais jamais fait de truc immangeable, même sans recette. Donc, elle n’avait pas trop à s’inquiéter, elle ne mourrait pas empoisonner. Trouvant les ingrédients qu’il me fallait pour cuisiner un colombo, je me mis en route pour cuisiner. Normalement, il fallait que ça popote un bon moment, mais je n’avais pas vraiment envie d’attendre. Je ne le préparais pas pour le lendemain, je le préparais pour manger une fois prêt.

Cependant, avant de prendre cette décision, j’avais tout de même demandé à Keri si elle était certaine de son coup en souhaitant un plat épicé et si ce n’était pas déconseillé étant donné son état. Personnellement, je n’y connaissais rien pour le coup, mais je demandais quand même, sait-on jamais. La réponse de Keri me fit tout d’abord lever les yeux au ciel. Il n’y avait qu’elle qui arrivait à répondre en plaisantant sur un sujet relativement sérieux. Avant de me mettre à la cuisine, je me tournais vers la jeune femme.

- Il vaudrait mieux pour lui qu’il ait ma grosse tête s’il veut réussir dans la vie, répliquais-je.

Avec le monde d’aujourd’hui, mieux valait être acharné que faible pour y arriver. Je m’étais battu pour réussir mes études de droit et j’étais ressorti premier de promo parce que j’avais justement une grosse tête, comme le disait si bien Keri. Enfin bon, si elle m’affirmait qu’elle pouvait manger des trucs épicés, je ne voyais pas de problème à lui faire un plat de ce genre. Pendant que je mettais de l’eau à bouillir, je sentais le regard de la jeune femme posé sur moi. Cela ne me gênait pas qu’elle me regarde pendant que je cuisinais. Il en fallait vraiment plus pour que je me sente mal à l’aise. Et puis, je n’avais pas trop de mal à imaginer de quelle façon est-ce qu’elle me regardait. Je le sentais sur moi. Cependant, je ne fis pas comme n’importe quel benêt qui se serait aussitôt retourné vers la jolie damoiselle pour lui faire un sourire idiot, je restais concentré sur ce que je faisais.

Je plongeais un sachet de riz dans l’eau bouillante et commençais à préparer le reste du plat. Ce n’était pas bien compliqué une fois qu’on en avait préparé une première fois. M’enfin bon. J’étais vraiment concentré dans ce que je faisais que je fus surpris de voir les bras de Keri m’entourer. Je sentis sa tête se poser dans mon dos. Un demi-sourire se dessina sur mes lèvres. De ma main libre, je caressais un de ses bras. Les fois où la jeune femme se montrait câline, je pouvais presque encore les compter. Il y en avait plus que les dix doigts de ma main, mais j’étais certain que je pouvais encore tous les énumérer. Je continuais ce que j’étais entrain de faire car si je commençais à me laisser distraire, nous ne serions pas prêts de dîner. Ce qui serait fortement regrettable parce que Keri n’aurait pas la chance de manger ce que je pouvais mitonner.

- Beh alors ma jolie, les hormones te travaillent ? demandais-je pour plaisanter.

Je terminais ma préparation. A présent, je pouvais la laisser mijoter pendant un bon quart d’heure. Sans me défaire de l’étreinte de la jeune femme, je me tournais vers elle et la serrais dans mes bras. Je déposais un baiser sur le sommet de sa tête.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Jeu 19 Juin - 18:35

Eddy ne tenta pas de me détourner de mon envie de rester à New-York. En même temps, il me connaissait assez pour savoir que je n'étais pas du genre à abandonner les idées lumineuses qui traversaient mon esprit ! En même temps, j'y avais construit ma vie. J'avais trouvé mes repères, des repères que je ne voulais pas abandonner.

Lorsque mon amant me demanda si c'était une bonne idée de manger épicé, je lui avais répondu du tac au tac. Et au passage, je lui balançais une petite pique. C'était une petite habitude que j'avais, le taquiner gentiment. Et bien sur, le bel avocat au cul attirant me répliqua qu'il valait mieux que notre bébé ait sa grosse tête s'il voulait s'en sortir. Je fronçais les sourcils en penchant la tête sur le côté.

« Je réussis plutôt bien ma vie et j'ai pas ton énorme tête ! »

Je lui tirais la langue. Bien sur que je m'en sortais bien. Enfin, surtout depuis que j'avais arrêté de boire et de me droguer. Oui, j'avais eu une période noire, très noire. Mais elle était derrière moi... C'était d'ailleurs la nouvelle de ma grossesse qui m'avait été à mûrir un peu...
J'avais le regard sur la magnifique vue que m'offrait Eddy avant de descendre du plan de travail et d'aller me coller contre lui. J'avais besoin de ce genre de moment de douceur. Surtout lorsqu'Eddy était dans les parages. Certes, nous passions le plus clair de notre temps à nous envoyer en l'air et à nous charrier mais malgré tout, nous avions ce genre de moments pleins de tendresse. Il me taquina sur mes hormones... Oui, elles avaient peut-être un rôle dans cette soudaine envie de câlin mais je n'allais certainement pas lui faire le plaisir de le lui avouer. Ça, pas question ! Je lui déposais un baiser sur l'omoplate avant de lui répondre avec ma douceur habituelle :

« Chut, profite pendant que je suis encore vulnérable...»

Je me laissais alors aller contre lui, imaginant ce à quoi ma vie ressemblerait si je lui avais mis le grappin dessus plus tôt... Elle serait merveilleuse. Si ça se trouve, avec moi, il se serait marié. Après tout, nous étions deux moitiés. Il me complétait autant que je le complétais. Nous avions tant de points communs... Cette force de caractère, notre entêtement, notre façon de manipuler notre entourage... Et puis, cette entente que nous avions au lit était tout simplement parfaite. Il ne pouvait pas le nier... Ou peut-être que si.
Alors que je réfléchissais à notre vie ensemble, Eddy se retourna et prit dans ses bras. Là, je me sentis en sécurité. Je posais ma tête sur son torse en fermant les yeux. Je sentis ses lèvres sur le sommet de ma tête. Un sourire étira lentement mes lèvres. Cet homme était à moi. Et j'allais m'assurer qu'il le soit pour de bon.

Rapidement, une délicieuse odeur pleine d'aromates en tout genre embauma la cuisine. J'humais l'air, un sourire d'anticipation aux lèvres. D'une voix douce, je lui dis :

« Ça sent super bon, bel homme... Je vais mettre la table.»

Je me mis sur la pointe des pieds et déposais un doux baiser sur ses lèvres tout en collant mon corps contre le sien, les bras autour de son cou. Je me reculais en lui faisant mon plus beau sourire avant de commencer à faire des allers-retours entre les placards et la table. Je plaçais les assiettes, verres et couverts puis j'allais au salon chercher la bouteille de whisky qu'Eddy avait ouvert. Pour moi, je décidais de boire un thé glacé.

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mer 25 Juin - 19:37

L’un comme l’autre, lorsque nous avions une idée derrière la tête, nous ne l’avions pas ailleurs. C’était un des nombreux points communs que Keri et moi partagions. Du coup, si elle avait décidé de rester à New-York, je savais que je pourrais faire absolument tout ce que je voulais, je n’arriverai pas à la faire changer d’avis. Mais je voulais bien comprendre qu’elle ne veuille pas s’en aller de cette ville. Elle avait quitté Los Angeles pour se construire ailleurs, ce n’était pas pour que moi, je vienne lui demander de revenir dans cette ville où elle avait grandi et passé de merveilleux moments en ma charmante compagnie. Quoi que j’étais certain qu’en la suppliant un peu, j’arriverai à obtenir quelque chose d’elle. Elle n’avait jamais su me résister très longtemps. Encore une fois, c’était quelque chose que nous partagions. Et il semblerait que d’ici quelques mois, il n’y aurait pas que notre caractère que nous partagerions…

L’idée d’avoir un enfant d’ici quelques temps ne me faisait pas autant flipper que ce que j’aurais pu croire. D’accord, je n’avais jamais réellement songé à en avoir un jour, même si ma mère affirmerait que je ne pouvais pas rester sans héritier. Or si elle apprenait que d’une, j’avais fait un enfant hors mariage et de deux, que j’avais mis enceinte une autre femme que ma fiancée, elle me ferait un infarctus dans la seconde. Sauf qu’il faudrait bien qu’elle l’apprenne à un moment ou un autre étant donné que je comptais bien reconnaître cet enfant. C’était aussi ma « connerie », donc il fallait que je l’assume. J’avais été clair avec Keri là-dessus et elle n’avait pas refusé. Comme quoi, elle me voulait aussi dans la vie de notre enfant. Keri avait toujours été une femme intelligente. Elle savait qu’un enfant avait besoin de ses deux parents et pas seulement d’un seul. Du coup, même si on ne vivait pas ensemble et si nous avions des obligations chacun de notre côté, je savais qu’elle ferait les choses correctement.

Parce que je savais tout ça de la jeune femme, je n’eus aucun mal à la croire quand elle affirmait qu’elle pouvait manger épicer du moment qu’elle n’en abusait pas. Du coup, je lui préparais ce qu’elle demandait sans forcément mettre la dose d’épice là-dedans. Juste ce qu’il fallait. Néanmoins, quand elle critiqua ma « grosse tête », je répliquais qu’il valait mieux qu’il ait ma tête pour s’en sortir plutôt que rien du tout. Mais comme d’habitude, Keri trouva quelque chose à redire là-dessus. Je lui adressais un regard amusé avec un sourire en coin.

- Peut-être pas mon énorme tête, maiiiiiis je ne dirais rien !

Je laissais tomber son tirage de langue, préférant ne pas relever. Je me concentrais sur ce que j’étais entrain de préparer qui était beaucoup plus important dans l’instant présent que l’intelligence que notre enfant aura. Après tout, il sera comme il devra être. Le plus important ? La bonne santé ! Le reste, c’était secondaire. Pendant que j’ajoutais les derniers ingrédients à ma mixture, je sentis les bras de Keri m’entourer. Un peu surpris au départ, un demi-sourire ne tarda pas à se dessiner sur mes lèvres. De ma main libre, je caressais légèrement un de ses bras tout en faisant une plaisanterie sur ses hormones qui devaient être à fleur de peau. Je sentis ses lèvres se poser sur mon omoplate dénudée (puisque ma chemise se trouvait actuellement sur Keri). Sa réponse me fit sourire, mais je ne répondis rien. Je terminais ce que je faisais puis je me retournais, sans briser l’étreinte que la jeune femme exerçait sur moi.

Je passais mes bras autour d’elle et la serrais contre moi avant de déposer un baiser sur le sommet de son crâne. J’ignorais combien de temps nous restâmes ainsi, mais un peu plus et on ressemblait à un couple. Comme c’était touchant ! Au bout de quelques instants, une délicieuse odeur s’éleva et emplie la pièce. Je souris face au compliment de Keri. Hé ! Comme quoi, je n’étais pas nul en matière de cuisine !

- Tu verras, tu en redemanderas !

Cette phrase pouvait être pleine de sous-entendu, mais, ça ce n’était pas moi qui allais le dire. Je lui rendis son baiser lorsqu’elle se hissa à ma hauteur pour m’en offrir un. Je la laissais se détacher de moi pour mettre la table tandis que je retournais à ma cuisine pour faire les derniers préparatifs. Une fois que tout était prêt, je demandais les assiettes à Keri afin de pouvoir faire le service. Une fois chose faite, je rapportais les assiettes à la table où la jeune femme m’attendait tout en buvant un thé glacé. Je déposais son assiette face à elle et posais mon assiette à l’endroit où se trouvait le deuxième couvert. Je m’installais, faisant fi du fait que j’étais torse nu, et levais les yeux vers Keri.

- A toi l’honneur et dis-moi ce que tu en penses.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Lun 14 Juil - 12:48

Retourner vivre à Los Angeles ? Cette idée ne m'avait pas traversé l'esprit. Quand j'étais arrivée à New-York, je m'étais mis en tête que je venais pour y faire ma vie, loin de mes parents, certes, mais j'avais besoin de m'éloigner d'eux et de tout ce que j'avais connu. Sauf que si Eddy me faisait valoir ses droits de père ou me suppliait, à sa façon, de revenir, il se pourrait que je craque, à ma façon. Notre relation était complexe mais nous seuls la comprenions parfaitement. C'était un bras de fer permanent où la faiblesse n'était pas la bienvenue. Eddy suppliait en marchandant, je craquais en cédant à moitié. Le sexe était le seul terrain où nous étions vulnérables et à la merci de l'autre.

Je l'avais provoqué en évoquant son énorme tête. Bien sûr, elle n'était pas si énorme et je m'abstins de lui préciser à quel point il était beau… sinon, sa tête allait enfler. J'étais certaine qu'á Los Angeles, les femmes le complimentaient assez sur son physique digne d'une statue grecque, il n'était donc pas nécessaire que j'en rajoute une couche. Généralement, la seule personne que je complimentais s'appelait Billie-Satheen Keringhton Sullivan. Sauf que bien sûr comme je le provoquais, il fallait bien qu'il réponde.

« Qu'est que tu me chante ? Qu'est que tu sous-entends, Borden ? »

Pas Eddy. Borden. Il verra le changement et comprendrait que j'étais prête à contre-attaquer s'il me cherchait. Pour ne pas changer. Bien sûr, ça restait bon enfant. Ce n'était qu'un jeu de provocation.
Je lui avais tiré la langue mais il ne répondit pas. Malgré nos nombreux points communs, Eddy était un peu plus mature que moi, je devais l'avouer. En même temps, si à 27 ans, il avait encore la mentalité d'un ado de 16 ans… je m'en serais inquiétée. Moi, il m'arrivait de retomber en enfance, mais pas bien longtemps. Juste assez pour attendrir un coeur ou pour attirer quelqu'un…

J'avais fini par aller chercher un peu de tendresse auprès d'Eddy, ce qu'il m'accorda sans la moindre hésitation. Je le savais au plus profond de moi que nous étions faits l'un pour l'autre. Eddy semblait l'ignorer mais c'était un homme intelligent, il finirait par le comprendre, et j'y veillerais personnellement.
L'odeur du plat d'Eddy me mit l'eau à la bouche. Je le complimentais sur son talent qui m'avait agréablement surprise avant de mettre la table. Tandis que je lui tournais le dos pour aller vers les placards, Eddy m'assura que j'en redemanderais. Je lui lançais un regard plus qu'explicite. Oui, il y avait bien des choses dont je redemanderais. Mais pour l'heure, j'étais affamée. Je tendis les assiettes au beau brun qui fit le service. Pendant ce temps, je l'attendais en buvant un thé glacé. Depuis ma grossesse, j'avais découvert un tas de boissons sans alcool et tout aussi bonnes. Voire pour certaines, meilleures. Eddy s'installa face à moi, je levais un sourcil avec un sourire sensuel aux lèvres. Eddy pourrait bien être mon dessert. Il m'invita à commencer. J'attrapai mes couverts et pris une première bouchée. Tandis que j'avalais, je m'étonnai. C'était tout bonnement excellent !

« Quelle agréable surprise, c'est super bon… amant et cuisinier, tu es presque l'homme parfait, dis moi, Eddy...»

Je ne pris pas la peine de lui expliquer que pour le parfaire, il devrait être à moi… et céder à mes caprices. Quoi que pour la fin, il était tout bonnement impossible qu'il finisse par céder à tous mes caprices. Il me connaissait assez pour savoir que je pouvais parfois demander des choses complètement folles...

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mar 22 Juil - 19:29

Faire la cuisine, ça m’avait un peu pris comme une envie de pisser, mais depuis que j’avais testé une fois de me faire à manger parce que je n’avais pas d’autre option, je m’étais découvert un véritable talent. Bon, rien à voir avec la nourriture quatre étoiles qu’on pouvait avoir dans les restaurants, mais c’était loin d’être dégueu et même que j’en redemandais ! Du coup, je m’étais mis à faire à manger un peu plus souvent et à tester quelques trucs. Ce que je préparais à Keri, j’avais déjà eu l’occasion d’en faire une fois et j’avais trouvé ça plutôt réussi. Parfois, j’improvisais complètement avec qui se trouvait sous ma main et le résultat n’était pas toujours excellent, mais bon, il fallait tester pour savoir, n’est-ce pas ?

Pendant que je faisais mijoter ma mixture, nous parlâmes de l’aspect physique de notre enfant. Keri voulait qu’il n’hérite pas de ma grosse tête. Et je n’avais pas pu m’empêcher qu’il valait peut-être mieux ma grosse tête pour réussir. Ce à quoi Keri avait répliqué qu’elle n’avait pas de grosse tête et elle avait réussi. Encore une fois, je n’avais pas pu m’empêché de répliquer qu’elle n’avait certes pas une grosse tête, mais qu’elle avait très bien pu se servir d’autre chose pour réussir. Sauf que je laissais ma phrase un peu en suspend ce qui eu le don d’énerver ma belle hôtesse. En règle générale, quand elle m’appelait par mon nom plutôt que par ce surnom débile qu’elle m’avait attribué, ça ne sentait pas bon. Sauf qu’il en fallait un peu plus pour m’effrayer.

Je tournais la tête vers elle et lui offris un clin d’œil en guise de réponse. Ca la ferait un peu cogiter et puis j’aimais bien la voir piquer un phare de temps en temps. Ca m’amusait de jouer un peu avec elle parce qu’elle tombait assez souvent dans le piège. Parfois pas aussi profondément que je l’aurais souhaité, mais assez pour que je puisse m’amuser un peu. Juste après, je le payais un peu cher, mais rien que de voir Keri et sa mine boudeuse, j’étais près à perdre 1000$ ! Retournant à ma préparation qui touchait à sa fin, j’avais été surpris que Keri vienne chercher d’elle-même un peu de tendresse. Non pas que cela n’était jamais arrivé, mais c’était rare. Du coup, je la taquinais sur ses hormones. C’était bien trop tentant !

Une fois le repas prêt et la table mise, je pus faire le service et donnais une portion assez généreuse à la jeune femme. Bien sur, elle mangerait ce qu’elle voudrait, mais depuis le temps que je la connaissais, je savais que Keri pouvait être un ogre quand elle s’y mettait. Je lui avais même assuré qu’elle en redemanderait, ce à quoi elle me lança un regard lourd de sens. Je lui offris mon meilleur sourire innocent, comme si je ne faisais que parler du plat. Keri était aussi accro à moi que je l’étais d’elle. Une fois les deux plats servis, je m’installais sur la chaise qui m’était destiné et incitais la jeune femme à gouter et à me dire ce qu’elle en pensait. Personnellement, j’étais assez confiant, mais une erreur pouvait arriver, même au plus grand des cuisiniers.

Je la regardais faire puis lorsque la première bouchée fut dans sa jolie petite bouche, je pus vois un air étonné se peindre sur son visage. Mon sourire s’élargit lorsqu’elle affirma que c’était bon. Un léger rire m’échappa et j’attrapais à mon tour ma fourchette.

- Je suis un homme parfait ! répliquais-je.

Aussitôt dit, j’enfournais une bouchée de mon plat et constatais que c’était encore meilleur que la première fois que j’en avais fait. Comme quoi, il n’y avait qu’en s’exerçant qu’on s’améliorait.

- Et toi, ma jolie, tu fais à manger ? demandais-je.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Ven 8 Aoû - 17:29

J'avais goûté au plat de mon cher et tendre Eddy et mais incroyable, c'était super bon. En fait, je ne m'y attendais pas du tout. Je devais avouer que je m'attendais à un plat écoeurant, immangeable et au lieu de ça. Je me retrouvais devant délicieux. J'avais tout de suite complimenté Eddy, bien sûr, en le taquinant. Et il avait immédiatement répliqué avec son petit air suffisant qui le rendait aussi arrogant que sexy. J'avais arqué mon sourcil avec un sourire malicieux, la fourchette entre les doigts, je lui dis :

« Et tu es d'une modestie incroyable...»

Finalement, je levais les yeux au ciel avant de planter ma fourchette et de prendre une nouvelle bouchée. Cet type me rendait dingue. Un simple compliment avec lui pouvait tourner à l'adoration. Oui, j'avais les chevilles aussi enflées que lui, mais ça sonnait toujours mieux dans ma bouche que dans la sienne, non ?
Tandis que je mangeais, Eddy me demandait si je cuisinais. Je réfléchissais en faisant une petite moue. Ca m'arrivait de cuisiner. Bon, je ne faisais pas des plats gastronomiques mais je me débrouillais... Même si généralement, je préférais commander à manger. Ca m'évitait de faire la vaisselle !

« Ca m'arrive de temps en temps mais comme je déteste faire la vaisselle, je préfère quand même commander ! »

Je fis une petite moue qui lui fit comprendre que je suis une diva et donc, je n'ai pas à cuisiner, ni à faire la vaisselle. Je pris une nouvelle bouchée et mangeais donc tranquillement. Je bus un peu de thé glacé. Pas mauvais, même s'il vrai que je préférais nettement un verre de vodka pomme. Ou une margharita ou un cosmo ! Mais la santé de mon bébé passait avant tout chose, dont mon plaisir personnel. J'avais donc arrêter de boire et de fumer. Au début, c'était plutôt dur mais je m'y fis assez vite. Etre sobre avait quelques avantages. Bizarrement mon appartement était plus propre et le restait plus longtemps. En parlant d'appartement, je songeais à le quitter. Après tout, quand j'aurais accouché, il me faudrait une jolie petite maison avec un jardin où il pourrait jouer avec son père. J'achèterais même un chien. Oui, j'avais imaginé pour moi et Eddy une vie de famille parfaite et il avait plus qu'intérêt à se plier à mes désirs. Je terminais mon assiette, me léchant les lèvres avec délice puis demandais :

« Ton procès avance ? Toujours aussi doué au tribunal qu'au pieu ? »

Oui, j'étais l'élégance même. Mais que voulez-vous ? J'étais une femme franche, rien d'étonnant à ce que je sois quelque peu crue dans mes propos. Et puis, tourner autour du pot n'était pas du tout mon genre. Mais n'était-ce pas une partie de mon charme ? Je lui fis un clin d'oeil coquin. Après tout, Eddy savait que j'adorais nos parties de jambes en l'air. Et s'il me faisait à manger à chaque fois alors c'était sûr, Eddy serait élu amant parfait par la diva que j'étais. Je bus un peu de mon thé glacé avant de recommencer à manger. J'étais plutôt lente, j'aimais savourer mes plats.

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mer 13 Aoû - 21:28

Faire à manger, finalement, ça ne relevait pas du compliqué. Quand on suivait une recette à la perfection, n’importe quel âne saurait cuisiner un plat. Il suffisait simplement d’avoir de la patience parce que faire à manger, ce n’était rapide. Il fallait y passer du temps. Parfois des heures, quand on cherchait à faire des choses élaborées. Là, préparer le repas n’avait pris que quelques minutes pour la simple et bonne raison que c’était un truc vite-fait. En tous les cas, j’étais content que cela plaise à Keri. Je n’aurais pas pu rêver mieux. C’était toujours blessant d’entendre dire que ce n’était pas bon, même si la jeune femme n’était pas bien compliquée à satisfaire quand on y repensait.

Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres lorsqu’elle affirma que j’étais presque parfait, chose à laquelle je répliquais que je l’étais. Quand j’affirmais une telle chose, j’aurais presque pu m’appeler Narcisse. Je prenais cet air sur de moi, plein d’arrogance et de suffisance. Et ça passait comme une lettre à la poste. Comment croyez-vous que je gagnais chacun de mes procès ? Mon charme faisait tout, ainsi que ma maîtrise du sujet. Jusqu’à présent, je n’avais rencontré aucune affaire qui me fasse défaut. Je n’en étais qu’au début de ma carrière, mais je m’étais largement dénoté dès le début. J’étais devenu un des meilleurs avocats de L.A. J’étais fait pour ce boulot ! C’était ainsi.

- Quoi ? On ne te l’a jamais dit ? C’est mon troisième prénom ! Edward Christian Modeste Borden, la taquinais-je.

Elle pouvait lever les yeux au ciel autant de fois qu’elle le voudrait, ça ne changerait rien au fait que j’étais ainsi fait et que je ne comptais pas changer. On m’aimait de cette façon, pourquoi chercherais-je à être quelqu’un d’autre ? Plantant ma fourchette dans mon assiette, j’en mangeais son contenu assez tranquillement. Quand je réussissais un plat, je me sentais toujours extrêmement fier parce que j’avais accompli quelque chose de mes mains et ça n’avait pas de valeur. Après avoir avalé ce que j’avais dans la bouche, je demandais à Keri s’il lui arrivait de cuisiner. Je ne m’attendais pas à une réponse positive, ni même à une réponse négative. La jeune femme était tellement imprévisible que c’était parfois difficile de savoir ce qu’elle allait répondre. Remarquez que j’adorais ça.

La réponse qu’elle m’offrit ne m’étonna même pas, en fait. La vaisselle… C’était un désavantage. Mais ça faisait parti du monde de la cuisine, malheureusement. Moi non plus, je n’aimais pas ça. Mais pour les personnes comme elle et moi, et bien on avait fait des machines géniales qui lavaient toutes seules la vaisselle. Une machine réellement astucieuse et bénite des dieux à n’en pas douter étant donné l’aversion qu’avaient les gens à faire la vaisselle et ce, de plus en plus.

- Tu n’as pas assez d’argent pour t’acheter un lave-vaisselle ? raillais-je avant d’enfourner une nouvelle bouchée. Si tu veux, je t’en offre un pour ton anniversaire ? Ou Noël ? Ce qui sera le plus proche de la date d’aujourd’hui.

Embêter Keri, c’était un deuxième métier pour lequel je n’étais pas payé, mais juste sa tête suffisait amplement comme paiement. Enfin, les airs de princesse de la demoiselle ne laissaient aucun doute quant au fait que cette cuisine ne devait pas beaucoup servir. Terminant mon assiette, je déposais mes couverts dessus, comme j’avais l’habitude de le faire. Keri me suivit de peu et sembla s’intéresser à la principale raison de ma présence à New York : mon procès. Sans cela, je ne serais pas là actuellement et je n’aurais sans aucun doute pas su que Keri était enceinte de moi. Je l’aurais peut-être découvert un jour, mais l’enfant serait déjà né. Cela aurait été une nouvelle un peu plus difficile à avaler. Finalement, parfois, la vie était bien faite.

- Toujours, toujours, répondis-je avec un demi-sourire. Ca avance lentement mais surement. C’est un peu casse-tête, mais je ne vais rien lâcher de si tôt. Ce procès, je l’aurais.

On pouvait noter une pointe de détermination dans ma voix. Et je l’étais : déterminé. Je ne comptais pas laisser l’adversaire gagner. Plus je gagnais de procès, plus ma réputation augmentait. A mon actif, je ne comptais aucune défaite, c’était ainsi. J’étais bien trop fier pour accepter une quelconque défaite. Ce n’était pas mon genre de perdre. D’une façon ou d’une autre, je réussissais à avoir ce que j’obtenais. Lorsque Keri m’offrit un sourire coquin, je le lui rendis au centuple. Je me levais et retirais les couverts de la table pour les mettre dans l’évier. Devais-je faire la vaisselle ? Je n’étais pas une bonne à tout faire ! Donc non. Tout du moins, pas dans l’immédiat. Soudain, une question se posa dans mon esprit. Je me tournais vers Keri, toujours assise sur sa chaise :

- Dis-moi… On ignore pour combien de temps je serais là, encore, donc… Tu as déjà pensé à ce que sera ta vie avec l’arrivée du bébé ? Ce qu’il sera, comment il ou elle s’appellera etc ?
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Sam 23 Aoû - 23:07

Eddy était d'une arrogance... Il était vraiment le seul qui puisse arriver à ma hauteur. Il ne jouait pas un rôle quand il prenait de suffisance qui le rendait aussi sexy que crédible. Ce mec se suffisait réellement à lui-même... Ou presque, il lui fallait bien une femme qui puisse le satisfaire et j'étais bien la seule à pouvoir le combler pleinement de ce côté-là.
Je l'observais tandis qu'il me disait que son troisième prénom était Modeste. Je levais les yeux au ciel en  souriant. Mais bien sûr, ce mec avait de nombreuses qualités mais la modestie n'en faisait absolument pas partie. Eddy ne connaissait pas la modestie, autant que moi, je ne faisais jamais les choses à moitié. Avec moi, c'était tout ou rien. D'où mon appartement luxueux à mon effigie...

« Enchantée, Edward Christian Modeste Borden, moi c'est Billie-Satheen Keringhton Modération Sullivan...», lui dis-je sur le ton de l'ironie.

Eddy me taquina sur le fait que je n'aime pas faire la vaisselle. Non mais qui aime ça ?? Franchement, si vous trouvez cette personne, envoyez le moi... Je le payerais pour faire ma vaisselle. Pourquoi n'avais-je pas de lave-vaisselle ?? Ce n'était pas une question d'argent. Des lave-vaisselles, je pouvais m'en acheter des centaines. Non, ce qui me retenait, c'était le fait que ça prendrait trop de place dans ma magnifique cuisine. Je n'aimais pas imaginer cet engin énorme dans ma cuisine, il serait trop laid...

« Moi, pas assez d'argent ? Tu te fous de moi, j'espère... Et attends une minute, dis-je l'air songeur... Tu ne connais plus ma date de naissance !! Après le cadeau extraordinaire que tu m'as fais pour mes vingt-un ans !!!!»

J'ouvris grand les yeux. Comment pouvait-il oublier mon anniversaire, j'avais pourtant pris soin de lui graver cette date dans son cerveau. Le jour de mes vingt-un ans, heureuse d'être enfin légalement majeure, j'avais décidé de marqué le coup en prenant une chambre dans un hôtel luxueux de L.A.. J'avais enfilé une de mes guêpières les plus sexy alliant sensualité et érotisme, un string tout aussi aguicheur... En bref, j'avais tout fais, absolument tout pour paraître plus sexy que jamais. Nous avions passé une nuit des plus torrides à faire des galipettes durant des heures... Et il avait osé oublier ça. Vexée, je croisais les bras sur ma poitrine... De tout ce qu'il avait dit, je n'avais retenu que le fait qu'il ait oublié la date de mon anniversaire. Je terminai alors mon assiette, un air énervé dessiné sur le visage.

Eddy me parlait de son procès, j'étais si vexée que je ne l'écoutais pas. En fait, dans ma tête, je n'entendais que « Blablablablabla ». Comment pouvait-il oublier la date de mon anniversaire ?? J'étais du genre susceptible mais les hormones jouaient un grand rôle dans ma mauvaise humeur. Eddy débarrassa la table tout en me demandant pleins de questions sur le bébé. Je le regardais, toujours vexée. Et lui répondis d'un air froid :

« J'y ai pensé, merci de t'en inquiéter. Au bébé aussi tu oublieras sa date d'anniversaire ou faudra que ta femme te le rappelle ? Et son prénom, t'es sûr de le retenir ? »

Puis, toujours aussi énervée contre lui, je le plantais là. J'aurais pus me sentir mal en voyant son air dépité. Il ne devait sûrement rien comprendre mais il y avait cette petite voix dans ma tête qui ne cessait de me hurler « Il le mérite !! Il n'avait qu'à se souvenir de ta date de naissance !! ». Préférant écouter cette petite voix diabolique, j'attrapais ma bouteille de thé glacé et retournais au salon devant la télé que j'allumais. Non mais franchement... Même pas fichu de se rappeler ma date de naissance... Moi je savais qu'il était né le quatorze janvier... Bon, je ne me rappelais plus l'année mais l'essentiel était que je puisse lui souhaiter un bon anniversaire chaque quatorze janvier, non ?? Plus je cogitais, plus les hormones se jouaient de moi et bientôt, la colère me fit pleurer. Je plantais rageusement ma cuillère dans ma glace avant d'en manger une bouchée.

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mer 3 Sep - 20:26

La modestie, sincèrement ? Je ne connaissais pas ce mot ! Je n’y pouvais rien si j’étais quelqu’un de génial et bourré de qualités ! De défaut, aussi, mais ça, quel être humain n’en avait pas ? Mais les qualités étaient plus importantes que le reste. Si on s’arrêtait à ce qu’il y avait de mauvais chez quelqu’un, malheureusement, on n’avancerait jamais. A la remarque de Keri, je répondis une petite vanne débile comme quoi Modeste était mon troisième prénom. C’était la vanne la plus récurrente qu’on pouvait trouver. Mais ma petite vanne amusa quand même Keri, et c’était le principal. Oui parce que même si elle leva les yeux au ciel, elle avait souri. Donc ça l’amusait. C’était le principal, non ? Ce fut à son tour de répliqué et alors que je terminais ma bouchée, je répondis :

- Oh ! Modération, ça te colle vraiment à la peau ! Surtout quand on sait que tu fais tout en grand.

Très grand même ! Mais Keri ne serait pas Keri si elle n’était pas différente des autres. La conversation s’embraya sur la cuisine. Comme j’aurais dû m’en douter, la jeune femme n’aimait pas faire la cuisine parce que cela revenait à faire la vaisselle et Keri et la vaisselle n’étaient pas compatibles. N’importe quel idiot savait ça ! Du coup, je la taquinais sur le fait qu’elle n’avait pas de lave vaisselle et sur la possibilité (impossible bien évidemment) qu’elle n’ait pas assez d’argent pour s’en offrir un. Puis je lui proposais de lui en offrir un pour son anniversaire, ou Noël, selon ce qui arriverait en premier. Sauf qu’au lieu de lever les yeux au ciel, comme je croyais qu’elle allait le faire, Keri s’offusqua vraiment de ma petite moquerie. Non, sérieusement ?!

J’étais un peu scié pour le coup, si bien que je ne répondis rien. J’arquais un sourcil cherchant à savoir si oui ou non, elle plaisantait. Keri pouvait me faire bouffer des couleuvres presque, tellement elle pouvait être bonne comédienne. Mais des fois, distinguer le vrai du faux était assez compliqué quand elle s’y mettait. Il allait falloir que je creuse pour savoir si oui ou non elle plaisantait. Elle venait de croiser les bras sous sa poitrine, mine boudeuse. Allez savoir ! Les hormones, probablement ! J’embrayais sur la question qu’elle m’avait posée à propos de mon procès. Une fois mon assiette terminée, je me levais pour débarrasser mes couverts et les plaçais dans l’évier en lui posant quelques questions à propos du bébé. Mais sa réponse glaciale continua de me surprendre.

Alors qu’elle quittait la pièce, mon cerveau était entrain de se demander si j’avais bien entendu ce que j’avais entendu. Qui désignait-elle par « ma femme » ? Surement pas Jessica étant donné que je doutais fort qu’elle tienne  me rappeler ce genre de chose. Je laissais un énorme soupire d’énervement. Je passais une main dans mes cheveux. Les femmes étaient d’un compliqué ! Sérieusement… Pourquoi n’existait-il pas de manuel pour comprendre leur problème ?! Après une grande inspiration, je retrouvais Keri dans son salon, assise dans son canapé avec du thé glacé et de la glace. Le pire, c’était que les larmes coulaient le long de ses joues. Les hormones probablement. Très certainement, même. Je lâchais un nouveau soupire, un peu plus léger cette fois que celui que j’avais poussé dans la cuisine.

- T’es née le 23 octobre. Ca te va ou tu comptes continuer de pleurer ? Et l’année de tes 21 ans, on a passé la nuit au lit pour fêter ta majorité dans l’ensemble des Etats-Unis.

Je n’oubliais que très rarement une date. Je pris le risque de m’avancer vers elle et d’aller me poser à ses côtés sur le canapé.

- Ton anniversaire arrive donc avant Noël donc, je t’offrirai un lave-vaisselle.

Bon, ce n’était peut-être pas le moment de plaisanter, mais parfois, ça marchait. Il ne restait plus qu’à savoir si Keri m’enverrait de la glace en pleine tronche ou pas.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Dim 12 Oct - 19:05

Après ma petite blague sur le fait que je m'appelais également Modération, Eddy me taquina. Ma réponse la plus adaptée fut de lui tirer la langue en souriant. Bon, il avait comprit, je me moquais de lui. J'étais comme ça, je me devais de l'embêter lorsqu'il me tendait une perche.
Sauf que la conversation tourna au drame lorsque je compris qu'Eddy avait oublié la date de mon anniversaire... En temps normal, je l'aurais mal pris. Mais j'étais enceinte donc toutes mes émotions étaient décuplées. Donc, je réagis au quart de tour. Immédiatement, j'en devins glaciale avec Eddy. Ce dernier en resta bouche bée, cherchant à comprendre si j'étais réellement vexée ou si je le menais en bateau. Il faut dire que j'avais tellement bien joué la comédie avec mon avocat si sexy qu'il lui arrivait de douter de ce que je pouvais lui dire. La preuve, il ne bougea d'un pouce lorsque je l'envoya sur les roses.
Vexée, je m'étais réfugiée dans mon pot de glace. Sans que je ne puisse les retenir, mes larmes coulèrent lentement sur mon visage. Foutues hormones !! J'avais beau essayé de les retenir, rien à faire, ces saloperies coulèrent de plus belle. Bientôt, je fus rejointe par Eddy. Génial, il ne manquait plus que ça... Qu'il me voit chialer comme une bonne femme. Il vint tout près de moi tout en gardant ses distances. Il devait se douter que j'étais capable de lui balancer mon pot à la tronche... Sauf qu'il me prouva que non seulement il se rappelait de la date de mon anniversaire, mais en plus, il se rappelait du cadeau qu'il m'avait offert. Je fronçais les sourcils pour m'empêcher de sourire comme une idiote. Oui, j'étais vraiment flattée qu'il s'en souvienne. Et puis, il y avait intérêt pour lui qu'il s'en souvienne... Je risquais de lui arracher la tête ! Et comme toujours, Eddy me fit une blague... Je posais mon pot de crème glacée sur la table basse. J'essuyais mes larmes avec lenteur. Je m'approchais du bel avocat, m'assis sur ses genoux. Je pris son visage entre mes mains.

« Je vous déteste Edward Christian Borden, le saviez-vous ? »

Bien sûr que non, je ne le détestais pas. Bien au contraire, j'en étais folle amoureuse. Mais là tout de suite, je ne supportais pas sa façon de réussir à me faire sourire pour rien... Avec lui, je ne pouvais jamais bouder bien longtemps, il revenait toujours me faire craquer. Comment lui résister ? Tout doucement, je l'embrassais tendrement. J'avais besoin de l'embrasser... Comme à chaque fois qu'il venait de me faire sourire. Je lui caressais la joue... J'espérais tellement que mon plan pour le garder fonctionne... Il fallait qu'il marche !!

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Jeu 23 Oct - 20:27

Comment les choses faisaient pour tout le temps mal tourner ? Je n’en savais rien. Mais en tout cas, c’était profondément exaspérant. Foutues hormones de femme enceinte ! Si c’était ça avec trois mois de grossesse, qu’est-ce que ça allait être quand la grossesse avancerait ? Je sentais que si ces quelques mois allaient être un calvaire… Dans ma tête, je me refis un peu toute la conversation de son début jusqu’à la fin pour trouver quel avait été l’élément déclencheur de cette crise de la part de Keri. Très franchement, je ne voyais que cette histoire de date d’anniversaire. Sauf que c’était une plaisanterie ! Je savais pertinemment quand elle était née. Difficile d’oublier quand l’année de sa majorité nous avions passé une nuit plus que torride. Ca, c’était sans aucun doute la meilleure nuit que j’avais passé dans les bras d’une femme. Très franchement, Keri faisait parti des meilleures choses qui m’étaient arrivées dans ma vie. Sans elle, jamais je ne me serais autant amusé et pris la tête.

Si j’avais osé croire qu’au départ Keri faisait exprès de se mettre en colère pour me faire tourner en rond comme elle savait si bien le faire, j’avais très vite déchanté. Quand Keri était en colère, mieux valait ne pas faire comme si ce n’était pas une blague. C’était une question de vie ou de mort. Non, je n’exagérais pas ! Bon, peut-être un peu parce que je n’allais pas mourir pour autant, mais quand même ! Dieu seul savait ce dont était capable une femme enceinte. Elle s’était réfugiée dans un pot de glace, dans son salon. Et puis, elle s’était mise aussi à pleurer. Comment me faire passer pour un monstre, franchement ? Bien que je m’approchais légèrement d’elle, je gardais tout de même une certaine distance parce que je n’avais pas envie de me prendre un pot de glace en pleine figure sans avoir le temps de l’esquiver. Une fois certain qu’elle n’allait pas jouer les femmes hystériques face à ma présence, je lui démontrais que je n’avais pas oublié son anniversaire.

En la voyant relever la tête pour me prêter de l’attention, je lui fis ma petite vanne comme quoi j’allais lui offrir son lave-vaisselle pour son anniversaire plutôt que pour Noël avant de m’installer sur le fauteuil que j’avais occupé précédemment. Je restais impassible quand elle posa son pot sur la table basse pour venir vers moi. Je la regardais essuyer ses larmes. Alala, les femmes ! Le plus grand sujet complexe que l’homme ne réussirait jamais à totalement comprendre. Je ne bougeais pas d’un poil quand elle vint s’installer sur mes genoux, mais je ne pus empêcher un rictus se dessiner sur mes lèvres quand elle prit mon visage entre ses mains pour m’affirmer qu’elle me détestait. Là, je ris légèrement. C’était dit avec tellement de conviction que c’était tellement difficile à croire. Keri, me détester ? Est-ce que même c’était possible ? Je ne trouvais absolument rien à répondre. Quoi qu’en fait, non parce qu’elle ne me laissa pas vraiment le temps de le faire.

Quand je vis son visage s’approcher du mien, je sus ce qu’elle allait faire. Et pourtant, Keri aurait été tout à fait capable de s’esquiver à la dernière seconde avant d’en rire et de clamer qu’elle m’avait bien eu. Cependant, je connaissais la jeune femme presqu’autant que je me connaissais et donc je pouvais affirmer avec certitude qu’elle n’allait pas faire une telle chose. Et pour cette raison, je la laissais faire et me retrouvais avec ses lèvres contre les miennes pour un baiser assez… déconcertant ! Il avait une saveur différente ce que nous avions l’habitude d’échanger. C’était loin d’être dérangeant, c’était juste différent. Je posais une main sur sa nuque et lui rendis son baiser. Pour ne rien cacher, je ressentais quelque chose d’étranger au fond de moi-même. C’était quelque chose de nouveau, même. Cependant, je n’y réfléchis pas réellement. Ce n’était pas le moment et puis, c’était difficile de réfléchir quand l’une des plus belles femmes se trouvait assise sur vos genoux. Rendant sa liberté à ses lèvres, je lui répondis :

- Si tu me détestes autant que ça, qu’est-ce que je fais encore là ?

C’était répondre à une question par une autre question. C’était ma spécialité ! J’arrivais à embrouiller le cerveau des gens en usant de cette technique. C’était pour cette raison qu’ils détestaient m’avoir comme adversaire. Je réussissais à retourner des situations et des questions sans que personne ne s’en rende vraiment compte. C’était une fois que c’était fait qu’ils se rendaient compte que j’avais retourné le problème à mon avantage et que c’était compliqué pour la partie adverse, du coup, de reprendre la situation en main. Surtout parce qu’une fois que j’avais tout dans les mains, je ne lâchais plus rien. Un vrai chacal. Mais que serait un bon avocat s’il ne possédait pas ses techniques ?

- Avoue que tu m’adores, lançais-je en lui essuyant une dernière trace de larmes de ses yeux.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Dim 2 Nov - 19:54

J’avais un caractère de merde. Tout mon entourage pouvait confirmer. Mes parents avaient subi pendant des années mes caprices et mes crises de colère, mes amants m’avaient vu faire ma diva plus souvent que n’importe qui et Eddy savait combien j’étais chiante. Il en avait vu de toutes les couleurs avec moi. Mais comme si ça ne suffisait pas, j’étais également une excellente comédienne. Parfois, il était même très difficile de savoir si j’étais sérieuse ou non. Mais malgré cela, Eddy restait toujours sur ses gardes car il savait combien j’étais imprévisible.

Justement, je venais de lui prouver à quel point j’étais du genre susceptible. J’avais bel entrepris de bouder dans mon coin. Bah oui, il avait réussi à blesser mon égo. Bon, c’était aussi une réaction exagérée cause de mes hormones mais la grossesse avait le don d’exacerber mes émotions. Une fois, j’avais même pleuré devant une pub pour des petits pois… Allez comprendre pourquoi. Enfin bref, je boudais donc avec mon nouveau meilleur ami, le pot de glace. J’avais bel et bien l’intention de ne pas faire attention à Eddy. Pourtant, je craquai dès qu’il vint me rassurer. Il se rappelait de la date de mon anniversaire mais aussi du cadeau très spécial qu’il m’avait fait. Rassurée, j’aurais presque eu un sourire victorieux si je n’avais pas mon petit plan en tête. Eddy se rappelait de la date de mon anniversaire, preuve que nous étions faits pour être ensemble. Après tout, on ne garde pas en mémoire les détails insignifiants de notre vie.

Sans un mot, je m’étais mise à califourchon sur le bel avocat qui me servait d’amant depuis tant d’années. Je m’étais approchée de son visage tout en lui chuchotant que je le détestais. Mais même lui savait que je mentais. Eddy, je l’aimais. J’en étais amoureuse… Bon, ça, il ne le savait pas. Je ne le lui avais jamais dit ce petit secret.
Je l’embrassais avec tendresse et même, avec amour. Pour une fois, je voulais goûter à ce genre de baisers. Des baisers pleins de passion et de désirs, j’en avais eu des tas. Je connaissais ceux du beau ténébreux par cœur. Mais alors ceux plus doux… Je venais de les connaître. Et honnêtement, j’allais vite en redemander car j’avais adoré la sensation qu’ils avaient créée en moi. Les papillons dans le ventre, le cœur qui bat à la chamade et cette sensation que plus rien n’a d’importance autour de soi… Oui, j’en redemanderais. Lorsqu’il s’écarta pour me répondre, je ne pus m’empêcher de sourire avant de lui dire :

« Si je me souviens bien, tu m’as suivi quand tu as su que je portais le fruit d’une de nos galipettes si torrides… »

Je le taquinais bien sûr car enceinte ou non, Eddy aurait été le bienvenu chez moi. Je lui déposais un baiser sur le front, ce qui lui laissais une vue splendide sur ma poitrine qu’il avait vu maintes et maintes fois. Comme quoi, je les portais bien ses chemises. Je lui caressais le visage en le regardant puis je lui fis une demi-confidence tout en le laissant essuyer cette ultime larme, vestige de ma petite crise :

« Il se peut que je t’adore, Eddy… C’est fort possible… »

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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Lun 3 Nov - 20:10

Les Commères
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aujourd'hui 21:00

Keringhton,
A ce qui parait, nous ne sommes rien sans la famille. Aussi imparfaite soit-elle, on ne peut pas s'en séparer.

Bisous de nous.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mar 11 Nov - 17:28

Survivez au caractère de Keri et n’importe quoi pourrait vous arrivez dans votre vie que cela ne vous paraîtrait pas insurmontable. Sincèrement, je préférais affronter un millier d’avocats véreux plutôt que la colère de cette jeune femme que je connaissais depuis des années. Mais quand on n’avait pas le choix… Et bien, il fallait faire face ! Je ne savais pas encore si c’était à cause des hormones où si elle avait vraiment mal pris ma taquinerie. Depuis le temps, Keri savait qui j’étais, comment j’étais et la façon dont je fonctionnais… Du coup, j’étais plus enclin à mettre ça sur le compte de la grossesse qui lui retournait le cerveau. C’était forcément ça parce qu’il fallait être bête pour croire que je n’avais pas de mémoire. Je savais très bien quand elle était née. Ses vingt et un ans avaient été tellement mémorables qu’il était difficile de faire comme s’ils n’existaient pas.

Enfin, heureusement, je connaissais Keri et je savais la manière qu’il fallait utiliser pour qu’elle cesse de bouder ou bien même de se faire du souci. Lui prouver que les idées qu’elle s’était faite étaient complètement fausses. La preuve était là, elle était venue s’installer à califourchon sur moi. Automatiquement, mes mains avaient pris place sur ses hanches. Elle pouvait me dire de mille et une façons qu’elle me détestait, je savais très bien que c’était faux. Keri ne pourrait jamais me détester, tout comme moi je ne pourrais jamais la haïr. C’était impossible. Elle et moi, on se ressemblait trop pour se détester. Cependant, si nous avions été tous les deux du même sexe, peut-être qu’on se serait détester. Surtout si Keri avait été un homme. Deux hommes ne pouvaient pas se partager le même territoire. Deux femmes non plus d’ailleurs. Néanmoins, l’un et l’autre, à partir du moment où ils avaient un terrain d’entente, c’était faisable.

Je la laissais capturer ma bouche et le baiser qu’elle m’offrit avait un gout étrange. Il n’était pas comme d’habitude. Il y avait de la douceur, et autre chose que je n’arrivais pas vraiment à distinguer. C’était ça qui rendait le baiser étrange. Et pourtant, je n’eus aucun mal à le lui rendre, à y mettre la même intensité, la même douceur. Ma main vint prendre place sur sa nuque pour faire durer ce nouvel échange, cet échange étrange qu’il y avait entre nous. Quand mon cœur commença à battre beaucoup trop rapidement que ce qu’il avait l’habitude de battre quand il avait affaire à Keri, j’écartais mes lèvres des siennes pour répondre à ses paroles selon lesquelles elle me détestait. Bien évidemment, je savais que c’était faux. Keri ne pouvait pas me haïr, c’était scientifiquement impossible.

- Tu aurais très pu m’empêcher de rentrer chez toi, répondis-je. Et si je ne t’avais pas suivi, tu aurais fait de ma vie un enfer, n’est-ce pas ?

Un demi-sourire se dessina sur mes lèvres quand je sentis ses lèvres se poser sur mon front. Mes yeux se rivèrent sur sa poitrine étant donné que par ce geste, elle me les mettait sous le nez. Bah oui, quoi ? Je ne restais qu’un homme après tout ! Cependant, quand elle reprit sa place, je retirais les dernières traces de larmes qui se trouvaient encore sur ses joues. Cette femme-là était sans aucun doute ma plus grande faiblesse. Elle savait me faire plier et la voir en larmes, c’était franchement dur. Je préférais la Keri dynamique, souriante et qui n’a pas la langue dans sa poche à celle qui déprimait dans son coin, même si c’était à cause de ses hormones de grossesse. Quand je lui intimais de m’avouer qu’elle m’adorait, je savais bien que je ne gagnerai pas aussi facilement, qu’elle ne le dirait pas forcément ce que j’attendais d’elle. Cependant, sa réponse m’arracha un sourire.

- Fort possible ? Donc ça veut dire que tu m’adores, ça, non ?

Je plantais mon regard acier dans le sien et me noyais dans son regard pendant quelques instants. C’était une vieille tactique d’avocat qui passait inaperçue, la plupart du temps. Mais avec tout ce que Keri savait de moi, c’était parfois très difficile de dire si elle saurait détecter ça ou pas. Enfin, tant qu’elle ne disait rien, je la fixais tout en caressant ses joues de mes pouces. Finalement, pas vraiment certain de ce que j’allais pouvoir trouver, je l’attirais contre moi et la serrais dans mes bras.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )   Mar 11 Nov - 20:37

Qui ne savait pas que j’étais une personne avec un sale caractère ? J’étais comme ça. Et le pire, c’est que je ne me cachais pas de mes défauts. S’il fallait que je fasse chier mon monde, et bien je ne m’en gênais pas. Eddy pouvait en témoigner, je lui rendais parfois la vie impossible. Entre mes crises de jalousie, mes petites scènes de comédie et mes nombreux caprices, Eddy en avait vu de toutes les couleurs avec moi… Mais au moins, il ne pouvait dire qu’il s’ennuyait avec moi. Bien au contraire.

Comme chaque fois que je faisais la tête, Eddy trouva le moyen de me faire craquer. Il me prouva que j’avais tort, chose que je ne reconnaissais que très rarement. Mais dans ce cas-là, je devais avouer que ça m’arranger d’avoir tort dans cette situation. J’avais fini par monter à califourchon sur mon bel amant. Et après quelques paroles échangées, je l’embrassais. Tendrement. Ca nous changeait totalement de nos baisers passionnés, fougueux et sensuels. Mais j’adorais ces nouveaux baisers. Sûrement parce qu’Eddy me le rendit. Ses mains sur mes hanches, je souriais. Eddy et moi étions faits l’un pour l’autre. Je le savais au plus profond de moi. Donc comme à chaque fois que je provoquais Eddy, il répliqua immédiatement. C’était plus fort que nous, il fallait que nous ayons le dernier mot… Malheureusement pour moi, aujourd’hui, Eddy avait réussi à me clouer le bec. Je riais tout doucement avant de lui dire d’une voix douce :

« Tu me connais bien, Eddy… »

Il le savait… Certes, je n’avais pas prévu de l’avoir dans ma vie lorsque j’avais su que j’étais enceinte. Mais une fois qu’il été au courant, s’il ne m’avait pas suivi… Il m’aurait supplié de le tuer. Je savais déjà comment le rendre dingue. J’avais tout un tas d’idées… Débarquer lors d’un procès pour l’engueuler, même si j’allais avoir de gros soucis après. Ou mieux encore, en allant voir ses parents en jouant la malheureuse victime. Eddy arrivait à voir quand je jouais la comédie… Pas toujours mais généralement, il arrivait à discerner le vrai du faux. Mais ses parents ne connaissaient pas mes talents de comédienne. Ils ne savaient pas quel genre de manipulatrice je pouvais être.

Depuis quand étais-je une gentille petite fille obéissante ? Certes, je ne pouvais pas contredire Eddy, il savait que je ne le détestais pas. C’était impossible. Mais je n’étais pas obligée de lui avouer mon amour. Surtout qu’il ne savait pas ce que je ressentais réellement pour lui. Oui, j’en étais amoureuse. Et le baiser que l’on venait de partager me prouvait bien qu’il était fait pour être avec moi. Eddy posa son regard sur moi. Le regard qu’il me faisait pour que je finisse par craquer… Ce qui marchait presque à chaque fois. Enfin, je craquais à ma façon.

« Peut-être bien, chéri… » Lui dis-je avec un petit sourire keringhtonien, à savoir un sourire à moitié sensuel et à moitié malicieux.

Eddy fit alors une chose qu’il n’avait jamais faite… Enfin sans arrière-pensée douteuse. Il me prit dans ses bras. Il me serra contre lui et bien sûr, je n’en bougeais pas. J’étais si bien… Je sentais son parfum, je sentais ses mains contre mon corps. Mon Dieu, j’étais réellement folle de cet homme. Comme si le destin estimait que j’avais assez profité, mon téléphone se mit à sonner. J’avais reçu un message. Je me relevais lentement, à contrecœur. Je lui déposais un baiser sur le front à nouveau. J’avais déposais mon téléphone sur le bar. Je retournais le chercher. Un message des commères. Mais qu’est qu’elles me voulaient encore ?? Quoi que en même temps, quand on était leur sujet principal… Lorsque je lus le message, mon visage se décomposa. Elles parlaient de famille et de je ne sais quoi encore… Qu’est qu’elles manigançaient encore. Je n’aimais vraiment pas ça. Je décidais alors de voir mon grand frère, Kasey.

« Eddy, je peux te laisse un petit moment, je dois voir mon frère d’urgence. Fais comme chez toi, je reviens d’ici une trentaine de minutes… »

Sans attendre sa réponse, il n’avait pas le choix dans tous les cas, je filais dans ma chambre. Je gardais la chemise d’Eddy sur le dos et mit un legging, des baskets. J’enfilais une doudoune, j’attachais mes cheveux, des lunettes de soleil…. Comme toutes les divas qui se faisaient discrètes, je me camouflais derrière mes lunettes de soleil. Je lui envoyais un baiser de loin avant de m’eclipser.

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Mais qu'est que tu fabrique ici ?! ( Eddy )

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