Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 I'm not a damsel in distress [pv Jake]

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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:02

Comme quoi, nous ne savons jamais ce que la vie peut nous réserver... Quelques jours auparavant, je mettais tout en oeuvre pour faire sortir Daphné de ma tête... A présent, je voulais prendre soin d'elle, la rassurer. Je lui avais même promis d'être plus civilisé à l'avenir. Secrètement, j'étais heureux de la tournure des événements. Et je ne souhaitais qu'une chose, que les choses continuent à s'améliorer. Dans tous les cas, je ferais en sorte, qu'elles aillent mieux.
Une fois que nous fûmes arrivés, une infirmière vint à notre rencontre. Daphné lui tendit son mot écrit par l'infirmière de l'université. Pendant qu'elle le lisait, j'observais un peu les lieux. Des personnes, dans l'attente de soin, nous observait. Aucun ne semblait être dans un état critique. Un enfant se mit à pleurer. Sa mère le prit dans ses bras. Ma seule pensée fut ma peine... Je repensais à de vieux souvenirs... Tout ce que je leur souhaitais, était de ne pas vivre ce que ma mère et moi vivions lorsque nous étions à l'hôpital... Je détournai la tête. L'infirmière s'activa et apportait un fauteuil roulant. J'y déposai Daphné. Si je ne me contrôlais pas, mon corps se serait mit à trembler. Tout me révulsait dans cet endroit... L'odeur de désinfectant, les blouses blanches volant d'une pièce à une autre, la compassion calculée du personnel... J'en avais la nausée. Je voulais m'enfuir, monter dans ma voiture et m'éloigner le plus rapidement de cet endroit... Mais je n'avais pas le droit. Daphné comptait sur moi, après tout, je l'avais emmené, il était donc normal que je reste. Je sentis sa main se glisser dans la mienne. Lentement, je m'apaisai. J'inspirai lentement et suivais l'infirmière qui conduisait le fauteuil de Daphné. Elle nous fit traverser des couloirs. Des bruits, des cris parfois, résonnaient un peu partout. Sans que je ne le veuille, je serrais parfois un peu plus fort la main de Daphné. L'infirmière nous fit entrer dans une salle. Nous devions attendre le médecin. Sans lâcher la main de Princesse, j'attrapais une chaise et l'amenai vers moi pour m'y asseoir, de façon à faire face à Daphné.

" Je hais les hôpitaux..." Lui dis-je doucement.

Fini le numéro de dur à cuire. Là, je redevenais le petit garçon accompagnant sa pauvre mère qui venait de se faire une nouvelle fois cogner par son abruti de petit ami...

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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:05

Je ne connaissais pas du tout la vie de Jackson, mais étant donné la tête qu’il faisait et bien je ne pouvais que me demander quelle était la raison qui le poussait à être pale comme un linge malgré son teint mate. Mais j’allais laisser ma curiosité de côté et essayais plutôt de me concentrer sur moi-même. Ce n’était décidemment pas facile avec cette odeur d’antiseptique. Cette odeur me rappelait la maladie et honnêtement, je n’avais pas spécialement envie d’y penser. C’était une partie de ma vie que j’avais laissé derrière moi alors du coup, je prenais sur moi, comme une grande. Par contre, Jackson semblait réellement mal vivre le fait qu’il se trouvait là et par une pulsion soudaine, j’avais mis ma main dans la sienne.

Je ne savais pas trop quelle était la réelle raison qui faisait que je lui pris la main. D’un côté, je voyais bien qu’il était mal d’être là alors du coup, j’espérais lui apporter un peu de réconfort. Et d’un autre côté, je n’avais pas envie qu’il me laisse toute seule. Peut-être que je m’étais attachée à lui en fin de compte. Ou peut-être que moi aussi, je n’avais pas envie d’affronter cet hôpital toute seule et qu’à deux, et bien c’était plus facile. Surtout qu’il semblait être aussi mal que moi, mais lui, ça se voyait plus. Je ne savais pas trop ce qu’il avait vécu, mais j’avais l’impression que c’était douloureux.

Il ne lâcha pas ma main et nous suivit, l’infirmière et moi, jusqu’à une salle d’auscultation. Par moment, il serrait plus fort ma main et machinalement, je caressais sa peau avec mon pouce. J’avais hâte qu’on ait terminé de traverser ce couloir. Je me mis à respirer un peu plus facilement quand nous arrivâmes à destination. L’infirmière nous laissa là jusqu’à ce qu’un médecin n’arrive. En attendant, je me retrouvais à nouveau seule avec Jackson qui s’assit en face de moi sans lâcher ma main. Il m’avoua ce que j’avais déjà deviné, mais je n’aurais jamais cru qu’il le dirait de vive voix. Après tout, j’avais eu une image bien définie de lui, avant que cette journée ne vienne tout chambouler alors il fallait bien que je comprenne ces nouveaux changements.

- Moi aussi, je déteste les hôpitaux, répondis-je.

Je n’avais jamais eu honte de le dire. Tout le monde le savait, mais là, je venais pour une situation différente, même s’il y avait de nombreuses personnes qui souffraient ce que moi j’avais souffert. Aujourd’hui, je venais parce que j’avais une cheville en vrac et que du coup, il fallait bien me soigner. Je savais qu’il fallait soigner ce genre de chose plutôt que de les laisser se soigner seule, sinon, on ne retrouvait jamais une mobilité parfaite, mais on gardait des séquelles. Du coup, j’essayais vraiment me dire que tout était différent. Je me mordillais la lèvre inférieure en regardant Jackson et je ne savais réellement pas quoi faire pour retirer cette expression de son visage.

Je lâchais sa main et posais les miennes sur son visage, lui caressant le visage avec mes pouces avec la même douceur dont j’avais fait preuve quand il me tenait la main et qu’il se crispait à chaque gémissement de douleur des patients. Je plongeais mon regard dans le sien et je remarquais qu’il avait les yeux vraiment foncés. Ce qui contrastait beaucoup avec les miens qui étaient bleus. Mais là n’était pas la question pour le moment. Je lui adressais un sourire qui se voulait rassurant.

- Tu sais, si tu veux me parler, tu sais où me trouver, fis-je. Mais si tu ne veux rien me dire et bien, je vais l’accepter et éviter de poser des questions, mais… tu n’es pas tout seul à fuir les hôpitaux alors si ça t’aide dis-toi que… et bien que tu n’es pas là pour les mêmes raisons qui t’ont déjà fait venir ici. Enfin, ça marche pour moi en tout cas.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:19

J'avais toujours évité d'aller dans les hôpitaux... Chaque fois que j'y entrais, j'étais mal à l'aise... Même angoissé. Les souvenirs ressurgissaient et envahissaient mon esprit....
Mai 2002, Sydney. Bobbi DeLaurence conduisait sans respecter le code de la route. A vrai dire, elle s'en foutait totalement. Tout ce qui comptait pour l'instant était de mettre la plus grande distance entre elle et Scott. Qui était cet homme ? Scott était son petit ami, ou plutôt, son ex petit ami.
Lorsqu'elle avait décidé de garder son enfant, ses parents n'avaient pas accepté sa décision. Bobbi avait décidé de partir et après avoir trouvé un petit job de serveuse pour nourrir son fils, elle avait rencontré Scott. Il les avait accueilli chez lui mais c'était bien top beau pour continuer... La situation avait fini par se dégrader. Scott n'avait rien du prince charmant. Souvent, après le travail, il se rendait dans un bar et ne rentrait qu'après que le propriétaire ne le mette à la porte. Lorsqu'il rentrait, Bobbi avait droit aux insultes en tout genre. Parfois, il levait la main sur elle. Bobbi encaissait les coups car elle n'avait qu'une peur : que Scotte s'en prenne à Jackson. Mais cette nuit, Scott avait dépassé une limite à ne jamais franchir. Scott avait déchainé sa fureur sur Bobbi. Elle avait essayé de se défendre mais les coups s'étaient fait plus violents encore. Il y avait éprouvé un tel plaisir qu'il avait tenté de la violer. Mais ce que Bobbi et Scott ne savait pas, c'était que le petit Jackson regardait. Ne supportant plus les cris, les insultes, la violence, Jackson attrapa une bouteille de whisky et frappa de toutes ses forces sur la tête du petit ami de sa mère. Scott s'écroula. Mort ? Non, seulement évanoui. Sans attendre, Jackson aida sa mère à descendre les escaliers du misérable immeuble, il remonta, rassembla leurs maigres possessions et rejoignit sa mère. Ils prirent la voiture de Scott.
Les voilà à présent, roulant le plus loin possible. Jackson surveillait sa mère, craignant que la fatigue ne la surprenne au volant. Mais il ne tint plus et lorsqu'il se sentit suffisamment loin de Scott, il proposa à sa mère d'aller aux urgences. Bobbi était une femme forte mais face à son fils, elle cédait toujours. Jackson était sa faiblesse, le seul amour de sa vie. Et c'est ainsi qu'ils se rendirent encore une fois dans un hôpital. Malheureusement, l'un comme l'autre, ils étaient habitués. Mais Jackson ne supportait plus cet endroit... L'odeur d’antiseptique que l'on essayait de dissimuler avec un désodorisant à la lavande, rendant l'odeur encore plus désagréable. Les patients plus ou moins graves, certaines femmes qui comme Bobbi subissaient des violences ménagères. Les infirmières épuisées au regard attristé. Les médecins se sentant impuissant face certaines situations... Jackson voulait hurler...
Après qu'elle fut vue par un médecin, le verdict était tombé. En dehors des bleus causés par les poings de Scott, Bobbi avait un bras cassé, deux côtes brisées. Le médecin avait exigé qu'elle reste en observation quelques jours. Jackson était effrayé mais il put rester avec sa mère. Ce fut la première fois qu'il pût se sentir en sécurité... Mais ses nuits étaient agitées par des cauchemars tous plus horribles les uns que les autres. Même après que lui et sa mère puissent vivre en sécurité, Jackson se réveillait en plaine nuit, une sueur froide coulant le long de son dos...


Je chassais ce souvenir. Non, Daphné n'était pas ma mère. Elle n'avait pas été battu, elle était simplement tombée.. Je devais être fort, elle comptait sur moi. Pourtant, malgré que j'essaye de me résonner, mon coeur continuait de tambouriner contre ma poitrine. Je respirais un peu plus fort. Heureusement que Daphné me tenait la main... Je n'aurais jamais pensé qu'elle le fasse mais... J'en étais heureux. Je sentais qu'elle me caressait de son pouce. J'y trouvais le réconfort nécessaire pour ne pas me rouler en boule dans un coin. Là sur ce coup, j'aurais aimé être le stéréotype même du sportif sans peur. Mais dans un hôpital...
On nous fit rentrer dans une salle d'auscultation. L'odeur était moins forte mais je revoyais sans cesse les mêmes images, les radios du bras et des côtes cassés de ma mère. Assis face à Daphné, tenant toujours sa main, je lui avouais avoir une haine des hôpitaux. Elle m'avoua qu'elle aussi. Mais qui aimait les hôpitaux ? Je sentis sa main glisser de la mienne. Elle posa ses deux mains sur mon visage. Je relevais la tête et plongeais mon regard dans le sien. Ses yeux bleus et clairs contrastaient tellement avec mes yeux marrons foncés. En temps normal, j'aurais fais un sourire séducteur avant de l'embrasser... Oui, c'était ce que je faisais pour avoir les femmes. Mais voilà, non seulement je me sentais mal mais en plus... J'avais l'impression que je lui manquerais de respect. Hey, Daphné n'était pas le genre de femme qui se laissait avoir aussi facilement. Peut-être était ce qui m'attirait, plus encore que sa couleur de cheveux. Nous restions un moment à nous regarder lorsqu'elle me fit un sourire rassurant. Je m'apaisais un peu.

"Tu sais, si tu veux me parler, tu sais où me trouver. Mais si tu ne veux rien me dire et bien, je vais l’accepter et éviter de poser des questions, mais… tu n’es pas tout seul à fuir les hôpitaux alors si ça t’aide dis-toi que… et bien que tu n’es pas là pour les mêmes raisons qui t’ont déjà fait venir ici. Enfin, ça marche pour moi en tout cas."

Daphné n'avait pas dit qu'elle ne supportait pas les hôpitaux, elle les fuyait... Comme moi. J'en concluais qu'elle avait vécu quelque chose qui, comme moi, l'avait dégoûté à vie des établissements hospitaliers. Je soupirais. Il fallait que ça sorte. Jamais je n'en avais parlé mais là... Je le sentais que ça pesait sur mon coeur.

"Quand j'étais petit, je me retrouvais souvent à l'hôpital... Pour ma mère. Son ex la battait chaque nuit, quand il était ivre. Et une nuit, il y ait allé plus fort... Il lui a cassé le bras et deux côtes. Et... Il a tenté de la violer. J'ai voulu défendre ma mère en cassant une bouteille d'alcool sur la tête de son ex... Il s'est évanoui et on s'est enfuit... Quand on est arrivé à l'hôpital, le médecin a voulu que ma mère reste en observation... Imagine, regarder ma mère avec la lèvre en sang, l'oeil violet... J'avais seulement douze ans..."

C'était cette nuit que j'avais décidé de faire une carrière d'avocat. Pour aider toutes les femmes qui connaissaient ces violences sans que jamais elles ne soient écoutées. J'avais beau être un séducteur, jamais je n'aurais fais le moindre mal à une femme. Ma mère, la femme de ma vie, avait souffert. J'avais vu ses larmes, jamais je n'aurais pût le faire vire à une autre. Je pris les mains de Daphné dans les miennes. Sans réfléchir, je posais mes lèvres sur ses mains et lui dis :

"Ne t'en fais pas, je resterais avec toi. Ca va aller..."

Je lui fis un petit sourire. Je n'osais pas lui demander ce qui lui faisais fuir les hôpitaux. Si elle ne m'avait pas parlé, je n'aurais absolument rien dit. Si elle voulait m'en parler, je ne devais pas la forcer, elle devait se sentir libre de m'en parler.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:21

Mon expérience avec les hôpitaux avait été chaotique. C’était là-dedans qu’était décédée ma mère et du coup, on ne pouvait pas dire que j’étais ravie quand je devais y retourner pour X raison. Même les médecins, je détestais ça, mais il fallait bien en voir pour se soigner, sauf quand je savais déjà ce que j’avais et que j’avais tout à la maison, là, c’était différent, bien évidemment. Mais pour le reste… on repasserait. Sauf que j’étais là aujourd’hui et que je ne pouvais pas faire autrement, sinon, je n’allais jamais guérir ou bien mal et du coup, je n’avais pas envie de perdre l’usage de mon pied non plus.

Je coup j’essayais d’oublier un peu tous mes mauvais souvenirs tout en me disant que j’étais là pour moi et non pas pour les mêmes raisons. Voir Jackson dans un tel état me fendait un peu le cœur parce que je n’avais pas pour habitude de le voir aussi mal et pourtant je ne pouvais pas m’empêcher d’essayer de lui remonter le moral. Je ne savais pas trop si je m’y prenais bien ou bien si je m’y prenais mal, mais au moins, j’essayais. On ne pouvait pas me le reprocher. Je ne savais pas si Jackson allait accepter mon aide ou bien de me dire ce qui le tracassait, mais je n’allais pas du tout lui en vouloir. Après tout, c’était sa vie à lui et personne ne lui obligeait à se confier.

Tout en gardant mes mains sur ses joues, je l’écoutais me raconter son histoire. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il me raconte quelque chose dans ce genre-là… Mon cœur devint lourd à cause de la peine que m’inspirait cette histoire. C’était vraiment inhumain de battre quelqu’un. On parlait plus des femmes battues, mais il y avait aussi les hommes qui étaient battus. On n’en parlait pas beaucoup de ceux-là, mais que ce soit homme ou femme, nul n’avait à vivre ça. C’était comme les animaux maltraités. Je détestais ça aussi parce que c’était facile. Bref, je n’allais pas me lancer dans une dissertation là-dessus, mais bizarrement, je réussis à m’imaginer un petit Jackson d’une dizaine d’année entrain d’aider sa mère à ne plus subir les sévices de cet homme.

Je me mordillais la lèvre inférieure par automatisme. J’avais vraiment de la peine pour ce qu’il racontait. Je comprenais mieux pourquoi il détestait les hôpitaux. S’il me racontait ça, c’était qu’il avait besoin de le raconter. Il devait avoir gardé ce fardeau très longtemps. Enfin… je m’avançais peut-être un peu en prétendant que j’étais la seule personne à qui il avait raconté ça, car il devait quand même avoir des amis proches à qui il avait raconté cela, même s’il affirmait ne pas avoir d’amis filles. Je restais silencieuse, sans savoir quoi dire. Parfois, il valait mieux ne rien dire plutôt que de dire une boulette.

Il me prit les mains, les retirant de ses joues ainsi et sans que je ne m’y attende, il embrassa mes mains. Je ne fis absolument aucun mouvement, même si le désir de faire un mouvement de recule me prit car j’étais réellement surprise d’un geste comme le sien. Mais aucun mouvement n’eut lieu. Mon cœur s’était mis à battre beaucoup plus fort, manquant un battement avant de s’emballer. J’inspirais profondément et silencieusement avant d’expirer tranquillement, ne montrant rien de mon trouble. Jackson m’assurait qu’il resterait avec moi et je souris avec un net soulagement.

- Merci de rester, fis-je. C’est beaucoup plus simple pour moi d’être accompagnée et pour affronter ça, c’est mieux à deux.

Je ne savais pas trop pourquoi je disais ça, mais je le ressentais. Je n’aurais pas réagi pareil si j’avais été toute seule. Et puis, être avec quelqu’un qui connaissait la douleur que ça procurait d’être dans un lieu comme celui-ci, et bien ça donnait une sensation de solidarité.

- Moi, j’ai perdu ma maman dans un hôpital. Sa maladie est arrivée comme ça, d’un coup, brisant absolument tout ce que je connaissais. Elle a fini par succomber. J’avais quinze ans et c’est pour ça que papa et moi avons quitté le Texas. Il ne supportait plus de vivre sans maman alors il a voulu qu’on parte. Moi, je voulais rester parce que j’avais l’impression qu’à n’importe quel moment elle allait franchir la porte pour dire qu’elle était rentrée, comme elle le faisait toujours. Alors d’une certaine façon, je pense que… qu’il a bien fait de nous couper de tout ça, parce que sans m’en rendre compte, j’attendais qu’elle revienne.

Parler de maman n’était pas une chose simple. Je n’avais jamais guéri de cette perte et je pensais très sincèrement que jamais je n’en guérirais. C’était impossible. J’avais perdu un être extrêmement cher et du coup, penser à elle ou bien même en parler faisait toujours naître un sentiment de tristesse énorme si bien que ça me rendait plus malheureuse qu’autre chose de parler de ça. Mais je ne voulais pas en faire un sujet tabou non plus.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:27

C'était plus fort que moi. Je ne me sentais vraiment pas bien. Je ressassais de mauvais, très mauvais souvenirs. Souvenirs que j'avais fini par partager pour la première fois. Avec Daphné. La fille que je trouvais spéciale... Je ne voulais pas m'apitoyer sur mon sort, ni me plaindre... Seulement, me libérer d'un poids m’oppressant depuis trop longtemps. J'avais réagis sans réfléchir. J'avais pris ses mains. Ses mains plus petites, plus fines. A tel point qu'elles faisaient passer les miennes pour des pattes d'ours. Sa peau était délicate, d'une douceur qui, en d'autres circonstances, m'aurait fait frissonner de plaisir. Non, sa douceur en ce moment même me réchauffait le coeur. Sans le savoir, elle m'apaisait et me calmait. C'est en elle que je puisais la force de rester encore cet endroit...

" Merci de rester, me dit-elle. C’est beaucoup plus simple pour moi d’être accompagnée et pour affronter ça, c’est mieux à deux."

Je hochais la tête en silence avant de plonger mon regard dans le sien. Ses yeux m'attiraient... Dans une situation différente de celle-ci, je l'aurais embrassé... Mais là... Ce n'était pas une bonne idée. D'ailleurs, je n'avais pas la tête à ça. Pour le moment, je me sentais malade, nauséeux. Sûrement à cause de toutes ces odeurs qui me donnaient des hauts le coeur. Daphné prit alors la parole.

" Moi, j’ai perdu ma maman dans un hôpital. Sa maladie est arrivée comme ça, d’un coup, brisant absolument tout ce que je connaissais. Elle a fini par succomber. J’avais quinze ans et c’est pour ça que papa et moi avons quitté le Texas. Il ne supportait plus de vivre sans maman alors il a voulu qu’on parte. Moi, je voulais rester parce que j’avais l’impression qu’à n’importe quel moment elle allait franchir la porte pour dire qu’elle était rentrée, comme elle le faisait toujours. Alors d’une certaine façon, je pense que… qu’il a bien fait de nous couper de tout ça, parce que sans m’en rendre compte, j’attendais qu’elle revienne. "

Comme elle, je l'avais écouté sans un bruit, sans l'interrompre. Je savais bien qu'une fois le flot de paroles déversé, il ne fallait pas l'interrompre. Rien n'était plus difficile que de pouvoir enfin libérer cette douleur, de mettre des mots sur nos souffrances. Je comprenais alors pourquoi Daphné se sentait si mal. C'était encore pire que moi... Perdre ma mère... C'était me perdre moi-même... Ma mère était tout ce que j'avais plus de plus cher au monde. Voyant sa tristesse, je serrais un peu plus fort ses mains. Je n'osais pas la prendre dans mes bras. Même si, je n'avais qu'une envie, la réconforter.

" Daphné... Si jamais, tu as besoin de parler... Sache que je suis là à n'importe quel moment."


J'étais sincère. Ce genre de chose ne pouvait pas rester tabou. Il fallait en parler. Ok, jusqu'à présent, je n'avais jamais était très loquace à ce sujet... Mais, il fallait bien que je commence un jour...

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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 23:29

Parler de maman me donnait toujours envie de pleurer et de me recroqueviller comme une petite fille terrorisée. Sauf que je m’étais promis d’essayer de guérir de cette perte alors je n’allais pas me mettre à verser des larmes. Il fallait continuer, aller de l’avant. Après tout, elle ne reviendrait pas donc ce n’était pas la peine de se torturer l’esprit. C’était en parlant avec Jackson que j’avais compris que papa ne nous avait pas fait déménager uniquement pour lui, mais aussi pour moi. Jusqu’à présent, je n’avais jamais vu ça de cette façon et du coup, je lui en avais voulu. Après, c’était clair que je n’étais pas ravie d’être partie du Texas, mais c’était un mal pour un bien, d’une certaine façon…

Enfin, trop de sentiments contradictoires étaient entrain d’affluer dans ma tête et je les chassais aussi rapidement qu’on chassait la fumée avec des mouvements de la main. Jackson n’avait pas lâché mes mains. Il les avait même resserrées autour des miennes. Je baissais les yeux sur ses mains qui étaient beaucoup plus grandes que les miennes et par conséquent, elles étaient carrément enveloppées dans les siennes. Ce n’était pas dérangeant, mais c’était assez bizarre de voir ça, en fait. Il m’avait écouté sans rien dire un seul instant et pour ça, je lui étais reconnaissante. C’était cool de sa part qu’il ne m’interrompe pas. Enfin, en même temps, je ne l’avais pas interrompu un seul instant non plus donc c’était un peu du donnant-donnant si on analysait.

Un franc sourire se dessina sur mes lèvres quand il m’annonça que si j’avais besoin de parler, il était là. Ca me rappelait que je lui avais dis la même chose et j’étais sincère. J’étais vraiment disposée à l’écouter si le jour de demain il avait besoin de quelqu’un pour l’écouter. Pour ma part, je ne savais pas trop ce que je pourrais lui dire d’autres, mais c’était sympa de sa part. Je découvrais vraiment un nouveau Jackson et c’était vraiment très surprenant. C’était vraiment une journée bizarroïde ! Parce que depuis que je m’étais levée, il y avait tout qui ne tournait pas vraiment rond.

- Merci, fis-je. Je vais y penser alors.

Je tentais de détendre un peu l’atmosphère, mais j’ignorais si ça marchait réellement. Enfin, je n’eus pas trop le temps de dire autre chose car un médecin entra dans la salle et il dut s’occuper de moi. Je dus quitter Jackson pour aller faire une radio et cette idée de m’enchanta pas le moins du monde. Je n’avais pas envie de le laisser tout seul, surtout que je craignais qu’il ne s’en aille du coup… Je lui lançais un léger regard suppliant et je disparus. J’avais les doigts noués et je regardais droit devant moi. Je me retrouvais vraiment toute seule maintenant. Je n’aimais pas ça… J’étais un peu absente d’esprit pendant que le médecin me fit ma radio.

J’obéissais distraitement à chaque fois qu’il me demandait de bouger, de faire-ci, de faire-ça… Enfin bon. Je n’avais qu’une hâte, c’était qu’il me ramène à son bureau pour savoir si Jackson était parti ou pas. J’espérais que non. Avant de me ramener là-bas, le médecin me fit un simple bandage, déclarant que ça suffisait amplement si je prenais soin d’éviter de bouger. J’hochais la tête en murmurant un « oui ». Finalement, il me ramena dans son bureau. Il allait tellement lentement que j’avais presque envie de me lever de ce fichu fauteuil et de marcher moi-même vers ce bureau.

En revenant dans le bureau, mon cœur manqua de s’arrêter de battre quand je remarquais qu’il était vide. Personne ! Jackson était parti ! Un hoquet de stupeur s’échappa de mes lèvres pendant que le médecin sortait des béquilles d’un placard. Heureusement pour moi, elles n’étaient pas payantes étant donné que j’étais dans le besoin et que je ne les achetais pas en prévision. Je me levais et il m’aida à les régler en fonction de ma hauteur. J’étais réellement dépitée de me retrouver toute seule, si bien que le médecin me demanda si j’allais bien. Je hochais la tête. Il me donna la note de l’auscultation et m’ouvrit la porte, me souhaitant ainsi un bon rétablissement.

Je le remerciais avec un faible « merci ». Comment j’allais faire, moi, maintenant, pour rentrer chez moi ? C’était vraiment l’horreur. En plus de mon auscultation, j’allais devoir payer le taxi parce que Jackson était parti. Enfin… Ce n’était pas tant ça qui me chagrinait, c’était qu’il était parti. Je me sentais vraiment toute seule maintenant. J’avançais vers l’accueil quand il apparut soudainement. Je me figeais instantanément. Ma bouche s’ouvrit dans un O de surprise. Quand mon cerveau recommença à fonctionner normalement, un sourire se dessina sur mes lèvres. J’attendis qu’il vienne vers moi et quand il se retrouva en face de moi, une de mes mains lâcha la béquille et alla se passer autour de son cou.

Je me serrais contre lui pour lui offrir un câlin, ou bien quelque chose qui y ressemblait parce qu’avec un bras, c’était assez compliqué. Mais bon, j’y arrivais un peu.

- T’es toujours là, fis-je dans un soupire de soulagement.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Ven 20 Sep - 8:27

Oui, j'étais sincère avec elle. Je voulais être présent pour elle. Quoi qu'il puisse arriver, je devais me tenir à ses côtés, ne serait-ce que par rapport à ce qu'elle venait de me confier. Je lui fis un petit sourire. Finalement, le médecin vint la chercher. A regret, je lâchais ses mains. Après un dernier regard, le médecin l'emmena. C'était digne d'un film... A croire qu'elle allait subir une grave intervention chirurgicale et que nous nous n'étions pas sûrs qu'elle y survivrait.
Lorsque la porte se referma sur le médecin, je m'autorisais un soupir. Je ne l'avais pas suivis dans le bureau pour lui laisser son intimité... Sauf que j'en venais presque à le regretter. J'aurais dû la suivre... Déjà parce que je devais la soutenir, être près d'elle. Et puis, je ne supportais pas le silence du bureau. Je n'avais qu'une envie, la rejoindre. Je me rappelais une nouvelle fois la nuit de ma fuite avec ma mère. Je me frottais le visage de mes paumes. Finalement, je pris la décision de sortir. Pas longtemps, juste le temps de récupérer... En fait, je sortis carrément de l'hôpital. Une fois dehors, je pris une grande bouffée d'air. Il y avait un peu de vent mais peu m'importait. Il me fallait cette fraîcheur. Je vins à penser au changement radical... Oui, ma relation avec Daphné avait complètement changé. A tel point, que je m'inquiétais pour elle et que je n'avais pas eu à un seul moment l'envie de partir sans elle. Après plusieurs minutes à penser, je pris mon courage à deux mains et rentrais dans l'hôpital. Les mains dans les poches, la tête baissée, je ne regardais pas vraiment les patients et les médecins. Il valait mieux que je regarde mes pieds plutôt que les personnes m'entourant. Une nouvelle fois, je me sentis nauséeux. Alors que je tournais au bout du couloir, j'aperçus Daphné. Je devais avoir pris plus de temps que prévu car elle sortait tout juste de la salle que j'avais quitté. Tiens, elle avait des béquilles. Lorsqu'elle m'aperçut, une expression de surprise passa sur son visage mais il fut bien vite éclipsé par un sourire. Sourire contagieux. Je souriais et me dépêchais de la rejoindre. Une fois face à elle, je ne savais pas trop comment réagir. Elle prit les devants et passa un bras autour de mon cou. Avec délicatesse, je la pris dans mes bras. Lentement, nous nous écartions l'un de l'autre.

" T’es toujours là.

- Oui, je n'allais quand même pas te laisser ici toute seule. On y va ? Le carrosse de madame est devant..."

Je n'allais pas m'en cacher, je ne supportais plus cet endroit, surtout que je voyais bien que Daphné allait bien mieux. Malgré mon empressement, je n'avais pas laissé mon humour au placard.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Ven 20 Sep - 8:30

Je m’étais vraiment fait tout un scénario dans ma tête comme quoi il était parti et qu’il m’avait laissé tomber, que tout ça n’était qu’une espère de mascarade ou quelque chose dans ce genre-là. Bref, j’étais contente que tout ce que j’avais pu imaginer était faux et qu’il était simplement parti prendre l’air. Enfin… C’était ce que je supposais… A moins qu’il n’ait voulu partir mais que finalement, il avait fait demi-tour… Non, non, non ! On allait tout de suite se retirer cette idée de la tête. Je venais de faire la rencontre d’un Jackson totalement différent alors pourquoi est-ce qu’il n’aurait pas le droit à sa chance ? Je lui avais bien pardonné tout ce qu’il avait pu me faire vivre jusqu’à présent donc…

Je ne savais pas trop ce qu’il s’était passé, mais quand je l’avais vu si près de moi, je n’avais pas résisté à l’envie de le prendre dans mes bras pour me rendre compte qu’il était bien là et que ce n’était pas une illusion. Bon, je doutais fort que j’aurais pu le confondre avec un autre patient. Je n’étais pas bête à ce point donc du coup, je savais qu’il était bien là, mais j’avais envie de me rassurer quand même. Ouais, c’était assez bizarre, mais bon. Un instant je crus qu’il allait me faire une remarque ou quoi, mais au lieu de ça, il me prit dans ses bras. J’eus un léger bug, mais je repris vite contenance.

Bref, je le lâchais ensuite pour récupérer ma béquille qui avait atterrit sur le sol. J’étais d’accord pour qu’on y aille. J’avais autant envie de sortir de cet endroit que lui. J’avais envie de laisser cet hôpital derrière moi et du coup, il n’y avait qu’un chemin qui le permettait, et c’était celui de la sortie. Du coup, je hochais la tête pour lui donner mon assentiment à ce sujet-là. Au moins, aujourd’hui, j’avais découvert que j’avais au moins un point en commun avec Jackson. Jamais je n’aurais cru que c’était possible avant aujourd’hui.

- Oui, on y va ! Mais avant, faut que j’aille payer la…

Je regardais le montant avant de continuer :

- … facture…

Je soupirais. Ca allait encore me faire un trou dans le porte monnaie tout ça… Enfin bon, nous marchâmes vers l’accueil et je tendis le feuillet à la secrétaire qui commençait à pianoter sur son ordinateur. En attendant, je cherchais mon porte-monnaie pour sortir ma carte de paiement. Le travail au café du coin allait reprendre du service très sérieux si je voulais continuer à avoir de l’argent sur mon compte en banque. Enfin, je verrais ça après que ma cheville se soit remise correctement. Je payais donc la note plutôt salée. J’étais presque à la limite de croiser les doigts pour qu’il y ait un fond suffisant et quand « paiement accepté » s’afficha, je respirais à nouveau.

Je récupérais ma carte et la facture puis, on put enfin mettre les voiles. Je n’étais pas mécontente. En plus de ça, je ne me débrouillais pas trop mal avec mes béquilles. C’était la première fois que j’en avais, mais c’était plus facile que ça en avait l’air. Une fois dehors, j’eus l’impression de revivre et honnêtement, ça faisait un bien fou ! Je pris une grande inspiration, je me sentais nettement mieux. Du coup, nous avancions, à allure réduite, vers la voiture de Jackson. Je levais la tête vers lui, tout en faisant gaffe de ne pas me retrouver le nez dans le goudron, douée comme j’étais… C’était possible que ça arrive…

- Tu es bientôt débarrassé de moi, fis-je.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Ven 20 Sep - 8:40

Avoir Daphné dans mes bras... C'était magique. Bon, ok, j'exagère. Mais vous comprenez où je veux en venir... Depuis quelques temps, je n'étais pas du tout le même quand je me retrouvais face à Daphné. Je m'étais tout d'abord montré odieux. Au point que GG l'avait remarqué, ce qui n'était pas rien. Toute l'université avait fini par apprendre quel abruti, je pouvais être. Et puis finalement, revirement de situation, j'avais fini par faire tomber le masque. J'avais fini par expliquer à Daphné les raisons stupides qui m'avaient poussé à me comporter de cette façon avec elle. Dans les deux cas, je n'avais pas agi comme d'accoutumé. Et tout ça pour une couleur de cheveux. Plus débile, tu meurs.
Lorsqu'elle avait fait le premier pas pour venir contre moi, ça avait eu un impact. Déjà, elle devait avoir "oublié" les piques que je lui avais lancé. Et puis pour une fois, j'avais eu une étreinte sans avoir d'idées mal placées. C'était juste touchant et je m'en contentais largement.
Mais j'avais dû l'effrayer en m'en allant sans prévenir. Mais je n'étais pas le genre à abandonner quelqu'un que je devais aider. Oui, soudainement, aider Daphné était devenu un devoir à mes yeux. Têtu comme j'étais, j'allais m'efforcer de respecter cette promesse que je me faisais à moi même.
Je proposais à Daphné qu'on s'en aille lorsqu'elle me rappela qu'elle devait encore payer la facture d'hôpital. Je vis son visage se décomposer lorsqu'elle vit le montant. Bon, je ne fis pas l'enfant curieux mais je me doutais que la note devait être salée. Je l'aurais bien aidé à payer mais j'avais appris une chose de Daphné aujourd'hui. Elle n'aimait pas dépendre entièrement d'une personne. Je restais donc silencieux pendant qu'elle payait... Même j'avais une furieuse envie de dégainer ma carte de crédit, la pousser d'un coup de fesses bien placé et de payer à sa place... Mais ce serait totalement suicidaire.
Une fois que Daphné eut payé sa facture, nous nous dirigions vers la sortie. Douce sortie. Une fois dehors, j'inspirai à pleins poumons. Je n'avais plus cette impression d'étouffer. Je tournais la tête afin de voir comment se débrouiller Daphné. Pas trop mal. Même si dans mon esprit de macho, je mourais d'envie de la porter à nouveau. Savoir qu'elle avait besoin de moi, flattait mon égo de mâle. Mais en même temps, j'adorais la sentir contre moi.
Je la vis lever la tête vers moi... Oh mince, j'avais une furieuse envie de l'embrasser. Mais je me retins, je ne tenais pas à me prendre une claque, surtout qu'elle était vraiment douée pour ça.
" Tu es bientôt débarrassé de moi, dit elle.

- Dommage, je me plaisais bien avec toi... Même si tu n'attends que ça, t'en aller."

J'avais fini ma phrase avec un sourire assez faux. J'étais sincère, je me plaisais en sa compagnie... Mais il fallait bien que je ne me ramollisse pas complètement. Je lui ouvris la portière et la laissait monter. Je refermai derrière elle et fis le tour pour monter également. Je réglai le rétroviseur en lui disant :

"Promis, princesse, je te vouerais un culte pour pas que tu pense que je t'ai oublié."


Je lui fis un clin d'oeil. Bien sûr, je plaisantais mais je ne comptais pas redevenir l'abruti qu'elle avait connu avant. En fait, j'avais un nouvel objectif... La séduire. Pas la mettre dans mon lit mais la séduire comme une dame. Comme ma mère aurait voulu que je fasse.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Ven 20 Sep - 8:44

Cette facture-là avait été sans aucun doute la plus salée de toutes celles que j’avais pu payer de toute ma vie… Mon dieu, et dire que la santé était un droit qu’on possédait, comment est-ce que ça pouvait être aussi cher ? C’était carrément le contraire de tous les principes qu’on voulait nous donner. En clair, celui qui n’avait pas d’argent ne pouvait pas être soigné. Quelle belle mentalité. Enfin, pour récupérer un maximum de cet argent que j’étais entrain de dépenser, j’allais devoir faire des heures supplémentaires, je le sentais d’ici et ça ne m’enchantais vraiment pas plus que ça. Déjà que travailler en tant que serveuse, ce n’était pas forcément la joie tous les jours… Enfin, il fallait faire ce qu’il fallait.

Néanmoins, j’étais contente de voir que ma carte de crédit passait. Bon, aujourd’hui, elle passait. Demain, si je devais acheter quelque chose pour X raison, c’était moins sur qu’elle passerait… Il faudrait que j’appelle ma banque pour connaître mon nouveau solde… Aller Daphné, chaque chose en son temps, déjà, rentrer à la maison, le reste suivrait son cours de façon naturelle. Me retrouver dehors me fit un bien fou. Tout comme Jackson, je détestais être dans un hôpital, même si je n’avais pas eu vraiment le choix. C’était dommage que l’infirmière n’ait rien pu pour moi. Et puis, papa qui ne répondait même pas à son téléphone… Heureusement qu’il m’assurait à chaque fois que si j’avais un problème il fallait que j’appelle. Même pas il m’avait rappelé pour savoir pourquoi je l’avais appelé…

C’était vraiment à ne plus rien comprendre chez lui ! Mais vraiment plus rien. Où était donc passé mon père ? Je n’en savais rien. Il me manquait vraiment beaucoup, mais monsieur avait des choses plus importantes à faire, comme de s’occuper de cette femme qui sortait d’on ne sait où et qui m’avait retiré la seule famille qu’il me restait (hormis mes grands-parents restés au Texas). Je ne la connaissais pas, cette femme, et je ne voulais pas la connaître. Elle ne pouvait pas m’être sympathique étant donné qu’elle me retirait un des êtres les plus chers que j’avais dans ce monde. Mais je préférais ne pas me laisser emporter par l’agacement. J’avais tout le temps pour ça et puis, je n’avais pas envie de transmettre ma mauvaise humeur à Jackson. Je ne pouvais pas lui faire ça, lui qui avait pris le temps de m’accompagner à gauche et à droite.

Je le rassurais en lui annonçant qu’il était bientôt débarrassé de moi. Il n’avait plus qu’à me déposer à la maison et puis voilà. Il n’y avait pas grand-chose d’autre qu’il pourrait faire pour moi de toute façon. Je souris avec amusement à sa réponse, mais je ne trouvais pas vraiment quoi lui répondre, alors du coup, je préférais me taire sur ce coup-là. Oui, c’était surprenant, mais que voulez-vous ? Je ne pouvais pas toujours trouver quoi répondre, même si ce n’était pas l’envie qui m’en manquait parfois. Mais là, avouons qu’il n’y avait rien à répondre. Je m’installais sur le siège passager tout en arrangeant mes béquilles afin d’éviter qu’elle ne me dérange, ni qu’elles tombent on ne sait où. Je bouclais ma ceinture et j’étais prête pour qu’on parte.

Les nouvelles paroles de Jackson m’arrachèrent un petit rire. Oh je l’imaginais bien devant un autel de culte à mon effigie. N’empêche, ce serait le comble du comble de voir ça. Il faudrait que je le vois pour y croire parce qu’il n’était pas du genre à vouer un culte à qui que ce soit. Déjà, qu’il m’apprécie, outre le fait tout ce qu’il avait pu me faire vivre avant, était un exploit en soit alors en arriver à ce stade, ce serait… ce serait comme ramasser l’argent tombé du ciel.

- Fais attention à ce que tu dis, je pourrais te prendre aux mots, répondis-je en riant toujours.

Enfin, nous quittâmes le parking de l’hôpital. Il était temps de mettre de la distance entre nous et cet établissement pleins de malades qui avaient besoin des meilleurs soins pour retrouver une santé de fer. J’étais consciente qu’on ne pouvait pas sauver tout le monde, mais je savais aussi que les médecins donnaient leur maximum pour faire en sorte d’y arriver. Je n’en voulais pas à la médecine de ne pas avoir réussi à soigner ma mère, même si j’avais réellement pensé qu’ils n’étaient qu’une bande d’incompétents qui se prétendaient grands médecins. Mais avec le recule, j’avais pris conscience que c’était à la fatalité qu’il fallait que je m’en prenne.

J’indiquais la route à Jackson pour aller jusqu’à chez moi et il suivait mes instructions à la lettre. Enfin, Brooklyn ce n’était pas un quartier inconnu, mais personne ne connaissait tout Brooklyn, du coup, je servais de GPS jusqu’au bas de mon immeuble. C’était un bâtiment en brique rouge et qui par miracle était en excellente état. Quand on voyait certains immeubles à côté, on avait plutôt de la chance. Je descendis de voiture, avec l’aide de Jackson qui m’ouvrit à nouveau la portière pour que je puisse sortir. Je lui demandais gentiment s’il voulait bien m’accompagner jusqu’à ma porte étant donné que j’avais encore mes affaires et que je ne pouvais pas vraiment les porter en plus des béquilles. Ca me gênait de demander ça, mais je préférais demander à lui plutôt qu’à un inconnu.

Par miracle, l’ascenseur fonctionnait à nouveau. On n’avait pas de chance avec cet ascenseur parce qu’il tombait souvent en panne pour je ne sais quelle raison. J’habitais au quatrième donc les monter à pied, ça allait, mais je plaignais surtout ceux du dessus qui avaient plus de marche à gravir. Enfin, une fois devant la porte, je l’ouvris en grand et rentrais à l’intérieur en invitant Jackson à faire de même. Comme je m’y attendais, il n’y avait personne. Je lâchais un petit soupire avant de me tourner vers mon sauveur du jour.

- Bienvenu chez moi, fis-je. Et merci pour tout… Je ne sais pas vraiment comment j’aurais fait sans toi.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Ven 20 Sep - 8:54

Je savais bien que Daphné n'oublierait pas en clin d'oeil que je m'étais comporté comme un imbécile avec elle tout ça pour une couleur de cheveux. Mais je tentais de lui montrer qui j'étais réellement. Un homme totalement différent de celui qu'on connaissait. En réalité, personne, en dehors de ma mère, ne me connaissait réellement. Je vis qu'elle ne répondit pas. Je savais bien qu'elle devait douter de mes paroles. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Je devais lui prouver ma sincérité. Et ceci ne devait se faire que par mes actes, et rien d'autre. Je démarrai alors ma voiture. J'adore le bruit que le moteur faisait.

" Il va falloir que tu me guide pour te ramener chez toi."

Je devais avouer que je ne savais pas du tout où elle vivait, j'allais avoir besoin d'elle en tant que GPS. Je tournais le volant pour sortir de ma place de parking, en prenant soin de ne pas toucher une autre voiture. Je tenais beaucoup à ma voiture, mon petit bijou. On disait que les hommes aiment leur voiture comme si elles étaient des femmes... Dans mon cas, c'était le cas !

"Promis, princesse, je te vouerais un culte pour pas que tu pense que je t'ai oublié.

- Fais attention à ce que tu dis, je pourrais te prendre aux mots.

- Si jamais, je te coupe une mèche de cheveux, faudra pas te plaindre, lui dis-je en riant."

Bon, j'étais bien trop orgueilleux pour vouer un culte à quelqu'un d'autre que moi-même. Mais, je pouvais bien lui faire croire le contraire. Oh c'était pas bien méchant ! Je suivais ses instructions. Daphné habitait dans le Bronx, ce n'était pas bien difficile d'y aller, en fin de compte. Nous passions devant des immeubles, parfois, j'avais très peur qu'elle me dise de me garer face à l'un d'eux. Je risquais surtout de la bloquer dans ma voiture et la forcer à venir chez moi. La séquestrer pour son plus grand bien dans mon appartement. J'en étais parfaitement capable. Finalement, elle m'indiqua un immeuble en bon état. Intérieurement, j'étais content de voir qu'elle n'habitait pas un taudis. Après m'être garé, je sortis de la voiture et l'aida à en sortir, elle aussi. Daphné me demanda de l'aider à monter ses affaires. J'acceptais avec un sourire. Je n'allais quand même pas l'abandonner devant son immeuble comme un colis. Je pris son sac et pénétrai l'immeuble avec qu'elle. Nous prîmes l'ascenseur. Quatrième étage. Je laissais Daphné sortir la première. Elle se dirigea vers une porte. Elle entra et m'invita à faire de même.

"Bienvenue chez moi. Et merci pour tout… Je ne sais pas vraiment comment j’aurais fait sans toi.

- C'est normal, c'est en partie ma faute si tu as eu besoin d'aller... A l'hôpital. C'était la moindre des choses, surtout que tu aurais pût me traîner en justice..."

Oups, Jake, ferme-là. Voilà le petit souci lorsqu'on étudie le droit. On a tendance à s'en servir dans la vie de tous les jours. Comme là, je savais que je pouvais avoir des soucis judiciaires. Alors forcément, je le remettais sur le tapis. Mais rapidement, j'abandonnais le sujet avant de reprendre :

"Enfin, ce que je veux dire, c'est que je ne pouvais pas te laisser comme ça alors que personne ne t'aidait. Je m'en serais voulu si il t'était arrivé quoi que ce soit..."

Je n'en pouvais tout simplement plus. Depuis ce matin, je ne cessais de lui avouer un tas de choses que j'avais jusque là tenté de garder secret. Je lui fis un petit sourire assez gêné avant de juger bon que je la laisse enfin tranquille. Bah oui, depuis ce matin, je la harcelais pour être sûre qu'elle allait bien. Elle avait passé une bonne partie de sa journée dans mes bras, à ne plus marcher. Je me disais qu'elle avait besoin de se reposer.

"Bon, je pense que tu n'as plus besoin de moi... Prends soin de toi, surtout. Et si tu as besoin d'un chauffeur... Tu sais où me trouver, lui dis-je en souriant."

Je m'approchais d'elle puis timidement, comme un ado timide devant sa première petite amie, je lui déposais un léger baiser sur la joue avant de m'éclipser. Sans lui laisser le temps de dire un mot.
Une fois dans ma voiture, je restais un moment devant mon volant, sans bouger... J'étais en train de craquer pour Daphné... Je démarrai finalement et rentrais chez moi.
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