Dirty New-York

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 I'm not a damsel in distress [pv Jake]

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MessageSujet: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 20:48

Le sport… Sans aucun doute l’option que je détestais le plus, mais malheureusement, elle m’était obligatoire pendant encore un an et j’étais obligée d’être présente car c’était une note qui comptait pour les examens de fin d’année. Décidemment, de nos jours, nous étions réellement entourés de machos sportifs sans aucun scrupule qui ne pensait pas aux « non sportif », catégorie à laquelle j’appartenais tout comme beaucoup d’autre. Le terrain était occupé par l’équipe de football de l’Université. Du coup, notre prof avait décidé que nous occuperions le terrain de course. Génial… C’était le sport que je détestais le plus ! Courir pour courir… Quel génie !

J’étais nulle en sport et surtout en course. Je ne courrais jamais et en plus de ça, je n’avais absolument aucune endurance. Je courrais 100 malheureux mètres et j’étais déjà larguée. Oui, je n’étais pas une grande sportive et je l’assumais totalement ! Je n’avais pas besoin de mes jambes pour être photographe. Mis à part marcher, bien évidemment. Mais en aucun cas je n’avais besoin d’être la meilleure sprinteuse sur cent mètres… Enfin bon, vêtue de mon jogging et d’un pull léger malgré le froid, j’étais au beau milieu de mes camarades qui écoutaient notre prof donner les consignes. Comme d’habitude, je n’écoutais pas. J’étais entrain de m’attacher les cheveux tout en regardant l’équipe de football qui s’entrainait.

Parfois, je les admirais parce qu’ils donnaient pas du tout l’air d’être fatigué ou quoi que ce soit. Décidemment, c’était vraiment des chanceux ! En même temps, ils étaient bâtis pour ça. Moi… J’étais tout sauf bâtie pour ça étant donné que j’étais ce qu’on qualifiait de maigrichonne. Enfin bon. Je repérais, sans le vouloir, Jackson qui fonçait plus dans le tas qu’autre chose. Je le suivais du regard pendant quelques secondes. Un sentiment assez bizarre m’envahit et je ne saurais dit si c’était de la colère que je ressentais ou autre chose. Dans le doute, je préférais me dire que c’était de la colère. Ce gars-là m’énervait plus qu’autre chose donc du coup, c’était de la colère.

Je repris mes esprits quand mes camarades se mirent à bouger et aussitôt, je me mis à trottiner derrière eux, juste à côté d’une de mes camarades de classe avec qui je m’entendais bien. J’adorais sa façon de photographier les objets. Ca les rendait presque vivants. Certes, ça faisait peut-être peur quand on était quelqu’un d’extérieur à la photographie d’entendre quelque chose comme ça, mais quand on comprenait le point de vue, on savait de quoi on parlait. Ce qui me surprenait le plus pour l’instant, c’était que je me trouvais au milieu de la masse autour de mes camarades. D’habitude, j’étais souvent loin derrière, mais là… Wow, c’était l’épate totale ! Je me concentrais sur mon chemin qui tournait autour du stade où les joueurs de football étaient entrain de s’éloigner.

Je répondais tranquillement une question de ma voisine quand soudain un « Attention ! » résonna dans mes oreilles. La personne qui me doublait dévia à la dernière seconde pour éviter le ballon qui arrivait à la vitesse de l’éclair. Je ne sus pas trop exactement ce qui se passa, mais je trébuchais pour éviter mon camarade et aussi le ballon qui m’était passé à côté d’un peu trop près et je m’étalais par terre dans un magnifique rouler-bouler. J’entendis des exclamations de surprise et aussi un drôle de craquement au niveau de ma cheville. Enfin, tout ça pour dire qu’encore une fois, je prouvais à tout le monde que je n’étais pas douée en sport, ni sur mes deux jambes…

- Hé, Daphné, ça va ? me demanda un garçon de mon cursus qui se penchait sur moi pendant que je m’asseyais.

Je relevais la tête vers lui et constatais que tous mes camarades m’entouraient et que mon amie s’était accroupie à côté de moi pour poser sa main sur mon épaule.

- Tu vas réussir à te relever ? me demanda-t-elle à son tour.

- Je crois bien que oui, répondis-je.

Pour faire bonne mesure, j’essayais de me relever mais ma cheville protesta et m’arracha un gémissement. Je retombais sur mes fesses pendant que mon prof écartait un peu tout le monde. Des larmes commençaient à perler dans mes yeux tellement j’avais un mal de chien à ma cheville.

- Je peux pas bouger, fis-je misérablement.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 20:59

Me voici dans mon élément : le sport et plus particulièrement le football américain. Voilà bien un petit quart d'heure que moi et mes coéquipiers étaient sur le terrain. Comme à chaque début d'entraînement, on riait, on plaisantait et surtout on se charriait. Avec Gossip Girl qui dévoilait tous nos faits et gestes, nous avions de quoi faire. Et pas de chance, aujourd'hui, c'était mon tour. Les mecs avaient commençaient à m'emmerder. Comment ? Ils n'avaient cessé de m'appeler Papa et en me demandant si c'était un garçon et s'il ferait parti de l'équipe. Contrairement aux autres blagues qu'ils avaient pût me faire, je n'avais pas très envie de rire. D'ailleurs, je ne répliquais pas beaucoup. Je n'étais pas si sûr que Carrie soit enceinte, elle ne m'avait rien dit. Et puis, cette histoire m'affectait beaucoup. J'étais jeune pour avoir un enfant maintenant mais surtout, je craignais d'attirer des ennuis à Carrie. Avec toute cette histoire, je ne voulais pas qu'elle ait à subir la pression d'être mère ou alors d'avorter et que tous le sachent... Mes coéquipiers avaient fini par abandonner leurs blagues débiles pour essayer de me prodiguer leurs conseils et surtout m'assurer que si j'avais besoin de parler, ils ne me laisseraient pas tomber. Retrouvant mon sourire, je commençais l'échauffement. En courant, je ne cessais de penser à la réaction de Daphné après l'annonce de Gossip Girl. Elle avait été furieuse d'apprendre que j'étais un idiot pas foutu de se protéger. Bon, ce n'était pas dit comme ça mais c'était la stricte vérité. Bien sûr, je ne lui avais pas dis que je m'en voulais terriblement et que si je pouvais revenir en arrière, les choses se seraient passées d'une autre façon. Je m'étais contenter de jouer le mec viril qui se moque des menaces d'une femme furieuse. Le coach arriva et l'entraînement commença. Le sport était le domaine dans lequel j'excellais, au point que j'étais capitaine de l'équipe et que j'avais obtenu une bourse pour pouvoir continuer à l'exercer. Mais ce n'était pas tout, le sport était mon exutoire, je me donnais à fond dans le sport lorsque tout allait mal dans ma vie. Dans ces moments là, plus rien n'avait d'importance et je ne pensais plus à rien. Durant l'entraînement, je retrouvais ma bonne humeur et je commençais à charrier mes coéquipiers... Mes petites gonzesses comme j'aimais les appeler. Hey, j'étais la gonzesse en chef, donc ils étaient mes petites gonzesses. Même le coach avait le droit à son surnom... Dans les vestiaires, il était connu comme la reine suprême ! Mais personne n'aurait osé l'appeler comme ça... A moins de vouloir faire 500 pompes en tutu rose, cul nu, sur le parking du campus ! Je courais et fis un plaquage à l'un de mes coéquipiers, je me relevais avec le ballon, courait vers les buts du camp adverse. Je remontais le terrain avec rapidité, évitant un des adversaires avant de jeter à terre le ballon dans les buts du camp ennemi. Le coach me félicita mais m'avertissait, il fallait que je sois moins perso. Je hochais la tête sans un mot. En entraînement, je me permettais ce genre de folie sans conséquence mais durant un match, je n'oubliais pas que nous étions plusieurs. Je marchais en direction d'un de mes amis lorsque l'un deux appela.

" Hey Jake, ça serait pas ta petite amie là bas ?
- Quoi ?! " Demandais-je.

Je me tournais, cherchant du regard une blonde sur qui j'aurais des vues... Aucune mais je remarquais Daphné. Elle était avec sa classe, sûrement le cours de sport. Tiens, moi qui pensait qu'elle serait plutôt du genre à sécher ce cours. Elle semblait attentive aux instructions de son prof. L'ami qui m'avait interpellé vint près de moi en me donnant une tape dans le dos.
" Bah alors, Jacky, va rejoindre ton amoureuse, je suis sûre que Gossip sera ravie d'écrire votre idylle.
- La ferme, Smith." Lui dis-je en lui donnant un coup dans le ventre.
Le dénommé Smith, se tint le ventre en riant. Nous fûmes rappeler à l'ordre par le coach et nous reprîmes l'entraînement. Ecoutant les conseils du coach, j'étais moins perso et fis plus de passes. C'était incroyable comment le sport avait un effet bénéfique sur moi et mon humeur. Smith me fit une passe, beaucoup trop forte. Je voyais déjà le ballon sortir du terrain. Je courais plus vite pour essayer de l'avoir avant mais c'était peine perdu. Déjà, je voyais que le chaos s'abattait sur le groupe de Daphné. En voulant éviter le ballon, Daphné perdit l'équilibre et tombait à terre. Oubliant le ballon, je couru plus vite. Un petit attroupement s'était formé autour d'elle. Daphné essaya de se relever mais elle retomba aussitôt sur les fesses. Je m'approchais. Je savais qu'elle devait s'être cassée quelque chose. Jouant un peu des épaules parmi sa classe, je vins devant elle.
" Je suis désolé, Smith, le type là-bas, a lancé le ballon trop fort. Je pense que t'as besoin d'aller voir l'infirmière le plus vite possible avant que ça ne gonfle. Je vais t'aider."
Je me sentais coupable, si Smith avait réussi sa passe, Daphné ne serait pas dans cet état. D'ailleurs, je l'entendais marmonner des excuses derrière moi. Je me devais d'aider Daphné... Même si je me tuais à me dire que je ne l'aimais, je ne pouvais pas la laisser comme ça... ma mère me tuerait si je laissais une femme à terre ! Je lui tendis la main en priant pour ne pas qu'elle hurle... Pour une fois que je n'étais pas désagréable...


Dernière édition par Jackson E. DeLaurence le Jeu 19 Sep - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:01

C’était la première fois de ma vie que je me cassais quelque chose et ça faisait super mal. Tellement mal que je ne pouvais pas empêcher quelques larmes de couler sur mes joues. C’était la meilleure façon de tourner au ridicule… J’aurais dû rester coucher. J’ignorais pourquoi, mais je le sentais qu’aujourd’hui, ça n’allait pas être mon jour. Bien au contraire. Et j’avais eu la preuve que ça ne l’était pas pour moi. Mon prof était d’entrain d’écarter un peu tout le monde avant de me demander ce que j’avais. Je lui annonçais, un peu honteuse que je n’arrivais pas à me lever à cause de ma cheville.

De toute façon, il allait bien falloir que je me lève, je n’allais pas rester là trente ans… Sauf que je m’étais cassée la cheville qui me servait d’appuis et m’aider de l’autres, j’allais encore plus me ramasser donc… Je ne savais pas quoi faire. Je n’eus pas trop le temps de réfléchir là-dessus car un visage se dessina parmi mes camarades de classe et celui-ci ne faisait pas parti de ma classe. J’écarquillais les yeux et ouvris la bouche quand il se mit à s’excuser pour un dit Smith qui apparemment était le coupable de ma chute et du ballon qui avait manqué de me foncer dedans.

Je ne savais pas ce que j’ignorais… me prendre le ballon en pleine tête, tomber et me casser la cheville ou bien avoir Jackson juste en face de moi… Je pesais réellement le pour et le contre. Je me reconnectais un peu à la réalité quand il me tendit sa main. Je clignais des yeux en la fixant. Je relevais la tête vers le haut, reprenant contenance. J’avais peut-être les fesses par terre, mais ce n’était pas pour autant que j’allais lui prendre cette main. Pas après tout ce qui c’était passé.

- Je pardonne Smith, fis-je en insistant bien sur le nom de son partenaire. Et je peux me débrouiller toute seule, je n’ai pas besoin de toi.

J’avais surement l’air bien avec mon air convaincu et mes larmes qui continuaient de couler parce que ça me lançait comme si mon cœur avait changé de localisation. Bref, pour appuyer mes dires, je pris appuis sur mon autre pied et me relevais tant bien que mal (avec plus de mal, je devais bien l’avouer). Je réussis à me hisser sur mes jambes, évitant au maximum d’appuyer sur ma cheville, sauf que c’était plus compliqué qu’autre chose car pour marcher, j’étais bien obligée.

- Aller, retourne jouer va, j’ai besoin de personne…

Sauf que quand j’essayais de marcher, bien évidemment, je grimaçais et je refoulais un gémissement de douleur, même si c’était plus dur qu’autre chose…
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:08

J'en avais vu des têtes de mules, butées refusant de changer d'avis mais Daphné était de loin la pire ! Je voyais bien qu'elle souffrait le martyr, ses larmes ne pouvaient mentir mais malgré ça, elle eut la réaction que je craignais : elle me recala comme un malpropre en précisant le fait qu'elle n'en voulais pas le moins du monde à Smith. Allez savoir pourquoi mais j'eus une furieuse envie de lui exploser la mâchoire... Non pas Daphné, SMITH. C'était moi qui venait lui proposer mon aide, mais elle préférait un type qu'elle ne connaissait pas !! Je n'en revenais pas. Pas de chance, j'étais aussi têtu qu'elle.

" Tu peux te débrouiller toute seule... Tu me montres pour voir ?"


J'aurais peut-être mieux fais de me taire... Voilà que Daphné luttait contre sa douleur pour se mettre debout. Je voyais à l'expression de son visage qu'elle avait vraiment mal. Je la vis se démener tant bien que mal pour se relever. En dehors de la consternation qu'elle me faisait éprouver, j'étais admiratif. Je n'en connaissais pas beaucoup qui se relevaient lorsque leurs jambes étaient touchées mais juste pour m'enquiquiner, elle était prête à affronter sa douleur... Et à m'envoyer balader sans considération. Je levais les yeux au ciel en soupirant. Elle essaya de marcher. Je marmonnai pour moi-même :

" Mais c'est pas vrai, elle va se blesser encore plus."

Je jetais un coup d'oeil au prof... Soit, il était aussi surpris que moi, soit il était complètement idiot car il n'essayait pas de dissuader Daphné de continuer à marcher comme un canard boiteux. Non, il l'observait... Je me retournai. Smith riait en disant aux autres que Daphné et moi ressemblions à un de ces vieux couples qui se chamaillent sans arrêt pour des broutilles mais qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre... Je pense que le regard meurtrier que je lui lançai fus en parti la raison pour laquelle il ferma très vite son grand clapet. Je renvoyais mon équipe voir le coach. L'entraînement devait continuer, j'allais m'absenter juste le temps d'emmener Daphné à l'infirmerie. Je m'approchai d'elle.
"Arrête de faire l'enfant, tu veux. Regarde, t'arrive même pas à marcher correctement."

Je vis ses lèvres bouger. Blablabla. Je m'en foutais royalement de ce qu'elle avait à dire. Elle avait la cheville cassée et il était tout bonnement hors de question qu'elle reste comme ça. Bah oui, si je suis dans le coin, je ne peux pas laisser une femme en détresse ! Je soupirai bruyamment et sans lui laisser le temps de comprendre, je l'a pris dans mes bras pour la porter à la manière des jeunes mariés... Sauf que nous n'avions rien d'un couple. Hey c'était soit ça, soit je la portais façon sac à patates, sur l'épaule. Mais la position risquait d'être très inconfortable. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me remercie mais je pensais qu'au moins... Elle parlerait moins. Raaah ces femmes ne se taisent-elles donc jamais ??
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:11

Je voulais vraiment qu’il me fiche la paix. Et si me mettre sur mes deux jambes était le seul moyen pour qu’il retourne jouer à la balle et bien tant mieux ! Du coup, je pris vraiment son défi au sérieux et je me relevais. Je n’avais pas vraiment compté le nombre de fois où j’avais cru que j’allais m’étaler à nouveau sur le sol, mais bon… Ce qui comptait, c’était le résultat. J’étais sur mes deux pattes et je lui lançais un regard fier avant de me retourner pour aller me mettre sur le côté et aller poser mes fesses sur un de ces bancs pour attendre que la douleur passe. Je n’avais pas trop le choix en même temps donc bon.

Je commençais à m’éloigner tout en essayant de n’émettre aucun son de douleur. Je n’avais besoin de personne, je pouvais me débrouiller toute seule. Puis, il faudrait que j’appelle papa pour qu’il vienne me chercher et ça, c’était encore une autre histoire… Enfin, un seul problème à la fois, sinon, j’allais vraiment devenir folle. Et ce n’était pas le but du jeu. Mais pour l’instant, la priorité numéro 1, c’était de s’asseoir. Je grimaçais tout en faisant un pas après l’autre et je pensais vraiment que Jackson était retourné s’entrainer, comme il aurait dû le faire, mais au lieu de quoi, il s’était encore approché et il me demandait d’arrêter de jouer l’enfant.

J’écarquillais de grands yeux et me tournais vers lui. De quel droit est-ce qu’il prétendait que je faisais l’enfant ? D’accord, je m’étais remise sur ses deux jambes pour lui montrer que j’avais besoin de tout, sauf de lui. Ca aurait été quelqu’un d’autre, je devais bien avouer que peut-être que j’aurais accepté cette aide, mais là, c’était lui donc du coup, il était hors de question. Depuis l’autre jour, je lui en voulais à mort et je ne voulais absolument rien à voir avec lui. Plus il était loin, mieux je me portais. Et que ça reste comme ça, moi ça m’allait parfaitement !

- Je te demande pardon ? De quel droit est-ce que tu…

Je n’eus pas le temps de continuer qu’il m’attrapa pour me porter. Je lâchais un hoquet de surprise quand je me retrouvais dans ses bras.

- Qu’est-ce que tu… Veux-tu bien me lâcher ?! Tout de suite !

Mais non, il ne le faisait pas il continuait de marcher. Je remarquais que les gens de ma classe étaient entrain de me regarder partir contre ma volonté. Et personne ne disait rien… Même pas le prof ! Je croisais mes bras contre ma poitrine et me mis automatiquement à bouder. Toute cette situation me dépassait vraiment plus que de nécessaire. Il clamait haut et fort que je le dégoutais et pourtant, monsieur était entrain de jouer au super héro.

- Je peux savoir pourquoi tu m’aides ?

On s’était vachement éloigné et je commençais vraiment à croire qu’il allait m’emmener à l’infirmerie. A moins qu’il n’avait une autre idée dans la tête : m’abandonner dans un coin, par exemple, jusqu’à ce qu’on me trouve. Cela ne m’étonnerait pas de lui, mais s’il venait à le faire, la facture des soins allait lui payer très cher !
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:15

Je devais avoir qu'on ne se connaissait que très peu... Mais Daphné était l'une des rares personnes à me tenir tête. Ah bah oui, avec la carrure et mon sourire, on me résistait rarement, très rarement. En fait, ce rarement se produisait toujours lorsque Daphné était dans les parages. Comme en ce moment, j'avais dû faire usage de la force juste pour son bien-être ! Heureusement, elle ne se mettait pas à gigoter dans tous les sens en hurlant comme une hystérique. C'était déjà ça. Elle me demanda juste de la lâcher. Sans même répondre, je m'étais remis en marche vers le campus. Non mais n'importe quoi, elle ne pensais qu'en même pas que je la lâcherais réellement. Voyant que je refusais de lui obéir, elle croisa les bras sur sa poitrine avec une moue boudeuse. Elle ressemblait à une enfant et cette pensée m'arracha un sourire. Un vrai bébé ! Personne ne m'empêcha de m'en aller avec Daphné, en même temps qui oserait dire quoi que ce soit ? Après tout, elle avait besoin de voir l'infirmière et elle n'arrivait pas à marcher, autant que quelqu'un soit là pour l'aider. Même si je me doutais que beaucoup aurait peur pour Daphné après ce que Gossip Girl avait écrit sur notre relation... Enfin, plutôt de mon comportement avec Daphné. Nous restions silencieux un petit moment. Je n'étais pas prêt de briser ce silence, je préférais que ça soit Daphné. Ce qu'elle fit d'ailleurs. Elle demanda pourquoi je l'aidais. Je mis un certain avant de lui répondre car je devais faire attention à ce que j'allais dire. J'optais pour la simplicité.

" Et pourquoi je n'aurais pas le droit de t'aider mh ? Je fais encore ce que je veux non ? "

Je lui jetais un coup d'oeil. Elle avait toujours une mine boudeuse mais au moins, elle ouvrait la bouche sans être agressive. Normalement, c'était moi qui était désagréable... Mais depuis quelques temps, les rôles étaient échangés. Sans pour autant me laisser faire, c'était Daphné qui jouait la dure et moi qui subissait sa mauvaise humeur... Enfin, elle avait plus de bonnes raisons que moi de m'en faire baver. Moi je l'avais fais dans l'unique but de me prouver quelque chose tandis que Daphné... c'était par colère.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:18

Il me tenait et refusait de me poser par terre. Soit… Et bien qu’il fasse ce qu’il veut, je m’en fichais. Ce n’était pas parce qu’il m’emmenait à l’infirmerie que j’allais forcément pardonner tout ce qu’il m’avait fait vivre jusqu’à présent ainsi que ce qu’il avait fait à Carrie. Jackson était surement l’être le plus paradoxale, complexe et contradictoire que je connaissais. Il pouvait être gentil comme méchant et honnêtement, en cet instant, je ne savais réellement pas comment agir avec lui. J’ignorais comment j’avais pris cette décision, mais je décidais de ne pas l’agresser même si je ne l’appréciais pas plus que ça.

Je tenais vraiment à savoir pourquoi il tenait à m’aider. Il n’y avait pas que ça que je voulais savoir. Il y avait tellement de choses que je voulais lui demander. Seulement, avant de le bombarder de questions, je lui en posais déjà une, celle sur le pourquoi il m’aidait. Il resta silencieux quelques instants et moi, j’attendais nerveusement qu’il parle. Peut-être qu’il ne voulait pas me dire le pourquoi et si c’était le cas, là, je comprendrais qu’il ne voulait pas du tout me répondre. Mais au lieu de quoi, il m’offrit une réponse. Réponse qui ne fut, en rien, satisfaisante. Il me donnait plus l’impression de fuir la question.

- Ce n’est pas logique… fis-je plus pour moi-même qu’autre chose.

Je ne l’avais pas dit très fort, mais étant donné ma proximité avec Jackson, je savais qu’il m’avait entendu. Mais tant pis. Ce n’était pas comme si je ne voulais pas qu’il entende non plus. J’avais mes mains posées sur mes cuisses et je regardais droit devant moi. Nous approchions déjà du bâtiment principal. Honnêtement, on ne dirait qu’il était entrain de porter quelqu’un parce qu’il avançait plutôt rapidement et il ne montrait aucun signe de faiblesse. D’accord, je ne pesais pas lourd, mais… mais j’étais tout de même un poids en plus au sien.

Je mettais ça sur le compte qu’il était un sportif, du coup, il devait être habitué à porter des objets lourds, du coup, je devais être une plume comparée aux autres trucs qu’il portait. Je restais légèrement silencieuse, regardant mes mains. Je remarquais que j’étais entrain de torturer mes doigts de tous les côtés. On nous regardait passer et ça me mettait franchement mal à la l’aise. Mais ce n’était pas tant ça qui faisait que j’étais nerveuse car j’avais des questions qui me brûlaient les lèvres. Dans un élan du courage, je levais les yeux vers Jackson et ouvris la bouche :

- Pourquoi tu me détestes ? lâchais-je. Qu’est-ce que je t’ai fait pour que je te dégoute à ce point ? Je veux comprendre…

Nous arrivions déjà presque à l’infirmerie et je ne savais pas si j’aurais une réponse d’ici là. Mais tant pis… Au moins, j’aurais posé la question et puis, peut-être qu’il ne savait pas non plus quoi me répondre… Dans ce cas, ça lui offrait une possibilité de réfléchir.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:21

Refusant toujours de la poser, je marchais la tenant dans mes bras. Un peu comme un sauveur ramenant sa belle. Sauf que nous deux... C'était plutôt la grosse brute plutôt beau gosse ramenant la gentille mais néanmoins sublime fille... J'ai dis sublime ?? Non je voulais dire répugnante erreur de la nature... Je me surpris à regarder du coin de l'oeil ses cheveux. Ses cheveux qui auraient dû me repousser et que je mourrais d'envie de caresser. Moi qui avait toujours eu un faible pour les blondes... Non, Daphné ne correspondait pas au genre de femmes qui m'attirait habituellement. Pas du tout, mais alors pas du tout ! Je ne pouvais pas la remarquer... Et pourtant... Daphné n'était pas passé inaperçue. J'essayais de me persuader que non en lui pourrissant la vie mais en fait... Ca ne faisait que renforcer mon sentiment... Elle m'attirait. Et l'avoir dans mes bras... Disons que je ne cessais de penser à sa cheville blessée. C'est ce qui m'empêchait de m'arrêter pour l'embrasser. A sa
question, je lui donnais une réponse brève mais énigmatique. Rien qui ne pourrait la blesser ni dévoiler mes sentiments ambiguës. Je l'entendis marmonner que ce n'était pas logique. J'eus un petit rire.
" Je sais bien que ce n'est pas logique mais que veux-tu ? Je marche à l'instinct et en ce moment, il me dit de t'aider. La logique, je ne connais pas, on dirait... Méfie toi que mon instinct ne me dise pas de te balancer..."
Je pris un faux air sérieux puis en voyant sa mine effarée, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Bien sûr que non, je n'allais pas la balancer alors que je venais juste de l'aider. Même si je n'étais pas assez logique à son goût, je n'étais pas pour autant complètement fou. Je m'étonnais de son poids. Daphné n'était pas bien grosse, même pas du tout. Mais je ne pensais pas qu'elle serait aussi légère. C'était plus facile de la porter que de soulever certaines de mes haltères. Nous redevenions silencieux lorsqu'elle me posa LA question à éviter. Pourquoi je la détestais, pourquoi me répugnait-elle ? Je sentis mes joues rougirent. Ok, elle ne pouvais pas lire dans mes pensées mais voilà, elle essayait de comprendre... Je voyais l'infirmerie se faire toute proche. Peut-être qu'elle avait le droit de comprendre... Ou de savoir une partie de la vérité... Alors, doucement, je lui soufflais : "Je ne te déteste pas, en réalité... C'est juste... Compliqué." Oui, compliqué était le mot juste. Je n'arrivais pas à admettre qu'une femme aux cheveux châtains puissent m'attirer. C'est con mais voilà... C'était plus fort que moi. Peut-être avais-je ce besoin de ressembler au stéréotype qu'on se faisait de l'étudiant sportif... Séducteur courant après les blondes écervelées... Je n'étais pourtant pas un garçon bête,bien au contraire... Mais voilà, je ne cessais de penser de cette façon idiote... Il était peut-être temps de casser les codes. Je restais pensif un moment avant de m'apercevoir que nous étions devant l'infirmerie. Je poussais la porte du pied puis je fis descendre de mes bras, avec délicatesse, Daphné. Néanmoins, je restais près d'elle pour qu'elle puisse s'appuyer sur moi.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:28

Ma remarque sur la non logique de tout ce qui m’arrivait auprès de Jackson se fit entendre et apparemment, ça le fit rire. Je le regardais en arquant un sourcil. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de particulièrement drôle là-dedans. Aussi, j’attendais qu’il se mette à parler et il m’affirma qu’il n’était pas logique. Il agissait au feeling. Ouais… Ca j’avais bien remarqué qu’il n’agissait jamais deux fois de la même façon quand il se retrouvait face à la même situation. Je tournais la tête vers lui avec des yeux légèrement écarquillés quand il m’annonça qu’il pouvait très bien me balancer dans un coin pour m’y abandonner. Bizarrement, j’y avais déjà pensé et je le fixais, attendant de voir s’il plaisantait ou pas. Malheureusement, s’il était sérieux, je ne pouvais absolument rien faire avec ma cheville en vrac. Mais s’il le faisait réellement, il allait entendre parler du pays. J’avais une cheville en moins, mais j’avais toujours ma langue.

Il éclata de rire et je repris un air boudeur en le fusillant du regard. Ca ne faisait rire que lui, pour le coup. J’aimerai bien le voir à ma place en ce moment. Il ferait moins le malin et ce serait tant mieux pour lui. Ca lui ferait un peu les pieds de se retrouver à la place des faibles au lieu de toujours occuper celle des plus forts. Bon, je n’allais pas jusque dire que j’étais une faible, mais là, pour le coup… Ben je n’avais pas le choix que d’être dans ses bras parce que si j’essayais de faire en sorte qu’il me lâche, j’allais me ramasser par terre et ce n’était pas le moment de me casser autre chose. D’ailleurs, je ne savais pas trop ce que l’infirmière pourrait pour moi, mais bon… Remarquez que c’était mon but premier d’y aller. Il fallait se dire que Jackson ne faisait que m’accompagner, voilà tout.

- Ce n’est pas drôle, fis-je toujours d’un air boudeur.

Nous étions tout proche de l’infirmerie quand je lui posais LA question qui me brulait les lèvres depuis quelques secondes. Il m’avait fallu quelques minutes pour que je me décide à la poser et une fois mes paroles sorties de ma bouche, c’était trop tard pour faire demi-tour. Et puis, je ne voulais pas faire demi-tour. Je voulais vraiment qu’il réponde à ma question parce que j’étais franchement perdue. Un jour il aimait m’enterrer plus bas que terre avec des paroles horribles, le lendemain, il était là, à m’aider et à insister, même, pour le faire étant donné que je n’avais pas voulu qu’il m’aide. Pour cette raison, je trouvais que c’était un être complexe. Je n’y avais jamais pensé, mais je ne l’avais jamais regardé à travers l’objectif d’un appareil photo. En règle générale, je cernais mieux les gens en les regardant en photo plutôt qu’en vrai. Ca m’aidait à dénouer certains mystères…

Mais je n’avais aucun appareil photo étant donné que le mien se trouvait dans mes affaires, dans mon casier dans les vestiaires des filles. J’allais donc me contenter de ce que j’avais : mes yeux. Je le détaillais légèrement en attendant une éventuelle réponse, même si nous approchions de l’infirmerie à grands pas. Je voulais une réponse et j’espérais qu’il allait me l’offrir. En attendant qu’il ouvre la bouche, je regardais chacun de ses traits. Jackson était très loin d’être moche. Il avait des traits typiquement masculins. A force de le fixer comme ça, je sentis mon cœur se mettre à battre de plus en plus vite et en sentant ça, je baissais immédiatement les yeux. Wow… C’était vraiment trop étrange… Je pris une grande inspiration silencieuse, espérant calmer ainsi les palpitations de mon cœur. Sauf que c’était plus difficile que prévu…

« Je ne te déteste pas » rien que ce morceau de phrase me fit relever brusquement la tête vers lui en le regardant, étonnée. Comment ça, il ne me détestait pas ? Alors pourquoi est-ce qu’il agissait de cette façon avec moi ? Pourquoi est-ce qu’il était aussi infect avec moi ? Je savais bien que je ne lui avais rien fait, mais je voulais une justification. Une vraie. Oui, j’étais chiante et je l’assumais totalement. Et puis, qu’est-ce qu’il entendait par « c’est juste compliqué » ? Je n’en savais rien… Je me mordillais la lèvre inférieure. Si je ne me maîtrisais pas, je l’aurais assaillit de questions si bien qu’il n’aurait pas pu tout suivre et moi non plus en fait parce que ça aurait fait trop de questions.

Je n’eus pas le temps de lui en demander plus car nous venions d’entrer dans l’infirmerie. Heureusement pour moi, il n’y avait strictement personne. Je le laissais me déposer au sol, prenant soin de prendre principalement appui sur mon autre pied. Cependant, je fus obligée de prendre appui sur lui car le pied qui me restait n’était pas celui qui me servait d’appui d’habitude. Je sentais déjà que ça allait être problématique. L’infirmière vint vers moi et m’aida à aller m’asseoir sur une chaise tout en me demandant ce qui m’était arrivé. Je lui racontais brièvement que j’étais tombée et que ma cheville avait subi. Elle me la palpa, m’arrachant des grimaces avant de déclarer qu’elle était cassée et qu’il fallait que j’aille à l’hôpital pour faire le nécessaire. Ah cool ! Un petit tour à l’hôpital, c’était justement ce qu’il me fallait… Je levais les yeux vers Jackson.

- Est-ce que… Est-ce que tu pourrais aller me chercher mes affaires aux vestiaires ? demandais-je un peu honteuse.

Je lui tendis ma clé de casier. Dessus était gravé le numéro du casier et j’offris un sourire désolée à Jackson qui allait surement trouver que j’abusais un peu… je comprendrais que ça l’embête mais là, je ne pouvais que compter sur lui. L’infirmière était déjà au téléphone pour appeler l’hôpital comme quoi j’allais arriver sous l’heure à cause de ma cheville.

- C’est la dernière chose que je te demande, promis… je vais essayer d’appeler mon père pour qu’il vienne me chercher.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:34

Un peu d'humour n'allait pas faire de mal. Après toutes nos insultes et nos piques, il fallait bien que l'on puisse se parler comme des être humains civilisés non ? Et rien de mieux que le rire pour une conversation. Sauf que même après avoir éclaté de rire, Daphné ne riait toujours pas. Apparemment, elle n'avait pas trouvé ma blague très drôle. Elle reprit sa moue boudeuse en me précisant que ce n'était pas drôle.

" Oh, souris un peu, déride-toi, juste pour voir..." Lui dis-je d'un air taquin.

Finalement, je lui fis un petit sourire. Toujours dans mes bras, Daphné me posait la question qu'il ne fallait vraiment pas. J'en avais rougi. C'était un aveu... Oui, je ne détestais pas Daphné et même elle m'attirait. Je ne lui avouais que la première partie de la vérité, taisant la dernière. Je ne le lui dirais rien, pas avant d'être sûr... Elle allait sûrement me poser un tas de questions. Les femmes sont beaucoup trop curieuses à mon goût, elles ne peuvent s'empêcher de vouloir tout savoir, tout connaître... Surtout ce que l'on refuse de leur dire... Mais heureusement pour moi, Daphné n'eut pas le temps de me bombarder avec de nouvelles questions, nous arrivions à l'infirmerie. Après quelques minutes d'attente, l'infirmière vint à nous. Pendant qu'elle s'occupait de la cheville de Daphné, je restais un peu à l'écart. J'aurais pût m'en aller mais je voulais rester à côté, juste au cas où mes muscles pourraient servir. Sa cheville était effectivement cassée, Daphné devait aller à l'hôpital. Daphné me regarda alors, avec un air gêné. Elle me demanda si je pouvais aller lui chercher ses affaires dans son casier. Pourquoi était-elle aussi gênée ? Sans vraiment comprendre, je pris les clés qu'elle me tendait.

" Bien sûr, autre chose, princesse ?" Lui dis-je avec un petit sourire.

Bah quoi, j'étais un peu à ses ordres alors autant adopter l'attitude du chevalier servant. Je me retournais pour partir lorsqu'elle me promit qu'elle ne me demanderait plus rien, qu'elle appellerait son père pour venir la chercher. Je me tournai à nouveau vers elle.

- Je peux t'y déposer, tu sais ? Ma voiture est sur le parking, ça ira plus vite que si tu attends ton père....

J'attendais sa réponse même si... Une fois encore, je n'hésiterais pas à utiliser la force pour l'obliger à me suivre...
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:42

Bon, d’accord, j’avais dû ressembler à une grande angoissée, mais je n’y pouvais rien étant donné que je ne pouvais pas nier avoir eu une légère conviction sur le fait qu’il allait m’abandonner dans un coin de l’Université pour me laisser toute seule. Et puis, avec lui, je ne savais jamais si c’était sérieux ou pas alors dans le doute… Mieux valait prévenir que guérir. Néanmoins, je n’avais pas pu empêcher mes joues de prendre une légère teinte rosée. Par contre, je ne pouvais pas les cacher étant donné que j’avais attaché mes cheveux pour courir… Tant pis, il fallait prier pour que ça ne se voit pas. Et il semblerait que oui étant donné qu’il ne fit absolument aucune remarque ou allusion là-dessus.

C’était dommage qu’on soit arrivé à l’infirmerie… Le chemin avait été trop rapide à mon gout. En temps normal, j’aurais trouvé le temps long étant donné que je ne vouais pas une certaine sympathie pour lui, mais étant donné la façon dont nous étions entrain de discuter et bien j’avais envie que ça continue parce que je sentais que je pouvais dénouer un peu de mystère dans son comportement envers moi. J’avais pu apprendre qu’il ne me haïssait pas vraiment. C’était déjà ça et je m’en voyais réellement soulagée. Honnêtement, on m’avait toujours dit qu’il fallait vraiment le faire pour me détester et pour être détesté par moi. Jackson devait être le seul pour qui j’avais ressenti de la haine durant toute ma vie.

L’infirmière ne m’apprit rien de plus que ce que je ne savais déjà. Ma cheville était cassée et je devais faire un petit tour à l’hôpital pour qu’on s’occupe de moi correctement. Sauf que je ne pouvais pas partir de l’Université comme ça, sans mes affaires. Jackson était resté, même si j’avais sincèrement cru qu’il serait parti une fois qu’on se serait mis à s’occuper de moi. Mais non, il était toujours là et je ne pouvais que me tourner vers lui pour qu’il aille me chercher mes affaires. Je me sentais un peu honteuse de lui demander ça. Pourquoi ? Et bien parce que nous n’étions pas les meilleurs amis du monde, c’était même tout le contraire…

Je me sentis rougir quand il m’appela « princesse » et rebaissais la tête pendant qu’il prenait ma clé. Je lui promis aussi sec qu’après ça, il serait réellement débarrassé de moi. Je n’aimais pas être un fardeau pour les autres… C’était comme ça. Du coup, je comptais vraiment appeler mon père pour qu’il vienne me chercher. J’espérais vraiment qu’il allait pouvoir parce que je n’avais absolument rien sur moi pour payer un taxi ou quoi que ce soit. Jackson se tourna à nouveau vers moi pour m’annoncer qu’il pouvait m’emmener. Je restais silencieuse quelques instants sans trop savoir si je devais prendre sa proposition au sérieux ou bien s’il allait me trainer lui-même vers sa voiture.

- Ben… tu as ton entraînement et j’ai pas envie d’abuser de ta… mmh… gentillesse.

En temps normal, je n’aurais pas hésité à dire ça sous un ton sarcastique, comme je l’avais fait un peu plus tôt en disant clairement que je pardonnais à son équipier de m’avoir envoyé le ballon dessus, même si ce n’était pas volontaire. Mais là, j’étais vraiment sincère. Je ne voulais pas le déranger et puis, il n’avait aucune vraie raison de s’occuper de moi, alors…

- Enfin, c’est comme tu veux… sinon je peux toujours appeler mon père ou bien un taxi…

Même si j’ignorais comment j’allais payer sans le moindre cents sur moi.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:47

Ses clés en mains, je la taquinais encore. Ce qui eu pour effet de gêner Daphné. J'eus un sourire. Je comptais m'en aller quand elle me fit sa promesse. Je refusais tout bonnement de la laisser dans cet état. Elle avait besoin d'aller à l'hôpital et le temps qu'on vienne la chercher... Non, je devais plutôt l'accompagner moi-même... Et vu son caractère, elle risquait bien de refuser...
D'ailleurs, elle commençait déjà à essayer de me dissuader de l'emmener. Sauf que.... Je m'en foutais royalement de son avis, je ne lui demandais pas...

" Hey, ne t'en fais pas, je peux rater un entraînement... Et puis, faut bien que je t'aide..."

Je lui jetais un regard plein de sincérité. Je comptais bien l'emmener, elle avait besoin d'aide ! Je lui fis un petit sourire avant de m'en aller. Je n'allais pas lui laisser le temps d'essayer de me fausser à nouveau compagnie. Une fois dans le couloir, je courais en direction de la sortie. Je l'atteins rapidement. Je me dirigeais rapidement vers le gymnase. J'entrais directement dans le vestiaire des femmes, en priant pour qu'il soit vide. AMEN, ma prière était exaucée. Ils devaient tous être encore sur le stade. Profitant qu'il n'y ait personne, je me mis en quête du casier de Daphné. Une fois que je le trouvai, je l'ouvris et y pris ses affaires. Je le refermais avant de m'en aller en courant dans le vestiaire des hommes. J'allais à mon casier, je me changeais rapidement et pris mes affaires également puis je m'en allais. Je fis un petit détour par le parking pour faire avancer ma voiture un peu plus près de la sortie de l'université. Puis, je couru en direction de l'infirmerie. J'entrais. Je tendis à Daphné ses affaires.

"Voilà tes affaires... J'ai avancé ma voiture, tu es prête ?"

J'attendais qu'elle me dise si il lui fallait encore quelque chose. Je m'approchais d'elle pour la porter de nouveau. Ca devenait une habitude décidément !
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:50

Je hochais un peu stupidement face à son affirmation. S’il disait qu’il pouvait louper un entraînement, alors je le croyais. Je n’allais pas chercher plus loin non plus parce que je n’étais vraiment pas en état de discuter avec lui. Ni en position de force non plus avec ma cheville en moins. Ca tombait vraiment mal… Moi qui détestais rester assise dans un coin sans bouger, et bien ça allait être ça pendant quelques jours, voir même des semaines… Je détestais ça ! Jackson partit une fois qu’il eut la certitude d’avoir gagné et de jouer au chauffeur de taxi pour ma petite personne. Au fond, je lui en étais reconnaissante, mais bon, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ce qu’il s’était passé une bonne semaine plus tôt et ça me retournait l’estomac.

Je restais silencieuse, regardant une affiche sur la contraception, comme quoi il était important de se protéger pour éviter le sida. L’affiche ne précisait pas : « et pour ne pas tomber enceinte ! ». Je pensais à tout et n’importe quoi quand l’infirmière m’adressa la parole. Je sursautais et descendis sur terre aussi vite que j’y étais montée pour tourner la tête vers elle pendant qu’elle m’assurait que j’avais un petit ami très gentil et prévenant. J’écarquillais les yeux tandis qu’elle me regardait avec un grand sourire. Mon cœur se mit à palpiter plus vite pendant que mes joues s’empourprèrent. Je tentais maladroitement de lui expliquer que ce n’était pas mon petit ami et qu’il n’était vraiment pas grand-chose.

D’une certaine façon, c’était vrai. Jackson et moi, nous n’étions même pas amis… Je ne saurais dire ce qu’on était exactement. Disons juste que pour l’instant, il n’était qu’un bénévole à ma cause, rien de plus. Une fois mon explication donnée, l’infirmière saisit aussitôt ma gêne et s’en excusa. Elle m’avoua qu’elle y avait cru étant donné la façon dont nous avions débarqué dans l’infirmerie. Dans un sens, je la comprenais parce que j’aurais presque cru la même chose si j’avais été à sa place. Je lui répondis que ce n’était pas grave et aussitôt, le silence retomba. Je me mordillais la lèvre inférieure, évitant de battre des jambes pour ne pas me mettre un mauvais coup sur la cheville.

Quand Jackson revint après d’interminables minutes, mes joues avaient repris une couleur normale. J’étais soulagé de le voir revenir parce que j’avais commencé à me dire qu’il m’avait peut-être abandonné. Mais au lieu de quoi, j’étais contente de le voir revenir et avec mes affaires de surcroit. J’attrapais mon sac et l’ouvris aussitôt en grand pour y trouver mon appareil photo. Dieu merci, il était là ! J’étais une grande stressée là-dessus. C’était presque toute ma vie donc j’y attachais une très grande importance. Je serrais mon sac contre moi tout en essayant de me lever sans me casser la figure.

- Je suis prête. Enfin, t’es toujours sur de vouloir m’y accompagner ? Je comprendrais vraiment si tu avais autre chose à faire…

Oui, j’étais têtue, il pouvait le dire haut et fort si ça lui chantait, mais je ne voulais vraiment pas le déranger. Je trouvais déjà qu’il en faisait bien assez pour moi alors s’il voulait rentrer ou bien aller faire on ne sait quoi, et bien ça ne me dérangerait absolument pas. Chacun avait ses obligations, moi la première du coup, je ne pouvais pas lui reprocher. Cependant, je n’arrivais pas à me retirer le fait que j’étais contente qu’il soit revenu me chercher. Finalement, sa compagnie n’était pas désagréable. Qui aurait cru que lui et moi, on pourrait avoir une conversation sans se crier dessus ou bien d’essayer de mettre minable l’autre ? Pas moi en tout cas… Jackson m’avait donné une mauvaise image de lui et il allait peut-être falloir un peu de temps avant de la remplacer.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:53

Je lui avais donné son sac. Je vis Daphné fouiller son sac frénétiquement. C'était un geste nerveux, comme s'il était effrayé. Mais rapidement, elle sembla soulagée. Evitant de la mettre mal à l'aise, je n'osai pas faire un geste pour voir ce qui l'avait mise dans cet état. Elle serra son sac contre elle, puis avec difficulté, elle se leva. Je restais tout près d'elle, au cas où je devrais l'empêcher de tomber. Daphné me demanda si j'étais sûr de toujours vouloir l'accompagner... Décidément, elle ne lâchait pas l'affaire. Sans dire un mot, je m'approchais d'elle. Comme la première fois, je pris Daphné dans mes bras.

" Oui, j'en sûr. On y va..."

Je sortis de l'infirmerie, Daphné à nouveau dans mes bras. Une pensée me vint alors à l'esprit. Nous allions passer devant l'université... On allait être vu ainsi... Je sentais que nous allions rester un moment dans les esprits de chacun. C'est clair qu'il n'y avait pas plus contradictoire que moi. Je m'en foutais royalement de ce que pourraient penser les autres. S'ils avaient tous réussi à gober ce que Gossip avait déclaré... C'est qu'il le suffisait de peu pour s'émoustiller. Une fois devant ma voiture, je déposai Daphné au sol puis je lui ouvris la porte pour qu'elle puisse entrer. Bon ok, elle n'était pas non plus paralysée mais je voulais réellement l'aider. Une fois qu'elle entra, j'entrais à mon tour et démarrai.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 21:59

Je voulais être vraiment sur que je ne dérangeais pas Jackson, quitte à lui poser la question un millier de fois si nécessaire. Il s’approcha de moi et m’attrapa avant de répondre qu’il en était sur. Pour le coup, je ne pouvais plus rien dire… Je saluais l’infirmière tout en continuant de serrer mon sac dans mes bras. On pourrait croire que j’y conservais la huitième merveille du monde alors qu’en fait, c’était plus mon appareil photo que le reste que je gardais dedans. J’y étais très attachée et ça, peu de personne ne comprenait vraiment. En fait, il n’y avait quasiment personne… Non, ce n’était pas malheureux, mais j’aimerais bien trouver quelqu’un qui puisse comprendre ce que je ressentais. Sauf que ce n’était pas demain la veille, je ne le craignais.

Comme à l’allée, on nous dévisagea. Ce n’était pas étonnant avec ce que Gossip Girl avait dit sur nous… je détestais cette personne. Elle racontait absolument de tout et n’importe quoi, même si c’était la vérité pour certains articles. Et puis, elle m’avait énervé en me conseillant de me teindre en blonde. Ca, c’était un truc qui ne risquait absolument jamais d’arriver ! J’aimais bien ma couleur de cheveux et je ne voyais pas du tout ce qu’on pouvait lui reprocher. En plus de ça, Jackson préférait les blondes donc je ne me faisais vraiment pas trop de souci là-dessus. Je restais silencieuse jusqu’à sa voiture qui se trouvait juste en face du grand portail, presque.

De la même façon que précédemment, je fis attention en prenant mon appui. Sa voiture était assez… tape à l’œil ! C’était limite si on n’avait pas peur de s’asseoir dedans pour ne pas la salir. Cependant, je ne dis rien. Je préférais éviter de faire la moindre remarque pour ne pas relancer les hostilités. Je m’installais à côté de la place du conducteur et m’attachais pendant que Jackson prenait place derrière le volant. Je regardais un peu le tableau de bord et remarquais qu’il y avait une panoplie de boutons et de touches. Mon dieu… Comment il faisait pour s’y retrouver là-dedans ? Encore pire qu’un train ou qu’un avion…

Je posais mon sac à mes pieds et sans faire attention, je le cognais contre ma cheville. Je réprimais un gémissement de douleur et fermais les yeux un instant en attendant que ça passe. Une fois que ce fut chose faite, je pus me détendre un minimum. Je me callais contre le dossier et tournais la tête vers lui qui fixais la route. Je me mordillais la lèvre inférieure, comme à mon habitude quand je voulais dire quelque chose, mais que je n’osais pas… Finalement, je préférais la jouer doucement.

- Merci… pour tout. Surtout que… tu n’étais pas obligé…

Absolument rien ne l’obligeait à m’aider. Mais il l’avait fait et au fond, ben c’était un bon point pour lui. Ca ne cautionnait pas encore tout, mais bon. Je restais silencieuse quelques secondes et je me sentais déjà me tortiller un peu sur mon siège et de nouveau cette légère brûlure au niveau des lèvres. N’y tenant plus, je parlais à nouveau :

- Tout à l’heure, tu disais que tu ne me détestais pas mais que c’était compliqué. Pourquoi ? Si tu ne me détestes pas, pourquoi est-ce que tu m’as fait tout ça ?

Je ne lâchais pas l’affaire, j’en avais conscience, mais je voulais vraiment savoir. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de compliqué… Etait-ce quelque chose qu’il ne pouvait pas me dire ? Ou bien était-ce un pari idiot qu’il avait fait avec un de ses amis ? Je le fixais en me mordillant la lèvre inférieure, attendant nerveusement une réponse.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:03

S'il y avait une chose dont Gossip ne pourrait jamais altérer l'éclat de gloire et de beauté... C'était bien ma sublime Audi. Oui, j'en étais fou. Je ne roulais pas vraiment sur l'or seulement, dès que j'avais pût, je n'avais pas hésité à l'acheter. J'étais fier de mon petit bijou. Je m'installais derrière mon volant avec cette sensation de puissance que je ressentais chaque fois que je m'y installais. Oui, la route m'appartenait. Je rajustai le rétroviseur, puis mis ma ceinture. J'allumai la radio puis je démarrai. Du coin de l'oeil, je vis une grimace naître sur le visage de Daphné... Elle s'était fait mal ? Je ne dis rien et continuais de rouler. Je m'attendais déjà à ce que Daphné reprenne notre conversation là où où nous l'avions laissé. Après tout, je savais que j'avais attisé sa curiosité. Comme sur le chemin de l'infirmerie, je n'osais pas briser le silence. Je laissais encore une fois Daphné le faire. Elle me remerciait de l'accompagner alors que je n'y étais pas obligé. Un sourire aux lèvres, je m'autorisais à lui lancer un regard bref avant de me concentrer de nouveau sur la route.

"C'est normal, Daphné. Je ne pouvais pas te laisser comme ça..."


J'aurais dût, si je la détestais réellement. Sauf que ce n'était qu'une mascarade pour cacher mes réels sentiments. Du moins, mes émotions. Je ne savais pas vraiment ce que je ressentais pour elle. Disons qu'elle m'attirait même si... J'aimais bien la taquiner. Pas des insultes et le mépris auxquels elle avait eut droit. Non, plutôt comme lorsque je lui avais laissé croire que peut-être j'allais la laisser dans un coin de l'université. Je fixais la route. Contrairement à tout à l'heure, nous avions un petit bout de chemin à faire et je redoutais LE moment où elle voudrait en savoir plus. Feu rouge. Je m'arrêtais et pianotai sur mon volant en attendant. La question vint alors. Pourquoi était-ce compliqué ? Pourquoi lui vais-je fais croire que je la détestais ? Je lui lançais un regard. Daphné me regardait en se mordillant la lèvre inférieure. Je me passais la main sur la tête. Peut-être qu'il fallait que je me lance... Sur ce coup, j'aurais bien voulu être un de ces athlètes débile dans les films... Le genre de mec qui joue avec les femmes juste pour un stupide pari fait entre potes. Sauf que ce n'était ps du tout mon genre. Tant pis, autant que je me lance, au moins, je n'aurais plis rien à lui cacher...

" La vérité... C'est que depuis la première fois que je t'ai vu... Bah... Je t'ai trouvé... Super belle... Sauf que tout le monde sait que je n'aime que les blondes... Enfin, c'est ce que je pensais avant de te croiser dans ce couloir... Je pensais qu'en étant infect avec toi, je te trouverais beaucoup attirante... Mais on dirait bien que je me suis trompé... "


Sans un mot, je recommençais à conduire, les joues en feu. Oui, j'avais fini par lui avouer que je ne la détestais pas. Je pensais réellement que je ne lui dirais rien mais j'avais fini par céder à la folie ... Je fuyais son regard en feignant de me concentrer sur la route...
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:08

Toute cette situation me dépassait vraiment. J’étais contente d’être en sa compagnie, c’était vrai, mais j’avais aussi des milliers de questions qui me venaient en tête et je craignais de les poser. Sauf que bien évidemment, j’étais trop bavarde pour me taire alors c’était sorti. Et maintenant que c’était fait et bien… et bien j’en venais presque à le regretter. Je ne savais pas si Jackson était disposé à me répondre et du coup, beh je craignais qu’il me recale aussi sec. Il pourrait très bien étant donné qu’il avait été prompt à me montrer ses mauvais côtés alors pourquoi est-ce que ça ne ressortirait pas d’une minute à l’autre ? Je n’en savais rien.

A mes yeux, Jackson était un peu comme Jeckyll et Mister Hide. Je n’avais connu que Hide jusqu’à présent et là, je me retrouvais avec Jeckyll. Ca faisait un peu bizarre… Et puis, il me disait que c’était normal de m’aider alors que… et bien que j’aurais cru qu’il m’aurait plutôt ignoré et m’aurais carrément abandonné dans mon coin. Il fallait croire que je m’étais trompée sur son compte. Enfin… Au fond, je ne savais pas parce que j’étais perdue. J’attendais. Les secondes me semblaient des heures jusqu’à ce qu’il tourne la tête pour me regarder. Nous étions arrêtés à un feu rouge alors il pouvait me regarder sans qu’on risque le moindre accident.

Je restais silencieuse. J’avais l’impression que j’allais au bagne avec ce silence, mais bon… Il fallait bien se sentir quelque chose dans un silence pareil. Je l’observais se passer une main dans les cheveux. Il avait l’air extrêmement gêné. Avais-je touché une corde sensible ? Peut-être. En tout cas, je n’avais plus qu’à attendre du coup. Finalement, le son de sa voix se fit entendre et je l’écoutais silencieusement. Mes yeux s’écarquillèrent automatique et ma bouche s’ouvrit en un O quasiment parfait. Là, je tombais réellement de très haut. Sa révélation me faisait l’effet d’un mur de béton que je me prenais en plein face…

Après qu’il eut terminé de parler, je fermais la bouche pour reprendre un peu de contenance. Sauf que… beh les rougeurs de mes joues, elles, elles ne disparaissaient pas comme ça. Et c’était franchement embêtant ! J’adorerais pouvoir contrôler mes émotions comme bon me semblait, mais il semblerait que ça ne soit pas le cas. Je me mordillais à nouveau la lèvre en torturant encore mes doigts dans tous les sens tout en fixant mes mains.

- Pourtant, tu aurais dû y arriver avec toute la conviction que tu y as mis… Et puis, je ne suis pas spécialement jolie alors…

Et puis, il aimait les blondes donc du coup, je savais bien que je ne l’intéressais pas. J’étais sincère quand je disais que je n’étais pas spécialement jolie non plus. C’était vrai. Je ne me discréditais pas pour le plaisir, mais j’étais plutôt banale comme fille. J’avais un look banale, je ne portais pas de marque, ou quand j’en avais, c’était parce que Carrie me le donnait… enfin bon, je n’avais clairement pas le même niveau social que lui. Mais alors carrément pas.

- En plus…

Je pris une mèche de cheveux et la levais légèrement.

- Je ne suis pas blonde et je ne compte pas le devenir.

Que les choses soient bien claires. Je n’étais pas fan des colorations artificielles, même s’il m’était arrivé de teindre mes cheveux avec une coloration qui durait 48h à peine.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:12

J'avais beau essayé de fuir son regard, je n'y arrivais pas. Je ne cessais de la regarder et je voyais qu'elle rougissait autant que moi. Pourtant, je ne pensais pas que je lui dévoilerais ce que je ressentais... Pourtant, la folie m'avait dit de le faire... Pourquoi fallait-il que j'agisse et que je réfléchisse après... A présent, je le regrettais. Je m'attendais à ce qu'elle se moque ou encore qu'elle m'envoie balader après tout ce que je lui avais fais subir. En réalité, elle essayait surtout de reprendre contenance. Elle me dit que j'aurais dû réussir vu que j'y avais mis du coeur dans cette envie de la descendre. Je me sentais vraiment mal là... Je me passais la main sur la nuque avant de dire doucement :

" Je suis désolé de l'enfer que je t'ai fais vivre... Je suis pas comme ça, c'est juste que... Bah j'suis vraiment con... Et arrête... T'es vraiment belle, c'est moi qui te le dis."

Bah oui, elle, Carrie... Elles subissaient les conséquences de mes actes irréfléchis... Un mec avec un dessous de jugeote aurait plutôt essayé de séduire Daphné au lieu de tout faire pour lui faire du mal. Tout comme il aurait eu l'intelligence de se protéger. Mais voilà... Moi j'étais débile, j'étais con. Je soupirais comme épuisé de ma propre connerie. Daphné poursuivit en me faisant remarquer qu'elle n'était pas blonde... Tiens, je n'avais pas remarqué ! C'était justement ça... Elle ne correspondait pas du tout à mon type de femme mais alors pas du tout... J'imaginais très mal Daphné en boîte en train de se soûler et de sauter sur tout ce qui ressemblais de près ou de loin à un homme... Je la voyais plutôt chez elle à réviser ses cours ou encore devant un bon film... Ce genre de femmes, quoi... Le genre que ma mère adorait et m'encouragerait à fréquenter. Après tout, je n'étais pas qu'un sportif, j'essayais toujours d'être le meilleur en cours.

" Je sais et c'est ce qui me dérange... Enfin, non, ça ne me dérange pas mais... C'est que je ne comprends vraiment pas... D'habitude... Je ne regarde que les blondes, écervelés à la poitrine refaite... Au cerveau tellement vide... Vide d'esprit... Et puis... Toi t'es différente, tu ne le ressemble pas... Ca me pertube..."


Je me gardais bien de lui dire que l'attirance que j'éprouvais ne ressemblait en rien à ce que j'éprouvais pour ces femmes. Ces femmes, c'était uniquement et purement sexuel. Je me foutais royalement de ce qu'elles pensaient... Mais avec Daphné... Je voulais comprendre par exemple, pourquoi son sac avait l'air si important... J'aurais voulu savoir à quoi elle pensait... Et puis, je voulais qu'elle me voit différemment. Plus comme l'abruti qui s'acharnait à faire de sa vie un enfer mais plutôt le vrai mec que j'étais... Celui qui avait un immense respect envers les femmes, celui qui aimait sa mère plus que tout... Celui qui regrettait profondément ses erreurs et qui ne désirait qu'une chose... Tout arranger.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:16

Je pensais sincèrement qu’avec toute la conviction qu’il mettait dans ses actes, il réussirait faire en sorte de me détester. En fait, même si je tombais de très haut par une telle révélation, et bien je me disais que ça pouvait expliquer pas mal de choses, mais en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que tout ça était tout de même extrêmement méchant. Je ne lui avais rien fait à part me détacher du décor selon ses dires et je n’avais absolument rien fait pour y arriver. Je regardais par la fenêtre, essayant de calmer mes rougeurs même si c’était plus facile à dire qu’à faire. J’étais vraiment sincère quand je disais que je n’étais pas spécialement jolie. Carrie m’avait déjà dit que j’étais belle à ma manière, mais il fallait croire que ce n’était pas ma manière qui plaisait vraiment. Enfin, moi, je m’en accommodais. Je ne changerais pour personne au monde.

J’écoutais Jackson qui s’excusait pour la façon dont il avait agi avec moi. Je reportais légèrement mon attention sur lui pendant qu’il m’assurait que d’une certaine manière, je m’étais faite une fausse image de lui. Ou tout du moins, il m’avait donné une image fausse car moi, je me l’étais faite avec la façon dont il se comportait avec moi. Et il insista que lui me trouvait réellement belle. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Ca me faisait réellement plaisir qu’il me trouve jolie. Au moins, j’allais arrêter de me dire qu’il y avait peut-être quelque chose qui n’allait pas. Non, je ne souffrais pas du complexe de célibat, loin de là étant donné que j’étais déjà sortie avec des garçons à l’époque où nous vivions encore au Texas. Mais disons que là-bas, on ne demandait pas vraiment aux filles de savoir marché sur des talons aux perchés.

Autant dire que moi, à New York, je faisais un peu paysanne sortie de sa campagne. Mais je me consolais en me disant que si les filles de mon Université débarquaient au beau milieu de Houston et bien on les traiterait de touristes et on se moquerait d’elles. Je ne pensais pas ça méchamment, mais c’était une triste réalité. C’était comme si on débarquait au Mexique et qu’on clamait n’avoir jamais mangé de tortilla de toute sa vie. Les mexicains trouveraient cela presque scandaleux. Pourtant, Houston et New York, c’était exactement le même pays, mais les cultures y étaient presque différentes. C’était assez amusant dans un sens.

- Je veux bien te pardonner pour ce que tu m’as fait, répondis-je.

Cependant, se faire pardonner ne voulait pas dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Je voulais juste bien essayer de faire une croix sur tout ça, mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Carrie, qui attendait les résultats. Rien que d’y penser, ça me retournait l’estomac. Ca me rendait presque malade et je ne comprenais pas pourquoi. Je savais que ça m’affectait parce qu’elle était ma meilleure amie, mais il y avait autre chose et je ne pouvais pas discerner quoi. C’était réellement frustrant. J’essayais de dégager cette idée de ma tête et de me concentrer sur le présent. Ma cheville en vrac, Jackson qui s’occupait de moi… C’était presque le monde à l’envers et j’aimais bien ce monde là.

Je lui fis remarquer que je n’étais pas blonde tout en soulignant le fait que je ne me teindrais pas les cheveux pour rentrer dans ses normes de critères. Je ne changerais pour personne et j’étais déterminée à respecter cet ordre que je me donnais. J’étais étonnée que ce soit ma couleur de cheveux qui le dérangeait réellement. Est-ce que cela voulait dire que si j’avais été blonde j’aurais été digne d’intérêt ? Et parce que j’étais châtain, je ne l’étais pas ? Je voulais bien croire qu’on avait tous des préférences physiques sur le sexe opposé, mais de là à me faire dénigrer pour ça, je trouvais ça blessant. Quand il se mit à parler de poitrine, je ne pus m’empêcher de me faire la réflexion que moi, je n’avais pas vraiment été gâtée à ce niveau-là. Plus par réflexe qu’autre chose, je ne pus m’empêcher de me couvrir légèrement de mes bras, me sentant presque honteuse de ne pas avoir une poitrine un peu plus… développée, dirons-nous.

D’habitude, je m’en moquais pas mal et puis, j’avais pu découvrir qu’en avoir une petite avait ses avantages dans certaines situations, mais là… je n’arrivais pas à passer outre. Je ne pouvais rien faire pour arranger ça. Aussi, trouvant la situation ridicule, je laissais retomber les bras. Tant pis, on m’avait toujours dit d’être fière de ce que j’avais et c’était ce que je comptais faire. Je ne laisserais plus jamais aucun commentaire de ce genre me mettre mal à l’aise. Après tout, je pouvais parler soutien-gorge comme toutes les autres filles, non ?

- Donc si je comprend bien, tu ne sais pas quoi faire de mon cas, c’est ça ?
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:21

Plus d'une fois, je m'étais dis que je me comportais comme une idiot. Surtout lorsque j'étais près de Daphné. Il fallait que je la fasse chier, qu'elle s'énerve au point de vouloir hurler, que je vois des rougeurs sur son visage, signe du combat intérieur qu'elle devrait livre pour ne pas m'en mettre une... Et puis comme tous les hommes, je trouvais que les femmes étaient encore plus belles lorsqu'elles sont en colère... C'est l'un des rares moments où elles sont totalement sincères. Mais dans mon cas, c'était plus pour ne plus me sentir attiré par Daphné, sauf que ça avait un jeu vicieux... Plus je la rendais folle de rage et plus je la trouvais belle. Plus elle me repoussait, plus je la désirais... Le plus surprenant, c'était que je ne voulais pas simplement la mettre dans mon lit... Non, je voulais réellement être avec elle. Juste, lui parler, la faire rire... Des trucs tout bêtes...
Sortant de mes pensées, j'entendis Daphné me dire qu'elle me pardonnait de lui en avoir fait voir de toutes les couleurs. Mon sourire trahissait ma joie intérieure. Je méritais qu'elle décide de se venger, de me le faire payer mais non... Elle me pardonnait. J'en étais heureux, le contraire m'aurait sans doute fait mal.

" Je veux bien te pardonner pour ce que tu m’as fait.

- Merci, lui répondis-je, je sais que je ne le mérite pas, mais merci..."

Je me doutais bien que mes excuses n'effaceraient rien de ce que j'avais pût lui faire subir. Et puis, je savais que l'histoire avec Carrie... Bah, elle n'arrangeait rien. D'ailleurs, je n'avais toujours pas de nouvelles, malgré mes appels et mes messages... Peut-être ne voulait-elle plus me parler. Je la comprenais seulement, j'aurais préféré qu'elle me le dise, tout simplement... Mais peut-être qu'elle ne pouvait tout simplement pas me parler pour le moment.... Jackson, plus con que toi, tu meurs !
Comment se faisait-il que moi, Jackson Eiden DeLaurence, séducteur aux belles paroles et futur avocat, je n'arrivais pas à m'exprimer correctement en la présence de Daphné ? Non, quelque chose ne tournait pas rond. Je devais être malade ou couver un truc. Je n'avais pas d'autres explications. J'avais essayé de lui faire comprendre qu'elle était différente des femmes que j'avais l'habitude de séduire et que c'était une bonne chose. Elle était belle, intelligente, avec le sens de l'humour, discrète... Oui, le genre de femme que ma mère adorerait. Alors oui, elle n'était pas blonde mais je ne pouvais m'empêcher de penser à elle.

" Donc si je comprend bien, tu ne sais pas quoi faire de mon cas, c’est ça ?

- Non, excuse moi, je m'exprime vraiment mal aujourd'hui. Ce que je veux dire, c'est que tu es différente de ces femmes et c'est ce qui te rend spéciale... Ca me perturbe parce que je ne pensais pas qu'un jour ça puisse m'arriver... J'étais juste persuadé d'être abonné aux blondes nunuches sans cervelle... Avec toi, je peux avoir une réelle conversation, je sais que tu sauras lorsque je serais ironique, tu comprendras parfois mes jeux de mots débiles et mes compliments cachés... Rien à voir avec ces filles siliconées, obsédées par leur prochaine boucherie chez le chirurgien... c'est ce qui me plaît..."

Il était bien sûr évident qu'à cet instant, je n'osais plus poser mes yeux sur Daphné. Mon visage, bien que mat, rougissait rapidement. Je gardais les yeux rivés sur la route. Nous approchions de l'hôpital et je ne souhaitais qu'une chose, pouvoir me cacher dans un minuscule trou. Je ne m'étais jamais autant dévoilé à une femme, en dehors de ma mère. Je ne parlais jamais de mes sentiments. En même temps, je n'avais encore jamais éprouvé ce que j'éprouvais en ce moment-même...
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:24

Je ne savais pas si je faisais bien ou mal de pardonner Jackson comme ça, mais là, je pouvais vraiment voir qui il était. Il avait peut-être deux facettes, je n’en savais rien, mais en tout cas, là, je découvrais vraiment une autre personne. J’avais presque l’impression que ce Jackson que j’avais en face de moi était une autre personne, comme un frère jumeau ou un Doppelgänger. Ouais, je partais loin dans ma réflexion, mais bon, ce n’était pas grave. Je me comprenais dans ce que je disais. C’était sans aucun doute pour cette raison que j’acceptais ses excuses. Absolument rien ne me forçait à le faire, mais je n’étais pas une méchante. J’étais une gentille, même si, comme tout le monde, j’avais mes limites de gentillesse.

Je le vis sourire et je ne sus en déduire si c’était de la joie ou parce qu’il avait la sensation d’avoir gagné. De toute façon, je lui avais offert mon pardon donc c’était trop tard pour le lui reprendre. Par contre, ce n’était pas dit qu’il ne me referait plus rien… C’était un peu ça que je craignais. Je ne savais toujours pas par quel côté le prendre… J’essayais de savoir ce qu’il pensait, mais c’était compliqué étant donné qu’il était de profil. Bon, même de face, j’avais toujours un peu de mal à interpréter. Sauf que je n’allais pas sortir mon appareil photo à chaque fois qu’on me fixait pour me faire comprendre quelque chose, j’allais me faire passer pour une attardée mentale.

Je faillis lui répondre « de rien » mais je préférais me taire. Certains disaient que c’était impoli, d’autres pensaient que c’était une autre preuve de politesse. Là, si je ne disais rien, ce n’était pas parce que je trouvais que c’était impoli, c’était juste que… que je ne voyais pas quoi répondre. A part un « de rien » s’entend. Mais je n’aimais pas répondre ça sans rien derrière, du coup, je restais silencieuse, regardant la route et tentant de comprendre ce que Jackson me disait. Je me posais toujours un millier de questions et c’était vraiment complexe dans ma tête. Trop complexe. Il m’offrait des réponses sur certains points alors que dans d’autres, ça restait flou et brumeux. Je détestais cette sensation, mais j’allais devoir faire avec.

Je lui fis par de ma pensée, mais apparemment, je me trompais sur ce que je comprenais. Je l’écoutais sans rien dire, analysant chacune de ses phrases afin d’en déceler le sens. Je souris légèrement. Dans sa façon de parler, j’avais l’impression d’être unique et pas simplement une fille banale qui ne retenait aucune attention particulière. Par contre, je ne voyais pas pourquoi il serait toujours entouré de blonde… D’accord, il en avait peut-être côtoyé beaucoup, mais ce n’était pas une raison pour être condamné à ça.

- Ben… tu n’as pas d’amies brunes ou chatains ? demandais-je un peu stupidement. Parce que si c’est le cas, je ne vois pas trop pourquoi ça te perturbe tant…

D’accord, c’était débile comme question, mais je voulais quand même comprendre pourquoi moi et pas une autre quoi… Etait-ce mal de poser la question ? J’espérais bien que non. En tout cas, l’hôpital approchait de plus en plus et… Et bizarrement, je n’avais pas envie que ce trajet se termine.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:31

C'était vraiment étrange. D'habitude, je savais manier les mots afin de faire croire aux femmes tout ce qu'elles voulaient. J'aurais pû leur faire croire que la pluie n'était rien d'autre que la pisse des anges, qu'elles m'auraient crû. Mais face à Daphné... Plus rien. Je ressemblais à ces ados qui apprenaient à draguer dans les films. J'étais maladroit, inexact. Peut-être que c'était aussi dû au fait que je ne voulais pas tout lui révéler d'un coup, n'étant pas vraiment sûr de ce qui arriverait par la suite. Et puis, je devais avouer que, cette conversation n'était pas arrivée au bon moment. Nous arrivions à l'hôpital donc forcément, elle serait de nouveau mise en suspens, le temps que l'on s'occupe de Daphné. Si ça ne tenait qu'à moi, cette conversation serait déjà finie mais... Une femme restait une femme. Même ma dure à cuire de mère était une vraie pipelette. En parlant de ça...

"- Ben… tu n’as pas d’amies brunes ou chatains ? Parce que si c’est le cas, je ne vois pas trop pourquoi ça te perturbe tant…"

Ne me demandez pas pourquoi mais je me mis à rire. Quand on y réfléchissait, toute cette histoire était ridicule pas vrai ? Tout ça pour une couleur de cheveux... Ok, j'avais toujours eu un faible pour les blondes mais une femme restait une femme quelque soit sa couleur de cheveux, non ? Et puis, je soupçonnais certaines de mes conquêtes de ne pas être de vraies blondes... Enfin, bon, je n'allais pas jouer au détective maintenant. Je repris mon sérieux et lui dis :

" Excuse moi, c'est juste que je me rends compte à quel point toute cette histoire est débile... Mais pour répondre à ta question... Des amies, je n'en ai pas..."

Ce n'était pas une révélation. Je n'avais jamais réussi à envisager une véritable amitié avec une femme... Tout simplement parce ça ne tenait jamais la route... Pourtant, j'avais réellement essayé mais voilà... La fin était presque toujours la même, dans mon lit avec une femme qui se sentait trahie... Pourtant, même si j'étais un de ces hommes coureurs de jupons, je n'étais pas pour autant un salaud. Je leur disais toujours qu'avec moi, elles n'auraient rien de sérieux. Mais comme toujours, elles jouaient les femmes fortes, indépendantes... Mais après une nuit avec moi, elles montraient leur véritable nature : de fragiles femmes qui ne demandaient qu'à être aimées... Mais je ne pouvais pas le leur donner... Peut-être qu'en réalité, j'étais réellement un salaud... Merde, il valait peut-être mieux que je reste loin de Daphné... Pourtant, ce que je ressentais avec elle, était différent. Tout n'était peut-être pas perdu...
Je tournais à droite pour entrer sur le parking réservé aux urgences. Je trouvais une place de libre et m'y garai. Je restais un petit moment sans rien faire, le regard fixe. Oui, tout était bien différent avec Daphné... Si elle me laissait ma chance... Waouh, je perdais la tête !!
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:39

Poser cette question était un peu étrange. Surtout que je ne connaissais aucun garçon qui n’avait pas au moins une amie. Il fallait vraiment sortir du lot pour ne pas en avoir. Enfin, tous les garçons que je connaissais en avaient donc bon, je ne voyais pas pourquoi Jackson n’en aurait pas en fait… Ouais, c’était assez spécial comme question parce qu’il était tout le temps entouré de filles blondes, donc du coup, j’espérais que dans le lot, il y en aurait au moins une qui serait amie avec lui, mais il fallait croire que je me trompais étant donné qu’il m’avoua ne pas en avoir. Là, pour le coup, j’étais réellement… choquée ! Je le regardais avec des yeux un peu ronds et avec surprise aussi parce que ce n’était pas tous les jours qu’on m’annonçait un truc pareil !

Pas d’amie ? C’était possible, ça ? D’accord, j’avais dit que tous les garçons que je connaissais en avaient, mais Jackson ne faisait pas parti des gens que je connaissais intimement, du coup, il allait être le seul dans le répertoire à n’avoir que des amis masculins, des purs et des durs. Wow… Ca faisait un choc, il n’y avait pas à dire. Me rendant compte que je le fixais de façon un peu abrutie, je repris un peu de contenance et regardais à nouveau devant moi. Nous étions dans l’avenue de l’hôpital et d’ici quelques minutes, notre conversation serait à nouveau laissée en suspens. Pour l’instant, j’avais eu de la chance car j’avais réussi à relancer la conversation, mais la chance, il ne fallait pas trop compter dessus non plus.

- Ca pour une surprise… répondis-je un peu stupidement.

J’étais d’accord avec lui sur le fait que toute cette histoire était débile. Mais, était-elle débile pour lui au même titre que moi je la trouvais débile ? C’était une excellente question. Nous entrions dans le parking des urgences. Je restais silencieuse. C’était un peu bête, mais bon. J’attendis patiemment que Jackson se gare dans un emplacement. Une fois le moteur coupé, le silence tomba réellement et je me rendis compte qu’il était vraiment gênant. Je regardais droit devant moi, sans bouger. Lui non plus ne bougeait pas. Autant dire que nous avions l’air un peu stupide d’un point de vu extérieur. Finalement, j’ouvris encore la bouche et parce que c’était réellement plus fort que moi.

- Je trouve aussi cette histoire stupide et je vais te dire pourquoi : tu m’as dénigré uniquement à cause d’une couleur de cheveux, sans jamais cherché à me connaître. Je ne vais pas jusqu’à dire que je vaux de l’or ou que je mérite d’être connue par tout le monde, bien au contraire, mais en tout cas, je trouve ça quand même stupide – oui je me répète, je sais – mais il faut dire que c’est vraiment un choc pour moi parce que plus je t’écoute, plus j’ai l’impression que t’es quelqu’un d’autre. T’es le frère jumeau du vrai Jackson ? Son sosie ? Une expérience scientifique qui a mal tourné ?

Oui, je partais dans mes délires à la fin, mais mettons ça sur la douleur que je ressentais à la cheville et rien d’autre. Il allait me prendre pour une timbrée. Un de plus ou un de moins, quelle différence ? Pour les gens, j’étais la dingue qui se cachait derrière son appareil photo et qui passait son temps à prendre des clichés de tout et n’importe quoi. J’avais appris à ne plus faire attention à tout ça, et aujourd’hui, je m’en moquais royalement. De toute façon, cela ne m’empêchait absolument pas de dormir.

- Pourquoi tu n’essaies pas d’être simplement toi-même plutôt que de chercher à rentrer dans les rangs ? Je t’assure que le statut de personne zarbi à ne pas approcher n’est pas vraiment lourd à porter, plaisantais-je. Et en voyant sa tête, j’enchainais : Je te taquine, je sais, j’ai un humour pourri… ! Bon, on y va ?
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:42

Tiens, je venais de choquer Daphné... Pourtant, de mon point de vue, ce n'était pas si surprenant. Oui, je passais mon temps entouré de blondes mais voilà... Aucune ne me connaissait réellement. Elles ne savaient pas quel était mon parfum de glace préféré, ni mon goût excessif pour les bonbons au coca. Bref, elles ne connaissaient que la façade que j'arborais en permanence... Et que Daphné était en train de fissurer. J'avais beau être entouré de femmes, ma confiance n'allait qu'à mes amis masculins, mes potes. Je n'étais pas pour autant un macho à tendance misogyne. Seulement, je n'avais jamais eu l'occasion de compter une femme dans mon cercle d'amis... En dehors de ma mère. Mais notre relation était bien plus spéciale.
Une fois sur le parking, ni Daphné, ni moi ne bougions. Un silence gênant s'était installé, aussi bruit qu'une tondeuse à gazon. Malgré que je ne le supportais pas, je n'arrivais pas à le briser. En fait, je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Je m'étais mis à nu et maintenant, je ne savais plus trop quoi dire ou faire pour reprendre contenance. Si j'avais roté, je me serais excusé et on en serait resté là... Mais là... Daphné brisa finalement ce silence...

"- Je trouve aussi cette histoire stupide et je vais te dire pourquoi : tu m’as dénigré uniquement à cause d’une couleur de cheveux, sans jamais cherché à me connaître. Je ne vais pas jusqu’à dire que je vaux de l’or ou que je mérite d’être connue par tout le monde, bien au contraire, mais en tout cas, je trouve ça quand même stupide – oui je me répète, je sais – mais il faut dire que c’est vraiment un choc pour moi parce que plus je t’écoute, plus j’ai l’impression que t’es quelqu’un d’autre. T’es le frère jumeau du vrai Jackson ? Son sosie ? Une expérience scientifique qui a mal tourné ?"

Je ne pûs m'empêcher de rire. Cette fille était un vrai phénomène... Elle avait un caractère qui l'a rendait vraiment attirante. Non pas sexuellement. Non, c'était plutôt une envie de la connaître... Après tout, elle était intelligente et drôle. Avec elle, j'étais sûre que la conversation ne serait jamais ennuyeuse.

" Je m'en rends compte que... Ce n'est pas cette histoire qui est stupide mais moi. J'ai réfléchi comme un crétin et je t'ai mené la vie dure pour une raison franchement idiote... Je sais bien que je n'effacerais pas tout ceci avec de simples excuses mais je peux te promettre qu'à l'avenir, je serais plus sympa avec toi... Hahaha, sinon, je suis bien le seul et l'unique Jackson. Je sais bien que t'aimerais bien en avoir deux pour toi toute seule mais malheureusement, il n'y a que moi." Lui dis-je avec un faux air séducteur.

Et heureusement qu'il n'y avait que moi. Non, parce que je ne voudrais pas... Non, je ne supporterais pas qu'un autre s'approche d'elle. Enfin bref. Je retirai la clé de contact lorsque Daphné me dit :

"- Pourquoi tu n’essaies pas d’être simplement toi-même plutôt que de chercher à rentrer dans les rangs ? Je t’assure que le statut de personne zarbi à ne pas approcher n’est pas vraiment lourd à porter"

Je la regardais, le sourcil arqué, un air de "non mais ça va pas !" sur le visage. Non mais le beau gosse que je suis n'allait pas devenir zarbi. Que neni ! Ok, j'allais arrêter de jouer le sportif stéréotypé mais je n'allais par pour autant devenir le mec qui ferait fuir tout le monde. Surtout que Daphné ne faisait fuir personne donc pas besoin que je le fasse !

"Je te taquine, je sais, j’ai un humour pourri… ! Bon, on y va ?"

Ah, j'étais rassuré. Je lui fis un bref sourire avant de sortir de la voiture. Je fis le tour et ouvrir la portière côté passager. Je l'aidais à sortir. Une fois que ce fut fait, je verrouillais ma voiture.

"T'es prête, princesse ?"

Bah oui, ce surnom lui collerait à la peau tant que je serais dans les parages. Contrairement à quand nous étions au stade, je la portais avec plus de délicatesse. Après tout, je savais qu'elle n'essayerait pas de se débattre. Je la tenais doucement dans mes bras, comme si je tenais une sculpture de cristal hors de prix. Je regardais une mèche de ses cheveux... J'avais vraiment été con de lui en faire baver pour un truc aussi bête. Nous arrivions enfin à l'accueil... Et immédiatement, je ne me sentis pas à l'aise du tout... Les hôpitaux me foutaient une trouille d'enfer.
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MessageSujet: Re: I'm not a damsel in distress [pv Jake]   Jeu 19 Sep - 22:44

Mes délires d’expériences scientifiques le firent rire et je ne pus qu’en être encore plus étonnée. D’habitude, on me regardait un peu avec des yeux ronds tout en se demandant de quoi je pouvais parler, mais là… A croire qu’il n’y avait pas que moi qui avais un humour bizarroïde. Je me sentais un peu moins seule pour le coup, mais attention, je n’allais pas jusqu’à faire de Jackson mon meilleur ami. Nous n’en étions réellement pas là. Et puis, même ma meilleure amie ne comprenait pas forcément tous mes délires donc bon… C’était à se demander si j’appartenais à la même planète que les autres. Je venais d’un monde différent des New Yorkais, de Los Angeles etc… Je venais du Texas et ce n’était pas la même mentalité. Il ne fallait pas s’étonner que je me sente un peu perdu par moment.

Jackson m’expliqua son point de vu quant à la stupidité de la situation et je ne pouvais pas dire qu’elle était mauvaise étant donné que c’était sa façon de voir les choses et pas la mienne. Je souris en entendant sa promesse. Je ne savais pas encore ce que ça allait donner car après tout, cette facette que je découvrais de lui pouvait se refermer exactement comme un coquillage qui sentait le danger approcher. Enfin, j’avais accepté ses excuses un peu plus tôt, donc d’une certaine façon, c’était que j’acceptais qu’on parte sur un pied nouveau, n’est-ce pas ? J’ouvris la bouche par surprise quand il m’annonça qu’il n’y en avait pas deux comme lui et qu’il était désolé pour moi parce que j’en aurais pas deux.

- Hey ! protestais-je. Deux comme toi, t’imagine comment je devrais me sentir ? Qu’on m’envoie à l’asile tout de suite alors !

Je ne savais pas quoi penser exactement de lui. C’était flou encore et peut-être que ça s’éclaircirait, mais s’il y avait deux Jackson, se serait le double du boulot, donc autant dire que je préférais qu’il soit tout seul. Par contre, s’il avait bien rigolé à ma première remarque, la deuxième le fit me regarder exactement comme tout le monde le faisait. C'est-à-dire avec des yeux écarquillés, une bouche surprise et une expression d’horreur de peinte sur le visage. Voilà, ne plus se sentir seule n’avait pas duré très longtemps, mais ça avait été sympa le temps que ça avait duré ! Une expérience bonne à prendre ! Du coup, j’avais rajouté que je le taquinais et il s’était détendu. Quelque part, j’étais sincère en disant qu’il devrait être un peu plus lui-même. Ce serait plus facile pour lui. Mais il faisait ce qu’il voulait. C’était sa vie, pas la mienne.

Comme précédemment, il m’aida à sortir de la voiture et je l’en remerciais. J’avais presque oublié que quelques jours plus tôt, il aurait pu me laisser me débrouiller dans un coin sans me prendre en pitié, mais là, c’était différent. Je hochais la tête quand il me demanda si j’étais prête et je ne pus m’empêcher de rougir légèrement en l’entendant m’appeler « princesse ». Allons bon… Je n’étais, ni Blanche-Neige, ni Ariel la petite sirène. J’étais une paysanne qui avait grandi au milieu des poules. Je laissais Jackson me porter et cette fois-ci, j’étais un peu plus détendue. Non pas que je commençais à prendre gout au fait qu’il me porte parce que je me sentais cent pour cent inutile, mais je ne ressentais plus cette appréhension. Aussi, je passais un bras autour de son cou. C’était presque comme on pouvait le voir dans les films romantiques…

NON MAIS N’IMPORTE QUOI !! Absolument rien à voir ! Jackson m’aidait et ça s’arrêtait là ! Oui, oui, c’était ça ! Je regardais droit devant moi jusqu’à arriver à l’accueil. Ma langue se remit en route et je donnais le mot de l’infirmière et aussitôt, un fauteuil roulant apparut et on me déposa dessus. Génial… J’allais avoir le droit à une balade en fauteuil. Je jetais un coup d’œil à Jackson qui me semblait un peu ailleurs et par réflexe, je lui pris la main. Je n’avais pas envie qu’il me laisse toute seule en fait, du coup, j’espérais qu’il allait venir avec moi ou bien qu’il allait m’attendre.
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I'm not a damsel in distress [pv Jake]

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