Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !

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MessageSujet: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Ven 1 Sep - 12:17

Je me sentais énorme. J’entamais mon deuxième trimestre de grossesse. Le médecin m’avait dit mon bébé allait très bien, il était en parfaite santé, exactement ce que je voulais entendre. A cette pensée, ma main se posa sur mon ventre instinctivement. J’adorais être enceinte… Bon, j’avais grossi, je ne rentrais plus dans mes vêtements de créateurs, des envies de plus en plus bizarres (comme des yaourts à la fraise mélangés à du saucisson sec… Ne me demandez pas, moi non plus je n’y comprenais rien) … Et puis les hormones… Oh mon Dieu ! J’avais des envies de pleurer pour rien, des envies de tout casser. Mais malgré tous ces désagréments, je ne vous parle pas de cette envie constante de vider ma vessie, j’adorais ça.

Eddy, le papa de notre petite fille, semblait plutôt content. Même si au départ, il avait plutôt l’air embarrassé. Il faut dire qu’il avait appris la nouvelle quand j’avais décidé de garder ce bébé. Il n’avait pas eu son mot à dire, je comprenais le choc. Surtout lorsqu’il m’avait parlé de ses fiançailles. Mais ça, j’allais régler cette affaire bien plus vite qu’il ne pensait… Bon, il ne savait pas que je m’en occupais mais ce n’était pas un problème. Ce qu’il savait pas ne pouvait pas lui faire du mal.
Après avoir consulté de nombreuses offres pour des maisons bien situées à Brooklyn, je finis par fermer le clapet de mon mac. J’avais des rendez-vous pour des visites de maison donc je devais me préparer pour trouver la perle rare. J’avais déjà expliqué à Eddy que je voulais une maison pour notre bébé. Je ne voulais pas l’élever en haut d’un immeuble… Et puis, un jardin serait parfait pour lui faire faire ses premiers pas, non ? Je me levais de mon lit, non sans difficulté, tout en imaginant la couleur des yeux de notre enfant… Verts comme les miens ou bleus comme ceux d’Eddy… A moins qu’un magnifique mélange se fasse.

Après avoir pris une douche, je décidais de m’habiller… Après être restée trente minutes sans savoir quoi mettre. Je décidais de porter une combinaison noire avec un joli petit décolleté. Etre enceinte ne voulait pas dire se négliger. J’hésitais encore sur les chaussures avant d’abandonner l’idée de mettre des sandales à talons pour des sandales plates. Je ne pouvais plus me permettre de porter des chaussures à talons, je n’avais plus d’équilibre !
Après m’être légèrement maquillée, je mis une petite veste en jean clair, m’attachais les cheveux en un chignon brouillon. Une fois que ce fut fait, je pris les papiers dont j’avais besoin, mon sac et je sortis de chez moi.


Je rentrais dans la voiture, heureuse de ma journée. J’avais fini par trouver la maison de mes rêves. La maison possédait tout ce dont je voulais, plusieurs chambres et salles de bain, une cuisine de rêve, un salon assez grand pour les grandes occasions, une salle manger assez grande pour y installer une grande table, un garage assez grand pour accueillir deux ou trois voitures, selon les dimensions, et un jardin assez grand pour y jouer au basket, selon les dires de mon agent immobilier. Le quartier était plutôt tranquille, non loin d’une école privée. Bref, je l’adorais déjà. J’avais rapidement signé pour l’offre et je pourrais y emménager dans quelques jours. C’était parfait. Alors que je démarrais, je me rappelais qu’Eddy habitait non loin d’ici. Habiter était un bien grand mot car il louait une chambre dans un hôtel. Je savais donc où j’allais atterrir…
Quelques minutes plus tard, j’étais devant la porte de l’hôtel de mon bel avocat. Je frappais puis attendis patiemment qu’il m’ouvre.

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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Mar 31 Oct - 22:15

Clairement, je ne voyais pas le bout de cette affaire. J’avais la désagréable impression qu’elle était interminable. Par moment, j’avais l’impression de brasser dans le vide. Qui aurait cru que je tomberai un jour sur des affaires aussi casse-tête ? J’en avais eu quelques unes et j’avais toujours pensé que je ne pourrais pas tomber sur pire, mais il semblerait que je m’étais trompé parce que là… Comment pouvait-on être allé aussi loin pour une bête histoire de séparation un peu crapuleuse ?! Bien évidemment, je ne me plaignais pas du temps que je passais là parce que les mois défilaient et je voyais le ventre de Keri grossir au fur et à mesure. Elle n’en était qu’à quatre mois et pourtant son ventre commençait déjà à se former. Ce n’était pas encore au point où on ne voyait que ça, mais ça prenait forme.

Ca prenait forme et je n’avais toujours pas annoncé la nouvelle à mes parents… En même temps, comment pouvais-je les prévenir avec tout ce qui me tombait dessus : l’affaire, Jessica qui avait débarqué sans rien dire à personne dans l’espoir de faire une surprise… C’était la catastrophe. Moi-même je me demandais comment j’allais faire pour m’en sortir. A un moment donné, ça me tomberait dessus et je n’aurais pas d’autre choix que de me comporter en homme et d’affronter tout de face. Non pas que je fuyais. C’était juste le contretemps qui m’empêchait de faire tout ce que je voulais. Etonnant que je sois encore saint d’esprit et que je n’ai pas fini enfermé dans un hôpital psychiatrique.

Les yeux rivés sur l’écran de mon ordinateur, je continuais de bosser sur mon affaire. J’avais un tas de paperasse à imprimer et à lire. Les mails s’entassaient dans ma boîte mail qui était saturée. Dès que je supprimais un mail, un autre apparaissait etc… C’était sans fin. Une fois j’avais réussi à épurer au maximum mais dès le surlendemain c’était reparti pour un tour. Ma tasse de café avait été lâchement abandonnée juste à côté de ma souris, mais par réflexe, je l’attrapais et buvais une gorgée de café froid. C’était infecte, mais j’avais la flemme de me lever pour aller la réchauffer. Et comme j’avais besoin de ma dose de caféine pour pouvoir carburer et bien je le buvais froid en attendant que tasse soit vide pour que je n’ai pas d’autre choix que de lever mes fesses de mon fauteuil.

Le bruit de l’imprimante ne cessait pas résonner dans mes oreilles si bien que lorsqu’elle eut terminé d’imprimer tout ce que je lui avais demandé, j’eus l’impression que le silence bourdonnait dans mes oreilles. Et pourtant le silence faisait un bien fou. Je lâchais un soupir de soulagement. Puis je replongeais encore une fois dans le boulot. Maintenant que j’avais imprimé tout ce qu’il me fallait, il fallait que je le lise et que je relève les passages les plus important. Être avocat, c’était cool, mais quand il s’agissait de la paperasse, c’était une véritable horreur ! Je pensais que le reste de la journée de cette façon jusqu’à ce que j’entende frapper à ma porte. Je relevais la tête avant de baisser la tête vers le bas de mon écran pour voir que la journée était presque terminée. Je n’avais pas vu les heures passées… mon dieu.

Je me pinçais l’arrête du nez pendant quelques secondes avant de me lever et de me diriger vers la porte de ma chambre. Tout ce que j’espérais, c’était que les problèmes n’allaient pas surgir. Je n’avais vraiment pas la tête à ça ! Finalement, j’ouvris la porte et découvris qu’il s’agissait de nulle autre que Keri.

- Keri ! lâchais-je. Quelle bonne surprise.

J’offris un sourire à la jeune femme et m’écartais afin de la laisser entrer. Je refermais la porte derrière elle et déposais un léger baiser sur ses lèvres. C’était devenu une habitude depuis quelques temps. Non pas que je n’avais pas de l’affection pour Keri depuis plusieurs années, mais il semblerait qu’avec l’arrivée future de notre enfant, quelque chose avait légèrement basculé. Cependant, je ne saurais pas vraiment dire quoi.

- Qu’est-ce qui t’amène ? demandais-je. Ne fais pas attention au bordel, je n’ai pas arrêté de la journée.

Je me détachais de la jeune femme non sans avoir posé ma main sur son ventre quelques instants avant de récupérer ma tasse de café vide depuis un moment pour m’en servir un nouveau.

- Je t’offre quelque chose ?
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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Jeu 16 Nov - 22:43

J’avais donc décidé de rendre une petite visite au père de ma fille. Ma visite n’était pas sans raison. Tout d’abord, je devais continuer à être dans ses petits papiers. Après tout, il devait abandonner sa grognasse pour moi. Mon but principal ? L’avoir pour moi et ma fille. Bon, la grossesse n’était pas prévue au programme mais si elle pouvait m’aider à l’avoir… Pourquoi pas ? Et puis, j’étais tellement heureuse d’être maman !
La deuxième raison de ma venue concernait justement la future princesse qui grandissait dans mon ventre. Il lui fallait un prénom et j’avais quelques idées en tête. Bien sûr, je n’allais pas les donner immédiatement. D’abord, j’allais faire croire à Eddy que j’avais des idées de prénoms complétement loufoques histoire de lui coller des sueurs froides. Je savais comment taquiner mon cher Eddy, c’était mon jeu préféré. Et puis, j’avais envie que l’on se retrouve comme avant que l’autre pimbêche s’immisce dans notre relation.

En arrivant devant la porte, je sentis mon cœur battre. Non pas que j’eus peur de la réaction d’Eddy. Non, je sentais que c’était plutôt dût à mes sentiments pour lui. J’étais heureuse de le revoir et de pouvoir passer du temps à ses côtés, comme un véritable couple. Prochaine étape, le faire emménager dans notre nouvelle maison ! Lorsqu’il m’ouvrit, je lui offris mon plus beau sourire.

« Salut beau brun ! Comment vas-tu ? »

Eddy me laissa entrer puis il m’embrassa. Oui, il ne le savait pas encore mais nous étions déjà en couple. Même s’il ne l’avait toujours pas compris. Mais j’avais pour mission dans l’en informer en temps voulu. Sa chambre était en bazar mais je n’y prêtai pas attention. Je savais qu’il était sur une affaire et lorsqu’il travaillait, Eddy y consacrait tout son temps et son attention. Et rapidement, ça se ressentait car il avait besoin d’espace pour y étaler ses documents.

« Eh bien, je passais dans le coin. Je viens d’acheter une superbe maison, j’emménage dans quelques jours, le temps de faire les cartons. Enfin, je pense engager quelqu’un pour les objets et les cartons lourds. Déjà qu’en temps normal, je ne soulèverais pas un carton lourd alors enceinte… »

J’étais une princesse… Enfin, une reine, voire une impératrice, et je ne pouvais pas m’abaisser à travailler comme le commun des mortels, non ? Alors enceinte, j’étais une déesse à vénérer !
Lorsqu’Eddy retira sa main de mon ventre, je me sentis comme apaisée. Non pas que je ne voulais pas qu’il touche mon ventre. C’était plutôt le fait de savoir qu’il avait accepté ma grossesse. Je le voyais un peu plus chaque jour. Malgré la surprise que je lui avais réservée, Eddy semblait s’y faire et même apprécier.
Tout en prenant soin de ne pas mettre encore plus le bazar, je m’assis sur le canapé. Disons que je sentais que mes jambes ne supportaient plus aussi facilement la station debout.  

« Alors, comment se passe ton affaire ? Ca avance ? Pas trop j’espère, je veux te garder encore pour moi ! » dis-je avec un faux air affligé.

J’étais à moitié sérieuse. Je voulais vraiment qu’il reste avec moi mais pas que son affaire s’éternise. Je savais que ce ne devait pas être facile pour lui de ne pas en voir le bout.

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Dernière édition par B.-S. Keringhton Sullivan le Mer 21 Fév - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Jeu 14 Déc - 11:53

Plongé dans mon travail, je ne voyais pas forcément le temps filer. Quand enfin je pensais avancer, il y avait quelque chose qui nous stoppait. J’avais affaire au cas le plus difficile de toute ma carrière mais je ne comptais pas baisser les bras. Je comptais bien remporter ce procès et si j’y arrivais, ça serait un énorme plus dans ma carrière. Ma renommée grandirait encore et c’était cet objectif-là qui me permettait de ne pas tout laisser tomber et dire à mon client qu’il fallait qu’il se trouve un autre avocat parce que je commençais à être à cour de ressource. Et c’était on ne peut plus vrai : je commençais à tourner en rond, mais tant pis. Cette affaire c’était bien le serpent qui se mordait la queue, mais tant pis. On ne pouvait pas tourner en rond indéfiniment.

Sauf que j’ignorais combien de temps j’allais rester à New York encore. Je pourrais toujours gérer l’affaire depuis chez moi et en prendre d’autres, mais ce n’était pas mon genre de ne pas être investi à fond dans ce qui se présentait à moi. Je savais déjà que l’affaire serait casse-tête mais je n’avais pas mesuré à quel point ça allait l’être. J’avais des choses personnelles à arranger et très sincèrement je les mettais de côté au profit de mon travail. Peut-être un peu comme n’importe quel avocat mais je n’avais pas envie d’être n’importe lequel non plus. Enfin bon, j’allais bien réussir à m’en sortir. Je savais qui j’étais dans le monde professionnel et je n’avais aucun doute là-dessus.

Je ne m’attendais pas à avoir une visite surprise de Keri. Ça faisait plusieurs jours que je ne l’avais pas vu, même si je prenais toujours le temps de prendre de ses nouvelles par téléphone. Elle était quand même enceinte de ma fille – maintenant qu’on savait le sexe de notre bébé à venir – et il était normal que je sois présent. D’ailleurs l’état de Keri était une des choses personnelles dont je devais m’occuper. J’étais quand même fiancé à Jessica, contre ma volonté, et il fallait que je trouve une solution. La solution la plus évidente c’était de rompre mes fiançailles – ce qui allait sans aucun doute se passer étant donné que les parents de Jessica ne voudraient pas d’un futur père d’un enfant qui n’était pas celui de leur fille – et que je sois présent pour Keri et notre fille. Mais est-ce que cela voulait dire me mettre en couple avec elle ? Franchement là-dessus, c’était le flou dans ma tête.

- Je vais bien, un peu crevé mais je survis, et toi ? lui répondis-je.

J’avais déposé un baiser sur ses lèvres avant de lui demander ce qui l’amenait jusqu’à la suite que je louais depuis que j’étais arrivé à New York. Bien évidemment, je lui dis de ne pas faire attention au bazar qui régnait là étant donné que j’avais bossé comme un forcené depuis quelques jours et très franchement je n’avais pas eu l’occasion de m’occuper du rangement. Je pensais à faire appel à une des dames de ménage de l’hôtel pour qu’elle vienne. Sauf que tant que je ne quittais pas les lieux, elle ne viendrait pas faire son travail.

Keri m’informa avoir acheté la maison dont elle m’avait déjà parlé. Enfin… Elle m’avait parlé d’acheter une maison, mais il semblerait qu’elle ait trouvé son bonheur et avait acheté. Je hochais la tête distraitement tout en me servant un nouveau café bien chaud.

- De toute façon, personne ne déménage sans faire appel à des déménageurs de nos jours, répondis-je. Je te filerai un coup de main si tu en as besoin.

Keri s’était installée sur le canapé tandis qu’elle prenait des nouvelles de mon travail. Je pris ma tasse remplie de café fumant et allais prendre place à côté de la jeune femme tout en lâchant un soupir de soulagement. Rien ne valait un canapé à un fauteuil de bureau. Je me pinçais l’arête du nez.

- Non, c’est un vrai casse-tête. J’ai l’impression que ça va durer beaucoup plus longtemps que prévu, mais je tiendrais bon jusqu’au bout. Je marquais une courte pause avant de reprendre : Sauf que je ne peux pas garder cette affaire pour seule affaire indéfiniment. Il faut aussi que je paie mes factures et je ne peux pas vivre de mes rentes jusqu’au bout non plus. Du coup, je ne sais pas encore si je reste encore un peu à New York ou si je rentre à L.A pour prendre d’autres affaires et continuer celle-ci à distance, revenant quand ce sera nécessaire.

Pour terminer, je bus une gorgée de mon café avant de continuer :

- Et toi, comment ça va ?
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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Mer 21 Fév - 22:47

L’un des avantages de cette grossesse, en plus de me rendre heureuse comme pas deux, était que je pouvais avoir toute l’attention que je désirasse. Surtout celle d’Eddy ! C’était la sienne que je voulais plus que les autres. Depuis qu’il savait que je portais son enfant, Eddy redoublait d’attention. Mon plan se déroulait à merveille et le pauvre Eddy ne savait pas qu’il tombait droit dans mes filets. Il fallait juste que je lui fasse ouvrir les yeux, qu’il voit qu’il m’aimait !
Avec cette petite visite surprise, je m’assurais d’être toujours dans sa vie et ses pensées. Je devenais petit à petit une priorité. Plus il voyait mon ventre s’arrondir et plus il s’attacherait à moi et sa petite fille.
Lorsqu’il me fit entrer, je vis immédiatement ses traits tirés et sa fatigue. Oui, il travaillait d’arrache-pied sur cette affaire. J’avais beau avoir un cerveau, je détestais me prendre la tête. J’étais le genre à tout balancer en hurlant de rage et à passer à autre chose. Mon métier de mannequin me permettait de mettre à profit ma beauté sans trop avoir à réfléchir. Bien sûr, je devais montrer parfois les crocs pour être respectée. Mais rien d’insurmontable.

« Un peu crevé ? T’as l’air épuisé ! Est-ce que tu dors ? Genre, pour de vrai ? Pas somnoler au-dessus de tes papiers ? » Je l’observais d’un air inquiet car je voyais bien sa fatigue. Je ne le connaissais pas ainsi ! « Moi, je vais super bien ! Bon, j’ai encore quelques nausées et des envies de manger des mélanges très étranges, mais rien de bien méchant. »

Je m’étais installée sur son canapé, en prenant garde à ne pas faire de bêtises. Je ne touchais pas aux papiers car je ne savais absolument pas ce qui était important ou non. Et s’il y avait bien une chose que j’avais retenu aux côtés de mon père, c’était qu’il ne fallait jamais toucher aux papiers d’un homme affairé. Je laissais donc Eddy s’en occuper. Tandis qu’il s’installait à côté de moi, je lui expliquais faire appel à des déménageurs pour mon futur emménagement. Eddy se proposa pour m’aider en me rappelant que plus personne ne faisait appel à des déménageurs. Je lui fis un sourire :

« Merci c’est gentil, il faudra que je demande aussi à Kasey de venir alors. Je ne prendrais que des vêtements et quelques bricoles. Pour tout le reste, je veux du mobilier neuf et adapté à un bébé. »

Je prenais mon rôle de mère très au sérieux. Dans mon appartement, j’avais acheté des meubles et de la décoration sans penser à un enfant… Il faut dire que je ne pensais pas avoir un enfant avant mes 30 ans. Je n’avais jamais été pressée de ce côté. Du coup, il fallait que je réadapte mon mobilier de manière à ne prendre aucun risque lorsque notre bébé serait en âge de se balader dans la maison.
Eddy m’expliqua alors la complexité de son affaire mais aussi le fait qu’il allait peut-être devoir retourner à Los Angeles pour prendre d’autres affaires… Comment lui expliquer que je n’étais pas d’accord sans passer pour une petite égoïste dictatrice ? De toute façon, je savais bien que tant qu’Edward Christian Borden n’avait pas décidé de faire telle ou telle chose, rien ni personne ne pouvait le faire changer d’avis. J’avais pourtant tout essayé mais rien à faire, il était encore plus têtu que moi… Incroyable mais vrai. Je soupirais. J’allais devoir faire avec mais je n’avais pas dit mon dernier mot.

« Quand ça sera nécessaire… Tant que tu es là pour la naissance de Delilah- Latoya Kishawn Borden… »

Je caressais mon ventre en évitant son regard pour ne pas exploser de rire. Contrairement à ma mère, les prénoms à rallonger me donner de l’urticaire. Raison pour laquelle je ne répondais qu’à mon deuxième prénom, Keringhton ou Keri, pour les intimes. Mais voilà, j’avais envie d’embêter Eddy, juste un peu. Donc, j’avais cherché les prénoms les plus originaux et les moins entendus pour en faire un prénom composé incroyablement… Bizarre ! Je savais qu’Eddy risquait de s’étrangler avec son café mais j’aimais le taquiner de temps en temps, juste pour qu’il se rappelle que j’étais un peu beaucoup chiante.

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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Dim 8 Avr - 17:56

Avec tout le temps que je dédiais à mon travail, on ne pourrait jamais dire que je ne me donnais pas corps et âme à mon travail. J’en oubliais parfois de vivre, c’était vrai. Surtout quand j’avais affaire à des cas difficiles comme celui dont je m’occupais actuellement. C’était sans aucun doute l’affaire la plus difficile qu’on m’avait demandé depuis que j’avais commencé à être avocat, mais je ne baissais pas les bras, même quand j’avais vraiment envie de le faire.  Mais par acquis de conscience, je ne le ferais jamais. Je continuerai à me battre jusqu’à obtenir gain de cause. J’étais un excellent avocat après tout, non ?

Depuis quelques temps, j’étais tellement prise par mon travail que je ne voyais presque plus le jour et je n’avais presque plus le temps de rien. La grossesse de Keri continuait son court et je loupais parfois quelques moments. Mais elle savait pertinemment ce que je vivais et contrairement à ce que je croyais, elle n’était pas trop pénible là-dessus. Je faisais ce que je pouvais pour jouer sur les deux côtés. Et puis, il y avait aussi Jessica qui venait de débarquer à New York pour le travail. Je sentais les complications venir, mais j’essayais de faire en sorte de prendre les choses une par une et de les traiter tranquillement. Je ne pouvais pas jouer sur plusieurs tableaux en même temps, c’était impossible. Alors je faisais avec le plus urgent et le plus important.

Alors que je pensais n’avoir aucune visite, on frappa à la porte de ma suite d’hôtel que je louais depuis que j’étais arrivé à New York. Jessica, elle, avait acheté un appartement pour y vivre le temps de. J’aurais pu aussi, mais je n’avais pas pensé un seul instant que cette affaire durerait plus de quelques semaines. Et puis, je n’avais pas le temps non plus de visiter des appartements, et tout ce que ça incombait. Du coup, je payais ma suite semaine après semaine. Heureusement que je n’étais pas sans sous. Je découvris Keri sur le pas de ma porte et je l’invitais à entrer. Quand elle me demanda comment j’allais, j’avouais être fatigué et lui retournais la question. J’eus un petit rire face à la sollicitude dont elle fit preuve à mon égard. Ça faisait du bien que quelqu’un se préoccupe de vous un minimum.

- Si tu veux tout savoir, je dors dans mon lit, répondis-je. Mais je reconnais me coucher tard et me lever tôt.

Si je m’écoutais, j’irais m’écrouler dans mon lit pour dormir les prochaines vingt-quatre heures, mais ce n’était malheureusement pas possible. Il faudrait que j’attende de gagner une bonne fois pour toute pour m’offrir quelques jours de repos bien mérités.

- Tant mieux si les nausées disparaissent progressivement. Ça doit être moins pénible pour toi ainsi.

Après tout, j’étais un homme, je ne savais pas du tout ce que c’était que d’être enceinte. Les nausées en général, ce n’était pas top (oui parce que nous les hommes pouvions être malade aussi et avoir des nausées), alors je n’osais pas imaginer des nausées à répétition. Keri m’annonça avoir acheté une maison et qu’elle comptait déménager sous peu. Elle voulait aussi faire appel à des déménageurs pour ses cartons. Je n’étais pas étonné puisqu’aujourd’hui, personne ne faisait son propre déménagement sans faire appel à des déménageurs. Et puis, pourquoi se fatiguer quand des hommes étaient payés pour ça. Néanmoins pour aménager, il lui faudrait de l’aide, c’était donc tout naturellement que je me proposais de l’aider lorsque le moment serait venu. Je hochais la tête quand elle me fit part de ce qu’elle voulait déjà emmener. Je lui faisais confiance là-dessus. Et je regrettais de ne pas pouvoir m’investir un peu plus là-dedans.

Keri s’intéressa à l’affaire que je traitais et qui durait maintenant depuis un bon moment. Je lui avouais que c’était un véritable casse-tête et que je ne pouvais pas vivre uniquement avec cette affaire. Il m’en fallait d’autre pour pouvoir vivre. Je pouvais gérer plusieurs affaires en même temps. Du coup, je ne savais pas trop si je devais retourner à Los Angeles et finir cette affaire à distance, ou pas. Je m’avachis contre le dossier du canapé, laissant aller ma tête en arrière quand Keri me laissa libre choix du moment que j’étais présent pour la naissance de Delilah-Lato… Attendez, quoi ?! Je redressais la tête et fixais Keri.

- Je te demande pardon ?
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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Lun 7 Mai - 21:35

Une main sur mon ventre, je regardais si mon cher et tendre Eddy. Il avait l’air totalement épuisé. Son métier d’avocat était très dur, je le savais mais cette affaire lui donnait du fil à retordre. Du coup, je ne le voyais pas aussi souvent que je le voudrais. Il était trop occupé à aider je ne savais qui pour je ne savais quelle raison ! Même si je n’aimais pas ça, je ne pouvais rien y faire. Eddy était comme moi, il ne faisait que ce qu’il avait envie de faire. Alors, je me contentais de lui apporter mon soutien comme je pouvais avec des paroles réconfortantes, ma présence. Je m’approchais d’ailleurs de lui et lui caressais les cheveux. J’adorais ses cheveux.

« Passe à la maison un de ces jours, je te ferais à manger, un massage et tu pourras enfin te reposer.»

S’il passait plus de temps avec moi, il oublierait l’autre grognasse. Ils n’étaient pas faits pour être ensemble, la preuve, elle ne l’avait pas suivi ici. Si vraiment elle l’aimait, cette voleuse d’hommes serait venue avec lui. Si elle n’était pas là, c’est qu’ils ne s’aimaient pas.
Je racontais alors à Eddy mes petits soucis, à savoir, mes nausées qui commençaient à s’estomper et mes envies bizarres qui continuaient de m’en faire voir de toutes les couleurs. Bon, j’avais toujours eu un gros appétit mais je n’avais pas eu ce genre d’envie.
Bien heureusement, ma grossesse se passait bien, vraiment bien. J’avais entendu des femmes parlaient de grossesse si difficile, qu’elles hésitaient à avoir d’autres enfants. Je devais avoir beaucoup de chance car si ma grossesse se terminait aussi bien qu’elle avait commencé, j’allais songer sérieusement à avoir d’autres enfants… Au grand bonheur d’Eddy. Oui, si je devais avoir d’autres enfants, ce serait avec le même homme, à savoir Eddy…

En parlant de lui, je lui avais expliqué que je comptais déménager sous peu. Il m’avait tout de suite assuré qu’il m’aiderait. J’étais contente car Kasey, mon frère aîné, allait m’aider également. Je n’étais pas sûre, mais il me semblait que Kasey ne comptait pas venir seul. Enfin bon, j’avais mes deux hommes pour m’aider à déménager, c’était tout bonnement parfait !

Eddy m’expliqua son intention de rentrer peut-être à Los Angeles. Il en était hors de question qu’il retourne à L.A.. Pour y retrouver l’autre grognasse ? Même pas en rêve ! Bien évidemment que j’étais catégoriquement contre, mais je connaissais Eddy autant qu’il me connaissait. Crier, faire une crise, pleurer ne servirait à rien. S’il était devenu l’un des meilleurs avocats du barreau, c’était parce qu’il n’était pas du genre facile à attendrir… Je devais d’ailleurs avouer que je l’aimais aussi pour cette raison mais bref. Je savais qu’il ne céderais pas à mes caprices, enceinte ou non. Eddy acceptait de céder à certains de mes caprices, tant que je n’abusais pas de la situation, selon lui. Dans cette situation, je savais que je ne gagnerais pas la partie. Donc, je décidais de rester calme. Je ne laissais rien transparaître, je devais réfléchir calmement à la manière de gérer tout ceci de manière subtile. Si Eddy me voyait arriver, il allait me contrer, c’était certain. Plutôt que de hurler et de tout casser, je lui fis part de mon envie qu’il soit présent à l’accouchement. Après tout, nous avions été deux pour faire cette magnifique petite fille qui n’allait pas tarder à nous rejoindre, ce n’était pas pour qu’il m’abandonne en salle d’accouchement. Sauf que je n’avais pas résisté à l’envie de le taquiner un peu. Je lui fis donc croire que notre petite fille aurait un prénom aussi incroyable que possible… Delilah-Latoya Kishawn… Pas mal, si je décidais de faire comme ma chère génitrice. Cette dernière était persuadée que nous donner des prénoms aussi compliqués serait une idée révolutionnaire. Ironie du sort, Kasey et moi avions choisi de ne porter que nos deuxièmes prénoms.
La réaction d’Eddy ne se fit pas attendre, il s’était redressé comme si le fait d’être légèrement en retrait lui bouchait l’ouïe. J’évitais son regard en caressant mon ventre avec tendresse avant de répéter avec innocence :

« J’ai diiiiis, tant que tu es là pour la naissance de Delilah-Latoya Kishawn Borden, ça me va… Tu sais, notre fille, ce petit chou qui n’attend que ça de voir son père… Si ça se trouve, elle sera comme moi. Elle se fera appeler Kishawn et son surnom sera Kiki… » dis-je d’un air attendri.

Je méritais réellement un Oscar pour ma prestation ! Pauvre Eddy… En réalité, je n’avais pas du tout l’intention de donner à ma fille un prénom aussi ridiculement long. J’avais plutôt opté pour des prénoms très doux et féminins comme Eva, Lola ou encore Layla. Je refusais que ma fille porte un prénom si long et compliqué qu’elle mettrait des années à l’accepter… Et encore ! Mais voir la tête d’Eddy se décomposer était tellement jouissif que je regrettais de ne pas avoir une caméra cachée quelque part.

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MessageSujet: Re: J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !   Dim 27 Mai - 19:43

Quand on devenait avocat, on prenait aussi la décision de laisser de côté sa vie sociale par moment. Surtout quand les affaires qu’on prenait étaient compliquées et prenaient énormément de temps à trouver une solution. Je ne pouvais pas cacher les cernes, mon teint blême et surtout mon attitude qui montrait clairement que je donnais l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. Et pourtant, je n’avais pas tous les malheurs du monde ! Bon, j’avais juste quelques soucis à régler d’ordre personnelle et familiale, notamment sur ce mariage avec Jessica et le bébé à venir avec Keri. Mais c’était cette affaire qui me pompait toute mon énergie. Je pouvais comprendre que Keri s’inquiète pour moi. Mais elle n’avait pas à s’en faire. J’étais un grand garçon et je savais me débrouiller tout seul. Mais elle avait raison aussi dans le sens où je ne pouvais pas trop être présent en ce moment. Heureusement que pour ça, elle était assez compréhensive. Elle pourrait me péter une crise pour le bébé à venir, mais elle ne le faisait pas. Et puis, même si elle le faisait, elle savait qu’elle n’obtiendrait pas gain de cause à chaque fois.

- J’essaierai d’y penser, répondis-je à Keri lorsqu’elle me proposa de venir chez elle pour me reposer.

Je devais bien avouer qu’un peu de détente ne serait pas du luxe, mais quand est-ce que je pourrais réellement y aller ? Je fermais les yeux lorsqu’elle caressa mes cheveux. J’adorais les papouilles dans les cheveux, mais malheureusement, je ne pouvais pas en profiter plus que ça. Néanmoins, je profitais des quelques instants que Keri m’offraient tout en prenant de ses nouvelles, ainsi que celle de notre fille. Oui, parce que nous avions fini par apprendre que c’était une fille. Ni Keri, ni moi n’avions su attendre la naissance pour découvrir le sexe du bébé. Et puis, Keri voulait tout organiser à l’avance, notamment pour la décoration. Je pouvais le comprendre. Et je pouvais aussi comprendre les couples qui souhaitaient découvrir le sexe de leur enfant le jour de la naissance. Tout se justifiait. Si Keri avait souhaité la surprise, j’aurais sans aucun doute accepté même si pour ma part, j’aurais préféré savoir. Enfin bon, la question ne se posait pas puisque nous avions tous les deux souhaités savoir.

Keri m’informa avoir toujours des envies étranges en matière de nourriture. Dieu merci, elle ne m’appelait pas à deux heures du matin pour que j’aille au Primeur du coin pour lui trouver des trucs bizarres à manger. Puis toute façon, elle savait aussi que je l’enverrais promener. Déjà que je ne dormais pas beaucoup, ce n’était pas pour passer mes quelques heures de sommeil à courir partout dans les supermarchés ouverts H24. Les nausées, en revanche, c’était une bonne nouvelle. Je ne subissais pas ça, mais les nausées, tout le monde connaissait (gastro, gueule de bois, etc.), et tout le monde savait que c’était l’horreur. Et à cela s’ajoutait le fait qu’elle allait déménager sous peu afin d’offrir au bébé un meilleur environnement. Son loft n’avait absolument rien de minable et offrirait sans aucun doute un bon environnement pour la petite, mais je comprenais aussi ce qui la motivait : un jardin, tout ça, tout ça. Je la soutenais, bien évidemment. Je me proposais même à l’aider. J’espérais pouvoir l’aider… Il fallait que je trouve le moment.

Quant à moi, je n’avais rien de bien joyeux à raconter. Je ne savais pas encore comment j’allais m’organiser pour la suite. Même si j’avais pas mal d’argent de côté, je ne pouvais pas vivre avec un seul client pendant des mois. Bien évidemment, ma cliente n’était jamais en retard dans le règlement de ses honoraires. L’argent rentrait. Mais soyons honnêtes, je ne pouvais pas laisser de côté toute ma clientèle, ni ceux qui venaient vers moi pour chercher mon aide. J’avais aussi une réputation à tenir bien que j’étais persuadé qu’elle ne tomberait pas de sitôt, ni pour ça. Cependant, il ne fallait pas être trop gourmand non plus. Je n’avais pas totalement décidé la situation quand Keri accepta ma décision tant que j’étais présent pour la naissance de Delilah-Latoya Kishawn. Alors là, j’eus sans aucun doute le plus gros bug de toute ma vie car je lui demandais si j’avais bien entendu ce que j’avais entendu. Je m’étais redressé, faisant ainsi partir sa main de mes cheveux, mais elle en profita pour caresser son ventre avant de répéter ce qu’elle venait de dire.

- J’espère bien que tu plaisantes, répondis-je. Il est hors de question qu’elle porte un nom à la rallonge comme toi. Bonjour la paperasse ! Déjà quand on en a deux ou trois c’est compliqué, mais alors si tu lui fais des prénoms composés. C’est hors de question !

Je me massais légèrement les tempes, sentant ma migraine revenir au grand galop. Je posais mes coudes sur mes genoux et fermais les yeux quelques instants.
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J'ai pleiiiins d'idées de prénoms, tu vas adorer, Eddy !

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