Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)

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MessageSujet: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Mar 28 Mar - 9:07

Sortir de l’hôpital, se réintégrer à la société, se réhabituer aux bruits des rues… c’était une véritable épreuve pour Leith qui avait passé des mois et des mois à l’hôpital. Malgré les médicaments, Alfred était toujours présent, il le sentait. Il était moins fort qu’avant, mais il n’était jamais parti. Leith n’avait qu’un seul et unique désir : qu’Alfred s’en aille définitivement. Mais les médecins n’y croyaient pas. Leith n’était pas idiot. Il avait bien vu qu’ils essayaient de le rassurer mais dans leurs regards… C’était dans leurs regards qu’il avait compris que jamais il n’en serait débarrassé. Alfred était voué à vivre en lui jusqu’à la mort.

Être dehors, au milieu des autres n’était pas encore conseillé pour Leith. Il devait tout d’abord se familiariser à nouveau avec le domicile familial. Cependant, il en avait plus que marre d’être enfermé. Ses parents étaient formidables et ils essayaient vraiment de ne pas être trop envahissants mais être confiné le rendait dingue. Alors, il avait profité de quelques instants d’inattention de la part de sa mère pour s’éclipser sans qu’elle ne s’en rende compte. New York était gigantesque et Leith s’y était malheureusement perdu à force de naviguer à gauche et à droite. Il avait au maximum évité tout ce qui était centre-ville pour éviter la foule et risquer qu’Alfred ne débarque de manière totalement inopiné.

Même s’il avait bien pris ses médicaments, il craignait qu’Alfred ne revienne dans tous les cas – qu’il profite d’un moment de faiblesse de Leith pour surgir tout à coup. Si jamais Alfred revenait, il savait pertinemment ce qui l’attendait : un retour à l’hôpital psychiatrique. Et Leith ne voulait plus être enfermé là-bas. Il avait eu régulièrement des visites et surtout l’hôpital proposait des activités vraiment intéressantes mais il avait souvent eu la désagréable impression d’être en prison. Les seuls moments où il avait eu l’impression de respirer à nouveau c’était quand Lana venait le voir. Elle était sa bouffée d’oxygène. La seule qui arrivait à le faire parler, à le faire se sentir vivant. Elle était la seule que Leith avait laissé entrer dans sa bulle. Sinon, la plupart du temps, Leith était dans l’espèce de salle de sport que l’hôpital avait aménagé avec des appareils plus ou moins rudimentaires. Le sport était le seul moment où le jeune homme ne pensait à rien. Et dire qu’il n’avait jamais été un grand sportif et rechignait à chaque fois qu’il fallait faire sport à l’école…

Au cours de sa promenade, le jeune homme se retrouva projeté à la plage. Le vent décoiffait ses boucles blondes qui virevoltait dans tous les sens. Mais le bruit des roulis des vagues l’apaisait. Il remontait à loin le temps où ses parents l’emmenaient à la mer pour faire des châteaux de sable. L’espace de quelques secondes, Leith aurait souhaité avoir de nouveau sept ans, être muni d’un seau et d’une pelle pour faire un château de sable. Il quitta ses baskets et ses chaussettes et remonta son jean à ses genoux. Aussitôt, il se mit à marcher dans le sable, longeant le bord de l’eau afin que sa marche ne soit pas trop couteuse. Il n’y avait pas grand monde aujourd’hui. En même temps, le temps n’était pas des plus ensoleillé. Il ne faisait pas froid mais ce n’était pas la grosse chaleur non plus.

Il marcha pendant de longues minutes sans réellement faire attention au temps qui était entrain de passer. Il avait son portable dans la poche – un téléphone bas de gamme et pas trop compliqué étant donné qu’il savait à peine s’en servir. On lui avait mis un IPhone dans les mains et tout ce qu’il avait réussi à faire, c’était de le faire planter. On s’était donc rabattu vers un BlackBerry Curve avec la base du menu en bas de son écran pour qu’il n’ait pas à chercher trop longtemps. Même son fond d’écran était un bête fond d’écran que le vendeur lui avait demandé de choisir à l’installation – histoire que ce soit à son goût. Après taper sur les touches, Leith n’était pas idiot à ce point là.

Au bout de sa marche, Leith arriva à une petite crique légèrement cachée par le phare. Aussitôt, il aima bien cet endroit et sans la moindre cérémonie, il laissa tomber ses fesses par terre, légèrement en retrait de l’eau pour ne pas avoir son pantalon de mouillé. Il se concentra sur le bruit des vagues et son regard se perdit au loin.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Lun 5 Juin - 15:21

Pour une fois, Lana n’avait pas cours. Elle ne travaillait pas non plus. Les journées de calme étaient plutôt rare pour elle, du coup, elle décida d’utiliser cette journée de la meilleure des façons : ne rien faire. Après tout, pour une fois qu’elle pouvait glander. Elle était à jour dans ses révisions donc elle n’avait pas besoin de sauter sur ses livres.

Donc, Lana, toujours dans son pyjama, se mit devant la télé du salon avec un plaid et un grand bol de céréales sans lait. Elle adorait manger les céréales sans lait, même si sa mère détestait ça. Mais étant seule chez elle, Lana en profitait. Alors qu’elle regardait un film, le Disney Aladin, la sonnette de la porte d’entrée retentit. La jeune femme se leva en fronçant les sourcils. Lana pensait que c’était un démarcheur mais malgré tout elle alla ouvrir la porte.

Et elle se retrouva face à Mme Leagan, la mère de Leith. Son air effrayé surprit Lana.

« Bonjour, Mme Leagan, tout va bien ?

- Désolée de t’embêter, Lana, mais Leith est parti de la maison. Je l’ai perdu de vue une minute et il en a profité pour sortir. Je ne sais pas où il est… Tu ne sais pas où il aurait pu aller ?

- Non mais je vais vous aider à le chercher !

- Merci beaucoup, je reste à la maison au cas où il rentrerait, appelle-moi si tu le trouve. »

Lana hocha la tête avant de refermer la porte. Elle courut, monta les marches qui menaient à sa chambre. Elle prit son gilet et le mit par-dessus son débardeur. Elle garda son pantalon de pyjama, il faut dire qu’elle s’en fichait royalement de sa tenue. La mère de son meilleur ami avait l’air si inquiète que Lana se sentait très mal.
Elle mit ses baskets et descendit les escaliers en les sautant. Elle attrapa les clés de sa voiture et sortit.

Au volant, Lana essayait de se rappeler les endroits où Leith aimait aller. Elle raya de sa liste tous les endroits surpeuplés. Leith détestait ces lieux à cause d’Alfred. Alfred était en quelque sorte son alter-ego. Depuis quelques temps, Lana avait appris que Leith était atteint de schizophrénie. Elle n’y avait pas cru au départ car elle pensait simplement que son ami était quelqu’un de réservé et qu’il n’aimait pas la foule. Mais bientôt elle ne pût ignorer les faits. Quand Leith lui parla pour la première fois d’Alfred, elle comprit qu’il y avait un problème. Au départ, elle eut peur. Non pas pour elle mais pour Leith. Après tout, il risquait de ne plus sortir de cet hôpital, bourré aux médicaments au point qu’il ne la reconnaîtrait plus. Elle lui rendait visite chaque semaine. Parfois, Leith lui parlait et d’autres fois non, mais ça, elle s’en fichait. Lana voulait simplement être un soutien pour lui. Même si cela voulait dire restée silencieuse avec lui.

Et puis finalement, il put enfin sortir de l’établissement psychiatrique. Leith lui avait expliqué qu’il devait prendre un traitement pour qu’Alfred ne ressurgisse pas mais que sinon, tout allait pour le mieux.
Sauf que sa disparition l’inquiétait. Si jamais, il avait une crise sans personne pour l’aider, il devrait retourner en hôpital psychiatrique. Soudain, elle eut une idée sur l’endroit où pouvait se trouver Leith. Elle fit alors un demi-tour d’une main experte et se mit en direction de Staten Island.
La plage devait être déserte, il ne faisait pas encore assez beau pour que les touristes et les new-yorkais viennent l’envahir. Et puis, la vue de la mer calme devait être assez belle pour l’attirer à cet endroit.

Lorsque la jeune femme arriva aux abords de la plage, elle se mit sur une place de parking. N’ayant pris que le strict nécessaire, elle n’eut que ces clés, son portable et les papiers de sa voiture. Elle fourrait tout son bric-à-brac dans ses poches. Arrivée sur la plage, elle retira ses baskets et ses énormes chaussettes. Sauf qu’elle ne sut pas quelle direction prendre. Elle était tentée de crier mais s’il n’était pas aux alentours, il ne risquait pas de l’entendre… Elle tourna la tête à gauche et vit non loin le phare. C’était une première piste. Elle s’y dirigea alors. Tout en marchant, elle songea alors à ce que son ami devait sûrement endurer avec sa maladie.

Les traitements, les regards inquisiteurs, les rendez-vous médicaux, l’inquiétude de ses parents… Plus elle y pensait, plus Lana se sentait mal pour Leith. Elle l’adorait et ne supportait pas qu’il puisse être malade et peut-être mal dans sa peau. Lana aurait fait n’importe quoi pour qu’il aille mieux !
Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, Lana atteignit le phare et vit, au niveau de la crique, Leith qui semblait perdu dans ses pensées. Immédiatement, elle envoya un message à Mme Leagan afin qu’elle sache qu’elle était avec Leith et qu’elle rentrerait dès que possible. Une fois qu’elle fut à sa hauteur, elle lui dit :

« Eh Leith, comment tu vas ? »

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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Jeu 31 Aoû - 17:48

L’isolement quand on était schizophrène était de mise. Surtout quand on était aussi instable que Leith. Il allait mieux depuis qu’il avait été hospitalisé. Le traitement faisait son effet : Alfred n’était plus tellement présent. Mais Leith n’était pas fou : Alfred ne faisait que dormir, il ne disparaîtrait jamais de son corps. Pourtant, c’était le rêve le plus cher du jeune homme mais malheureusement, il ne le verrait jamais s’accomplir. Être enfermé commençait à taper sur le système de Leith alors dès qu’il avait pu, il en avait profité pour s’enfuir. Il avait échappé à la vigilance de sa mère et il savait à quel point elle deviendrait folle en le découvrant, mais peu importait, prendre l’air lui ferait du bien. Et en solitaire, ce serait encore mieux. Cependant, il n’avait pas prévu que se retrouver au milieu de la foule serait aussi pénible. Mais il avait tenu bon ! Il voulait vaincre Alfred malgré la crainte qu’il réapparaisse à tout instant. C’était une victoire personnelle.

Cependant, sa promenade le mena jusqu’à la plage qui était silencieuse, ce qui fit un bien fou à Leith qui avait du subir le bruit de la foule et de la ville en la traversant. Ce n’était pas encore pour lui d’être autant entouré, mais au moins il avait fait l’essai lui-même et ce n’était pas qu’une bête recommandation du médecin. Celui-ci avait pourtant bien dit à ses parents qu’il ressentirait de lui-même cette envie de plus, mais ces derniers étaient fermés et pensaient encore que le mettre sous cloche était la meilleure des solutions pour le moment. Or, cette situation énervait le jeune homme et l’énervement n’était pas une émotion propice à sa stabilité.

Il marcha au bord de l’eau pendant plusieurs minutes, appréciant le bruit des vagues. Une seule et unique sensation se trouvait alors logée en lui : paix intérieure. Si seulement cette paix pouvait être éternelle. Etait-ce ce que ressentaient les gens quand ils n’avaient pas de deuxième entité cachée au fond d’eux ? Si c’était le cas, Leith songea qu’ils avaient bien de la chance. Il ne connaîtrait jamais ce sentiment de manière réelle. Quand il en eut marre de marcher, il s’éloigna du bord de l’eau et alla s’asseoir sur le sable chaud. Pour la mi-saison, le temps était agréable.

Le temps passa sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Le regard perdu au loin, il se rendit à peine compte qu’on l’avait rejoint en cours de route. Néanmoins, quand il vit du coin de l’œil cette silhouette s’approcher, il tourna la tête dans sa direction et il découvrit Lana. La jolie Lana, sa seule et unique amie. Elle était la seule personne qu’il avait autorisé à rentrer dans sa vie. Il n’y en avait pas d’autres. Il n’avait pas besoin d’autres personnes dans sa vie. Il avait juste besoin d’elle. Elle avait continué à l’accepter après qu’Alfred ait élu domicile en lui alors que d’autres auraient fui en courant. Il lui était reconnaissant pour sa fidélité et jamais il ne pourrait lui faire le moindre mal. Mais avec Alfred en lui… il craignait que cela n’arrive un jour. Néanmoins, il évitait de trop y penser pour l’instant. Il leva la tête dans sa direction une fois qu’elle fut à sa hauteur.

- Pas trop mal, répondit-il. Alfred me laisse tranquille pour l’instant.

Leith n’arrivait pas à dire que pour l’instant sa maladie était stable. Pour lui, certes, il souffrait d’une maladie, mais il avait réellement l’impression que quelqu’un sommeillait en lui. Le monde serait fictif, on dirait qu’il était possédé et il subirait les traitements d’un prêtre catholique et serait arrosé d’eau bénite à chaque sermon prononcé.

- Et toi ? demanda-t-il en retour. Ca fait un petit moment qu’on ne s’est pas vu.

Depuis qu’il était sorti de l’hôpital, il n’avait reçu que peu de visite. Non pas qu’il n’en souhaitait pas. Mais encore une fois, ses parents partaient du principe qu’on devait le mettre sous cloche.

- Je suppose que c’est ma mère qui t’a dit que j’étais parti, lâcha-t-il.

Il n’était pas idiot, il savait très bien que dès qu’on remarquerait son absence, ses parents lanceraient une recherche. Ils s’inquiétaient tellement pour rien parfois. Leith regrettait le temps où il pouvait sortir sans qu’on ne s’inquiète de ne pas le voir forcément rentrer à la seconde près. C’était l’époque où Alfred n’était pas encore trop présent, qu’il le laissait tranquille. En clair, c’était la bonne époque. Une époque que Leith regrettait.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Jeu 16 Nov - 17:30

Lana adorait Leith. Enfant, elle n’avait pas fait attention à son état mental. Il se tenait isolé, à l’écart de tous mais ça ne l’avait pas empêché d’aller vers lui et de lui parler. Même si au départ, Leith n’avait pas semblé accepter la petite fille, il avait fini par s’ouvrir à elle… A sa façon. Avec le temps, une amitié forte et profonde était née. Lana ne voyait plus sa vie sans le jeune garçon et à l’annonce de sa maladie, elle avait été touchée et avait été encore bien plus présente pour lui. Bon nombre de ses amis ne comprenaient pas l’amitié qui les liait mais ça n’avait aucune importance à ses yeux, Lana n’était pas du genre à faire ce qui plairait à tous. Leith était son ami, le plus important, jamais elle ne l’abandonnerait.

Alors lorsque la mère de son meilleur ami était venue lui demander de l’aide, la jolie brune n’avait pas hésité une seconde et avait foncé pour le retrouver. Sachant que Leith fuyait la foule et ses bruits assourdissants, Lana avait quelques idées sur sa cachette. Sans même prendre le temps de s’habiller ou même de se recoiffer, Lana était sortie de chez elle pour le rejoindre. Son intuition la conduisit sur la plage. Elle marchait en direction du phare en espérant retrouver son ami… Chaque seconde qu’elle perdait ici, était un risque qu’il se retrouve perdu dans la foule, prêt à exploser. Madame Leagan lui avait bien expliqué comment fonctionnait la schizophrénie de Leith. Il avait horreur de la foule et si jamais, il avait une crise… Il pouvait se retrouver à nouveau en isolement, à l’hôpital… Et il était tout bonnement hors de question que son ami y retourne, Lana n’était pas d’accord. Elle estimait que ce n’était pas une solution, qu’au contraire, il n’en serait que plus déstabilisé… Mais n’étant pas de la famille, elle n’avait pas son mot à dire…
Alors qu’elle avançait, Lana vit son ami, assis sur le sable, près de l’eau. Elle envoya un rapide SMS à Madame Leagan sans lui préciser où ils se trouvaient. Déjà parce qu’elle se doutait qu’elle rappliquerait à la vitesse de la lumière, privant ainsi Leith d’un moment de liberté. Mais aussi parce que c’était son jardin secret. Le phare pourrait être son îlot où il pourrait se sentir libre. Enfin, encore aurait-il fallut qu’on le laisse sortir et ça… C’était un autre combat !

Alors qu’elle le saluait, Leith lui répondit qu’il allait plutôt bien. Alfred, son alter ego, le laissait tranquille. Alfred, c’était le nom de ce qu’il pensait être un personnage avec qui il partageait son corps. Même si Lana ne comprenait toujours pas comment Leith pouvait avoir cette double personnalité, elle ne le contredisait jamais. Après tout, c’était lui qui le vivait alors s’il pensait qu’un autre vivait avec lui, Lana ne pouvait que le croire. Elle s’assit à côté de lui et posa ses baskets et ses chaussettes à côté d’elle.

« Tant qu’il te laisse tranquille, ça va… Pas trop dur d’être toujours à la maison ? »

Non seulement, ses parents l’obligeaient à rester confiné dans la demeure familiale mais en plus, le jeune homme n’avait droit qu’à de rares visites. Souvent, lorsque Lana sonnait à leur porte, Madame Leagan lui disait que Leith dormait à cause du traitement ou qu’il n’était pas en état de recevoir de la visite. Lana se doutait bien que c’était un mensonge mais que pouvait-elle faire ? Entrer de force chez les Leagan ?


« Je vais bien. Je n’ai pas eu cours aujourd’hui, du coup, je suis restée devant la télé à manger des céréales. Tu connais mon amour pour les céréales, dit-elle en souriant. C’est vrai qu’on ne s’est pas vu… J’essaye de passer de temps en temps, en espérant que tes parents me laissent entrer comme avant… »

Pour la jeune fille, la maladie de Leith n’était pas un obstacle, il était et resterait toujours son ami. Alors lorsque ses parents ne la laissaient pas le voir… Lana le vivait mal. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle l’avait oublié. Du coup, elle essayait toujours de venir. A force de persévérance, elle espérait qu’elle finirait par obtenir gain de cause.
Lorsque Leith lui affirma qu’il savait que sa mère avait remarqué sa disparition, Lana ne le nia pas. Elle n’avait pas l’intention de lui mentir, il connaissait bien sa mère. Il savait qu’elle devait être dans un état de panique.

« Oui, elle est venue me voir pour me dire que tu n’étais plus à la maison. Je lui ai envoyé un message pour lui dire que je t’ai retrouvé et qu’on rentrera dès que possible mais je ne lui ai pas dis où nous sommes… Profite de ta liberté ! »

Lana lui fit un sourire. Elle n’était pas du genre rebelle extrême mais si elle devait enfreindre des règles pour aider un ami, elle n’hésitait pas ! D’autant plus que Leith ne faisait rien de mal. Il voulait simplement prendre un peu l’air. Et puis, lorsqu’il voudrait rentrer, Lana pourrait le ramener en voiture. Il éviterait ainsi la foule et donc un risque de voir Alfred prendre le dessus.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Mar 12 Déc - 20:42

Même si Leith n’était pas du genre à trop discuter avec les gens, quand il acceptait de parler, il n’était pas vraiment avare en paroles. Il n’était pas non plus un vrai moulin à paroles, mais il avait de la conversation. La maladie n’était pas un obstacle dans la parole, même si Leith avait toujours été quelqu’un qui parlait peu et préférait rester dans son coin plutôt que de se mélanger avec les autres. Très peu était ceux qui avaient réussi à rentrer dans son cercle. Sauf peut-être Lana. Elle avait été la seule à réussir à percer cette carapace qu’il avait construit. Elle était différente des autres. Il ignorait en quoi, mais elle avait pris énormément d’importance dans la vie du jeune homme. D’ailleurs, elle était la seule à pouvoir réellement l’apaiser. Il pouvait être lui-même à ses côtés. Dans son regard, il n’y avait pas cette crainte de le voir partir en vrille à cause d’Alfred, ni même de la pitié vis-à-vis de sa maladie, ni même cette espèce de surprotection que ses parents – et surtout sa mère – s’évertuaient à mettre en place.

Leith n’avait dit à personne où il se rendait : il s’était enfui sans qu’on le voit, profitant d’un moment d’inattention pour partir. Il savait bien que tôt ou tard quelqu’un débarquerait pour le retrouver. On ne laissait pas un malade comme ça en pleine nature, c’était bien connu. Pourtant, même si c’était Alfred qui était la cause de tout ça, les gens pensaient que c’était lui le malade. Ils ne comprenaient pas ce que c’était que d’avoir une personne cachée en lui. Il profita de sa solitude. Il ignora combien de temps celle-ci dura mais il sut que c’était terminé quand il vit Lana s’installer à côté de lui. Elle prit de ses nouvelles, comme si de rien était. Comme s’ils s’étaient donné rendez-vous elle lui demanda de ses nouvelles. Ce à quoi il répondit aller bien et qu’Alfred le laissait tranquille. Quand elle lui demanda si ce n’était pas trop dur d’être enfermé chez lui, Leith eut un espèce de ricanement et continua de regarder l’Océan avant de répondre :

- Tu veux parler de la prison qui me sert de maison ?

Il poussa un soupire et continua :

- Maman est insupportable. Elle me confine comme si j’allais contaminer tout le monde en pensant que c’est mieux pour moi…

Et le pire dans toute cette histoire, c’était qu’elle empêchait même Lana de franchir le seuil de la porte. Il l’entendait venir le voir et à chaque fois sa mère prétextait qu’il dormait alors qu’il était parfaitement éveillé. Malheureusement pour lui à chaque fois qu’il arrivait en haut des escaliers, Lana était déjà repartie et sa mère lui demandait de retourner dans sa chambre en prétextant que c’était le facteur. Leith n’était pas idiot et à chaque fois il le signalait à sa mère. Mais cela ne changeait rien. Le jeune homme étouffait, tout simplement. Tout en demandant des nouvelles de Lana, celle-ci lui signifia ce qu’il savait déjà.

- Oui, je sais, répondit-il. La plupart du temps les médicaments me laisse un peu… dans le vague. Du coup je n’ai pas toujours le temps de réagir à temps pour empêcher qu’on te mette à la porte. La prochaine fois j’espère pouvoir réagir plus rapidement. C’est promis.

Leith ne faisait jamais de promesse en l’air. Quand il promettait quelque chose, il s’y tenait du mieux qu’il pouvait. Sa mère le protégeait de trop. Son père avait déjà essayé d’être un peu plus cool avec lui, mais sa mère prenait les décisions qui incombaient. D’ailleurs en parlant d’elle, Leith savait déjà que c’était elle qui avait appelé Lana au secours quand elle s’était rendue compte qu’il avait disparu. Du coup, il n’eut aucun mal de le dire à la demoiselle assise à côté de lui. Il fut soulagé quand Lana l’informa qu’elle n’avait pas dit où ils se trouvaient.

- Merci, fit-il. Je n’aurais peut-être pas supporté qu’elle débarque pour me ramener à la maison. Je n’en peux plus d’être enfermé !

Il était infiniment reconnaissant envers Lana de ne pas avoir dit où elle l’avait trouvé. Il se laissa tomber sur le dos dans le sable. Il se fichait d’en avoir partout. Il jeta un œil à Lana et prit sa main dans la sienne. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes d’être tactile avec quelqu’un, mais avec Lana ce n’était pas pareil. Elle était sa plus vieille amie et par conséquent, ils avaient un lien beaucoup plus fort qu’avec n’importe qui.

- Tu penses qu’on pourrait s’enfuir ? lâcha-t-il comme si c’était venu de nul part. Partir loin de New York pendant quelques temps, s’évader, tout ça.

Ça faisait un moment que Leith y pensait. Mais avec Alfred toujours présent en lui, il savait qu’il ne serait jamais totalement tranquille.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Lun 25 Déc - 12:48

Bien que Lana ait toujours été là pour Leith depuis leur enfance, madame Leagan pensait encore qu’elle devait protéger son fils de tous… Y comprit d’elle. Depuis son retour de l’hôpital, Lana n’avait pas pu lui rendre visite une seule fois. Sa mère avait toujours d’excellentes excuses pour renvoyer la jeune femme. Et puis, elle n’allait pas forcer le passage, Lana n’y pouvait rien… Alors forcément, lorsqu’elle avait retrouvé son ami d’enfance, la jeune femme avait prévenu sa mère qu’elle l’avait trouvé, sans lui dire où ils se trouvaient. Lana voulait en profiter pour passer un peu de temps en sa compagnie. Leith était son meilleur ami, elle pouvait enfin se retrouver seule avec lui, elle n’allait pas gâcher ce moment.

Immédiatement après avoir envoyé le message, Lana sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Madame Leagan allait la harceler pour savoir où ils se trouvaient mais Lana était bien décidée à ramener son ami quand il l’aurait décidé… Même si cela voulait dire subir la colère de madame Leagan au retour. Elle avait vu pire dans sa vie. Et puis, elle ne lui en voulait pas. Après tout, elle voulait tout simplement protéger son fils… C’était compréhensible, bien qu’elle s’y prenne mal.
Lana avait demandé à Leith comment se passait son retour chez lui, elle se doutait bien que ce ne devait pas être rose tous les jours. Et avec ce que lui expliqua son ami, Lana comprit pourquoi il avait décidé de sortir sans prévenir. Avoir sa mère sur le dos, surveillant ses faits et gestes devait être vraiment énervant à force.

« Viens à la maison quand ça ne va pas ou alors appelle-moi et je te ramènerais ici en voiture. Comme ça, tu éviteras la foule et tu pourras être tranquille quelques heures. » lui dit-elle.

Lana comprenait parfaitement son envie d’être seul et de fuir l’environnement oppressant dans lequel il vivait. Elle était du genre indépendante et avoir sans arrêt quelqu’un la surveillant la rendrait chèvre très rapidement. Mais elle n’aimait pas savoir son meilleur ami dans la ville, dans la foule. Elle avait bien trop peur qu’Alfred refasse surface et que les personnes autour ne sachent pas gérer la situation. Lana aurait préféré pouvoir l’amener elle-même… Mais elle gardait aussi en tête qu’en dehors d’Alfred, Leith restait un grand garçon qui pouvait s’en sortir. Il savait lire, écrire et compter. Il marchait et courait sans assistance. Donc, il pouvait s’en sortir tout seul… Tant qu’Alfred ne ramenait pas sa fraise.

« Oh ne t’en fais pas, si tu ne peux pas, je ne t’en voudrais pas. Je sais bien que ce n’est pas de ta faute. »

Lana lui fit un sourire. Elle savait que Leith ne chercherait pas à l’éviter. Elle ne savait pas d’où lui venait cette certitude mais elle l’avait. Du coup, Lana ne lui en avait jamais voulu lorsque madame Leagan lui fermait la porte au nez après une énième excuse.
Soudain, Leith fit quelque chose d’inhabituel… Il prit la main de Lana dans la sienne. Son cœur se mit alors à battre plus fort contre sa poitrine. Leith était un solitaire qui préférait rester enfermé dans sa chambre à bouquiner plutôt qu’à subir la compagnie des gens. Lana avait été l’exception, il lui avait permit d’entrer dans son monde. Mais ce n’était pas une personne tactile. Aussi loin que remonte ses souvenirs, Leith n’avait jamais fait de câlin à la jeune femme, qui comprenait son besoin d’avoir son espace, donc elle n’avait jamais tenté l’expérience. Bien sûr, il lui arrivait d’avoir des petits gestes attentionnés envers le jeune homme… Mais il n’avait jamais tenté d’être un peu plus tactile. Ce geste signifiait énormément pour la jeune femme.
Pourtant, Lana se contenta de serrer sa main en souriant, heureuse de ce contact. Soudain, il lui demanda s’ils pouvaient s’enfuir quelques temps de New-York. Au départ, elle fut très étonnée, Lana ne s’attendait pas à ce qu’il lui parle de s’enfuir. Puis finalement, elle se mit à y songer plus sérieusement. Lana sentait bien que son ami ne supportait plus la vie que sa mère lui faisait vivre… Lana voulait l’aider et elle était prête à tout ! Alors, elle hocha la tête avant de lui dire :

« Bien sûr qu’on pourrait partir. Si on prend un vol économique et une chambre d’hôtel pas très cher, on pourrait aller dans une de ces petites villes sans quitter l’état… Sauf si tu veux aller plus loin… »


La jeune fille posa alors son regard sur lui. Elle se rendit compte qu’elle pourrait aller au bout du monde pour son ami. L’amitié pour elle valait tout l’or du monde et si pour son bonheur, Leith voulait voyager avec elle, il pouvait compter sur sa présence et son soutien.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Mar 23 Jan - 17:36

Depuis qu'il était revenu de sa longue hospitalisation, Leith n'avait pas vraiment l'impression d'être chez lui. Il avait plutôt l'impression d'être encore plus enfermé qu'à l'hôpital et cette situation l'étouffait énormément. Il avait réellement cru qu'une fois chez lui, il aurait à nouveau plaisir à vivre malgré Alfred qui guettait sans aucun doute la moindre opportunité pour réapparaître. Mais ses parents l'étouffaient en voulant à tout prix qu'il ne sorte pas de chez eux. Leith restait, la plupart du temps, confiné dans sa chambre, un peu drogué par les médicaments qu'il prenait afin d'éviter qu'Alfred ne surgisse à tout moment. Il avait d'ailleurs manqué plusieurs visites de Lana, à cause de ça. Le temps que son cerveau réalise que sa meilleure amie était là, au pas de la porte d'entrée, sa mère avait réussi à la faire partir et c'était trop tard.

Il aurait adoré pouvoir sortir de chez lui, aller rendre visite à Lana à l'improviste comme n'importe quel ami pouvait le faire. Mais on l'en  empêchait. Ce n'était plus chez lui. Leith était en prison. Tout bonnement et tout simplement. Tant qu'il n'aurait pas fait comprendre qu'il n'était pas malade au point de devoir rester en quarantaine à vie, il en serait à ce stade. Fuguer semblait être aujourd'hui la seule option possible.

- Alfred me rend la vie vraiment impossible, lâcha-t-il. A cause de lui, ma mère me met sous cloche et je ne peux même pas voir ma seule amie au monde à cause de tout ça.

Car oui, Lana était bien la seule et unique amie de Leith. La seule qu'il avait acceptée dans sa zone de confort. Les autres enfants, il avait dû les supporter, tout en leur faisant respecter sa zone de confort. Lana était la seule qui avait pénétré les barrières et elle ne s'en était jamais allée. C'était bien la seule qu'il supportait. Même ses parents ne pouvaient pas s'approcher d'aussi près.

S'affalant à même le sable, Leith prit la main de Lana dans la sienne. Etrangement, une sensation de paix l'envahit et il se sentit mieux qu'il n'avait jamais été jusqu'à présent. La proximité de son amie lui faisait un bien fou. Une idée folle traversa l'esprit du jeune homme et il demanda à la demoiselle ce qu'elle penserait de l'idée de s'enfuir loin de New York, loin de " tout ça ". Bien sur, Leith devrait prendre ses médicaments s'il ne voulait pas qu'Alfred fasse surface et ne gâche tout comme il avait la sale habitude de le faire depuis des années.

- Je voudrais… commença-t-il avant de se mettre à réfléchir quelques secondes. Je voudrais… aller… à la montagne. Quelque part, perdu dans les vastes prairies montagneuses, dormir dans un chalet en bois comme dans… Ne rigole pas ! Comme dans Heidi, continua-t-il avec un léger sourire en coin. Loin du monde et de la population.

Il releva légèrement la tête du sable, se moquant complètement de ses mèches blondes un peu ensablées.

- Tu crois qu'un tel endroit existe ? Bon, il n'est pas obligé d'y ressembler à 100%, mais au moins un peu ?
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Dim 25 Mar - 22:52

Lana s’était fait beaucoup d’amis. Non pas qu’elle était extrêmement populaire mais elle avait été membre de nombreuses associations durant sa scolarité, du coup, elle avait pu rencontrer bon nombre de personnes. Elle était plus ou moins amie avec ces personnes mais aucune n’avait autant d’importance que Leith. Il était différent, il voyait le monde différemment et c’est ce qu’aimait Lana. Avec lui, elle pouvait être elle-même et pas seulement Lana, la bonne élève studieuse, intelligente, qui donnait son temps et son énergie en actions caritatives.
Elle savait qu’elle était la seule personne à pouvoir s’approcher d’aussi près du jeune homme. Elle avait alors instauré une confiance mutuelle. Jamais ils ne se trahiraient, pour rien au monde. Lana le savait, Leith le savait aussi. C’était ce qui rendait leur relation si particulière à ses yeux. Il n’y avait qu’avec lui que Lana se sentait en sécurité. Savoir qu’elle avait un ami, un vrai, qui ne la trahirait jamais…
Sa maladie ? Lana n’y prêtait pas attention. Bien sûr, elle s’inquiétait pour lui mais jamais au point de l’étouffer comme sa mère pouvait le faire. C’était pour cela qu’elle le couvrait en ne disant pas à sa mère où il se trouvait… Malgré les nombreux appels et messages que Madame Leagan continuait de laisser. Si elle connaissait si bien son fils, elle saurait où le trouver, pensa la jeune femme.

« Tant qu’il ne se manifeste pas, c’est le principal. Pour ta mère, t’en fais pas. Je trouverais le moyen de te voir, même si ça veut dire venir en cachette chez toi. »

Lana lui fit un sourire. Elle y avait déjà pensé ! Elle savait exactement comment faire pour atteindre la chambre du jeune homme en escaladant la plante grimpante de la maison. Elle y avait vu le grillage qui maintenait la plante en place. Elle atteignait la fenêtre de la chambre de son ami. Si elle n’avait jamais mis son projet à exécution, c’était uniquement parce qu’elle ne savait pas si Leith serait réveillé ou non quand elle lui rendrait visite. Mais s’ils s’organisaient, Lana pourrait peut-être le faire…

Leith tenait la main de Lana, et celle-ci sourit. Son ami n’était pas du genre tactile alors chaque fois qu’il avait un geste tendre envers elle, Lana savourait cet instant, le cœur tambourinant contre sa poitrine. Elle serra un peu plus sa main, comme pour lui transmettre son soutien et son affection envers le jeune homme.
Lana l’écoutait parler de l’endroit où il voulait se rendre. Un endroit montagneux qui ressemblait au monde d’Heidi. La jeune femme ne put s’empêcher de sourire. L’idée était assez imagée pour qu’elle sache où il trouverait son bonheur !

« Nous irons donc à Aspen ! C’est une petite ville plutôt tranquille. On peut y louer une chambre ou un chalet avec une cheminée ! J’ai toujours rêvé de boire un chocolat chaud plein de marshmallow devant un feu de cheminée. »
dit-elle un sourire aux lèvres.

Lana était surexcitée à l’idée de partir… Oui, elle était plus que sérieuse dans ce projet. Si cela pouvait aider son ami à se sentir bien, alors elle s’enfuirait avec lui, sans hésitation. Après tout, ils étaient deux adultes consentants. S’ils avaient envie de partir, changer d’air, c’était leur droit.
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MessageSujet: Re: “Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)   Mer 23 Mai - 10:04

Leith n’avait pas beaucoup d’amis. Pour ne pas dire qu’il n’en avait qu’un seul. Ou plutôt qu’une seule amie. Et cette amie était sans aucun doute la meilleure qu’on pouvait espérer avoir. Il était certain d’avoir tiré le gros lot avec elle. Selon lui, ce n’était pas pour rien qu’il l’avait accepté dans son cercle. Et surtout qu’il n’avait accepté qu’elle. Étant enfant, Leith avait été un enfant solitaire qui n’acceptait que très peu de monde dans son entourage. Il n’y avait que Lana qui avait réussi à pénétrer dans son cercle et elle n’en était jamais sortie. Il avait bien conscience qu’il était le seul à avoir une amitié exclusive avec elle. Lana avait d’autres amis que lui mais ça ne le dérangeait pas de la partager. Être privé de liberté, il savait ce que c’était et il voulait qu’elle se sente libre.

Parler d’Alfred n’était pas toujours facile. Il avait l’impression qu’on le jugeait à chaque fois. Il n’y avait que dans le regard de Lana qu’il n’avait pas l’impression d’être jugé. Elle comprenait parfaitement sa situation, il savait que ce n’était pas sa faute si parfois ça n’allait pas. C’était Alfred le méchant, pas lui. C’était Alfred qui lui faisait faire de mauvaises choses. Et elle le comprenait et c’était tout ce qui l’importait. Lana lui faisait du bien par sa présence à ses côtés. Mais avec une mère comme la sienne qui faisait exprès de le couper du reste du monde… Ce n’était pas toujours facile. Elle leur mettait des bâtons dans les roues et au fond de lui, il savait qu’elle faisait ça pour lui en pensant faire ce qui était juste, mais ça l’agaçait profondément.

- Tu penses que le lierre sera assez solide pour que tu puisses grimper ? demanda-t-il. Non pas que tu sois lourde, hein ? Mais… C’est une plante quoi… Donc je sais pas si ça va tenir même si elle est super dure à retirer. Papa râle à chaque fois quand il essaie de le retirer, mais maman aime bien cette plante alors qu’elle pourrait recouvrir toute la maison…

Leith n’avait pas réellement prêté attention à son débit. Ce n’était pas souvent qu’il alignait plusieurs mots d’affilé. Généralement, il se contentait de quelques mots ou d’une ou deux phrases. C’était un peu comme les contacts physiques. En général, Leith n’aimait pas spécialement touché ou être touché, mais là il avait pris la main de Lana avec tellement de naturel qu’il ne la lâchait plus. Le contact de Lana n’était pas désagréable, loin de là. Il se surprit même à rêvasser de l’endroit où il voudrait aller si jamais il leur était possible de s’enfuir. Lui voudrait aller à la montagne, perdu loin de la civilisation, un peu comme dans Heidi. Mais du coup, il ne savait pas trop si un tel endroit existait. Enfin, ça devait bien exister, mais et si ça se trouvait dans un autre pays ? Est-ce qu’ils auraient assez d’argent pour aller aussi loin ? Leith se voyait bien voyager, faire le tour du monde, et autre, mais il fallait l’argent pour et surtout Alfred risquait d’être un obstacle. Et il ne voulait pas qu’il en soit un.

Il fut surpris que Lana lui parle d’Aspen qui selon elle répondait aux critères qu’il venait d’énoncer. Leith ne connaissait pas du tout cette ville. Il n’en connaissait pas beaucoup d’autres en même temps. Voyager avait été compliqué depuis qu’Alfred était arrivé dans sa vie.

- Ce serait chouette. Je ne connais pas du tout Aspen.

Il marqua une courte pause avant de continuer :

- Mais je ne sais pas du tout comment on va s’organiser… Ni si ça va être possible… ma mère me laissera plus sortir après ça. Peut-être qu’on devrait y aller maintenant ? On prend le premier bus et on fi… non laisse tomber… j’ai pas d’argent et il est hors de question que tu payes tout…

Sans pour autant lâcher la main de Lana, il se redressa en position assise et se mit à fixer l’océan. Une légère brise faisait aller quelques boucles blondes dans ses yeux, mais il ne s’en préoccupa pas outre mesure. Il avait l’habitude de ses boucles folles depuis le temps qu’il les portait. Quoi qu’elles avaient pas mal poussées depuis quelques mois et il songeait qu’il était peut-être temps de les couper avant que ça ne devienne catastrophique…
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“Laissez sortir le fou pour battre le roi” (pv Lana)

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