Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Pourquoi tu me suis ?

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MessageSujet: Pourquoi tu me suis ?   Lun 11 Avr - 19:20

Je sortis de chez moi en embrassant ma mère. C'était une habitude, je ne sortais jamais de chez moi sans ce petit rituel avec elle. Même lorsque nous nous disputions. Bon, l'embrassade était forcément moins chaleureuse mais, nous n'abandonnions pas cette habitude. Je remis mon sac sur mon épaule et m'avançais dans la rue.
Aujourd'hui, je n'avais pas cours mais comme chaque matin, j'allais courir un peu. Je mis mes écouteurs aux oreilles et fit rugir la musique dans mes oreilles. Mes frères s'inquiétaient souvent lorsque je partais courir. D'après eux, une fille en débardeur, legging était une cible potentiel d'un malade mental... Des conneries ! Il ne m'était jamais rien arrivé ! En plus, j'allais toujours courir dans des endroits où il y avait assez de monde pour que l'on puisse remarquer si jamais un fou me sautait dessus... Et puis, je savais me défendre grâce à eux ! Je savais me battre, rendre les coups... Ok, je n'avais pas autant de force qu'un homme mais au moins, si jamais je devais me défendre, je savais que je saurais comment m'y prendre.


Après plusieurs kilomètres, je m'arrêtais à mon point de repère. Un des robinets du parc. Essoufflée, je m'étais penchée en avant, appuyée sur mes cuisses. Lentement, je reprenais mon souffle. Finalement, je me dirigeais vers le robinet. Je bus à grandes gorgées pour éviter la déshydratation. Finalement, je marchais en sens inverse. Je ne m'asseyais pas, sinon c'était les courbatures assurées !! Lorsque j'arrivais près d'un banc, je décidais de m'étirer quelques minutes, histoire de soulager mes muscles endoloris. Une fois étirée, je continuais de marcher, toujours avec ma musique à fond. Je ne regardais plus vraiment ce qui m'entourait. Les paysages étaient tous les mêmes, certaines têtes me semblaient même familières. Soudain, je me sentis comme observée... Je me tournais mais ne vis personne de suspect. Pourtant, je sentais comme si quelqu'un me regardait, m'observait en secret... Je me mis à avancer plus vite en espérant que ce sentiment disparaîtrait mais rien à faire... Paniquée, je sentais les larmes monter, je tremblais de peur. J'allais alors me cacher derrière un buisson comme une enfant. Je m'agenouillais et essuyais les larmes qui avaient coulé le long de mes joues. Calme toi, Risa, ce n'est rien, tu panique pour rien !, me rassurais-je... En vain.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Lun 9 Mai - 9:19

Comme tous les matins, Marisa quittait sa demeure pour aller courir dans les jardins de Brooklyn et comme tous les matins, Noa était prêt à faire de même. Son obsession pour la jeune femme le menait à enfiler un jogging ainsi qu’une paire de baskets. Dans le hall de son immeuble, le jeune homme observait la demoiselle claquer la porte derrière elle. Il savait qu’elle avait déposé une baiser sur la joue de sa mère avant de partir et même s’il s’agissait de sa mère, Noa ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Il voulait que ça soit sur sa joue à lui qu’elle dépose un baiser et non pas sur celle d’un autre ; même si c’était sa mère. Discrètement, il attendit qu’elle s’éloigne assez pour pouvoir franchir la porte de son immeuble et se mettre à trottiner pour la suivre. Noa n’aurait aucun mal à la rattraper et à dépasser tellement son rythme de course était supérieur à celui de Marisa, mais il se freinait pour pouvoir la suivre et l’observer de loin.

Observer. C’était ce que Noa faisait de mieux. Il n’osait pas encore l’aborder parce qu’il ne saurait pas quoi lui dire. Il ne saurait pas comment amorcer une conversation. Il voulait que ce soit parfait. Il ne voulait pas d’une première rencontre ratée, ni d’une seconde d’ailleurs. La perfection. Marisa la méritait, ni plus, ni moins. Alors il attendait, encore et encore, l’observant de loin, supportant ce manque de l’avoir auprès de lui une bonne fois pour toute. Et pour quelle raison ? Pour une rencontre parfaite. Et oui, il fallait ce qu’il fallait ! Le plus discrètement possible, Noa courrait derrière Marisa. Il avait un avantage pour lui : elle écoutait de la musique à travers ses écouteurs, et par conséquent, elle ne l’entendait pas courir derrière lui. Une fois dans les jardins de Brooklyn, il n’y avait plus rien de suspect à ce que Noa court derrière la jeune femme ; il y a plusieurs joggeurs dans ces lieux donc suivre quelqu’un n’était pas vraiment bizarre. Sauf que malgré ça, le jeune homme restait tout de même sur ses gardes car si jamais elle se retournait, il devait sauter dans le premier buisson qui croiserait sa route afin qu’elle ne le voit pas.

Sauf que rester concentré était assez compliqué quand il avait une magnifique vue sur les fesses de Marisa. Son corps nu était devenu une autre véritable obsession. Il y avait tellement de choses qu’il rêvait de lui faire. Il voulait y réaliser absolument tous ses fantasmes ; un par un. Mais pour l’instant, il ne pouvait pas. Pas encore. Le fait de penser sans arrêt à Marisa courant devant lui avait contribué à ce que Noa ne se rende pas compte des kilomètres qu’ils avaient parcourus ensemble. Ce fut quand il vit le point stratégique apparaître qu’il commença à ralentir le rythme. Il savait qu’elle allait s’arrêter là pour boire. Il se glissa derrière le tronc d’arbre de d’habitude. Même en reprenant son souffle il continua de l’observer discrètement. Ce qu’il y avait de bien avec sa cachette c’était que personne du parc ne pouvait se rendre compte de ce qu’il était entrain de faire. Il aurait sans aucun doute eu de problème avec un passant si on s’était rendu compte qu’il suivait une jeune femme innocente.

Il continua ses observations quand elle arriva au banc situé un peu plus en avant de la fontaine. Il la regarda s’étirer et songea qu’il faudrait peut-être qu’il fasse de même afin d’éviter les courbatures, mais il ne pouvait pas détacher son regard d’elle. Il ne pensait à rien d’autre qu’à elle. Puis lorsqu’elle se remit en route, il fit de même. Marisa avait fait le choix de marcher. Toujours à distance raisonnable, il fit de même. Après quelques mètres, il vit la position de son corps changer, signe qu’elle se sentait observer. Sans plus attendre, il se faufila derrière le premier arbre. Noa eut l’impression que son cœur s’était arrêté tellement il avait craint qu’elle ne le voit. Il prit une grande inspiration avant de jeter un coup d’œil et la voir continuer son chemin. Puis aussitôt, il se remit à nouveau en route. Elle avait accéléré l’allure. Qu’est-ce qui lui avait fait peur comme ça ? Sans plus attendre, Noa se mit à chercher un canard dans les quelques mètres à la ronde. Marisa avait peur des canards ! Il n’avait rien contre ces volatiles, mais il tuerait chacun d’entre eux qui oseraient lui faire peur. On ne faisait pas peur à son âme sœur, c’était proscrit !

Puis, sans comprendre, il la vit se cacher derrière un buisson. Il y avait définitivement un canard là-dessous ! Sauf que Noa n’arrivait pas à trouver ce maudit piaf ! À croire qu’il n’existait pas ce canard ! Mais Marisa avait forcément peur de ça ! Ou alors… Le fourbe s’était enfui avant qu’il n’ait le temps de réagir. Le jeune homme serra les dents et se tourna vers le buisson où elle avait pris refuge. Que devait-il faire ? Devait-il aller la retrouver et la consoler ? Aller lui promettre qu’il tuerait ce canard dès qu’il croiserait sa route ? Il n’en savait rien. Ce n’était pas une rencontre parfaite ça ! C’était… c’était une rencontre de circonstance mais… Nerveusement, il passa une main sur sa nuque. Il avait l’air un peu con à faire le pied de gru comme ça au milieu de chemin. Pourquoi est-ce que Marisa ne facilitait pas les choses en sortant de là et en reprenant son chemin comme si de rien était ?! Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’elle rende ça difficile, hein ? Une vague de colère traversa le jeune homme mais il prit une grande inspiration pour se calmer et se pinça l’arrête du nez. Il compta jusqu’à dix lentement.

Il semblerait que le destin ait décidé de leur rencontre plus tôt que ce que lui avait souhaité. Dieu était vraiment bizarre ! Il lui ramenait son âme sœur et il osait décider de quand et où leur rencontre allait se faire. Il était gonflé celui-là ! Après avoir tapé du pied pour expulser sa frustration, il prit la direction du buisson. C’était plus fort que lui, il était obligé de faire ça discrètement. Il s’approcha lentement et veilla à ne marcher sur aucune brindille d’arbre pour signaler sa présence. Finalement, il entendit des reniflements. Marisa pleurait… MAUDIT CANARD ! Noa mit rapidement le canard de côté quand il aperçut ses magnifiques cheveux bruns. Il arriva face à elle et se planta devant elle pendant quelques secondes, ses yeux gris acier la surplombant. Puis finalement, il osa ouvrir la bouche :

- Tout va bien ?

Le jeune homme n’avait pas l’habitude d’entendre le son de sa voix, aussi ça lui faisait toujours bizarre de s’entendre parler. Mais il passa outre cette sensation étrange et se concentra uniquement sur Marisa dont les joues étaient encore marqués par les larmes qu’elle avait essuyé préalablement.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Jeu 11 Aoû - 21:16

Mon cœur cognait violemment contre ma poitrine. J’essayais de me raisonner, j’étais tout simplement ridicule ! Il n’y avait personne, j’étais seule ! Alors pourquoi me sentais-je observée ? D’où ma peur venait-elle ?? Je n’avais pas vu de canard… A moins que mon instinct me prévienne que justement, il y en avait dans les parages. Allez savoir pourquoi, mais j’avais une peur bleue des canards. Pourtant, j’étais du genre dure à cuire mais les canards… Je fuyais devant eux. J’essayais de voir s’il y en avait un dans les parages mais rien… Je m’asseyais et commençais à sangloter comme une idiote. C’était bête d’avoir peur pour rien… Peut-être que finalement c’était à cause de mes frères et de leurs idées qu’un potentiel psychopathe fasse de moi sa prochaine victime… Eh merde ! Finalement, j’essayais de reprendre mon courage à deux mains. Après tout, j’avais grandis avec des garçons qui m’avaient appris à me battre ! Je m’essuyais à nouveau les yeux assez rapidement.

Alors que je soufflais comme pour expulser ma peur, une voix s’éleva devant moi. Je sursautais légèrement. Je n’avais pas entendu le jeune homme s’approcher. J’étais bien trop occupée à surveiller qui me suivait ou non pour y faire attention. Précipitamment, je me relevais en essayant de dissimuler toute trace de peur. Si ça se trouvait, il m’avait vu bondir derrière le buisson comme une folle et il s’inquiétait pour ma santé mentale…

« Euh, oui, oui je vais bien, j’ai juste cru que… Non, je suis juste un peu bête… Merci quand même… »


Je lui fis un sourire pour rassurer l’inconnu qui me faisait face. Je ne me voyais pas lui expliquer que j’avais eu la sensation qu’on me suivait, ni lui expliquer que j’avais eu une peur inexplicable ! Je risquais de passer pour une espèce de folle…
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Sam 3 Sep - 13:26

La suivre. C’était une nécessité. Il ne fallait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit, Noa se l’était juré. Il allait être son garde du corps. Il empêcherait quiconque de l’approcher. C’était donc à une distance respectable d’elle qu’il courrait. Il ne la quittait pas une seule seconde du regard. Il était hors de question qu’il la perde de vue. Fort heureusement pour lui, il connaissait le parcours qu’elle effectuait lors de son jogging alors si jamais elle venait à disparaître, il la retrouverait facilement. Et s’il ne la retrouvait pas, cela signifierait très clairement que quelqu’un l’avait enlevé ou lui avait fait du mal. Rien qu’à cette pensée, Noa sentit la colère monter en lui. Non cela ne pouvait pas arriver ! Personne n’était autorisé à l’approcher, ni à lui faire du mal ! Il prit une grande inspiration afin de se calmer. Non, il ne fallait pas qu’il s’emballe trop vite. Personne n’allait lui faire du mal.

Ça c’était sur la théorie parce que quand il se rendit compte qu’elle était entrain de pleurer, Noa crut devenir fou. Il ne savait pas comment réagir parce qu’il n’y avait absolument aucune raison pour qu’elle pleure. Peut-être avait-elle vu un canard sans que lui ne le remarque ? Non, c’était impossible !! Noa avait des yeux partout ! Mais en même temps, ça ne pouvait être qu’un canard. Et du coup, Noa ne savait pas du tout quoi faire pour qu’elle cesse de pleurer. Lui promettre d’aller tuer ce canard qui l’avait effrayé ? Il devait aller la voir. Il était le seul à pouvoir la consoler. Son épaule avait été faite pour elle après tout. Tout son être avait été crée pour elle, c’était donc normal que ce soit lui qui la console. Mais c’était loin d’être la rencontre parfaite qu’il avait imaginé. Alors du coup, il ne savait pas quoi faire. Et ne pas savoir quoi faire, ça l’énervait. Néanmoins, Noa se calma du mieux qu’il put.

Finalement, il se dirigea vers le buisson où elle avait pris refuge. Il veilla à ne pas marcher sur une brindille, ni à faire le moindre bruit. Il avait tellement l’habitude de faire attention où il marchait que s’en était devenu automatique. De toute sa hauteur – parce que Noa était plutôt grand – il surplomba la demoiselle. Elle était là, devant lui, plus belle que jamais malgré ses larmes. Il n’avait qu’une envie, c’était de se jeter sur elle et de ne plus jamais la lâcher. Elle était à lui et à personne d’autre. Il lui demanda comment elle allait. C’était sorti tout seul si bien qu’il en fut surpris. Noa connaissait à peine le son de sa voix, si bien qu’à chaque fois qu’il parlait, il n’avait pas l’impression que ce soit lui qui parlait. Il vit Marisa se lever précipitamment. Noa gardait un air purement neutre, n’ayant pas l’habitude de montrer ses émotions tandis qu’elle lui assurait qu’elle allait bien. Bien évidemment, il savait qu’elle mentait.

- Tu es sur ? Parce que s’il se passe quelque chose, je suis disposé à t’aider.

Il avait envie qu’elle lui dise où se cachait ce maudit canard afin qu’il puisse aller l’égorger et le plumer pour le préparer ensuite en canard laqué ! Hormis penser à ce canard, Noa ne put pas s’empêcher de trouver que le sourire de Marisa était magnifique. Pourquoi est-ce qu’il n’avait pas pris son appareil photo pour immortaliser ce moment ?! Quel idiot il pouvait être !
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Ven 9 Déc - 18:36

J’étais terrorisée. Vraiment, je sentais bien que quelqu’un me traquait dans le jardin. Je n’aurais pas su expliquer ce qui me faisait penser cela mais je le sentais. Quelqu’un me suivait et je trouvais ça glauque. Et flippant, je commençais à m’imaginer des scénarios plus fous les uns que les autres. Mais dans tous mes scénarios, la fin était la même, je m’imaginais morte… Je pensais alors à ma pauvre maman que j’allais laisser seule. Eh oh Risa, arrête de te torturer ! Tu vas pas mourir !

Mais au moment où mon cœur semblait sur le point de jaillir hors de ma poitrine, j’entendis une voix masculine derrière moi. J’avais sursauté mais je m’étais sentie rassurée. Je n’étais plus seule, je me sentais en sécurité. Bah oui, dans ma logique, si cet homme me voulait du mal, il ne m’aurait pas parlé… Il m’aurait agressé directement, surtout que j’étais totalement seule. D’ailleurs, il insista pour m’aider. Je lui fis un nouveau sourire qui se voulait rassurant.

« Non, ne t’en fais pas… J’ai juste eu un peu peur. Ca m’apprendra à regarder des films d’horreur ! » terminai-je en riant doucement.

Bon, généralement, dans les films d’horreur, les jeunes filles disparaissaient dans la nuit, pas en pleine journée. Mais on ne savait jamais. Dans le monde réel, il n’y avait pas d’heure pour se faire enlever…
Face à mon nouveau sauveur, je me balançais légèrement avant de lui demander :

« Tu t’appelle comment ? »


Autant en profiter pour faire connaissance non ? Et puis, il n’avait pas l’air bien méchant. Il ne ressemblait pas un tueur fou traquant ses victimes avant de les tuer dans les bois.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Ven 16 Déc - 19:46

Pour la première fois de sa vie, Noa adressait la parole à Marisa et cela ne se passait pas du tout comme il l’avait prévu. Il n’aimait pas quand les choses arrivaient au hasard. Il aimait quand il avait tout planifié. Mais il semblerait que le destin en ait décidé autrement. Et cela le contrariait fortement ! Il était en colère. Non pas contre Marisa, elle n’y était pour rien dans cette histoire. Il était en colère contre lui. Et contre ce maudit canard qui l’avait fait pleurer – oui parce que ça ne pouvait pas être autre chose qui l’avait faite pleurer, c’était impossible ! Sauf qu’il n’avait pas vu ce maudit piaf. Et heureusement pour lui parce que Noa lui aurait fait sa fête ! Il l’aurait plumé pour en faire du canard laqué ! Ou il l’aurait revendu à un traiteur chinois pour en faire parce que Noa ne savait pas cuisiner. C’était d’ailleurs étonnant qu’il ne soit pas mort de faim étant donné la nullité dont il faisait preuve dans ce domaine.

Il offrit son aide à Marisa pour arranger son souci, chasser ce qui lui faisait peur. Peut-être pourrait-elle le renseigner sur le canard qui lui avait fait peur ? Parce que c’était évident qu’elle, elle l’avait vu. Louper quelque chose dans la vie de Marisa ne faisait pas parti des habitudes de Noa. Il savait absolument tout d’elle, jusqu’au vernis qu’elle avait sur les orteils. D’ailleurs, en parlant de ça, Noa adorait la couleur qu’elle avait choisi pour son vernis ! Mais en même temps, c’était à se demander ce qu’il n’aimait pas chez elle. Il trouvait tout absolument parfait chez elle. En même temps, il était difficile que cela en soit autrement puisque Marisa était son âme sœur et qu’elle était faite pour lui plaire. À lui, et à personne d’autre !! Que cela soit clair ! Le premier homme qui l’approcherait se ferait tuer sur le champ. C’était d’ailleurs déjà assez compliqué pour lui de supporter qu’elle ait des frères. Après tout, c’était lui qui était son frère, en plus d’être son âme sœur. Et si la vie l’avait arraché à lui pour mieux lui rendre ensuite, c’était uniquement pour qu’ils puissent être ensemble sans le moindre problème.

Les films d’horreur… Ah oui, Noa les regardait aussi. En même temps, quand elle regardait un film, il regardait le même, tout en regardant dans ses jumelles. Il mettait le film en bruit de fond pour entendre les paroles. Les images, il les voyait à travers ses jumelles. Tout un programme que Noa s’évertuait à suivre. Chez lui, il avait tout les films que Marisa aimait. Il était normal qu’il ait les mêmes goûts qu’elle. Quand elle lui demanda quel était son prénom, il faillit lui balancer qu’il était anormal qu’elle ne le connaisse pas. Ils étaient âme sœur, ils ne pouvaient que se connaître. Lui, il connaissait tout d’elle ! TOUT !! Elle n’avait pas le moindre secret pour lui ! Il savait même quels sous-vêtements elle portait en cet instant même.

- Noa, lâcha-t-il simplement.

Il aurait bien voulu passer à autre chose, mais il se souvint qu’officiellement, il ne connaissait pas Marisa. Il était donc de vigueur qu’il lui retourne la question. Sauf qu’entre sa réponse et sa question il s’était tout de même passé plusieurs secondes.

- Et… Et toi ?
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Mar 18 Avr - 20:08

Heureusement que mon sauveur était là. Il avait sûrement dû faire fuir mon potentiel agresseur en s’approchant de moi. J’avais beau me vanter auprès de mes frères que je savais me défendre, la vérité était tout autre. En réalité, je savais bien que je ne ferais pas le poids face à un homme. Je courrais vite et grâce à mes jogging matinaux, j’avais un bon souffle. Mais question force… Malgré mon apparente confiance, je restais une petite trouillarde. Seulement, j’avais appris à ne pas le montrer. Surtout lorsqu’un de mes frères étaient dans les parages. Si je les écoutais, je finirais enfermée dans une tour d’ivoire où personne ne pourrait jamais venir me voir en dehors de ma famille. Ils étaient extrêmement protecteurs avec moi. Parfois, je trouvais ça très mignon et puis des fois… Ils étaient étouffants. J’avais vingt-un ans, pas cinq ans. Ils ne me voyaient pas comme une adulte digne de confiance et parfois, c’était pesant. Pourtant, même mes parents me laissaient une certaine liberté. Sauf que lorsqu’un de mes frères vivant encore à la maison, Enrique et Naël, décidait que non je devais rester à la maison, mes parents avaient du mal à leur tenir tête. L’inconvénient d’être la seule et unique fille, en plus d’être la dernière.

Nous n’avions pas quitté le buisson où je m’étais faufilée. Le jeune homme qui me faisait face semblait ne pas vouloir bouger du coup, je fis de même. J’avais encore un peu peur, des fois que la personne qui me suivait se soit caché derrière un arbre pour me suivre quand je serais de nouveau seule. Heureusement que je ne passais jamais par les ruelles désertes. J’en avais un peu peur. Et puis, grâce à mes frères, j’essayais toujours au maximum de me mettre dans des situations dangereuses.
J’avais demandé au jeune garçon son prénom. Il m’avait répondu qu’il s’appelait Noa. Avec un sourire chaleureux aux lèvres, je lui répondis en lui tendant la main :

« Je suis enchantée de te rencontrer, Noa. Je m’appelle Marisa mais tout le monde m’appelle Risa. »

C’était tout moi ça, me faire un ami dans une situation totalement insolite. J’avais toujours été quelqu’un de sociable, je parlais très facilement aux gens qui m’entouraient. Et rapidement, je tissais un lien avec ceux que je rencontrais, qu’il soit solide ou pas. J’étais de ces personnes qui aimaient être bien entourées, avoir un grand cercle d’amis.

« Toi aussi tu viens courir ici le matin ? » Lui demandai-je lorsque je me rappelai que j’étais arrivée dans le jardin grâce mon jogging matinal.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Jeu 25 Mai - 21:02

S’il y avait bien une chose que Noa détestait plus que tout, c’était de ne pas contrôler ce qu’il se passait autour de lui. Il aimait avoir un contrôle absolu sur tout et surtout sur sa relation avec son âme sœur. Sa rencontre avec elle ne devait pas se passer de cette manière et certainement pas en jogging ou ici. Non, Noa voyait les choses en grand, beaucoup plus grand ! Et ça ne s’était pas passé ainsi. Il avait un besoin irréfutable de casser quelque chose, de péter un câble tout simplement afin de se calmer. Mais quelque part, quelque chose avait fait peur à la belle Marisa et il était tout simplement hors de question qu’il la laisse dans cet état-là. Il était son héros ! Il fallait qu’il apparaisse ainsi. Après tout, le destin avait voulu qu’ils se retrouvent : Dieu avait fait en sorte que sa petite sœur Marise se réincarne en Marisa. Ce n’était pas pour rien. Dieu avait retiré le statut de sœur à l’âme sœur de Noa pour que celui-ci puisse vivre pleinement son amour avec elle.

Quand elle lui demanda son nom, il faillit lui répondre « Quoi ? Tu ne me reconnais pas ? » car après tout, c’était aussi l’âme de sa sœur. Et ils s’étaient côtoyés auparavant. Mais peut-être qu’elle avait besoin d’un petit coup de pouce pour se souvenir de lui. Aussi, il lui répondit son prénom mais au départ, il ne jugea pas spécialement utile de lui demander la pareille. Sauf que s’il ne lui demandait pas, ou il allait passer pour un impoli, ou pour le psychopathe qu’il était mais jamais il ne reconnaitrait ce statut. En retour, elle se présenta même si ce n’était pas vraiment la peine en ce qui le concernait puisqu’il savait tout d’elle. Il se retint de grimacer en entendant ce surnom dont tout le monde l’affublait. Pourquoi changer un prénom aussi magnifique que celui de Marisa ? Il ne le comprenait pas. Quand il le prononçait, il avait l’impression qu’il avait du miel dans la bouche : c’était sucré et doux en même temps.

Noa fixa la main qu’elle lui tendait et il hésita l’instant d’une seconde avant de la prendre et la serrer délicatement. Le contact de sa main dans la sienne provoqua un sentiment étrange en lui. C’était tellement bon de pouvoir réellement la toucher. Il avait attendu cet instant toute sa vie. Il avait attendu longtemps avant de pouvoir la toucher et profiter de sa douceur. Cette fille était vraiment parfaite. Tellement parfaite, tellement magnifique. Noa était davantage certain qu’elle et lui étaient faits pour être ensemble. C’était impossible autrement. Bien évidemment, c’était la première fois qu’elle le voyait. Et pourtant, il ignorait combien de fois il avait été présent auprès d’elle. Tellement proche qu’il aurait pu la toucher un millier de fois, mais il ne l’avait jamais fait. Il hocha la tête dans un premier temps lorsqu’elle lui demanda s’il venait courir le matin. Bien évidemment qu’il courrait le matin : il faisait absolument tout comme elle.

- Oui, j’aime bien le parc, répondit-il.

C’était un énorme mensonge parce que ce qu’il aimait, c’était bien évidemment Marisa. Le parc, il s’en foutait royalement. Le monde était uniquement peuplé d’elle, il n’y avait rien d’autre qui l’intéressait. Les mains à présent bien rangées dans les poches, Noa songea qu’il ne se laverait plus la main. Mais c’était complètement idiot. Mais il chérirait éternellement le souvenir de ce premier contact.

- Est-ce que… est-ce que tu as encore peur ou…. ?

Noa était vraiment déterminé à aller tuer le canard qui effrayait Marisa. Seulement voilà, il n’entendait absolument aucun bruit qui pourrait être significatif de la présence d’un de ces maudits volatiles. Si elle lui disait que oui, il serait capable de se mettre en chasse pour trouver l’animal et l’égorger sans préavis et sans la moindre pitié. On ne faisait pas peur à sa dulcinée !!!
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Sam 29 Juil - 15:55

Ma mère avait toujours eu peur de mon caractère sociable. Bien sûr c’était une bonne chose, sauf que j’avais souvent tendance à avoir la discussion facile, même avec des inconnus. C’était plus fort que moi, lorsque je pouvais engager la conversation, je le faisais sans me poser de questions. Plus d’une fois, mes frères m’avaient dit que c’était comme ça que je finirais par tomber sur un fou qui m’enlèverait et me séquestrerait. Bon, je savais tout de même voir quand une personne n’était pas nette et que je devais l’éviter. Ma famille avait tendance à tout dramatiser !

J’étais d’ailleurs plutôt contente car j’avais fait la connaissance de Noah qui s’était avérer être plutôt sympa. Et puis, il venait peut-être de me sauver la vie. J’étais persuadée que l’on me suivait. Je me sentais réellement observée, Noah avait peut-être fait fuir mon potentiel agresseur. Je priais pour qu’il ne nous suive pas et me laisse tranquille.

« J’adore ce parc, ici, je peux courir tranquillement, surtout le matin, quand il n’y a pas grand monde… Ca te dirait de courir avec moi le matin ? Je me sentirais un peu plus rassurée si j’étais avec toi. »

Bon, je ne le connaissais que depuis quelques minutes mais quelque chose me disait qu’il me protégerait, un peu comme un ange gardien. Bon, j’exagérais mais c’était dans l’idée. Noah était venu à mon secours une première fois, pourquoi pas une deuxième. Avec cet épisode, j’avoue que j’avais un peu peur de courir tout seule à nouveau…

« Euh non plus tellement, tu as dû faire fuir la personne qui me suivait… A moins que ça soit un canard… Il y en a parfois et je déteste ces bêtes… J’ai toujours peur qu’ils me pincent. C’est bête, je le sais mais bon… »


Je me couvris les bras de mes mains en regardant à droite à gauche. Je détestais les canards. Petite, un canard m’avait pincé la main alors que je voulais le caresser. Et depuis ce jour, j’en avais toujours eu peur. Je m’en méfiais toujours.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Mer 13 Sep - 10:21

Marisa était très loin de la vérité quand elle lui demanda s’il venait souvent courir dans le parc. Bien évidemment qu’il y venait souvent. Il y venait à la même fréquence qu’elle. Il la suivait et la traquait. Il ne voulait pas la quitter un seul instant des yeux. Il voulait connaître son emploi du temps à la seconde près. Il était hors de question qu’il en soit autrement. Quand il la perdait des yeux, ce n’était pas à elle qu’il en voulait : c’était à lui. Il se détestait d’avoir eu une seconde d’inattention : la seconde qui avait permis à Marisa de disparaître de son champ de vision. Elle était à lui et uniquement à lui. C’était son âme sœur, il ne pouvait en être autrement. Alors il fallait qu’il la garde auprès de lui, tout le temps.

Quand il lui avait répondu, il ne lui avait pas vraiment retourné la question, mais Marisa prit l’initiative de lui raconter qu’elle aimait le parc pour les avantages qu’il présentait le matin : pas beaucoup de monde. Son cœur manqua un battement quand elle lui proposa de courir avec elle afin qu’elle se sente un peu plus en sécurité. Mille fois il eut envie de lui hurler que oui il acceptait parce que ça ne pouvait pas en être autrement. Ils étaient liés. Pourquoi est-ce qu’elle ne voulait pas le comprendre directement ?! Néanmoins, il ne laissa absolument rien paraître. Il garda son calme apparent et finit par répondre :

- Pourquoi pas ? Ça nous permettra de nous connaître un peu plus.

C’était sans aucun doute la réponse la plus longue qu’il avait pu lui faire jusqu’à présent : hormis quand il lui avait dit être prêt à tout pour l’aider – notamment à égorger le canard qui lui avait fait peur. Enfin, il lui demanda si elle souhaitait rester cacher encore longtemps. Non pas qu’il voyait un inconvénient à être à ses côtés, cachés du regard des autres, mais il voulait aussi que tout le monde voit qu’elle était à lui et à personne d’autre. Et surtout qu’il était inutile d’essayer de l’approcher.

- Non ce n’est pas bête, souffla-t-il quand elle lui avoua sa peur des canards.

Bien sûr, il connaissait déjà cette peur. Par contre, il n’y avait aucune raison qu’elle ait eu peur de quelqu’un étant donné qu’il la suivait depuis le début et qu’il n’avait pas vu quelqu’un de suspect. Évidemment, il ne pensa pas un seul instant qu’il était la raison de la peur de Marisa. Pour lui, c’était inconcevable qu’il en soit ainsi. Elle ne pouvait pas avoir peur de lui. Bien au contraire, elle devait être irrémédiablement attirée par lui. Il n’y avait pas d’autre solution possible.

- Je ferais fuir les canards pour toi, lança-t-il finalement.

Bien évidemment, il ne précisa pas comment. Ça c’était son affaire à lui, pas celle de quelqu’un d’autre. Délicatement, Noa vint chercher la main de Marisa, la découvrant ainsi de ses bras. Il la ramena sur le chemin et il jeta un œil autour d’eux puis finalement il déclara :

- Aucun ennemi en vue.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Mar 31 Oct - 23:08

Je regardais Noa. Il avait l’air plutôt timide, j’avais remarqué qu’il ne parlait pas beaucoup. Enfin, je le prenais pour de la timidité mais peut-être que je me trompais. Peut-être qu’il ne voulait pas me parler, il était peut-être réservé. Mais c’était plus fort que moi, je continuais à lui parler. J’avais fini par lui proposer de courir avec moi le matin, sa présence me rassurait. Il avait sûrement dû effrayer mon potentiel agresseur… Ou l’espèce de chose jaune qui se balade sur les marres et qui fait un horrible « coin coin » chaque fois qu’il fait un pas !
Enfin bref, Noa accepta ma proposition de courir avec moi le matin, il ajouta que l’on pourrait faire connaissance. Un immense sourire éclaira alors mon visage. J’étais rassurée. Non seulement, Noa pourrait me tenir compagnie mais en plus, il avait l’air plutôt réceptif à ma folle envie de me faire des amis. Oui, je n’étais sûrement pas très prudente et très naïve mais Noa… Je le sentais plutôt bien, je savais que nous allions bien nous entendre malgré son air réservé. Je me doutais que ce ne devait être qu’une façade ! J’étais peut-être beaucoup trop sociable mais c’était plus fort que moi. Lorsque je sentais que ça pouvait matcher avec une personne, je fonçais tête baissée.

« C’est génial ! Avec toi, à mes côtés, je me sentirais beaucoup plus rassurée. »
lui dis-je en lui touchant le bras.

Je lui souriais chaleureusement. J’étais réellement le genre de personne à laisser à tous une chance. Et me sentant très à l’aise avec Noa, je lui racontais alors ma peur des canards. J’avais peur des canards, c’était tout simplement inexplicable. Mes frères se moquaient souvent de moi parce que j’aimais souvent jouer aux dures à cuire mais il suffisant qu’un canard soit dans le coin pour que je bondisse en hurlant.
Je m’étais entourée de mes bras en observant autour de moi si un de ces maudits volatiles n’allaient pas faire son apparition… Noa me rassura me disant que ma peur n’était pas bête. J’eus un petit sourire. Il me prit la main et me prit dans ses bras. Effrayée par la possibilité qu’un canard soit là, je me laissais faire sans penser un seul instant que c’était plutôt étrange qu’un inconnu me serre dans ses bras. Mais n’étant pas méfiante de nature, je n’y vis pas le mal. Bon, c’était tout de même un peu bizarre, même pour quelqu’un d’aussi tactile que moi. Mais je ne pouvais pas le repousser, lui qui était assez gentil pour se débarrasser du canard qui m’effrayait tant.
Noa me ramena sur le chemin et m’assura qu’il n’y avait pas de canard. Mais par précaution, je n’osais pas lui lâcher la main directement… Oui, je la tenais de mes deux mains, me tenant quelque peu en retrait.

« Tu es sûr ? Pas le moindre canard ? »

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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Dim 19 Nov - 18:01

Noa n’aimait pas la tournure des événements. Il ne contrôlait pas ce qu’il se passait et rien que pour cela, il détestait la situation. Sauf que maintenant qu’il se retrouvait devant la demoiselle, il ne pouvait plus faire marche arrière : il ne pouvait plus lui faire oublier de l’avoir rencontré. Alors il allait profiter de la situation en entrant comme il pouvait dans le cercle de Marisa. Après tout, il pouvait tout autant contrôler la jeune femme de l’intérieur. Peut-être même que ça serait plus facile ainsi. Noa n’avait plus qu’à s’adapter. Il y arriverait, c’était certain. Il était prêt à tout pour avoir tout ce qu’il voulait. Et la demoiselle était précisément ce qu’il désirait le plus. Après tout, il passait son temps à l’observer de l’extérieur. Sauf que Noa n’était pas du tout préparé à ce changement. Il aura besoin de prendre du recul pour ça. Mais pas avant qu’il ne quitte Marisa en bonne et due forme.

Il se vit accepter d’accompagner Marisa lors de ses joggings matinaux. En même temps, il ne se voyait pas dire non, non plus. Bien au contraire. Plus proche il pouvait être d’elle, mieux il pouvait la surveiller. Oui, c’était une stratégie qui lui plaisait aussi – bien qu’elle lui tombât dessus sans qu’il n’ait son mot à dire. Noa devait faire les choses intelligemment. Elle semblait heureuse qu’il accepte et si elle était heureuse, alors il l’était définitivement aussi. D’ailleurs, un léger sourire vint se peindre sur son visage en réponse à celui qui éclairait le visage de la jeune femme. Être celui qui lui procurait du bonheur le gonflait énormément de fierté. Mais en même temps, c’était normal qu’il lui procure du bonheur était donné qu’ils étaient âme sœurs. Lui seul avait ce pouvoir sur elle, et personne d’autre. C’était interdit ! En revanche, il ne s’attendait pas à ce que Marisa vienne lui toucher le bras. De son côté, il n’osait pas la toucher. Il ne rêvait que de ça, et pourtant, il n’osait pas.

Quand elle lui avoua sa peur des canards, il la rassura comme il put ; il ne trouvait pas ça stupide. Bien au contraire, c’était une peur qu’il pouvait régler. Si seulement il pouvait faire disparaître tous les canards de la terre, il le ferait. Ainsi, elle n’aurait plus jamais peur. Il lui promit de faire en sorte de faire fuir ces foutus volatiles qui l’effrayaient tant. Puis finalement, il la ramena sur le chemin. Mieux valait quitter les buissons avant que des personnes trouvent ça trop bizarres. Deux jeunes personnes de sexe opposé cachées derrière un buisson, il y avait de quoi se faire des films. Il jeta un coup d’œil de gauche à droite avant de déclarer qu’il n’y avait pas un seul canard en vue. Elle ne lâchait pas sa main et bizarrement, il sentit une nouvelle vague de fierté à l’avoir à « son bras ». Elle était à lui. Oui. Rien qu’à lui. Et à personne d’autre !

- Pas le moindre, lui assura-t-il.

Ensemble, toujours en lui tenant la main, il l’attira à sa suite dans la direction vers laquelle elle se rendait en premier lieu avant de se cacher dans les buissons. Souhait-elle encore courir ? Il n’en savait rien. Elle seule prendrait la décision et il la suivrait. Après tout, c’était ce qu’il faisait depuis le début, non ? Il souhaitait tout simplement son plaisir à elle, ni plus, ni moins. Tout en sachant que son plaisir était le sien également. La loi des âmes sœurs.

À présent qu’il avait révélé son existence à Marisa, il ne savait pas du tout comment engager la conversation. Ni même de quoi parler. Comme tout n’était pas prémédité, Noa n’avait plus du tout de contrôle, et il détestait ça.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Mer 13 Déc - 19:58

Bizarrement, au bras de Noa, je me sentais incroyablement en sécurité, protégée. Même l’éventualité qu’un canard soit proche ne m’effrayait plus. Du coup, je me détendis, sans pour autant lâcher sa main. J’étais vraiment tactile comme personne mais avec Noa, ça me semblait naturel. Oui, je ne le connaissais que depuis quelques minutes, mais son empressement à m’aider me touchait. Je sentais bien que c’était une personne sincère et incroyablement gentille.

Noa me rassura quant à ma peur des canards. Souvent, mes frères se moquaient de moi et de ma peur des canards. Ils cachaient des canards en plastique etc. Pourtant, c’était une vraie peur… Je ne comprenais vraiment pas qu’on puisse se moquer de ma peur des canards quand on vivait dans un monde où les gens avaient peur des trous dans le fromage… Si, je vous assure que j’avais déjà lu ça dans un article internet. Enfin bref, Noa était là pour me protéger, réellement. Il ne se moquait pas, il ne me jugeait pas, c’était parfait.

« Je te fais confiance alors ! »


Nous marchions au départ silencieusement, toujours mains dans la main. Je devais avouer que je n’osais pas le lâcher, sa main serrant la mienne me rassurait vraiment. Nous devions avoir l’air d’un joli petit couple. Et si ça pouvait empêcher qu’on ne s’en prenne à moi, alors oui, je pouvais le dire, j’étais en couple avec Noa. Je ne ferais sûrement pas long feu, étant donné que je ne le connaissais pas. Mais si c’était nécessaire, je savais mentir.

« Sinon, je veux tout savoir de mon sauveur ! Tu habites où ? »

Ah bah oui, j’avais un nouvel ami, je n’allais pas m’en séparer aussi vite ! Il en était hors de question ! Pauvre Noa, il ne savait pas à quel point je pouvais être un pot de colle. J’avais eu le coup de cœur pour lui, je n’allais pas le laisser partir !
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Dim 31 Déc - 15:18

Protéger la demoiselle était la mission principale de Noa. Il était hors de question que quoi que ce soit l’effraie – que ce soit en sa présence ou non. Et s’il venait à apprendre quoi que ce soit, le jeune homme se ferait un plaisir de venir remédier au problème de façon définitive. Oui, Noa pourrait commettre un meurtre pour Marisa. Elle était son âme sœur après tout. C’était donc son devoir de faire en sorte que la jeune femme soit protégée. La confiance qu’elle lui accorda alors fit gonfler l’égo de Noa si bien qu’il ne put s’empêcher de marcher avec fierté avec elle lui tenant la main. Encore une fois, c’était une preuve qu’ils étaient faits pour être ensemble. L’alchimie qui existait entre eux en était bien la preuve, n’est-ce pas ? Et Noa ne pouvait pas être le seul à le ressentir, c’était impossible.

Ils marchaient en silence. Le silence ne dérangeait pas le jeune homme. Bien au contraire, il l’appréciait peut-être plus que n’importe qui dans ce bas monde. Lui-même n’était pas très causant. Ce qui semblait être le contraire de la demoiselle qui souhaitait « tout savoir » de lui. Alors là… Si seulement elle savait tout… Il ne pouvait pas tout lui dire, c’était impossible. S’il lui disait qu’il vivait juste à côté de chez elle pour pouvoir l’observer nuit et jour, 24h/24 et 7j/7, elle prendrait peur et il risquait d’avoir des problèmes. Et personne ne comprendrait qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, que c’était le destin qui les avait réunis. Que l’âme de sa jeune sœur décédée s’était réincarnée dans le corps de Marisa pour qu’ils puissent être ensemble. Non, personne ne pourrait comprendre. Et il était trop tôt pour la jeune femme pour l’apprendre. Un jour, elle saurait tout. Pas tout de suite.

- J’habite… pas très loin d’ici, dans le quartier de Brooklyn, répondit-il.

Il resta silencieux quant au fait qu’ils étaient voisins. Ou tout du moins qu’il avait pris un studio avec vu sur la maison dans laquelle elle habitait. Mieux valait ne pas trop en dire. De toute façon, il ne comptait pas non plus lui donner son adresse avec exactitude car si elle venait à débarquer à l’improviste, il devrait ranger en catastrophe l’ensemble de ses appareils qui lui permettait de regarder chez elle dans les moindres détails.

- Il n’y a pas vraiment grand-chose à savoir dans ma vie, ajouta-t-il dans l’espoir que cela freine Marisa dans ses questions.

Noa n’était pas de ceux qui adoraient raconter leur vie au détriment de certains. Non. Moins les gens en savaient, mieux c’était.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Jeu 8 Fév - 22:51

C’était sûrement bizarre à dire mais j’avais réellement confiance en Noa. Je venais de le rencontrer et pourtant je me sentais réellement en sécurité à ses côtés. C’était la première fois que je ressentais cette sensation. Rien ne pouvait m’arriver, tant que j’étais avec lui. Alors, je me refusais à lui lâcher la main.
J’étais quelqu’un de très bavard. Je n’avais pas conscience que parfois, je parlais trop ou encore que les gens n’avaient pas forcément envie de parler. Mais je n’étais pas forcément à l’aise avec les silences qui s’éternisaient. Je ne pouvais pas l’expliquer mais je n’aimais tout simplement pas ce genre de moment. Alors, je décidais d’entamer une conversation avec le jeune homme. Je lui expliquais vouloir tout savoir de lui. Après tout, il m’avait peut-être sauvé la vie, c’était normal que je m’intéresse à lui et sa propre vie. Alors, lorsqu’il m’indiqua vivre dans Brooklyn, un sourire vint éclairer mon visage.

« C’est trop bien ! J’habite aussi dans Brooklyn. Ca veut dire qu’on va pouvoir se revoir ! Si ça se trouve, tu n’habite pas très loin de chez moi ! »


Je continuais de marcher avec lui lorsqu’il me dit qu’il n’y avait pas grand-chose à raconter sur sa vie. Je pris alors conscience que je devais me montrer indiscrète. Après tout, nous venions de nous rencontrer, il avait sûrement des choses dans sa vie que je n’étais pas en droit de lui demander de me raconter. Prenant conscience de mon erreur, je m’excusais directement :

« Je suis désolée, je suis parfois indiscrète. Mes frères me disent souvent que je suis bien trop curieuse et que ça m’attirera un tas de problèmes. » dis-je en riant doucement.

Je n’étais pas une fouineuse, seulement une jeune femme un peu trop impulsive. Je ne réfléchissais pas assez avant d’ouvrir la bouche. Et c’était ainsi que je commettais des gaffes.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Dim 8 Avr - 16:31

Sa rencontre avec Marisa commençait à devenir réellement dangereuse car elle était curieuse vis-à-vis de lui. Elle voulait déjà savoir où est-ce qu’il vivait et il semblait évident que Noa ne pouvait pas lui dire. C’était pour cette raison que le jeune homme détestait leur rencontre. Ça ne s’était pas passé comme il l’aurait souhaité. C’était tout sauf le scénario qu’il aurait pu imaginer pour leur première rencontre. Bien sûr, Noa avait imaginé mille et un scénarios sur leur rencontre et aucun ne lui avait convenu. Et c’était celui-ci qui s’était imposé et il détestait ça. Mais il ne laissait rien paraître afin d’éviter qu’elle ne soupçonne quoi que ce soit. C’était déjà bien assez qu’elle ait découvert sa présence, ce n’était pas pour lui divulguer non plus son adresse. Alors il resta vague en parlant de Brooklyn. Et bien sûr qu’il était au courant qu’elle vivait là-bas aussi puisqu’il avait aménagé dans un appartement avec une magnifique vue sur sa maison. Mais ça, il ne pouvait guère lui dire. L’effrayer n’était pas non plus son but. Son but était de la faire sienne. La vie leur avait donné une seconde chance pour se réunir, il ne comptait pas la laisser passer.

- Peut-être, répondit-il sans vouloir se prononcer plus en avant.

Si elle espérait tirer de lui une adresse, elle rencontrerait un os car Noa n’avait pas envie de la voir débarquer à sa porte sans qu’il n’ait le temps de ranger tout son matériel afin de garder un œil sur elle à tout instant. Marisa était désireuse d’en savoir plus sur lui, mais que pouvait-il bien lui raconter ? Il avait eu une vie assez banale, hormis le décès de sa petite sœur, réincarnée en Marisa. Mais ça, il allait le garder encore un peu pour lui. Un jour, peut-être qu’il lui dirait tout. Mais le moment n’était pas venu. C’était trop tôt. Elle fuirait si elle découvrait la vérité. Non, elle n’était pas prête pour cela. Pas encore.

- Ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas. C’est bien aussi d’être curieux, ça donne envie d’en savoir plus à chaque fois.

Et il était évident que celui qui chercherait à faire des problèmes à Marisa se retrouverait nez à nez avec lui. Il était capable de tuer pour elle. Oh oui ! Les canards en avaient déjà subi les conséquences lorsqu’ils l’avaient effrayé en se promenant non loin d’elle.

- Combien de frères as-tu ? demanda-t-il simplement.

Bien évidemment qu’il savait combien de frères elle avait, mais Noa était censé être un inconnu. Pas censé connaître la vie de Marisa, il se la jouait discrètement. Autant que possible tout du moins.
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MessageSujet: Re: Pourquoi tu me suis ?   Lun 7 Mai - 21:36

Plus bavarde, tu meurs ! Je monopolisais la conversation mais ça ne semblait pas déranger Noa, au contraire. Il n’avait pas l’air d’être un grand bavard, alors je continuais d’essayer de nouer quelque chose avec lui. Etait-ce de la naïveté ? Peut-être mais je n’étais pas du genre à laisser passer l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes… Et puis, il m’avait peut-être sauvé d’un canard ou d’un potentiel agresseur ! Je n’étais absolument pas ingrate !
Je rendis compte que je tenais toujours sa main. Je n’avais pas envie de la lâcher. Bizarrement, je me sentais rassurée avec lui. Je savais que rien ne pouvait m’arriver, tant qu’il serait avec moi. Du coup, je prolongeais le plus longtemps possible ce contact physique… Et puis, ce n’était pas pour me déplaire, ce n’était pas comme si Noa ne me plaisait pas. Après tout, il était plutôt mignon. Du coup, je continuais de marcher avec lui, main dans la main comme si de rien était. J’en oubliais que c’était un inconnu à mes yeux, il y avait encore quelques minutes.

Noa m’avait dit vivre à Brooklyn. J’avais presque sauté de joie à l’idée que mon sauveur vivait dans le même quartier que moi. Dans mon esprit, je me disais qu’il pourrait venir courir avec moi, au cas où il y aurait un canard dans les parages. Mais pas seulement, je venais de me faire un potentiel ami. J’étais quelqu’un de très extravertie, j’aimais rencontrer de nouvelles personnes, me faire des amis avec sortir, rire et partager mes passions et mes crises de fous rires. Bien que Noa semblait plutôt timide, ou réservé, je savais que je pouvais l’amener à me parler. Après tout, il n’allait pas rester aussi fermé avec moi. Et puis, s’il voulait vraiment se débarrasser de moi, il ne m’aurait pas tenu la main aussi longtemps, non ? Je n’étais qu’une étrangère apeurée à ses yeux !

Je m’excusais pour mon indiscrétion. On m’avait souvent répété que la curiosité était un vilain défaut. Moi, je ne voyais pas en quoi s’intéresser aux autres et à ce qui m’entouraient était un défaut. Je n’étais pas du genre à insister si une personne me repoussait. Je ne me mêlais pas de ce qui ne me regardait pas, je savais me retirer quand cela était nécessaire.

« Oui, je pense également. Seulement, les gens n’ont pas vraiment l’air d’accord. A croire que l’on devrait tout simplement vivre sans faire attention aux personnes autour de nous, à notre environnement. La curiosité est une belle qualité, si on sait comment s’y prendre. »

Je n’étais pas le genre de personne à faire attention à ce que l’on me disait. J’étais du genre « je m’enfoutiste » mais parfois, entendre les mêmes remarques chaque jour, pour les mêmes raisons que je jugeais fausses, erronées, j’en arrivais à me demander pourquoi on s’acharnait à me faire des remarques sur mon envie d’en apprendre. Après tout, on nous enseignait que nous devions continuer d’apprendre tout au long de notre vie et maintenant que je le faisais, on me le reprochait. Souvent, mes frères me le répétaient. Ils étaient particulièrement chiants… D’ailleurs, en parlant d’eux, Noa me demanda alors combien j’en avais. Je levais la tête alors vers Noa et lui répondit :

« J’ai quatre frères ainés. Ils sont super sympas et parfois adorables mais parfois, ils sont un peu trop protecteurs à mon goût. »

J’adorais mes frères mais leur envie de tout contrôler, leur peur de me voir partir en cacahuète était parfois lourdes à supporter. Ils oubliaient que je grandissais, qu’un jour, je rencontrerais un homme, que je tomberais amoureuse. Je prendrais le risque de souffrir, cela ne fait-il pas parti de la vie ? Je ne pouvais pas être totalement épargnée de la douleur et des larmes. Mais mes frères pensaient vraiment qu’en me couvant, ils arriveraient à me tenir éloignée de tout ça…
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