Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Bonjour, Edward...

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MessageSujet: Bonjour, Edward...    Mer 17 Fév - 1:00

Je descendais les marches de l'immeuble où je vivais. Mon téléphone sonnait. Je m'arrêtais et le sortis. Un message, apparemment, on m'attendait à l'agence. Un client venait d'arriver. Et en croire le message, c'était un gros client. Une célébrité qui cherchait un appartement spacieux... Oui, comme toute célébrité qui se respecte, ce client se devait d'avoir un appartement immense puant le luxe. Soupirant, je répondis que j'arrivais.
Une voiture de luxe avec un chauffeur m'attendait. Il m'ouvrit la porte arrière et attendit que je sois installée pour refermer derrière moi. Une fois assise et bien installée, je me posais des questions. Où était Edward ? Que faisait-il ? Il fallait que je le trouve. Il me manquait énormément et cette opportunité tombait au bon moment !
Mes pensées vagabondaient. Edward et moi n'étions pas le genre de couple stéréotype. Edward n'était pas amoureux de moi. Nos fiançailles étaient un arrangement que nos pères avaient convenus pour le bien de leurs affaires. Sauf que malheureusement pour moi, Edward n'avait pas développé le moindre sentiment amoureux pour moi. Dans mon cas, les choses avaient été totalement différentes. Mes sentiments pour Edward avaient grandi et avec eux, l'espoir de voir qu'un jour, Edward aussi m'aimerait.
Soudain, je compris où je pourrais trouver Edward. J'indiquais le nom de son hôtel au chauffeur. Avec dextérité, il tourna et changea de destination. Mon coeur battait dans ma poitrine comme s'il voulait s'en extirper. Je ne savais pas comment il réagirait en me voyant mais... Je me devais d'aller le rejoindre.
Une fois devant son hôtel, je remerciais le chauffeur avant d'y entrer. Comme tout hôtel de luxe, il y avait des canapés moelleux, un bar, du personnel prêt à se mettre au service des clients. Je me dirigeais vers l'accueil et demandais le numéro de la chambre d'Edward. J'indiquais être sa fiancée... Sauf que le regard du jeune homme me fit manquer un battement. Il semblait en douter. Mais l'excellente éducation que j'avais reçu reprit le dessus sur moi et je gardais mon sang-froid.
Lorsqu'il me donna le numéro de la chambre, je m'y dirigeais. Je pris l'ascenseur. Une fois que j'en sortie, je me dirigeais vers sa suite. Une fois devant la porte, je frappais. Je tirais légèrement sur mon tailleur. Geste totalement inutile puisque cette jupe crayon avait été faite sur mesure... Mais j'étais nerveuse.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Jeu 21 Avr - 14:08

Encore une fois, j’avais travaillé tard. Ce dossier commençait à me prendre un peu la tête étant donné que je n’en voyais pas le bout, mais j’étais déterminé à ne rien lâcher. Je comptais bien gagner ce procès, mais il était beaucoup plus compliqué qu’il n’avait laissé supposer au tout début. Il fallait dire aussi que l’avocat en face était aussi têtu et borné que moi, mais je pouvais l’être encore plus. Il ne savait pas trop à qui il avait affaire, mais il allait vite l’apprendre. Je comptais bien faire gagner à cette femme son procès. Surtout que tout, absolument tout, était en sa faveur. Mais l’avocat d’en face ne cessait de faire appel afin de pouvoir examiner encore mieux le dossier. Sauf que ça faisait des semaines qu’il sortait la même excuse et le seul espoir que j’avais pour que cela cesse, c’était que le juge en ait assez et dise « stop ». Mais en attendant ce jour, ma cliente était en attente et payait des honoraires en plus alors que cette histoire aurait très bien pu finir il y a bien longtemps.

À mon réveil, j’avais appelé le service de chambre afin qu’il me fasse monter un café corsé – nécessaire pour mon bon réveil – ainsi que des viennoiseries. Je mangeais rarement le matin mais le fait que je me sois couché tard avait contribué à me donner faim. En attendant, je me rendis à la douche pour pouvoir me réveiller un peu. Sous la douche, je ne pus m’empêcher de penser à ma vie new-yorkaise. Depuis que j’étais arrivé ici, je vivais à l’hôtel. Quelque fois je dormais chez Keri, mais je ne vivais pas chez elle et fatalement, je rentrais souvent à un moment ou un autre à l’hôtel. Bien sur, j’avais choisi le meilleur hôtel, si bien que j’avais l’impression que ma suite était un véritable appartement. Je pouvais faire mes courses et me faire moi-même à manger, mais quand je n’avais pas le temps ou alors la flemme le service de chambre était un bonheur.

Quelque part, je redoutais le moment où je devrais retourner à Los Angeles. Cela signifierait la fin de ma vie new-yorkaise – bien qu’elle n’ait rien de palpitante – mais aussi mon éloignement de mon futur enfant. Le ventre de Keri grossissait de jour en jour. J’avais décidé d’assumer mon rôle de père mais sérieusement, un enfant avec deux parents séparés ce n’était pas l’idéal. Surtout à des kilomètres l’un de l’autre. Du coup, je songeais à éventuellement quitter Los Angeles pour m’installer à New York afin d’être plus près. Sauf que c’était une décision que je ne pouvais pas prendre tout seul. Il fallait que j’annonce la nouvelle à mes parents. Ma mère allait me faire une crise existentielle, je voyais ça d’ici. Et puis, il faudrait que je parle avec Jessica. Nous étions fiancés et par conséquent, je devrais l’informer. Je lui accorderai même le droit de rompre nos fiançailles si elle ne voulait pas de cette vie. Mais ça… c’était elle qui déciderait. Selon l’accord passé entre mon père et le sien, elle seule avait son mot à dire.

Je sortis de la douche au bout d’une vingtaine de minutes que j’avais plus passé à réfléchir qu’à me savonner mais ce n’était pas bien important. Je payais la chambre, pas l’eau. J’étais entrain de m’habiller lorsqu’on frappa à la porte de ma suite. J’avais simplement enfilé un jean. C’était donc torse nu que j’allais ouvrir au service de chambre. À cette heure-ci, celui qui s’occupait des petits déjeunés était un homme, du coup, je ne prenais aucun risque. À moins qu’il ne soit homosexuel, mais là… Je ne pouvais absolument rien y faire ! Ce fut donc sans le moindre doute que j’ouvris la porte avant de me figer en découvrant que je n’étais pas face à un homme mais une femme. Et certainement pas une femme du service de chambre. J’étais face à ma fiancée. Que faisait-elle là ? Comment m’avait-elle trouvé ? Mais surtout… Qu’est-ce qu’elle faisait là ?!

Je la regardais sans rien dire, ne sachant pas trop si je devais me mettre une claque pour me réveiller ou bien si elle était bien là, sur le pas de ma porte. Je passais plusieurs secondes ainsi, à la fixer avant de reprendre une certaine contenance et de retrouver le contrôle de mon corps. Je m’écartais de la porte et lui fis un geste l’invitant à entrer. Je ne pouvais la laisser dans le couloir !

- Jessica. Quelle bonne surprise. Que fais-tu là ? demandais-je en passant devant elle pour attraper un t-shirt et l’enfiler.

Je n’avais pas de souci avec la nudité, mais bizarrement, ça me faisait bizarre de me retrouver si peu habillé face à elle, vêtue d’un tailleur. En temps normal, elle et moi pourrions être magnifiquement bien assorti étant donné que je portais des costumes, mais aujourd’hui c’était ma journée de décharge et je portais des vêtements moins strictes.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Jeu 11 Aoû - 21:12

Je ne savais ce qui m’avais pris. Plutôt que d’aller satisfaire les désirs d’un client, j’étais partie rejoindre mon fiancé dans son hôtel. J’avais des obligations, j’étais pourtant très assidue dans mon travail mais aujourd’hui, j’avais décidé de faire une entorse au règlement en posant un lapin à mon client. Je n’étais pas de nature impulsive et pourtant, je venais de le faire… Pourquoi ? Pour un fiancé dont je savais que les sentiments n’étaient pas réciproques. Mais je continuais d’y croire qu’il pourrait changer d’avis. Je soupirais. J’allais me marier à un homme qui ne m’aimerait jamais… J’allais sûrement lui donner un héritier… Tout ça au nom des affaires. Mes sentiments n’entraient pas en compte, je me devais de le faire.

Donc, je me présentais à son hôtel. Je subis d’abord le regard méfiant du jeune homme chargé de l’accueil. Je pense qu’on ne lui avait pas appris à cacher ses émotions, surtout d’un emploi comme celui-là. Mais, en jeune femme de bonne famille, j’étais restée digne et surtout stoïque face à son regard…. Ce devait être pour ça qu’on me jugeait souvent froide et hautaine. Pourtant, je ne l’étais absolument pas, seulement, on m’avait appris qu’une femme de la haute société devait apprendre à maîtriser ses émotions. Tout le monde n’avait pas besoin de savoir ce qu’elle ressentait, surtout si l’on pouvait s’en servir contre elle.

Je me rendis donc à la chambre que le jeune homme m’avait indiquée. Intérieurement, j’angoissais à l’idée de le retrouver. Et s’il me repoussait… Pire, s’il était avec une femme… Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Si ce n’est que je savais bien qu’il n’y aurait pas d’effusion, ni de baisers torrides… Je ne rappelais pas d’avoir une fois touché les lèvres d’Edward. Il m’embrassait parfois la joue, mais ça s’arrêtait là. Rien de plus. Mais pourquoi je laissais faire ? Je savais que j’en souffrirais et pourtant, je prenais sur moi pour être une fiancée exemplaire… Merci Mère pour tous tes conseils…
Je frappais et attendis, le cœur battant qu’il m’ouvre… Et lorsqu’il le fit, Edward semblait surpris de me voir. Surpris, pas agréablement surpris, simplement surpris… Une nouvelle déception que j’encaissais. Pourtant, je savais bien quelle réaction il aurait… Mais dans le fond, je devais encore avoir cet espoir que ses sentiments grandissent…

« Eh bien, il se trouve que j’ai reçu une promotion. Je dois m’occuper de l’agence new-yorkaise. Mon supérieur voudrait que je la remette dans la course. J’ai un appartement dans Manhattan mais en attendant de pouvoir m’installer, je suis dans un hôtel pas très loin… »

Je m’arrêtais, l’observant se rhabiller précipitamment… Oui, nous étions très loin d’être un couple conventionnel…

« Je me suis dit que c’était l’occasion pour te faire une surprise en venant te voir. »

J’aurais pu rajouter que je réfléchissais à notre futur mariage, notre relation, nos parents mais je n’en dis rien. Je préférais taire mes pensées pour le moment, j’attendais encore de voir comment notre situation évoluait…
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Sam 3 Sep - 11:04

Le travail d’avocat pouvait être vraiment très prenant et surtout extrêmement fatiguant. Très franchement, cette affaire était sans aucun doute la plus complexe que j’avais eu à résoudre jusqu’à présent, la partie adverse était extrêmement coriace, sauf qu’elle ne me connaissait pas encore. S’ils étaient coriaces, ils ne me connaissaient pas encore. Je ne lâcherai rien. J’avais promis à ma cliente que je gagnerai et c’était précisément ce que j’allais faire. Certes, d’un autre côté, ça retardait mon retour à Los Angeles, mais d’un autre côté, ça me permettait d’être présent pour Keri et l’évolution de sa grossesse. Je ne savais pas du tout de quoi allait être fait le lendemain. Pour l’instant, tout ce que je voyais c’était la fin de cette affaire. L’après était encore trop flou pour qu’il soit défini.

Dans le fond, je me disais que si je voulais être présent pour mon enfant, il faudrait que je quitte Los Angeles pour venir m’installer à New York. Keri avait été clair sur ce point : elle ne voulait pas quitter la grande pomme. Je pouvais la comprendre. Alors si je voulais être présent, je n’avais plus qu’à déménager. Mais ce déménagement entraînerait certaines décisions. Je ne devais pas oublier le fait que j’étais fiancé à une femme et que je ne pouvais pas prendre une décision sans lui en parler d’abord. Il faudrait que j’annonce aussi la grossesse de Keri ainsi que ma décision d’être présent et d’assumer cette responsabilité. Bref, ça allait être un énorme merdier sans nom, je le voyais gros comme une maison. J’ignorais vraiment de quoi allait être fait demain pour le coup. Et j’étais loin de me douter que demain allait arriver plus tôt que prévu.

Après avoir appelé le service de chambre pour qu’il me ramène un petit déjeuné, puis avoir pris ma douche, on avait frappé à ma porte. Je n’avais eu le temps d’enfiler qu’un jean. Je ne pris pas le temps d’enfiler un haut avant d’aller ouvrir la porte. Ce n’était que le service de chambre, après tout. J’ouvris la porte en grand et me figeais en découvrant qu’il ne s’agissait pas du service de chambre, mais Jessica. Une montagne de questions me traversa l’esprit dont la première était : que faisait-elle là ? Les secondes qui passèrent me parurent être des heures. Je m’écartais de la porte et l’invitais à entrer avant de lui demander ce qu’elle faisait à New-York. Je refermais la porte derrière elle avant d’aller chercher mon t-shirt. Je l’enfilais rapidement. Même si Jessica était ma fiancée et qu’elle avait limite le droit de me voir à poil, je ne me sentais pas spécialement à l’aise.

Très honnêtement, Jessica serait l’épouse idéale, je ne pouvais pas le nier. Elle était une valeur sûre, mais elle était très loin d’être mon type de femmes, même si elle était belle. Du coup, je n’arrivais pas à comporter comme si nous allions former un ménage d’ici peu. Pour l’instant, j’avais uniquement réussi à ne pas déterminer une date de mariage, mais je ne pourrais pas me défiler indéfiniment. J’écoutais sa réponse concernant une promotion. Ah ? C’était intéressant comme nouvelle ça. Si Jessica devait s’occuper d’une agence new-yorkaise, peut-être que se serait plus facile d’emménager ici. D’ailleurs, elle avait déjà acheté un appartement. Elle ne perdait pas de temps. J’étais même surpris. Je la regardais en arquant un sourcil.

- Pour une surprise, je t’assure qu’il en s’agit bien d’une, fis-je.

Je m’adossais contre le mini bar de ma suite et invitais Jessica à s’asseoir sur le canapé ou le fauteuil, comme elle voulait.

- Tu veux boire quelque chose ? enchaînais-je un peu. J’ai déjà appelé le service de chambre, mais si tu veux je peux les rappeler pour rajouter une commande.

J’ignorais si elle avait pris le temps de manger quelque chose ou pas. Et puis, même si ce n’était pas le grand amour entre nous, ce n’était pas une raison pour faire l’égoïste et manger devant ses yeux. Je pouvais bien lui offrir un petit déjeuné. Et puis, ça nous entraînera un peu pour le jour où nous devrons vivre sous le même toit.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Ven 16 Déc - 21:24

Lorsqu’Edward m’ouvrit, je vis la surprise se dessiner sur son visage. Il me laissa entrer en se dépêchant de mettre un t-shirt. Depuis l’annonce de nos fiançailles, je n’avais jamais eu de réels moments intimes avec Edward… A vrai dire, nous ne nous étions jamais embrassé… Ni même tenu la main. Il faut dire que tout avait été arrangé par nos pères, nous n’avions pas eu notre mot à dire. Si cette idée ne m’avait pas dérangé, je pouvais affirmer que dans le cas d’Edward, les choses étaient bien différentes. Il ne semblait pas très à l’aise avec moi. Je pensais qu’avec le temps, nous pourrions apprendre à nous connaître et que malgré tout, nous pourrions former un couple…

En venant lui rendre visite, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je pensais que peut-être avec cette séparation temporaire, je lui manquerais un peu… Certes, je ne m’attendais pas à une déclaration d’amour, ni même à une effusion de tendresse… Mais, je ne pensais pas qu’il serait… Toujours aussi distant. Malgré tout, je ne laissais rien paraître et lui expliquais avoir reçu une promotion. Il me répondit tout en m’invitant à m’asseoir. Je m’installais donc sur le canapé, le dos droit, les mains sur les cuisses.

J’observais un peu sa chambre, d’un rapide coup d’œil discret. Il avait l’air absorbé par son travail. C’était une bonne chose, c’était ce qui faisait de lui l’un des meilleurs avocats de Los Angeles. Mais il fallait bien qu’il se repose. New-York était une belle ville à visiter. Il devait en profiter.

« Je vois que tu passes énormément de temps sur ton affaire. A quel moment te repose-tu ? »

Je m’inquiétais réellement pour lui, j’avais peut-être tort mais c’était ainsi, je ne pouvais pas m’empêcher. Il me demanda alors si je voulais boire ou manger quelque chose. Ayant déjà pris mon petit-déjeuner avant de sortir, je fis non de la tête, un petit sourire timide. Je me sentais toujours intimidée face à Edward. Il se dégageait de lui un charisme fou. J’avais parfois peur d’être trop godiche à côté de lui. Il avait tellement d’assurance et moi… Disons que j’étais loin d’incarner un monstre de charisme. Je ne me dénigrais pas, mais je connaissais bien mes points forts et mes points faibles.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Mar 27 Déc - 16:03

Jamais je n’aurais cru voir Jessica ici, à New York. Sauf que j’oubliais qu’elle avait tous les droits de venir ici – que ce soit pour le travail que pour venir me voir. Du coup, j’étais profondément surpris en la voyant à ma porte ce matin. Je la fis entrer avant d’aller terminer de m’habiller en enfilant un t-shirt. Je n’avais absolument aucun souci sur la nudité et je n’étais pas forcément extrêmement pudique, mais devant Jessica, je ne pouvais pas. Je n’y arrivais pas vraiment. Peut-être qu’avec le temps, j’y arriverai mais pour l’instant j’estimais qu’elle et moi nous n’étions pas assez proches pour cela. Nous ne nous connaissions pas assez malgré le fait que nous soyons fiancés.

Je ne l’avais jamais touché, ni même embrassé, ni eus le moindre geste tendre envers elle. À chaque fois que je devais la saluer, cela se résumait à un baiser sur la joue. Ni plus, ni moins… Jessica m’informa qu’elle avait eu une promotion – d’où la raison de sa présence ici. Ceci expliquait cela. Elle s’installa sur le canapé de la suite. Je l’observais pendant quelques instants. Jessica serait l’épouse parfaite, à n’en pas douter. Elle correspondait parfaitement à l’image de la femme qu’on verrait à mon bras. Elle rentrait parfaitement dans le moule. Sauf que moi, je ne voulais pas de quelqu’un qui rentrait dans le moule. J’avais toujours été celui qui se distinguait dans tous les domaines. C’était d’ailleurs comme ça que j’avais réussi à devenir un excellent avocat.

Je n’avais absolument rien contre Jessica. J’avais énormément de respect pour elle, d’ailleurs. Mais elle et moi, ça ne fonctionnerait malheureusement jamais. Et puis, de mon côté, j’avais Keri qui était enceinte de notre enfant et il allait falloir que j’arrange les choses. Sauf que je ne pouvais pas lui annoncer maintenant de but en blanc que j’allais avoir un enfant. Je passais une main dans mes cheveux légèrement en bataille tandis qu’elle souligna le fait que j’accordais beaucoup d’importance à l’affaire qui m’avait mené à New York. Je hochais la tête.

- Hum… Entre deux heures du matin et huit heures ? hasardais-je en me souvenant plus ou moins de l’heure à laquelle je m’étais couché hier soir et levé ce matin.

Même si j’avais déjà appelé le service de chambre pour le petit déjeuné, je demandais à Jessica si elle désirait boire ou manger quelque chose afin que je puisse appeler pour changer la commande, mais celle-ci refusa ma proposition. Je hochais la tête et me dirigeais vers le fauteuil pour m’asseoir dedans. Je fis face à Jessica et lui demandais :

- Ça fait combien de temps que tu es à New-York ? Tu as un endroit où dormir ?
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Mer 13 Déc - 16:47

Assise dignement sur le canapé, je n’osais pas regarder autour de moi. Je ne voulais pas qu’Edward pense que j’étais venue l’espionner. Ma mère avait été très claire sur le sujet : je ne devais étouffer Edward sinon, il me fuirait. Et s’il me quittait, eh bien je finirais vieille fille, seule dans un appartement trop grand pour moi… Sans héritier à qui léguer la fortune de mon père, donc ça serait un énorme gâchis. Bon, je ne croyais pas totalement ma mère. Elle vivait à une autre époque mais elle avait raison sur un point, je ne pouvais pas me permettre d’étouffer Edward.
Malgré mon attachement, nous n’étions pas proches. Nous n’étions pas amoureux et ne le serions peut-être jamais. Mes parents ne s’aimaient pas mais ils avaient besoin l’un de l’autre pour sauver les apparences. Voilà ce que je serais pour Edward, une bouée pour ne pas faire couler son apparence… Dans le fond, je n’aimais pas ce rôle que je devais jouer. J’aurais voulu un mariage d’amour, quelque chose de beau et sincère. Mais j’étais condamnée à épouser un homme pour son argent et son étiquette sociale. Et je devais en être heureuse…

Je m’inquiétais néanmoins pour lui. Il semblait si absorbé par son travail que je me demandais s’il se reposait. Et puis, son air épuisé n’aidait à me rassurer. Bien qu’il réussisse à me faire une petite blague. J’eus un petit rire avant de lui dire :

« Il faut tout de même que tu te reposes. Ça t’aidera sûrement à y voir plus clair, de prendre des pauses de temps en temps. »

Comme on me l’avait appris, je parlais toujours d’une voix douce, calme et posée. Et puis, je devais avouer que j’espérais lui plaire ainsi. On m’avait appris que les hommes aimaient les femmes calmes, pas ces femmes qui ne s’exprimaient qu’en hurlant et ne tenant pas en place. On m’avait conditionné pour être la petite femme d’intérieur parfaite…

« Je suis arrivée depuis quelques semaines, mais je ne me suis installée que depuis quelques jours. Je découvre vraiment New-York, j’ai un appartement dans Manhattan. Rien d’extravagant, mais il est pas mal. »

Oui, j’avais pris un appartement juste assez grand pour moi et mon dressing. J’avais une chambre d’amis, au cas où je recevrais des amis ou Edward. Mais rien d’incroyablement cher. L’agent m’avait pourtant proposé un appartement luxueux dans un immeuble de 25 étages… Rien qui ne me ressemblait.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Mer 27 Déc - 11:42

Regardant Jessica, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’elle méritait tellement mieux que moi. Non pas que je n’étais pas quelqu’un de bien, mais si elle savait la vérité, elle allait être blessée. Et elle le serait de toute façon puisque je ne pourrais pas lui cacher éternellement les choses. J’ignorais encore si je devais lui annoncer à elle ou bien en parler à ses parents en premier lieu afin d’être honnête avec eux. C’était encore confus dans ma tête, je ne savais pas trop comment m’y prendre alors avant de dire quoi que ce soit, je préférais mettre les choses à plat de mon côté.

Sa sollicitude à mon égard me touchait. Je ne voyais pas Jessica comme quelqu’un étant capable de mentir. Je savais qu’elle était sincère quand elle me demandait de trouver le temps de me reposer. Je lui offris un léger sourire. Elle avait sans aucun doute raison, mais je connaissais mon métier, je savais comment je devais bosser et très honnêtement, je n’étais pas du genre à écouter les conseils des autres. Oui, j’étais quelqu’un de têtu et bien évidemment, il arrivait que certaines fois je m’en mordais les doigts. Mais qui n’apprenait pas de ses erreurs ?

- Tu as sûrement raison. Sauf que j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne trouve pas de solution...

C’était la première fois que j’avais un cas qui s’étalait comme ça dans le temps. Mais que pouvais-je y faire ? Certains auraient sans aucun doute abandonné depuis longtemps parce que c’était le serpent qui se mordait la queue, mais moi je tenais bon. Je réussirai à gagner. C’était un défi que je m’étais fixé et que je comptais bien remporter. Cependant c’était assez parlé de moi et je me concentrai sur Jessica et sur sa date d’arrivée à New York. J’allais m’asseoir sur le fauteuil en face de ma fiancée, curieux de savoir si elle avait un endroit où loger. Si elle n’avait nulle part où aller, je ne pouvais pas ne pas lui proposer de rester ici. Certes, ça causerait quelques problèmes, mais Jessica n’avait absolument rien demandé dans toute cette histoire. Mais quelque part c’était aussi un soulagement d’entendre qu’elle avait pris un appartement.

- Tu comptes t’installer ici ? demandais-je.

Techniquement, si nous étions fiancés, elle ne pouvait pas vraiment s’installer quelque part sans que ce soit un accord entre nous deux, mais ce n’était pas moi qui l’empêcherai de faire sa vie. Bien au contraire. Nos fiançailles étaient vouées à l’échec de toute manière donc si elle désirait s’installer à New York, ce n’était pas moi qui allait l’en empêcher.
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Mer 21 Fév - 22:48

Je me tenais droite comme on me l’avait appris. Ma voix était toujours posée et calme. Je souriais quand il le fallait pour ne pas passer pour une femme aigrie. En fait, j’appliquais à la lettre l’éducation que j’avais reçu. Pourtant, j’avais vite compris que l’homme qui se tenait face à moi n’était pas un homme respectant les conventions à la lettre. J’avais entendu toutes les histoires concernant ses aventures d’un soir. Bien sûr, ce n’était pas mal vu dans notre milieu. Les hommes avaient des droits que nous n’avions pas nous, les femmes. Malgré cela, je voulais lui plaire, lui montrer que j’étais à la hauteur. Je pouvais être l’épouse modèle comme nos mères l’avaient été. Et même si Edward ne semblait pas y faire attention, je continuais de persévérer.

Je l’écoutais m’expliquer à quelle point son affaire était compliquée et lui donnait des migraines à n’en plus finir. Je lui conseillais donc de se reposer car parfois, il suffisait de revenir un peu plus tard, avec l’esprit plus frais pour trouver la solution… Qui bien souvent est beaucoup plus simple que l’on pense. Mais je n’insistais pas. Edward savait ce qu’il faisait, après tout, je n’allais pas lui apprendre son métier. Je hochais simplement la tête et lui dis :

« J’espère que tu trouveras la solution et que nous pourrons nous voir et pourquoi pas jouer les touristes ici. »

Je n’étais pas sûre de moi. Ma voix tremblait légèrement car je ne voulais pas essuyer un refus. Bien sûr, il avait le droit de me refuser une sortie si son emploi du temps l’en empêchait. Et pourtant… Edward et moi étions un couple atypique. Je n’avais jamais réellement passé de temps avec lui mais j’aurais aimé. J’aurais voulu apprendre le connaître un peu plus. Même si ma mère m’avait assuré que cela n’avait pas d’importance, d’après elle, j’aurais tout le temps de le connaître après le mariage. Quand je serais mariée et dans l’obligation de le supporter, même s’il me rendait malheureuse… Oui, ma mère m’avait bien fait comprendre que le divorce était inenvisageable. Déjà parce que je serais la risée de notre sphère mais aussi parce que cela affecterait les affaires que nos pères avaient organisé…

« Je ne sais pas encore, tout dépendra de mon avancée. Mais pour le moment, je serais ici. »

C’était incroyable que mon père m’ait laissé venir m’installer à New-York. Bien sûr, il pensait que ce serait temporaire ou dans le meilleur des cas, que je m’installerais définitivement avec mon fiancé. Sauf que je ne voyais pas les choses ainsi… J’aimais bien cette nouvelle indépendance, être seule chez moi. Dans ces moments, je me permettais d’être moi. Je marchais pieds nus dans l’appartement, je restais en pyjama les jours où je ne travaillais pas. Je mangeais quand bon me semblait, devant la télé ou dans mon lit. J’avais même appris à cuisiner des petits plats.

« Mais tu as ton mot à dire aussi, après tout, nous allons devoir vivre ensemble. »

Je ne pouvais pas partir sans le consentement de mon mari. Si Edward refusait de vivre à New-York, j’allais devoir faire une concession et le suivre où il voudrait. C’est ce que ma mère avait fait. Elle avait quitté San Francisco pour suivre mon père à Los Angeles. Elle s’était faite au changement alors pourquoi pas moi…
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MessageSujet: Re: Bonjour, Edward...    Dim 8 Avr - 20:00

C’était assez étrange de parler de mon travail avec Jessica. Nous n’avions jamais eu de réelles conversations. Juste quelques mots échangés, sans beaucoup plus de détail. Pourtant, je ne pouvais pas dire que Jessica était une jeune femme désagréable. Bien au contraire. Seulement, elle dépendait de l’éducation que son père lui avait donnée. J’étais certain qu’elle ferait une épouse parfaite, mais elle ne reflétait rien de ce que j’imaginais si un jour je devais me marier. D’ailleurs, elle ne le savait pas encore, mais ce mariage était compromis étant donné que Keri était enceinte. Mais je ne pouvais pas lui annoncer cette nouvelle comme on parlait de la pluie et du beau temps. Je l’observais et Jessica me donnait l’impression d’être un robot, à agir machinalement et sans être elle-même. C’était dommage parce que c’était sans aucun doute une chouette fille. J’étais surpris qu’elle propose qu’on se voie et qu’on fasse les touristes en vacances. J’arquais légèrement un sourcil. Me proposait-elle réellement qu’on agisse comme si nous étions un couple ?

- Euh… oui, pourquoi pas, répondis-je. Mais tu sais, ça fait un moment que je suis là et je commence à connaître New York comme ma poche. Mais si tu as besoin, je pourrais t’aider et te faire connaître quelques endroits sympas.

Pourquoi refuserais-je ? Jessica ne m’avait jamais rien fait de mal. J’étais certain que c’était une chouette personne mais pour ça, il fallait la connaître un peu plus. Nous n’avions pas eu l’occasion de nous connaître réellement avant que cette proposition de mariage ne tombe. Et je n’avais pas envie de la désillusionner maintenant. Je comptais rompre nos fiançailles dès que j’en aurais l’occasion. Je ne pouvais pas lui imposer Keri et notre bébé. Jessica méritait son histoire à elle. Pour le moment, je souhaitais connaître ses projets à New York, si elle souhaitait s’installer ici, mais elle n’en savait rien encore. Je hochais la tête face à sa réponse. Après tout, elle aussi avait des affaires qui l’amenait à New York, donc je savais ce que c’était que d’être là pour le travail.

- Je n’ai rien à te dire, répondis-je. Tu fais ce que tu veux. En plus tu as déjà ton appartement donc ne t’en fais pas. Et puis, nous ne sommes pas mariés donc tu ne me dois rien.

Je lui fis un léger sourire quand on frappa à la porte de ma suite. Je quittais Jessica quelques instants pour aller ouvrir au service de chambre qui m’apporta un plateau roulant avec ce que j’avais commandé. Je payais ma commande et laissais un pourboire à l’employé avant de retourner vers le salon où Jessica était assise. Je fis glisser le chariot jusqu’à la table basse.

- Tu es sûre que tu ne veux rien ?
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Bonjour, Edward...

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