Dirty New-York

Qui a dit que le linge sale se lavait uniquement en famille ?
 
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 Quoi, tu veux ma photo peut-être ?

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MessageSujet: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Sam 3 Oct - 18:16

Il ne faisait pas particulièrement chaud ce soir là. Il faisait même assez froid en fait. Mais Annabelle avait l’habitude du froid. Elle faisait le trottoir tous les soirs et à force, son corps s’était habitué aux températures nocturnes extérieures. Bien sur, elle avait toujours hâte de retrouver la chaleur de son lit au petit matin, mais pour le moment, elle devait attendre les clients. Elle avait besoin d’argent pour payer le chauffage et l’argent ne poussait pas dans le sol. Sinon, ça se saurait et elle aurait un jardin pour le faire pousser. Ce soir-là, les clients ne se bousculaient vraiment pas. A croire qu’ils craignaient tous le froid. Pourtant, d’habitude, l’hiver ne les freinait pas. Qu’est-ce qu’il y avait de différents cette fois ? Le manque d’argent ? Non, New York était assez grande et assez peuplée pour qu’il y ait des hommes frustrés pour venir la trouver. Alors, elle prenait son mal en patience.

Après avoir poireauté pendant plus d’une heure, une voiture s’arrêta à sa hauteur. Enfin ! pensa-t-elle. Elle se pencha vers la vitre qui s’ouvrit et entra dans son rôle de parfaite prostituée. L’homme devait avoir la trentaine et était plutôt mal dans son genre. Au moins, elle ne tombait pas sur un vieux croulant à peine capable de bander. Ca changerait un peu. Et peut-être même qu’elle pourrait en tirer un peu de plaisir. Parfois les hommes demandaient le prix pour une fellation et en plein dans l’acte, ils changeaient de formule et payaient le prix presque fort pour avoir la totale. Celui-là cherchait à avoir la totale ce qui arrangeait fortement Annabelle car une totale lui rapportait plus d’argent que deux fellations. Elle lui annonça son tarif et il lui fit signe de grimper dans la voiture. Avec un sourire, la jeune femme alla s’installer sur le siège passager et se laissa emmené là où monsieur voulait. Le seul deal c’était qu’il la ramène à son coin de rue.

Être une prostituée ce n’était pas vraiment facile et c’était dangereux. Elle montait dans la voiture de parfaits inconnus sans savoir où ils allaient l’emmener, ni même si elle allait survivre à cet échange. Mais il fallait bien si elle voulait continuer de survivre par ses propres moyens. L’idée de dépendre de quelqu’un la rebutait fortement. Quand elle aurait retrouvé son père, tout irait mieux pour elle. Mais en attendant, elle voulait lui prouver qu’elle avait su se débrouiller toute seule. En attendant, elle faisait son petit business, même si parfois c’était difficile parce que ça l’excitait de faire toutes ces choses et ce n’était pas tout le temps qu’elle était satisfaite. Parfois aucun des hommes de la nuit ne la satisfaisait. C’était vraiment frustrant comme boulot quand on ne tombait pas sur de bon coup.

Il se passa bien au moins une heure quand le type la ramena là où il l’avait trouvé. Elle descendit de la voiture après avoir empoché son argent. Et comme il lui avait donné un petit supplément, elle lui promit que s’il revenait, elle lui ferait un prix. Elle aurait pu l’embrasser pour le remercier sauf qu’embrasser n’était pas dans ses habitudes. Elle n’embrassait pas ses clients et ça leur convenait plutôt bien en règle générale. De toute manière, ils n’étaient pas vraiment matière à discuter. Elle regarda le véhicule s’éloigner et regagna son trottoir pour une autre tournée…
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Dim 24 Avr - 16:22

Je me réveillais lentement en m’étirant. Immédiatement, je sentis une main toute fine caresser mon bras. Elena devait être réveillée depuis un moment, comme toujours. Pas de chance pour elle, je ne comptais pas rester là à lui faire des mamours. Ca ne faisait pas partie du contrat. Le deal était que je l’accompagne à cette réunion d’anciens élèves pétés de tunes et pas pour autant plus heureux. Je devais me faire passer pour son mec. Les mecs m’enviaient, les nanas me désiraient. On rentre à l’hôtel, je me la tape et puis ciao. Sauf que je sentais venir le coup… Elle faisait partie de cette catégorie de femmes rêveuses qui s’imaginent qu’après une nuit de rêve avec moi, je tomberais sous leurs charmes. J’arrêterais ma vie d’escort-boy pour leurs beaux yeux… Mais elles étaient loin. Très loin de la vérité… Et c’est dommage pour elles.

Sans prévenir, je me levais rapidement et commençais à me rhabiller. Je prendrais ma douche une fois chez moi. Elena se releva et me proposa un petit-déjeuner. Je refusais lui expliquant que je devais rentrer. Et la scène commença. Pourquoi tu ne veux pas rester avec moi ? Je te dégoûte à ce point ? Blablabla. Une fois habillé, je m’approchais d’elle. Je lui pris les bras, lui embrassai le front avant de lui demander de ne plus jamais m’appeler. Une scène, ça va mais toutes les fois où on se verra ? Non merci. Elle connaissait son métier, elle avait fait appel à mes services et malgré ça, elle continuait à me les casser… Ou bien elle était particulièrement bête ou alors elle faisait exprès…
Elena pleurait mais ça, je m’en foutais. J’enfilais mon manteau quand elle commença à me hurler des insultes. Signal d’alarme. Il valait mieux fuir avant qu’elle n’ait en tête de me balancer un truc à la gueule.

Enfin chez moi. J’avais de très bons revenus. Escort-boy paye très bien. Surtout que j’avais réussi à me faire un nom à Chicago, il m’avait un peu suivi une fois arrivé à New-York. Du coup, je n’avais pas de mal à me trouver des clientes. Contrairement à beaucoup d’autres, je ne faisais pas ce métier par obligation ou nécessité… Je le faisais parce que ma gueule d’ange et mon corps d’apollon me le permettaient. Je le savais et en jouait. Et puis, je me voyais mal aller trimer pour un salaire de misère. Je touchais en une soirée, ce que beaucoup touchaient à la fin du mois. Alors, je continuais.
J’allais dans la cuisine me servir un verre de jus d’orange avant d’allumer la télé. Ma journée risquait d’être longue. On avait généralement besoin de moi pour des soirées voire des nuits. Et puis, je n’acceptais pas les passes de la journée, à moins que ça ne soit pour une partie de jambes en l’air. En journée, les femmes avaient juste besoin d’un confident et d’un sentiment d’être en couple, très peu pour moi. Je préférais de loin les soirées mondaines et les nuits torrides.
Je passais alors ma journée à regarder la télé et à grignoter. Je n’étais pas vraiment d’humeur à sortir. Alors lorsque la nuit tomba, j’enfilais mon manteau et sortis. J’adorais le monde de la nuit. Il faisait froid mais ce n’était pas vraiment important. J’habitais dans le Queens… J’aurais pu me payer un appartement luxueux à Manhattan ou une jolie maison dans Brooklyn mais j’avais préféré vivre dans le Queens… peut-être que ça me rappelait le quartier pauvre où je vivais à Chicago…

Il faut dire que je voyais les mêmes ivrognes, jetés de boîte de nuit, les mêmes drogués, cherchant leur dose… Les mêmes dealeurs au regard méfiant… Ah et bien sûr, les putes qui faisaient le trottoir. N’allez pas croire que je me sentais supérieur à elles. Moi aussi, j’étais une pute au masculin. Seulement, je n’avais pas à le faire dans ce froid… Alors que j’avançais, une de mes « collègues » descendit d’une voiture. Je l’observais… Une brune avec de longues jambes fuselées. Elle avait l’air bien roulée dans sa minijupe. Lorsqu’elle tourna la tête, je constatais qu’elle n’était pas maquillée comme une voiture volée… ca changeait des autres qui ressemblaient à des cadavres trop maquillés. Je m’adossais finalement au mur, un pied derrière moi. Etrangement, je me mis à songer à ce que ma vie aurait été si moi aussi j’avais dû faire le trottoir… Et sans m’en apercevoir, je fixais la jolie prostituée qui était descendue de la voiture, un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Lun 23 Mai - 15:52

Être une prostituée, c’était vraiment tout sauf facile. C’était beaucoup plus fatiguant que ce qu’on pouvait penser. D’ailleurs, ça devait bien être le travail le plus fatiguant au monde. Certaines femmes affirmaient que les hommes avaient tendance à dormir après avoir baiser, mais les femmes finissaient par ressentir une certaine fatigue également. Annabelle commençait à être fatiguée de sa nuit et elle avait plus que hâte de rentrer chez elle pour pouvoir s’abandonner à Morphée. Dans le miroir où elle s’était regardée avant de repartir de l’endroit où son client l’avait emmené, elle avait vu des cernes se dessiner sous ses yeux. Elle avait légèrement pesté car elle avait oublié de prendre son fond de teint avec elle pour cacher ces méchants cernes qui se dessinaient toujours sous ses yeux. Du coup, elle s’était tapotée les joues afin de se réveiller et reprendre une certaine contenance.

Elle quitta la voiture sans un regard pour son client avec qui elle avait passé un piètre moment. Bien souvent, ses clients n’étaient que des hommes en manque qui ne trouvaient plus vraiment de satisfaction chez leur femme. Les actes étaient soit beaucoup trop courts, soit beaucoup trop longs. Dans tous les cas, ils étaient médiocres. Simuler, Annabelle avait appris à faire. Elle était même devenue experte parce que jamais personne ne voyait rien. Bien sur, il y avait eu quelques cas où elle n’avait pas eu besoin de simuler pour gémir mais ces fois là se comptaient sur les doigts d’une main. Elle était passée maîtresse dans l’art du mensonge. Parfois, certains clients lui posaient des questions sur elle, sur son prénom, d’où elle venait, si elle avait des frères et des sœurs etc… et à chaque fois, elle répondait. Elle s’inventait une vie. À chaque fois, c’était la même histoire. Personne ne savait réellement sa vie.

La jeune femme quitta la chaleur de la voiture un peu à regret pour retrouvé la fraîcheur de la nuit. Le Queens n’était pas le quartier le plus sur de New-York. Il était même l’un des plus dangereux avec le Bronx. Mais c’était dans ce quartier que les prostituées avaient le plus de boulot. Et Annabelle avait besoin d’argent et cette fin de mois. Toutes les charges mensuelles n’allaient pas tarder à tomber et il fallait qu’elle paye. Elle risquait déjà de se faire jeter de son studio alors elle n’avait pas envie de jouer encore plus avec le feu. Quand la voiture démarra, la jeune femme se sentit déjà grelotter mais elle prit sur elle et arriva à faire en sorte que ses dents cessent de claquer. Son corps finirait par s’habituer à nouveau à ce froid. Ça faisait des années qu’elle survivait de cette façon dont un peu plus ou un peu moins, où était la différence ? Et puis, le froid était plus rude là où elle habitait avant donc, elle n’avait pas trop à se plaindre.

Annabelle retrouva son morceau de trottoir. Chaque prostituée avait son territoire et aucune n’avait le droit de prendre le territoire d’une autre. Elle n’avait plus qu’à faire le trottoir en attendant qu’un autre client s’arrête pour lui demander ses services. Parfois il pouvait s’écouler plus d’une heure avant qu’une personne ne daigne s’arrêter. La jeune femme ne prêta pas spécialement attention à cette personne qui la fixait jusqu’à ce qu’elle sente son regard particulièrement pesant. Qu’est-ce qu’il lui voulait, celui-là ? Au départ, elle fit semblant de ne pas trop lui accorder de l’attention sauf qu’il n’arrêtait vraiment pas de la fixer et elle commençait sérieusement à en avoir marre d’être ainsi reluquée. Pourquoi est-ce qu’il la fixait comme ça ? Était-il entrain de l’étudier pour savoir si oui ou non il allait lui demander ses services ? Dans tous les cas, il était plutôt mignon. Sauf qu’il était agaçant ! Finalement à bout de sa patience, elle lui lança :

- Tu comptes me fixer comme ça toute la nuit ? Tu n’as pas mieux à faire ?
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Jeu 11 Aoû - 23:45

A la base, je n’avais jamais pensé devenir escort-boy un jour. Je n’étais pas un garçon con, loin de là, mais je n’aimais pas travailler dur. Pourtant, mon père avait tout fait pour nous inculquer des valeurs, à moi et mes demi-frères et demi-sœurs. Mais il faut croire que c’était peine perdue avec moi. Travailler pour un salaire misère… Ce n’était vraiment pas mon but. Moi, je me voyais avoir une grosse fortune rapidement et sans faire trop d’efforts. A une période de ma vie, j’avais touché à la drogue et j’avais fini par me dire que je finirais dealeur… Si ce n’était pas toxico. Mais ça, c’était avant de voir l’effet que je faisais au sexe opposé. Depuis mon adolescence, j’attirais les femmes comme la flemme attire le papillon. Les femmes tout âge, de toute classe sociale venaient à moi. Malheureusement pour elles, j’étais réellement un briseur de cœur. Bizarrement, ça m’amusait de les voir s’amouracher de moi et de les voir ensuite pleurer lorsqu’elles se rendaient compte que je n’étais pas l’homme idéal. Non, j’étais son exact opposé. Et puis avec le temps, je m’étais dit que je pouvais me faire de l’argent comme ça. Alors, j’avais décidé d’entretenir mon corps, d’être toujours bien habillé et tout ce qui pouvait attirer les femmes afin de me faire le plus d’argent possible.

Et voilà comment j’avais fini par me faire un nom dans le monde de la prostitution de luxe. J’aurais même pu devenir proxénète. Mais, ça ne me disait rien de surveiller des filles pendant leur nuit. N’oublions pas que je voulais faire le moins d’efforts. Et puis, j’avais l’avantage de pouvoir prendre mon pied presque toutes les nuits et je profitais de dîner gratuits, de cadeaux en tout genre.
Je n’avais jamais connu cette galère que d’être dans le froid, à attendre qu’un client se ramène et veuille bien vous payer son heure de sexe. Ni de me faire escroquer par un mac qui me pomperait presque tout mon salaire. J’étais à mon compte. J’avais commencé seule, j’y avais fait mes contacts. Donc, je pouvais avoir l’intégralité des bénéfices pour moi seul.

A force d’être absorbé dans mes pensées, je ne réalisais pas que je fixais une jolie brunette aux longues jambes. D’ailleurs, elle me le fit remarquer, et pas de façon amicale. Je me redressais en riant avant de lui dire :

« Désolé, j’étais dans mes pensées… Mais faut dire que tu n’es pas mal à regarder aussi… Tu accepterais de passer une nuit avec moi ? »

Le comble de l’ironie, un prostitué payant une prostituée… Mais oui, j’avais bien envie de me la taper sauf que je me doutais qu’elle ne le ferait de plein grès, elle avait une nuit à faire donc… Et puis, avec l’argent que je me faisais, je pouvais bien m’offrir ses services… Et puis qui sait, pourquoi pas lui proposer quelques contacts pour qu’elle puisse arrondir ses fins de mois… Et pas qu’un peu. Cette nuit, je me sentais d’humeur généreuse. Il fallait en profiter tant que ça durait !

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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Mar 6 Sep - 19:26

La nuit était presque terminée. Tout du moins, c’était ce qu’Annabelle se disait afin de ne pas s’endormir. Dans la voiture de son client, elle se forçait à rester éveiller. Faire un tour dans une voiture, c’était le meilleur moyen pour qu’elle s’endorme, mais elle n’avait pas le droit de fermer les yeux. Si elle le faisait dieu seul savait ce qui pouvait lui arriver. Après tout, il y avait des fous partout. Anna ne faisait confiance à personne. Ou plutôt à quasiment personne. Elle avait une totale confiance envers Kasey, mais lui c’était l’exception à la règle. C’était parce qu’il était collant qu’elle en était venue à le côtoyer souvent. Il ne la laissait pas exercer son métier comme elle le voulait et parfois, ça l’agaçait profondément. Surtout qu’elle avait besoin d’argent pour survivre – oui parce qu’elle survivait plus qu’elle ne vivait – alors même s’il la payait pour qu’elle passe la nuit au chaud, à prendre un semblant de vrai repas, elle avait la désagréable sensation de dépendre de quelqu’un et elle détestait ça. Si son père l’avait laissé, c’était indéniablement pour qu’elle apprenne à se débrouiller toute seule.

Une fois de retour sur son point de départ, Annabelle quitta le véhicule sans un regard pour son client qui exprima encore une fois combien il avait passé un excellent moment avec elle. Tant mieux pour lui parce que ça n’était pas du tout le cas d’Annabelle. Tout le temps qu’elle avait passé avec lui n’avait été que simulation sur simulation. Il n’y avait absolument rien de vrai. Anna avait l’habitude à vrai dire. Ses clients n’étaient que des hommes en manque de sexe, rien de plus. Alors du coup, elle avait appris à simuler et surtout à faire croire que tout était vrai. Personne ne voyait à quel point elle simulait. En même temps, en tant que prostituée, on ne lui demandait de pas de prendre son pied. Disons simplement que c’était juste un plus. Mais le plus n’avait pas réellement lieux pour Annabelle. Elle attendait simplement qu’un homme se pointe avec un peu de savoir faire. Parfois, elle se disait qu’heureusement pour elle, elle en avait parce que sinon, ça serait chiant à en mourir.

Elle retrouva son morceau de trottoir et ne prêta guère attention à l’homme qui se trouvait là. Enfin, elle n’y prêta pas attention jusqu’à ce qu’elle trouve que ses regards étaient un peu trop pesant à son gout. Elle détestait l’idée d’attirer l’attention. Et peut-être que cet homme n’était qu’un voyeur ? Quoi qu’il semblait un peu jeune pour ça. Mais la perversité n’avait pas d’âge. À bout de patience, Annabelle décida de lui demander s’il n’avait pas autre chose à faire que de la fixer comme ça. Elle ne prit aucune pincette pour s’exprimer. Pourquoi est-ce qu’elle le ferait ? Si c’était un pervers ou un violeur, elle n’avait aucunement envie d’être gentille avec lui. Cela ne ferait que l’encourager. Le jeune homme s’excusa, prétextant avoir été plongé dans ses pensées. Quelle excuse tellement ridicule. Anna leva les yeux au ciel. Comme si elle allait le croire. Elle n’était pas née de la dernière pluie, même si elle n’était qu’un bébé trouvé. Cependant, elle se trouva légèrement déroutée quand il lui demanda si elle accepterait de passer la nuit avec lui.

La nuit n’était pas encore terminée, il restait encore quelques heures avant qu’Annabelle ne quitte son poste pour rentrer chez elle et aller dormir. Du coup, elle ne pouvait pas refuser. C’était un client après tout. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être un tant soit peu méfiante. Elle croisa les bras sous sa poitrine et observa quelques instants son potentiel futur client. Elle ne pouvait pas trop se plaindre parce qu’il était plutôt beau gosse dans son genre et c’était plutôt monnaie rare. Il y avait toujours des jeunes complètement bourrés qui trouvaient drôle de se taper une prostituée alors qu’ils étaient alcoolisés comme les fruits d’une sangria.

- Je ne fais rien de gratuit, répondit-elle. Si c’est pour le reste de la nuit, ça fera 800 dollars avec obligation de me ramener là. Et tous les frais style chambre d’hôtel sont entièrement à ta charge.

C’était le deal. Elle n’était là que pour écarter les cuisses après tout. C’était ainsi que ça fonctionnait. Et puis, au fond, ça l’arrangeait bien que quelqu’un la paie pour le reste de la nuit parce qu’au moins, elle ne passerait pas tout son temps dans le froid, ils iraient probablement quelque part au chaud, même si c’était un hôtel. Elle ne disait pas non, même si son corps avait fini par s’habituer au froid. Elle y était même devenue plus résistante et tombait moins malade quand les températures étaient ingrates.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Ven 16 Déc - 21:49

Je me faisais rabrouer par la prostituée aux jolies jambes… Jolies jambes bleuies par le froid, soit dit en passant. Oh, ça ne refroidissait absolument pas. Après tout, j’essayais d’imaginer ce que ce serait d’être dans la rue, à défendre un territoire, attendre patiemment qu’un homme, ou une femme, accepte de me prendre pour une somme dérisoire. Si j’avais dû faire le trottoir, je savais que non seulement, je n’aurais pas eu le plaisir de me taper d’aussi belles femmes que celles que j’avais eu, mais en plus j’aurais sûrement dû me taper des homosexuels et des transexuels. Je n’avais absolument rien contre eux, hein, sauf que j’étais un hétéro convaincu. Les hommes, ce n’était pas du tout mon truc.

Sauf qu’à force d’être dans mes pensées, j’avais fini par donner l’impression d’être un petit voyeur venu juste pour mater les prostituées du coin. Remarquez, celle qui me faisait face avait tout pour se faire mater… Et bien plus encore. Du coup, je lui proposais généreusement de passer la nuit avec moi. Bah quoi, elle allait sûrement passer la plus belle nuit de sa vie ! La jeune femme sembla hésiter un moment avant de me répondre en me donnant les conditions de la ‘’transaction’’.
Avec un sourire satisfait, je lui répondis :

« C’est d’accord. Je t’amène chez moi, je ne suis pas loin d’ici. »

Je me mis alors en marche. J’entendais les talons de ma nouvelle amie claquer contre le trottoir. Les mains dans les poches, je ne marchais pas très vite pour qu’elle n’ait pas à courir derrière moi. Une fois que nous arrivions chez moi, en parfait gentleman, je récupérais son manteau et le mit sur le porte-manteau.

« Tu veux boire quelque chose ? Ou manger ? Ou fumer ? Sniffer ? »

Tout en parlant, j’allumais une cigarette. Je tirais une bouffée dessus avant de la recracher un peu plus loin. Je sortis un verre et me servis un peu de vodka. Je tirais une nouvelle bouffée tout en observant la jolie brune.

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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Mer 4 Jan - 17:07

Annabelle avait froid. L’hiver était toujours extrêmement difficile, mais elle survivait. À force, elle tombait de moins en moins malade et c’était tant mieux car elle n’avait pas forcément les moyens de se payer des médicaments, ni de ne pas travailler. La nuit était bien avancée et elle avait plus que hâte que la nuit se termine. Elle était exténuée, mais elle tiendrait le choc. Elle s’imaginait déjà plongeant dans son lit, au chaud. Enfin… Au chaud autant que ce que la couverture pourrait lui offrir étant donné que le chauffage faisait des siennes en ce moment. Le propriétaire n’était pas spécialement pressé non plus de le réparer et ça commençait à être vraiment pénible. Mais Annabelle ne pouvait pas aller râler car elle n’était pas une locataire modèle…

Du coup, elle n’était pas d’humeur à être calme, ni quoi que ce soit d’autre alors quand elle en eut marre de ce mec qui n’arrêtait pas de la fixer, elle le lui fit savoir. Cependant, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui demande de passer le reste de la nuit avec lui. Le seul qui lui proposait de lui payer le reste de la nuit habituellement, c’était Kasey. De sa part, ça ne l’étonnait même plus, mais là… Remise de sa surprise, elle accepta mais elle précisa le prix pour l’avoir le reste de la nuit. La jeune femme s’attendait à le voir refuser la somme qu’elle réclamait pour lui offrir ses services pour le reste de la nuit, mais contre tout attente, il accepta.

Étant donné qu’il semblait être venu à pieds, Annabelle se vit contrainte de le suivre. Heureusement qu’elle avait l’habitude de marcher avec parce que sinon, elle aurait souffert le martyr. Une fois chez lui, Annabelle retira son manteau que le jeune homme récupéra pour l’accrocher au porte-manteau. Comme à chaque fois qu’elle débarquait quelque part, elle retira ses chaussures à talons pour retomber à plat. Cela faisait un bien fou. Heureusement qu’elle avait ces moments là pour se soulager un peu les pieds parce que sinon ils seraient déformés depuis longtemps et elle aurait besoin d’un podologue – et elle n’en avait toujours pas plus les moyens.

- Je ne fume pas et je ne consomme pas de drogue, répondit-elle.

Quand à savoir si elle désirait manger quelque chose. La réponse était bien évidemment que oui. Mais elle n’était pas vraiment là pour dîner – ou peu importait la façon dont on appelait ce genre de collation. Enfin, s’il proposait à manger…

- Si tu as quelque chose à m’offrir à manger pourquoi pas, finit-elle par répondre après quelques secondes. Mais tu n’as aucune obligation…

Après tout, c’était elle qui était à ses « ordres » puisqu’il la payait.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Jeu 18 Mai - 19:47

Quelle ironie, une prostituée payant une autre prostituée. J'étais escort mais appelons un chat un chat. Je couchais pour de l'argent. Oui, mes clients étaient fortunés et je ne traînais pas ma carcasse dans les rues mais je faisais exactement la même chose que la jeune femme qui me faisait face. Je vendais mon corps à ces personnes en manque de plaisir charnel. Je n'avais pas honte de ma condition, je l'avais choisi parce que j'aimais la facilité et l'argent facile. Je ne voyais pas derrière un bureau. Et puis, j'évitais de payer des impôts, j'étais totalement gagnant.

Une fois l'arrangement conclu, j'emmenais la jolie brune avec moi dans mon appartement. Je ne vivais pas loin, heureusement pour elle, avec ses talons, elle n'aurait sûrement pas pu marcher trop longtemps.
Arrivé chez moi, en bon hôte, je lui pris son manteau que j'accrochais tandis qu'elle retirait ses chaussures à talons. J'observais ses jambes... J'avoue qu'elles m'attiraient et me donnaient des envies obscènes. Pour une fois que j'étais client, je comptais bien en profiter.
Je lui proposais à boire, à manger ou des substances illicites. Il m'arrivait parfois de me faire un rail ou de fumer un joint. Alors, je lui proposais, au cas où elle serait de ce genre-là. Mais elle n'accepta que la nourriture. Je hochais la tête avant d'aller dans la cuisine. J'ouvris les placards. Qu'est qu'elle pourrait bien vouloir... Je refermais le placard et me dirigeais vers le frigo. Je l'ouvris et me penchais. Il me restait un plat de pâtes à la crème fraîche et au saumon. Je le sortis et le fis réchauffer au micro-onde. Ce n'était pas le grand luxe mais je savais que c'était bon. Je ne l'aurais pas gardé sinon.
Quand le micro-onde m'indiqua que mon plat était bien chaud, je le sortis et allais le déposer sur la table basse du salon. Je retournais à la cuisine et pris une assiette, des couverts et un verre. Je calais une bouteille d'eau fraîche sous mon bras et apportais le tout à la jolie brune. Une fois que j'eus mis la table, je lui dis :

"J'espère que ça te plaira. Je t'avoue que je n'ai rien préparé."

Quant à moi, n'ayant pas très faim, je m'installais dans un fauteuil non loin d'elle. Je terminais mon verre de vodka d'un trait. Je terminais de fumer en silence. Puis tout en écrasant mon mégot dans le cendrier, je lui demandais :

"Dis-moi quelles sont les règles avec toi, que je sache ce que je peux faire ou pas..."

Rien que de penser à ce qui allait bientôt suivre, je sentis ma virilité se réveiller et tendre le tissu de mon boxer. Je l'imaginais déjà allongée sur le canapé, nue, ma tête enfouie dans les voluptés de sa féminité. Je savais que ma langue lui procurerait un plaisir immense. Quand elle serait prête à m'accueillir en elle, je m'allongerais sur elle... J'adorais coucher avec des femmes mais je n'avais pas cette envie avec mes clientes... Sûrement parce que pour une fois, je répondais à mes désirs et pas à ceux d'une autre personne...
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Ven 18 Aoû - 16:39

Annabelle était toujours claire dans ses exigences et elle ne passait jamais par quatre chemins pour exprimer les choses. Si les clients souhaitaient l’emmener dans une chambre d’hôtel, le prix de la chambre n’était pas inclus dans ses tarifs. C’était un extra que les clients acceptaient de prendre en charge intégralement. Elle ne s’en occupait pas. Une fois que l’information était acceptée par le client, Annabelle consentait à le suivre là où il désirait aller. Elle ne savait pas trop à quoi s’attendre avec lui parce qu’il était assez étrange. Au départ, même s’il la reluquait avec un peu trop d’insistance, il ne donnait pas l’impression d’avoir eu comme pensée première de payer une prostituée. Elle avait surtout l’impression que dès le moment où elle avait ouvert la bouche pour lui parler, il avait pris sa décision de finalement la payer.

Contrairement à la majorité de ses clients, celui-ci l’emmena chez lui. Il ne vivait pas très loin de là où elle faisait le trottoir. Ce qui l’arrangeait grandement étant donné qu’elle ne pouvait pas marcher des kilomètres avec ses chaussures à talons vertigineux. Une fois chez le jeune homme dont elle ignorait le prénom – mais ça, ça n’avait pas une très grande importance puisqu’elle allait être payée uniquement pour écarter les cuisses, pas pour hurler son prénom – elle retira son léger manteau qu’elle gardait ouvert pour ne rien cacher de ce qu’elle avait à offrir. Il le lui prit et elle ne se priva pour retirer ses chaussures. Aussitôt à plat, Annabelle poussa un très léger soupire, presque inaudible. Être à plat, quand même, c’était ce qu’il y avait de mieux dans la vie. Et surtout, ses pieds la remercièrent pour ce moment de relâchement.

Le jeune homme sembla la reluquer pendant quelques instants et Anna le laissa faire. Elle ne pouvait pas l’en empêcher puisqu’il payait pour la marchandise. Mais maintenant qu’elle était là, il ne pouvait plus la congédier sans la payer au moins pour l’heure entamée. Il lui proposa à manger, voir mêmes des substances illicites et Anna n’accepta qu’un peu de nourriture. Elle ne se droguait pas. En voyant ses « compatriotes », elle avait parfaitement bien compris que les substances illicites n’arrangeaient absolument pas le physique. Et Annabelle ne comptait pas devenir laide. Non pas qu’elle se trouvait extrêmement belle, ni n’avait la prétention de faire partie des canons de beauté de ce monde. Le jeune homme sembla accepter sa décision et il se rendit dans sa cuisine pour farfouiller avant de sortir un plat de son frigo.

Sans un mot, Anna prit la liberté d’aller s’asseoir sur le canapé du jeune homme en attendant que celui-ci ait terminé en cuisine. Elle n’avait pas franchement l’habitude d’aller chez les gens. La plupart de ses clients étaient des hommes mariés qui souhaitaient juste goûter à la fantaisie de coucher avec une autre femme que la leur. Ou assouvir un fantasme que Madame ne souhaitait pas faire. Les seules fois où elle se rendait chez quelqu’un, c’était chez Kasey quand il lui offrait l’hospitalité pour la nuit. Mais lui, c’était différent. Au fil du temps, Anna en était venue à le considérer comme un ami bien qu’il soit extrêmement énervant avec ses principes débiles ! Elle observa le jeune homme faire des allers et retours avec des couverts et rapidement, elle se retrouva avec une assiette, un verre et des couverts. Une bouteille d’eau ne tarda pas à arriver et ainsi qu’un reste de pâtes aux saumons. Cela faisait bien des années qu’Annabelle n’avait pas mangé ce plat. Elle se souvenait étant petite qu’elle en raffolait.

- Non, c’est très bien, merci, répondit-elle tandis qu’il s’excusait de n’avoir rien préparé.

En silence, elle se servit une assiette et commença à dîner tandis que le jeune homme terminait de boire son verre, ainsi que de fumer. Anna avait la capacité de faire abstraction totale sur les personnes qui fumaient autour d’elle. Son père était à la tête d’un cartel de drogue donc les gens qui fumaient, Anna les avait côtoyés toute sa vie. Ça ne la dérangeait plus. Alors qu’elle avait quasiment terminé son assiette, il lui demanda ses règles. Tout en réfléchissant un peu à la question, la demoiselle termina sa bouche avant de déposer sa fourchette et lui répondre :

- Je ne pratique pas la sodomie. Je ne pratique pas non plus le sado-masochisme. Ma seule limite c’est éventuellement d’être attachée, mais ça ne va pas plus loin. Hors de question qu’on me frappe avec quoi que ce soit.

Je fis une légère pause et je repris :

- Voilà ce sont mes limites principales. Après si quelque chose ne me plait pas, je peux toujours le faire savoir.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Mar 31 Oct - 23:06

Je n’avais absolument pas prévu de finir avec une prostituée. En fait, je pensais avoir une journée banale et pourquoi pas sortir en boîte. Mais ramener une « collègue » à la maison n’était pas prévu. Absolument pas même. Mais après avoir vu la jolie brune, j’avais finalement changé d’avis. Ou plutôt, mon deuxième cerveau s’était réveillé pour exiger un peu d’attention. Et n’étant pas du genre à utiliser madame cinq doigts…

J’avais apporté à manger et à boire à la jeune femme. Je n’avais pas faim donc je me contentais de terminer ma cigarette et mon verre de vodka. Je l’avoue, j’en profitais aussi pour reluquer encore un peu plus ma compagne pour cette nuit. Je lui avais demandé les limites qui étaient très simples. Je ne comptais pas pratiquer la sodomie. Contrairement à beaucoup d’hommes, moi, la sodomie n’était clairement pas mon truc. Ca ne m’attirait pas. Le sadomasochisme ? Pas besoin de ça pour faire du bien à une femme. J’eus un petit sourire, la jeune femme ne savait pas qu’elle n’aurait que du plaisir ce soir, je n’aurais jamais pris le risque de lui faire du mal. Je savais qu’elle avait un mac derrière elle qui pourrait me casser les rotules si ma jolie compagnie avait une égratignure.

« Aucun souci, même si je ne pense pas faire quoi que ce soit qui puisse te déplaire… »


Je m’assis à côté d’elle, posai ma main sur sa cuisse. Mon pouce caressait l’intérieur de sa cuisse. Lentement ma main remontait vers l’intérieur de ses cuisses.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Mar 14 Nov - 17:29

Anna n’était jamais réellement à l’aise lorsqu’elle pénétrait chez les gens. Elle avait toujours la désagréable impression de violer l’intimité de quelqu’un. En fait, ça rendait la vie des gens réels alors que depuis qu’elle faisait le trottoir, la demoiselle s’efforçait de ne voir ses clients que comme une source d’argent et rien d’autre. Elle ne faisait pas dans la charité : elle n’écoutait jamais ses clients qui se plaignaient de çi ou de ça. Elle n’était pas psychologue. Sinon, elle ne serait pas là sur un trottoir à attendre, mais plutôt dans un joli bureau avec un grand canapé pour que les patients puissent s’allonger pendant qu’elle prendrait des notes. Plutôt que de l’emmener dans un hôtel, le jeune homme l’avait emmené chez elle. Elle jugea donc qu’aucune femme ne devait traîner dans le coin. Quoi que c’était un jugement un peu bête : il suffirait que madame soit tout simplement en déplacement pour plusieurs jours. Quoi qu’il en soit, Anna songea qu’il n’y avait aucun risque, tout simplement.

Il lui offrit un repas, même s’il ne s’agissait que de reste. Cela faisait des années lumières qu’elle n’avait pas mangé de pâtes au saumon et on pouvait clairement dire qu’elle prenait plaisir à le faire. Elle n’était même pas gênée que le jeune homme préfère fumer et boire plutôt que de l’accompagner. C’était un grand garçon, il savait ce qu’il voulait et dont il avait besoin. Anna ne pouvait pas vraiment cacher d’avoir faim. Ses clients ne lui offraient pas de repas, mais les rares fois où ça se présentait, elle en profitait. Le seul qui la nourrissait vraiment, c’était Kasey quand il arrivait à l’attraper pour l’empêcher de travailler. Elle le trouvait exaspérant, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de l’apprécier malgré tout parce qu’elle comprenait pourquoi il agissait ainsi. Peut-être que si elle avait été à sa place, elle aurait réagi pareil. Mais difficile de porter sur son dos un grand gaillard comme lui, comme il pouvait le faire quand elle refusait de le suivre.

Le jeune homme eut la décence d’attendre qu’elle ait terminé de manger avant de lui demander ses règles. Anna n’eut pas à réfléchir bien longtemps car c’était des règles qui étaient déjà pré-installées depuis un bon moment. Aussi lui révéla-t-elle qu’elle ne pratiquait pas la sodomie, ni le sado-masochisme. Elle était pourtant quelqu’un d’ouverte à toute nouvelle expérience, mais si elle disait non, c’était non et il ne fallait pas que ça aille plus loin. Elle le regarda se diriger vers elle pour s’installer à ses côtés et poser sa main sur sa cuisse. Anna n’interpréta pas vraiment les paroles du jeune homme dans le sens où c’était elle qui aurait du plaisir. Non, c’était elle la prostituée, c’était elle qui était censée en donner. Elle était payée pour ça non ? Mais le jeune homme ne lui laissa pas vraiment le temps de prendre les devants car il glissa la main vers l’intérieur de ses cuisses. Tout d’abord décontenancée, Anna prit quelques secondes avant de retrouver ses moyens et de poser directement ses mains sur la ceinture de pantalon du jeune homme. Elle la déboucla avec des mains expertes avant d’ouvrir le jean et glisser sa main à l’intérieur de son boxer pour venir se saisir de son membre et commencer un mouvement de va et vient. Les gestes d’Anna étaient mécaniques et calculés. Après tout, c’était son travail, comment pouvait-il en être autrement ? Le plaisir pour elle, elle ne connaissait pas. Et les orgasmes, n’en parlons même pas étant donné qu’ils sont inexistants de sa vie. Anna avait fini par se dire que ce n’était qu’un mythe, ni plus, ni moins.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Mer 13 Déc - 23:21

J’avais l’habitude d’être celui qui devait donner du plaisir. C’était mon métier et, croyez-le ou non, j’adorais mon métier. J’avais appris à donner du plaisir aux femmes, je savais où toucher, où lécher pour provoquer des vagues de plaisir mais ce soir, c’était à moi de goûter au plaisir… Sauf que je n’arrivais pas à me défaire de mes vieille habitudes…
Pour preuve, lorsque la jeune femme glissa sa main dans mon boxer, je me raidis en me mordant la lèvre. Puis, je portais ma main à sa poitrine et pris un de ses seins contre ma paume. Je m’amusais à titiller son téton que je sentais contre le tissu…
La paume de sa main sur mon membre m’excitait encore plus. Ma main était toujours contre sa cuisse. Je la remontais jusqu’à son entrejambe. Je la caressais à travers le tissu. Et bon sang, rien que la sensation de son intimité contre mon doigt, j’avais envie de la prendre sur le canapé, maintenant… Sauf que j’avais envie d’en profiter, pour une fois que j’étais client et pas le professionnel !
Je la caressais lentement, m’attardant sur son clitoris. Je le frottais tout doucement, du bout du doigt. Puis lentement, je le glissais sous le tissu de son sous-vêtement pour le laisser pénétrer son intimité. Toujours avec lenteur, je fis des mouvements de va-et-vient en elle. Ne tenant plus, je lui retirais sa robe avant de libérer sa poitrine. Je capturais alors son téton entre mes lèvres et le léchais lentement, en regardant les réactions provoquées chez la jeune brune. Je me faisais toujours un point d’honneur à toujours combler mes partenaires… Ca flattait mon égo, après tout.

Pendant que ma bouche s’affairait à durcir son téton, mes doigts continuaient de taquiner son intimité. Si je m’écoutais… Je déchirerais ce bout de tissu gênant !
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Lun 1 Jan - 14:44

Recevoir n’était pas vraiment dans les habitudes d’Annabelle. Pour cette raison, lorsque son nouveau client vint poser sa main sur sa cuisse pour finalement la glisser jusqu’à son intimité. La jeune femme se retrouva figée quelques instants, le temps qu’elle reprenne contenance pour finalement se mettre également en mouvement et aller ouvrir le jean du jeune homme afin d’aller saisir son membre. Elle le sentit se raidir, mais elle n’y prêta pas attention. Elle commença à effectuer des mouvements de va et vient mécanique tandis que le jeune homme dont elle continuait d’ignorer le nom vint porter sa main libre jusqu’à sa poitrine afin de titiller le téton de l’un de ses seins encore cachés par la lingerie qui la recouvrait. À cela s’ajoutait son autre main qui continuait de caresser son intimité à travers son sous-vêtement.

Annabelle ne savait pas trop quoi penser des gestes qu’il effectuait sur elle car c’était la première fois qu’on la touchait autant. Et surtout différemment de ceux à quoi elle était habituée. Habituellement, les hommes la touchaient vite fait bien fait, histoire de la faire mouiller un peu afin de passer à l’étape suivante, mais là, il donnait l’impression de prendre son temps. Comme s’il avait un réel intérêt à ce qu’elle y prenne un peu de plaisir alors que c’était elle qu’il payait pour en avoir. Tout en continuant ses mouvements mécaniques sur le membre de son nouveau client, celui-ci glissa ses doigts sous le string d’Annabelle afin d’aller au contact de son intimité et effectuer des mouvements de va et vient qui firent naître une certaine chaleur dans le creux de son ventre et quelques soupires.

Il lui retira sa robe et dans la manœuvre, la demoiselle dut lâcher son membre. Annabelle n’avait aucun complexe avec sa nudité. Elle assumait son corps, même s’il n’était pas le plus voluptueux au monde. Il n’avait strictement rien d’exceptionnel. Le jeune homme vint se saisir de la pointe durcie d’un de ses seins dans sa bouche et Anna sentit ses paupières se fermer lentement tandis qu’elle commençait légèrement à haleter. Ses doigts ne restèrent pas non plus sans reste car ils retrouvèrent la chaleur de son intimité et machinalement, la jeune prostituée passa sa main dans les cheveux de son client afin de le maintenir contre son sein. Elle n’aurait pas réellement dû avoir ce type de réaction. Ni même se laisser aller comme ça.

Finalement, après s’être laissé aller pendant quelques instants, elle reprit contenance et se détacha de son client pour venir s’agenouiller entre ses cuisses et se saisir à nouveau de son membre. Elle effectua quelques va et vient avant de finalement le prendre entre ses lèvres et continuer sa caresse différemment.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Jeu 15 Mar - 22:46

Le plaisir des femmes était ma spécialité, j’avais un don, d’après une de mes clientes régulières. Il faut dire que quand il s’agissait de sexe, je ne voulais que le meilleur. Je refusais de rester sur ma faim, frustré et énervé. Quitte à initier ma ou mes partenaires à de nouvelles techniques, je n’hésitais pas une seule seconde. Et croyez-moi, elles finissaient toutes par me remercier.
Je ne payais pas pour le sexe, on me payait. Mais j’avais décidé de changer les choses… Enfin, en réalité, je n’avais pas eu le choix. La jeune femme, dont je capturais le téton entre mes lèvres, faisait le trottoir. Et bien que doté d’un physique avantageux, je la voyais mal venir chez moi et coucher avec moi gratuitement. Comme moi, c’était son gagne-pain. A la seule différence que moi, je pouvais me permettre de me prendre des jours de repos. La jeune femme devait sûrement rendre des comptes à son mac pour obtenir un salaire merdique qui l’aiderait à peine à finir le mois. Vu le salaire que je touchais, je pouvais me permettre de sortir 800 dollars. Les bourgeoises sont très généreuses… Et si j’étais un fumier… Enfin plus encore qu’à l’accoutumée, j’aurais pu leur faire payer mon loyer et toutes mes charges. Une collègue escort m’avait expliqué que ce que les femmes du milieu faisaient. Mais je me refusais à le faire… Il suffisait que ma cliente soit en colère pour que je me retrouve à la rue ! Ne dit-on pas que l’enfer n’est rien à côté du cœur d’une femme trahie ?

Alors que je m’amusais à titiller ses pointes rosies devenus durs sous l’effet de ma langue, la belle brune prit les devants. Elle se releva pour glisser entre mes cuisses. Elle prit mon membre dans sa main et fit quelques va-et-vient. Je me sentis frissonner mais lorsqu’elle enserra ma virilité entre ses lèvres, je poussai un soupir avant de me laisser aller. Je laissais ma tête retomber en arrière… Il ne manquait plus qu’un joint ou un rail et j’étais au paradis. Ce qu’elle me faisait… Elle aurait pu donner des cours à certaines de mes clientes !! J’ouvris à nouveau les yeux et baissais mon regard vers elle. La vision qu’elle m’offrit… Ses lèvres sur mon membre… Si j’avais été du genre précoce, je n’aurais pas résisté longtemps. Je lui pris le visage et l’écartais lentement. Je me levais puis je lui pris les mains et l’amenai sur le canapé. J’y allongeais ses longues jambes fuselées. Je lui léchais le mollet puis remontais vers l’intérieur de sa cuisse et ne m’arrêtais qu’une fois que j’eus ma langue contre sa féminité. Je la sentis frissonner. Ma langue se mit alors à titiller son clitoris. Je le léchais, l’aspirais entre mes lèvres puis à nouveau je fis glisser ma langue jusqu’à l’entrée de sa fente. Là, je laissais ma langue s’insinuer en elle, goûtant son miel. Plus elle s’excitait et plus je me sentais douloureusement dur. Mais c’était si bon ! Je continuais jusqu’à ce que je ne puisse plus me retenir.

Je me levais rapidement et allais prendre un préservatif dans ma chambre. Je revins, le mis puis je me mis au-dessus de la jolie brune. Tout doucement, je la pénétrais et poussait un râle de soulagement. Un râle totalement primaire ! La chaleur de sa féminité me rendait fou de plaisir. Je commençais alors à bouger mon bassin augmentant la cadence au rythme de ses gémissements.
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MessageSujet: Re: Quoi, tu veux ma photo peut-être ?   Sam 28 Avr - 20:20

Annabelle ignorait totalement quel métier faisait son nouveau client. Elle ne savait pas du tout qu’elle et lui avaient un travail assez « similaire ». La seule différence entre eux deux, c’était que le jeune homme n’était pas obligé de pratiquer le sexe pour avoir de l’argent. Mais comme elle ignorait totalement ce qu’il faisait dans la vie, à ses yeux, il n’était qu’un client parmi tant d’autres et elle ne devait pas oublier cela. Mais son comportement vis-à-vis d’elle l’avait déroutée. Jamais ses clients n’avaient pris d’initiative à son égard. Généralement, les préliminaires c’était elle qui les menaient du début jusqu’à la fin. Après tout, c’était elle qui devait donner du plaisir et le client devait recevoir. Et le fait que là, elle recevait la perturbait énormément.

Il lui fallut quelques instants pour reprendre contenance et se souvenir qu’elle n’était pas là pour prendre du plaisir, mais pour satisfaire son client qui allait malgré tout la payer pour ses performances. Le jeune homme dont elle ignorait toujours le prénom lui avait demandé de passer le reste de la nuit avec lui, elle devait donc lui donner entièrement satisfaction le temps qu’elle serait à ses côtés. Elle travaillait après tout. Elle ne pouvait pas se laisser aller. Aussi quand elle fut remise de sa surprise, Annabelle prit les devants, et s’agenouilla entre les cuisses de son client. Le membre de ce dernier toujours entre ses doigts, elle effectua quelques va-et-vient avant de le prendre en bouche. Le soupire du jeune homme se fit aussitôt entendre et il se laissa complètement aller à la caresse qu’elle lui offrait. Anna ne se considérait pas comme extrêmement douer en matière de fellation, mais jusqu’à présent, personne ne s’était réellement plaint et elle savait aussi s’adapter à la demande : plus de dents, moins de temps, plus mouillé, moins mouillé, etc. C’était selon la demande. Mais le jeune homme ne lui en fit aucune.

Annabelle continua sa douce besogne jusqu’à ce qu’elle sente ses doigts sur son visage. Aussi releva-t-elle ses yeux verts vers lui et il l’écarta. Elle laissa son membre quitter délicatement sa bouche tandis qu’il se levait, l’entrainant avec lui jusqu’au canapé où il l’allongea. Anna se laissa faire. Elle lui était entièrement soumise. C’était lui qui décidait de comment il souhaitait la prendre ou bien si c’était lui qui devait se faire prendre. Des positions, elle en avait pratiqué plusieurs si bien que presque plus rien ne lui faisait peur. Alors qu’elle croyait qu’ils allaient passer à l’acte, elle se trompait lourdement. Il lui prit son mollet pour y passer la langue avant de remonter jusqu’à rencontrer son intimité. Aussitôt, un long frisson la parcourut et aussitôt, Anna sentit son intimité se contracter. C’était vraiment la première fois qu’on prenait le temps avec elle. Et cela ne dura pas que quelques instants comme n’importe quel client aurait pu le faire pour s’assurer qu’elle était prête à le recevoir en elle. Non, cela dura un certain temps si bien qu’Anna se sentit légèrement perdre la tête. Ses hanches s’étaient mises en marche, accompagnant chacun des coups de langue du jeune homme.

Elle était réellement proche de ce qui semblerait être un orgasme lorsqu’il s’arrêta pour disparaître l’espace de quelques secondes et de revenir avec un préservatif. La demoiselle n’avait jamais réellement eu d’orgasme de sa vie. Le plaisir, elle n’y connaissait pas grand-chose. Tout du moins, elle savait en donner, mais elle ne savait pas en recevoir. Anna n’avait pas bougé de sa place quand il vint prendre place au-dessus d’elle. Elle sentit son membre s’aligner à son intimité et finalement, il la pénétra. Elle sentit son intimité s’écarter tout au loin de son entrée en elle et un soupire accompagna le râle du jeune homme. Elle n’eut pas réellement le temps de savourer cette première entrée qu’il se mit aussitôt en marche, en bougeant son bassin, entrant et sortant d’elle dans une cadence tout d’abord lente pour finalement commencer à accélérer au fur et à mesure des gémissements qui s’échappaient des lèvres d’Anna.

Ce n’était pas dans les habitudes de la demoiselle de rester totalement inactive, mais il fallait bien avouer que le jeune homme menait la danse. Elle recevait chacun de ses coups de butoirs et à chaque fois qu’il s’enfonçait en elle, elle sentait une douce chaleur croitre dans le creux de son ventre. C’était une sensation qu’elle n’avait jamais ressentie jusqu’à présent et elle se plaisait à aimer ça. Ses mains vinrent se poser sur le jeune homme et à chaque fois que le plaisir devenait assez grand, elle se surprenait à sentir ses ongles s’enfoncer dans sa chair.
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